Le phare de Barrettinelli, construit en 1913 sur un îlot de granit rose entre les îles de Spargi et Budelli, n’est accessible que par des excursions en bateau depuis La Maddalena ou Palau. Il n’est pas visitable à l’intérieur, mais son emplacement isolé offre une expérience de solitude majestueuse avec des vues spectaculaires sur l’archipel de La Maddalena.
- Emplacement unique sur un îlot isolé avec vue à 360° sur l’archipel
- Architecture historique de 1913 avec une tour cylindrique blanche sur du granit rose
- Accessible uniquement par la mer via des excursions en bateau depuis La Maddalena ou Palau
- Lieu idéal pour la photographie, surtout au coucher du soleil avec une lumière dorée
Introduction
Le phare de Barrettinelli n’est pas seulement un point de repère pour les bateaux, mais un véritable gardien solitaire qui domine l’archipel de La Maddalena. Y arriver en bateau fait déjà partie de l’aventure : on quitte le port touristique et on navigue entre des îlots de granit rose, avec l’eau qui change de couleur du turquoise à l’émeraude. Quand il apparaît enfin à l’horizon, avec sa tour blanche qui se découpe contre le ciel, on comprend immédiatement pourquoi les photographes l’adorent. Il n’y a rien autour, seulement le bruit du vent et des vagues qui se brisent sur les rochers. C’est un endroit qui vous fait vous sentir petit, mais d’une belle manière, comme si vous étiez arrivé au bout du monde. Personnellement, cette sensation d’isolement total est ce qui m’a le plus marqué – ce n’est pas un lieu que l’on visite à la hâte, mais que l’on savoure lentement.
Aperçu historique
Ce phare a une histoire qui commence en 1913, lorsqu’il a été allumé pour la première fois pour guider les navires à travers les eaux traîtresses de l’archipel, connues pour leurs bas-fonds et leurs courants imprévisibles. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a joué un rôle crucial pour le trafic maritime militaire dans la zone. Jusqu’aux années 1980, il était gardé par des gardiens qui y vivaient dans des conditions spartiates, avant son automatisation. Aujourd’hui, il est géré par la Marine militaire italienne et continue de fonctionner, bien que sans présence humaine fixe. Son architecture simple et fonctionnelle – une tour cylindrique en maçonnerie blanche – raconte une époque où ces bâtiments étaient vitaux pour la sécurité en mer. J’aime à penser à combien de marins, au cours d’un siècle, ont trouvé du réconfort dans sa lumière.
- 1913 : allumage du phare
- Seconde Guerre mondiale : utilisation pour le trafic militaire
- Années 1980 : automatisation et fin de la présence fixe des gardiens
- Aujourd’hui : gestion par la Marine militaire, toujours opérationnel
Comment s’y rendre : l’excursion en bateau
Atteindre le phare de Barrettinelli est une expérience qui vaut déjà à elle seule le voyage. Il n’y a pas de ferries réguliers, vous devez donc louer un bateau à La Maddalena ou réserver une excursion privée avec un capitaine local. J’ai opté pour un zodiac loué au port de Cala Gavetta – plus maniable pour explorer les criques le long du parcours. La route vous fait longer la côte nord de l’île de La Maddalena, en passant près d’endroits comme Cala Francese, avec ses carrières de granit abandonnées qui ressemblent à des sculptures naturelles. La navigation dure environ une demi-heure, mais le temps passe vite car le panorama est continuellement spectaculaire. Attention : l’accostage n’est pas toujours facile – cela dépend de la mer et du vent, qui peuvent changer rapidement ici. Mon conseil ? Fiez-vous à quelqu’un qui connaît bien ces eaux, peut-être en demandant sur place un capitaine expérimenté. La dernière partie, lorsque le bateau approche de l’îlot, est excitante : vous voyez le phare de près, avec sa base rocheuse à pic sur la mer.
Que voir et faire sur place
Une fois débarqués (si les conditions le permettent), on se retrouve sur un îlot aride et venteux, où le phare est la seule structure humaine. Aucun service n’est disponible – pas de bar, pas de toilettes, seulement une nature sauvage. Mais c’est précisément ce qui fait son charme. Vous pouvez faire le tour de la base du phare, en admirant la vue à 360 degrés sur l’archipel : d’un côté La Maddalena, de l’autre les îles de Spargi et Budelli avec leurs plages iconiques. Pour les photographes, c’est un paradis : la lumière du coucher de soleil y est magique, avec des reflets dorés sur le granit et le contraste entre le blanc de la tour et le bleu du ciel. J’ai pris des dizaines de photos, essayant de capturer cette atmosphère de solitude majestueuse. Si vous aimez la mer, apportez masque et tuba : les eaux environnantes sont cristallines et pleines de vie, idéales pour une séance de snorkeling rapide entre poissons et rochers. Attention cependant : ce n’est pas un endroit pour se baigner tranquillement – les courants peuvent être forts et il n’y a pas de plages, seulement des rochers.
Pourquoi le visiter
Trois raisons concrètes pour l’inscrire à votre agenda. Premièrement : c’est l’un des phares les plus emblématiques de la Sardaigne, avec une position dramatique sur un rocher isolé qui en fait un sujet photographique unique – vous ne trouverez pas beaucoup de cartes postales similaires. Deuxièmement : l’expérience d’y arriver en bateau vous offre une perspective spéciale sur l’archipel, loin des routes touristiques les plus fréquentées ; vous voyez La Maddalena sous un angle inédit, presque secret. Troisièmement : c’est un lieu de silence et de contemplation, rare dans une zone souvent bondée en été ; ici, vous pouvez vraiment vous déconnecter, n’écouter que le vent et la mer. Pour moi, cela valait le coup rien que pour ce sentiment d’aventure minimale – pas de complications, juste vous, un bateau et un phare au milieu de nulle part. Si vous cherchez quelque chose de plus qu’une simple plage, c’est l’endroit idéal.
Quand y aller
La meilleure saison ? De mai à septembre, lorsque la mer est plus calme et les journées plus longues, mais évitez les pics d’août si vous n’aimez pas la foule dans les ports. J’y suis allé en juin et c’était parfait : le vent était présent mais pas excessif, et l’eau déjà assez chaude pour plonger. Le moment le plus suggestif de la journée est sans aucun doute la fin d’après-midi, vers le coucher du soleil. La lumière devient dorée, le phare se détache sur un ciel qui passe du rose à l’orange, et l’atmosphère est tout simplement magique. Si vous le pouvez, planifiez l’excursion pour être là à l’heure bleue – cela en vaut la peine. En hiver, c’est déconseillé : la mer peut être agitée et les conditions moins sûres pour la navigation. Un petit secret ? Les matins tôt sont souvent venteux, tandis que l’après-midi a tendance à se calmer, donc mieux vaut planifier en conséquence.
Aux alentours
Si vous avez du temps, une autre expérience que je vous recommande est l’excursion en bateau aux îles de Spargi et Budelli, faisant partie du Parc National de l’Archipel de La Maddalena. À Spargi, il y a Cala Corsara, une plage de sable très blanc et d’eaux transparentes qui ressemblent à un aquarium – parfaite pour la plongée avec masque et tuba. Budelli est célèbre pour la Plage Rose, bien que l’accès soit réglementé pour la protéger. Elles sont toutes deux accessibles avec les mêmes bateaux qui vont au phare, souvent dans des itinéraires combinés. Une autre idée est de visiter le Fort San Vittorio à La Maddalena, une forteresse du XVIIIe siècle avec un beau musée naval et une vue panoramique sur la ville et le port. C’est un bon moyen d’approfondir l’histoire militaire de l’archipel, qui a toujours eu un rôle stratégique. Personnellement, après la solitude du phare, revenir à l’animation de La Maddalena pour une glace en centre-ville a été le contraste parfait.