Musée Paparella Villa Urania : la villa Art nouveau abritant 150 céramiques de Castelli

Le Musée Paparella Villa Urania à Pescara est un joyau Art nouveau qui abrite l’une des plus importantes collections de céramiques Renaissance de Castelli d’Abruzzo. Situé dans une villa historique avec jardin donnant sur le front de mer, il offre une expérience culturelle unique, loin de la foule.

150 céramiques Renaissance de Castelli – La collection principale comprend des œuvres des XVIe-XVIIIe siècles issues de la célèbre école abruzzaise.
Villa Art nouveau de 1905 – Le bâtiment historique présente une architecture éclectique et des intérieurs d’origine.
Jardin historique en bord de mer – Un espace vert avec vue sur la mer, idéal pour une pause.
Expositions temporaires et concerts – Outre la collection permanente, le musée accueille des événements culturels.

Copertina itinerario Musée Paparella Villa Urania : la villa Art nouveau abritant 150 céramiques de Castelli
Le Musée Paparella Treccia Devletoglù, installé dans une villa Art nouveau à Pescara, présente 150 céramiques Renaissance de Castelli d’Abruzzo, avec un jardin historique en bord de mer.

À savoir


Introduction

Imaginez une villa Art Nouveau donnant sur la promenade de Pescara, avec un jardin historique qui sent la mer et une collection qui vous laisse bouche bée. Le Musée Paparella Villa Urania est exactement cela : un joyau architectural qui abrite 150 céramiques de la Renaissance de Castelli d’Abruzzo. Ce n’est pas un musée poussiéreux comme les autres, mais un lieu vivant où l’art, l’histoire et la nature se fondent. Entrer ici, c’est découvrir un Abruzzo élégant et raffiné, loin des clichés touristiques. La vue sur la mer depuis le jardin est déjà une raison de s’arrêter, ne serait-ce que pour un moment de paix.

Aperçu historique

La villa fut construite au début du XXe siècle pour la famille Paparella, des commerçants locaux passionnés par le beau. Dans les années 1950, le médecin Francesco Paparella Treccia commença à collectionner les céramiques de Castelli, réputées pour leurs couleurs éclatantes et leurs décorations complexes. Cette passion devint une mission : préserver ce patrimoine abruzzais. En 1999, la villa fut léguée à la Fondation Paparella Treccia Devletoglù et ouverte au public en tant que musée.

  • Début du XXe siècle : construction de la villa dans le style Liberty
  • Années 1950 : début de la collection de céramiques de Castelli
  • 1999 : ouverture officielle en tant que musée

Les céramiques de Castelli : un voyage dans la Renaissance abruzzaise

Les 150 céramiques exposées ne sont pas de simples objets de vitrine. Ce sont des pièces uniques qui racontent la maîtrise des artisans de Castelli, un village de la province de Teramo célèbre depuis le XVIe siècle. En parcourant les vitrines, vous remarquerez des assiettes, des vases et des albarelles décorés de scènes mythologiques, de paysages et de figures sacrées. Les couleurs sont incroyablement vives, notamment le bleu cobalt et le jaune or. Personnellement, je suis toujours frappé par la précision des détails : on dirait des tableaux en miniature. Certaines œuvres portent même la signature des artistes, comme celles de la famille Pompei, parmi les céramistes les plus renommés de l’époque.

Le jardin historique : une oasis sur le front de mer

Si les céramiques vous séduisent à l’intérieur, le jardin vous envoûte à l’extérieur. Ce n’est pas un simple espace vert, mais un jardin historique conçu avec des palmiers, des plantes méditerranéennes et des allées qui invitent à la promenade. L’emplacement est stratégique : il donne directement sur le front de mer de Pescara, offrant des vues sur la mer Adriatique qui changent avec la lumière du jour. En été, ici à l’ombre des arbres, on respire un air différent, loin du chaos de la ville. Parfois, des événements en plein air y sont organisés, mais même sans occasion spéciale, il vaut la peine de s’asseoir sur un banc et de profiter du panorama. C’est l’un de ces endroits où l’on a envie de revenir.

Pourquoi le visiter

Premièrement : c’est le seul musée des Abruzzes entièrement dédié aux céramiques de Castelli, avec une collection si vaste et bien conservée. Deuxièmement : la villa liberty en elle-même est une œuvre d’art, avec ses stucs, vitraux et détails architecturaux qui méritent un regard attentif. Troisièmement : le jardin sur le front de mer offre une pause régénérante, parfaite pour se détendre après une journée d’exploration. En somme, vous y trouvez culture, beauté et détente en un seul endroit. Et puis, avouons-le, c’est une façon de découvrir une facette moins connue des Abruzzes, celle des cours Renaissance et de l’artisanat d’excellence.

Quand y aller

Je vous conseillerais de le visiter en fin d’après-midi, lorsque la lumière chaude du soleil entre par les fenêtres de la villa et illumine les céramiques, les faisant briller encore davantage. Ensuite, vous pouvez terminer la visite par une promenade dans le jardin au coucher du soleil : la mer devient dorée et l’atmosphère est magique. Évitez les heures centrales de la journée en été, car il pourrait y avoir plus de monde. Au printemps ou en automne, en revanche, c’est parfait à tout moment, avec ce climat doux qui invite à prendre son temps.

Aux alentours

À deux pas du musée, sur la promenade maritime, se trouve le Ponte del Mare, une passerelle cyclable et piétonne suspendue au-dessus de l’eau qui relie la rive nord et sud de Pescara. Il vaut la peine de la parcourir pour une vue panoramique sur la côte. Si vous souhaitez approfondir la tradition céramique, à environ une heure de voiture se trouve Castelli, le village où ces œuvres d’art ont été produites. Là, vous pouvez visiter les ateliers d’artisans encore actifs et le Musée des Céramiques, pour une confrontation directe avec les origines.

💡 Peut-être que vous ne saviez pas que…

La villa fut construite en 1905 pour le médecin pescarais Paparella, qui la nomma ‘Urania’ en l’honneur de la muse de l’astronomie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut réquisitionnée et endommagée, mais la collection de céramiques fut cachée et sauvée. Aujourd’hui, le musée doit son nom complet à la famille Treccia Devletoglù, qui restaura la villa et fit don de la collection à la ville dans les années 1990.