Le Théâtre Petruzzelli de Bari, inauguré en 1903 et ressuscité après un incendie en 1991, est le plus grand théâtre privé d’Italie. Avec une façade Liberty et un intérieur riche de stucs dorés et de velours rouges, il accueille des artistes internationaux dans une programmation variée incluant opéra, ballet et concerts. Situé au centre, à quelques pas de la Basilique Saint-Nicolas, il est accessible avec des billets raisonnables et des visites guidées.
- Salle principale avec plus de 1 500 places et décorations en stucs dorés et velours rouges
- Programmation avec opéras, concerts symphoniques, ballets et pièces de théâtre
- Visites guidées pour découvrir les ateliers des coulisses et l’histoire du théâtre
- Acoustique exceptionnelle et atmosphère élégante au cœur de Bari
Introduction
Le Teatro Petruzzelli n’est pas seulement un théâtre, c’est un symbole de Bari qui vous accueille avec sa façade imposante de style néoclassique. Lorsque vous le voyez pour la première fois, sur le Corso Cavour, vous comprenez immédiatement pourquoi les habitants de Bari y tiennent tant : c’est le plus grand théâtre privé d’Italie, et il possède une atmosphère qui mêle l’élégance du XIXe siècle à l’énergie du Sud. À l’intérieur, la salle rouge et dorée avec ses quatre étages de loges vous transporte dans une autre époque, même s’il accueille aujourd’hui des concerts modernes, des opéras et des ballets. Pour moi, c’est l’un de ces endroits qui raconte une ville entière, non seulement à travers les spectacles, mais par sa simple présence au cœur du centre-ville.
Aperçu historique
L’histoire du Petruzzelli est un roman familial et de renaissance. Il fut voulu par les frères Petruzzelli, armateurs d’origine triestine, et inauguré en 1903 avec l’opéra « Les Huguenots » de Meyerbeer. Pendant des décennies, il fut le cœur culturel de Bari, accueillant de grands noms comme Caruso et Callas. Puis, en 1991, un incendie criminel le détruisit presque entièrement : je me souviens encore des images à la télévision, tout semblait perdu. Mais après des années de luttes et de restaurations, il renaquit en 2009, fidèle à l’original. Aujourd’hui, sous la gestion de la Fondation Lyrique Symphonique, il a retrouvé tout son éclat, avec une programmation allant de l’opéra aux concerts populaires.
- 1903 : Inauguration avec un opéra
- 1991 : Incendie qui le dévaste
- 2009 : Réouverture après restauration
Dans les coulisses : la machinerie des spectacles
Ce que peu de gens savent, c’est que le Petruzzelli n’est pas seulement une scène, mais un véritable chantier créatif. Derrière ces rideaux rouges, il y a un monde d’artisans locaux qui travaillent sur les décors, les costumes et les installations. J’ai entendu parler de couturières qui brodent des vêtements pour les opéras, et de menuisiers qui construisent des décors complexes dans ces grands espaces à l’arrière. Lors de certaines visites guidées (organisées à des dates spécifiques, mieux vaut vérifier le site), vous pouvez jeter un coup d’œil à ces ateliers et comprendre pourquoi un spectacle ici a une saveur artisanale. Ce n’est pas un théâtre froid et impersonnel ; il y a la fierté de ceux qui y travaillent, et cela se ressent. Par exemple, pour des productions comme “Le Barbier de Séville”, ils font souvent appel à des artistes des Pouilles, donnant une touche territoriale unique.
La vie autour du théâtre : un rite baresan
Aller au Petruzzelli est pour les Baresans un rite social, pas seulement culturel. Le soir d’un spectacle, les alentours s’animent : les gens se retrouvent avant pour un apéritif dans l’un des établissements du Corso Cavour, comme le célèbre bar historique à proximité, et après pour discuter de la performance dans une pizzeria. J’ai remarqué que, surtout pour les premières d’opéra, il y a une élégance spontanée, sans snobisme. Et cela ne s’arrête pas à la porte : souvent, pendant les mois d’été, le théâtre organise des événements dans la cour ou collabore avec des festivals locaux, créant un pont avec la ville vivante. Si vous tombez sur l’une de ces soirées, vous voyez comment le Petruzzelli n’est pas une île, mais fait partie du tissu urbain, où l’art se mêle au quotidien des gens.
Pourquoi le visiter
Trois raisons concrètes : premièrement, l’acoustique est exceptionnelle, conçue pour valoriser chaque note, qu’il s’agisse d’un ténor ou d’un groupe rock—je l’ai testée lors d’un concert, et la différence se ressent. Deuxièmement, la programmation est variée et accessible : non seulement de l’opéra pour les puristes, mais aussi des comédies musicales, des ballets classiques et des concerts d’artistes contemporains, avec des billets à des prix raisonnables. Troisièmement, c’est une expérience immersive dans l’histoire de Bari : s’asseoir dans ce théâtre vous fait sentir partie d’une tradition qui va au-delà du spectacle, comme si vous respiriez la fierté d’une ville qui s’est battue pour le récupérer.
Quand y aller
Le moment le plus enchanteur ? Une soirée d’hiver, lorsque la fraîcheur légère de Bari vous invite à vous réfugier dans cette chaleur rouge et dorée. En hiver, la saison lyrique bat son plein, et l’atmosphère est plus intime, avec la pluie qui tambourine sur les trottoirs dehors tandis que vous êtes en sécurité entre les notes. En été, en revanche, cela peut être agréable pour les événements en plein air ou les festivals spéciaux, mais selon moi, cela perd un peu de sa magie. Évitez les périodes de fermeture estivale, généralement courtes, et visez un week-end où vous pouvez combiner le spectacle avec une promenade dans le centre illuminé.
Aux alentours
Après le théâtre, plongez dans la vieille ville de Bari : à quelques minutes à pied, vous trouverez la Basilique Saint-Nicolas, un joyau roman-apulien avec ses reliques et son atmosphère dévotionnelle. Ou, pour un contraste culturel, faites un saut au Théâtre Margherita, sur la promenade en bord de mer, aujourd’hui espace d’exposition contemporain : il accueille souvent des expositions d’art qui dialoguent avec la tradition du Petruzzelli. Ces deux lieux vous offrent une autre perspective sur la ville, entre sacré et moderne, complétant ainsi l’expérience théâtrale.