Introduction
S’il y a un endroit à Sienne qui vous prend aux tripes, c’est la Basilique Caterinienne de Saint-Dominique. Juchée sur la colline de Camporegio, avec ses briques apparentes et ses lignes gothiques sévères, elle semble vouloir garder des secrets. Mais elle est accueillante, gratuite, et à l’intérieur elle conserve la tête-relique de Sainte Catherine. Ce n’est pas macabre : c’est un morceau d’histoire qui parle de foi et d’art. Les fresques du Sodoma, la Maestà de Guido da Sienne, le silence seulement rompu par quelques prières. Vous entrez et vous vous sentez petit, mais dans le bon sens.
Introduction
S’il y a un endroit à Sienne qui vous prend aux tripes, c’est la Basilique Caterinienne de Saint-Dominique. Juchée sur la colline de Camporegio, avec ses briques apparentes et ses lignes gothiques sévères, elle semble vouloir garder des secrets. Mais elle est accueillante, gratuite, et à l’intérieur elle conserve la tête-relique de Sainte Catherine. Ce n’est pas macabre : c’est un morceau d’histoire qui parle de foi et d’art. Les fresques du Sodoma, la Maestà de Guido da Sienne, le silence seulement rompu par quelques prières. Vous entrez et vous vous sentez petit, mais dans le bon sens.
Aperçu historique
Les Dominicains arrivent à Sienne en 1220, et en 1226 ils commencent à construire cette église sur un terrain donné par les Malavolti. Elle grandit au Trecento dans le style gothique, subit des incendies (1443, 1456, 1531), des tremblements de terre (1798), des occupations militaires. Au XVIIe siècle, on y ajoute du baroque, mais les restaurations de 1941-1963 l’enlèvent, ramenant l’aspect d’origine. Depuis 1925, c’est une basilique mineure. Et, détail que peu savent : la tête de Catherine arrive ici en 1384 de Rome, apportée par le bienheureux Raymond de Capoue. Ça donne la chair de poule.
Aperçu historique
Les Dominicains arrivent à Sienne en 1220, et en 1226 ils commencent à construire cette église sur un terrain donné par les Malavolti. Elle grandit au Trecento dans le style gothique, subit des incendies (1443, 1456, 1531), des tremblements de terre (1798), des occupations militaires. Au XVIIe siècle, on y ajoute du baroque, mais les restaurations de 1941-1963 l’enlèvent, ramenant l’aspect d’origine. Depuis 1925, c’est une basilique mineure. Et, détail que peu savent : la tête de Catherine arrive ici en 1384 de Rome, apportée par le bienheureux Raymond de Capoue. Ça donne la chair de poule.
La Chapelle de Sainte Catherine et les reliques
Sur la nef droite, la chapelle voulue en 1466 par Niccolò Bensi est le cœur palpitant de la basilique. L’autel en marbre de Giovanni di Stefano (1469) conserve dans un reliquaire néogothique la tête de la sainte. Autour, les fresques du Sodoma : impressionnante la Décapitation de Niccolò di Tuldo (1526) et l’Extase de Sainte Catherine. Il paraît que Catherine a assisté à l’exécution de ce condamné, et le Sodoma la peint tandis qu’elle reçoit la tête. Cela vous coupe le souffle. Dans la vitrine voisine, aussi un pouce de la sainte. Oui, ça fait de l’effet, mais c’est de l’art et de la foi mêlés.
La Chapelle de Sainte Catherine et les reliques
Sur la nef droite, la chapelle voulue en 1466 par Niccolò Bensi est le cœur palpitant de la basilique. L’autel en marbre de Giovanni di Stefano (1469) conserve dans un reliquaire néogothique la tête de la sainte. Autour, les fresques du Sodoma : impressionnante la Décapitation de Niccolò di Tuldo (1526) et l’Extase de Sainte Catherine. Il paraît que Catherine a assisté à l’exécution de ce condamné, et le Sodoma la peint tandis qu’elle reçoit la tête. Cela vous coupe le souffle. Dans la vitrine voisine, aussi un pouce de la sainte. Oui, ça fait de l’effet, mais c’est de l’art et de la foi mêlés.
Œuvres d’art incontournables : du Sodoma à Guido da Siena
Ce n’est pas seulement la chapelle de Catherine. En parcourant la nef, vous trouverez des chefs-d’œuvre à profusion. La Maestà de Guido da Siena (vers 1270) dans le transept gauche est très ancienne, avec la Vierge et l’Enfant aux visages repeints par un élève de Duccio. Plus loin, la Nativité de la Vierge d’Alessandro Casolani (1584) est une explosion de couleurs. Et puis le Sodoma : dans la chapelle majeure, son étendard en soie avec l’Assomption. Sans oublier la Crucifixion de Ventura Salimbeni dans la crypte. Chaque mètre, une œuvre qui vous arrête.
Œuvres d’art incontournables : du Sodoma à Guido da Siena
Ce n’est pas seulement la chapelle de Catherine. En parcourant la nef, vous trouverez des chefs-d’œuvre à profusion. La Maestà de Guido da Siena (vers 1270) dans le transept gauche est très ancienne, avec la Vierge et l’Enfant aux visages repeints par un élève de Duccio. Plus loin, la Nativité de la Vierge d’Alessandro Casolani (1584) est une explosion de couleurs. Et puis le Sodoma : dans la chapelle majeure, son étendard en soie avec l’Assomption. Sans oublier la Crucifixion de Ventura Salimbeni dans la crypte. Chaque mètre, une œuvre qui vous arrête.
Pourquoi le visiter
Premier : c’est gratuit. Dans une ville comme Sienne, où chaque musée coûte, avoir une église aussi riche sans payer est un cadeau. Deuxième : la relique de la tête de sainte Catherine est unique, on ne la trouve nulle part ailleurs. Troisième : la vue depuis le parvis sur la ville, avec le Duomo et la Torre del Mangia, est digne d’une carte postale. Et puis elle est moins fréquentée que le Duomo, donc vous pouvez profiter de l’art en paix. Conseil : passez aussi par la crypte, avec ses voûtes d’ogives et le Crucifix de Sano di Pietro : une ambiance médiévale pure.
Pourquoi le visiter
Premier : c’est gratuit. Dans une ville comme Sienne, où chaque musée coûte, avoir une église aussi riche sans payer est un cadeau. Deuxième : la relique de la tête de sainte Catherine est unique, on ne la trouve nulle part ailleurs. Troisième : la vue depuis le parvis sur la ville, avec le Duomo et la Torre del Mangia, est digne d’une carte postale. Et puis elle est moins fréquentée que le Duomo, donc vous pouvez profiter de l’art en paix. Conseil : passez aussi par la crypte, avec ses voûtes d’ogives et le Crucifix de Sano di Pietro : une ambiance médiévale pure.
Quand y aller
Si vous aimez la lumière chaude qui filtre à travers les vitraux, allez en fin d’après-midi, vers 16-17h. Le soleil bas illumine les fresques du Sodoma de manière magique. En hiver, la crypte est plus vivante, avec les offices et une chaleur recueillie. Évitez les heures centrales de l’été, quand la chaleur se fait sentir même à l’intérieur. Le matin tôt (à 9h) est presque désert, parfait pour absorber le silence. En toute saison, cependant, le charme gothique reste intact.
Quand y aller
Si vous aimez la lumière chaude qui filtre à travers les vitraux, allez en fin d’après-midi, vers 16-17h. Le soleil bas illumine les fresques du Sodoma de manière magique. En hiver, la crypte est plus vivante, avec les offices et une chaleur recueillie. Évitez les heures centrales de l’été, quand la chaleur se fait sentir même à l’intérieur. Le matin tôt (à 9h) est presque désert, parfait pour absorber le silence. En toute saison, cependant, le charme gothique reste intact.
Dans les environs
À deux pas se trouve le Baptistère Saint-Jean, juste sous la cathédrale : magnifique, avec des fresques du Vecchietta. Si vous avez envie d’un panorama différent, montez au Faccio de Sainte-Catherine, sa maison natale transformée en sanctuaire, à Fontebranda. Là, vous voyez la cellule où elle priait et les vestiges de sa vie quotidienne. C’est une façon de compléter le pèlerinage catharinien, à quelques minutes à pied de la basilique.
Dans les environs
À deux pas se trouve le Baptistère Saint-Jean, juste sous la cathédrale : magnifique, avec des fresques du Vecchietta. Si vous avez envie d’un panorama différent, montez au Faccio de Sainte-Catherine, sa maison natale transformée en sanctuaire, à Fontebranda. Là, vous voyez la cellule où elle priait et les vestiges de sa vie quotidienne. C’est une façon de compléter le pèlerinage catharinien, à quelques minutes à pied de la basilique.