Que voir dans la Province d’Asti : villages et caves


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour les amateurs de vin et de bonne cuisine, en quête d'expériences authentiques entre villages et caves.
  • Points forts : caves historiques, châteaux bien conservés, paysages de collines, événements œnogastronomiques.
  • À ne pas manquer : la Cathédrale d'Asti, la Canonica de Vezzolano, le Château de Costigliole, le Gelso Bialbero.
  • Meilleure période : printemps et automne pour un climat doux et les vendanges.

Événements aux alentours


La Province d'Asti est un concentré de beautés authentiques : des collines plantées de vignes, des villages anciens et des châteaux qui racontent des siècles d'histoire. Vous y trouverez certains des meilleurs vins du Piémont, comme le Barbera et le Moscato, mais aussi des produits typiques tels que la truffe et les fromages. L'article vous guide à travers les lieux emblématiques : de la majestueuse Cathédrale d'Asti à l'évocatrice Canonica de Vezzolano, des châteaux de Costigliole et Montemagno aux vignobles qui entourent le Gelso Bialbero de Casorzo. Chaque étape offre une expérience pratique, entre dégustations, promenades et visites culturelles. Organisez votre itinéraire pour découvrir le cœur du Monferrato, avec des conseils sur les caves, les restaurants et les routes panoramiques. La province d'Asti est idéale pour un week-end ou un circuit plus long, en vous plongeant dans la tradition œnogastronomique et l'hospitalité locale.

Aperçu



Itinéraires aux alentours


Cathédrale de Santa Maria Assunta : un chef-d'œuvre gothique au cœur d'Asti

Cathédrale de Santa Maria AssuntaEntrer dans la cathédrale de Santa Maria Assunta à Asti, c'est comme plonger au Moyen Âge, mais avec une touche de baroque qui ne gâche rien. C'est l'une des plus grandes églises du Piémont : 82 mètres de long et 24 mètres de haut, toute en brique avec des détails en pierre grès. La façade est un triomphe de trois rosaces, d'oculi et d'une fenêtre en croix, tandis que sur le côté sud se distingue le portail gothique fleuri dit « des Pelletta », avec des statues de saints du XVe siècle. À l'intérieur, à trois nefs avec voûtes d'ogives, les fresques du XVIIIe siècle de Francesco Fabbrica et Carlo Innocenzo Carloni vous enveloppent dans une atmosphère solennelle. Mais le véritable trésor est la mosaïque de pavement romane du XIIe siècle, avec les fleuves du Paradis et des scènes bibliques, cachée sous le presbytère. Ne manquez pas les œuvres de Gandolfino da Roreto : la « Madone du banquier » (1516) avec le commanditaire agenouillé, et le « Mariage de la Vierge ». Le chœur en bois du XVIIIe siècle et les deux orgues historiques (un Serassi de 1844 et un Grisori de 1768) complètent le tableau. Le clocher roman de 1266, abaissé sous Napoléon, veille sur la place. Entrée gratuite, ouvert tous les jours de 8h30 à 12h00 et de 15h00 à 17h30. Un arrêt ici est obligatoire pour les amateurs d'art et d'histoire.

Cathédrale de Santa Maria Assunta

Canonica de Santa Maria di Vezzolano : un joyau médiéval au cœur des collines

Canoniale régulière de Santa Maria di VezzolanoSi vous passez par ici, ne manquez pas la Canonica de Santa Maria di Vezzolano. C'est un de ces lieux qui semblent tout droit sortis d'un livre d'histoire, mais avec une atmosphère authentique. Perchée sur les collines d'Albugnano, cette canoniale régulière – attention, ne l'appelez pas abbaye, elle ne l'a jamais été – conserve un charme médiéval unique. La façade, avec l'alternance de briques rouges et de grès, vous accueille avec trois rangées de loggias et des sculptures qui vous laissent bouche bée : le Christ bénissant entre les archanges Michel et Raphaël, et la Vierge en majesté dans la lunette du portail. En entrant, l'intérieur à deux nefs vous surprend avec une tribune en marbre de 1189, un jubé décoré de bas-reliefs racontant la Dormition de la Vierge et la généalogie du Christ. 35 ancêtres sculptés, plus cinq peintures – un détail qui fait encore débat parmi les spécialistes. Puis il y a le cloître, avec ses fresques du XIVe siècle. La plus célèbre ? La Rencontre des trois morts et des trois vifs, une scène qui fait réfléchir sur la fugacité de la vie. Et ne ratez pas le polyptyque en terre cuite du maître-autel, peut-être offert par Charles VIII de France lors de sa descente en Italie. Un lieu à visiter tranquillement, peut-être un jour ensoleillé quand la lumière filtre par la baie géminée et éclaire les statues de l'Annonciation. Entrée gratuite, horaires variables selon la saison. Cela vaut vraiment le coup.

Canoniale régulière de Santa Maria di Vezzolano

Château de Costigliole d'Asti : histoire, vins et atmosphère

Château de Costigliole d'AstiS'il est un lieu qui incarne l'essence des terres astigiennes, c'est le Château de Costigliole d'Asti. Juché sur le rocher qui domine le bourg, ce manoir est un mélange parfait d'histoire, d'architecture et de tradition œnogastronomique. Son aspect actuel est le fruit de siècles de transformations : de forteresse du XIVe siècle à élégante demeure seigneuriale, en passant par les interventions du XIXe siècle qui ont préservé le grand escalier juvarrien, un véritable chef-d'œuvre. En flânant dans ses salles, on découvre des espaces uniques comme le Salon Chinois, avec ses peintures orientalistes des frères Pozzo, ou la Salle des Triomphes, décorée de panoplies militaires. La cour intérieure raconte des histoires d'anciennes querelles entre les coseigneurs, tandis que le jardin, acquis par la commune en 1928, est aujourd'hui un parc public où se détendre. Mais la vraie surprise ? À l'intérieur du château se trouvent l'ICIF, l'école de cuisine italienne pour étrangers, et le Consorzio Barbera d'Asti e Vini del Monferrato. Un mariage parfait entre culture et saveurs, rehaussé par la Confraternité de Saint-Jérôme et le Musée d'Art Sacré. Visiter ce château, c'est plonger dans une atmosphère où le passé se mêle au présent, entre ruelles escarpées et vues à couper le souffle sur les collines du Monferrato.

Château de Costigliole d'Asti

Torre Troyana : monte jusqu'au ciel d'Asti

Tour TroyanaS'il y a un lieu qui incarne l'âme médiévale d'Asti, c'est la Tour Troyana, également connue sous le nom de Tour de l'Horloge. De forme carrée, 44 mètres de haut – c'est la tour la plus haute de la ville encore debout – et 199 marches en bois qui vous mènent directement à l'une des plus belles vues du Monferrato. L'effort ? Oublié dès que vous arrivez au sommet : le panorama s'étend sur les toits rouges d'Asti, les collines et, par temps clair, jusqu'à l'arc alpin. Une de ces expériences qui vous fait comprendre pourquoi cette région est un joyau du Piémont.

La tour remonte au XIIIe siècle, lorsque la puissante famille Troya – de riches banquiers qui prêtaient de l'argent dans toute l'Europe – la fit surélever pour montrer son statut. Les fenêtres à meneaux et le triple couronnement d'arcatures suspendues en brique et grès sont la marque distinctive de l'architecture fortifiée astigiane. En 1560, elle passa à la Commune, qui la transforma en horloge civique. Encore aujourd'hui, chaque heure est sonnée par la cloche de 1531, considérée comme la plus ancienne du Piémont encore en fonction. Un son qui a accompagné la vie de la ville pendant des siècles, marquant l'ouverture des écoles, la fermeture des boutiques et les punitions publiques.

À l'intérieur, on monte par un escalier de 199 marches, avec des arrêts aux étages pour admirer les fenêtres à meneaux et le mécanisme de l'horloge. Arrivé au sommet, en plus de la vue, vous pouvez voir de près la cloche et le pinacle métallique qui protège les engrenages. La tour fait partie du circuit des musées d'Asti (billet unique Smarticket) et est ouverte tous les jours de 10h à 19h, avec fermeture du 1er novembre au 31 mars. Bref, si vous passez par Asti, ne la manquez pas : c'est un plongeon dans le Moyen Âge qui vous coupe le souffle – littéralement.

Tour Troyana

Château de Montemagno : entre histoire et vin dans le Monferrato

Château de MontemagnoPerché sur le sommet de la colline, le Château de Montemagno domine le village éponyme de sa masse imposante. Les premières traces remontent à 981, lorsqu'il n'était qu'un simple donjon avec fossé. Depuis, il a traversé des siècles de batailles : détruit en 1290 lors des guerres entre Asti et le Marquisat du Monferrato, il fut reconstruit au XIVe siècle. Aujourd'hui, après être passé entre les mains de familles telles que les Della Cerda, les Callori et les Calvi di Bergolo, c'est une résidence privée, mais on peut l'admirer de l'extérieur ou le visiter lors d'occasions spéciales (de mai à octobre, le premier et le troisième mardi du mois, sur réservation).

L'architecture est un mélange fascinant d'époques : le plan irrégulier, les fenêtres ogivales aux claveaux bicolores en brique et tuf, la merlature gibeline et la cour elliptique du XVIIIe siècle. Ne manquez pas le pont-levis et les souterrains qui étaient autrefois des prisons. Mais le vrai spectacle, c'est le panorama : depuis la route derrière le château, on jouit d'une des plus belles vues du Monferrato, avec des collines parsemées de vignobles. Montemagno est aussi le berceau du Ruchè DOCG, un rouge parfumé qui serait né ici. Si vous passez en mai, il y a la fête « Pane al Pane » avec des produits typiques. Bref, un lieu qui allie histoire, vin et paysages de carte postale.

Château de Montemagno

Baptistère Saint-Pierre : un joyau roman à Asti

Baptistère Saint-PierreSi vous passez par Asti, le Baptistère Saint-Pierre (ou Rotonde Saint-Pierre in Consavia) est une étape à ne pas manquer. Cet ensemble roman, datant de la première moitié du XIIe siècle, est un petit écrin d'histoire et d'architecture. Dès votre entrée, l'atmosphère intime vous frappe : la lumière filtre par les fenêtres étroites et se pose sur les huit colonnes jumelées en brique et tuf qui soutiennent la coupole. L'extérieur, de plan octogonal avec des arcs suspendus, cache un intérieur circulaire, symbole de résurrection. Au centre, un beau fonts baptismaux du XIVe siècle vous rappelle qu'on y célébrait le baptême. Ne manquez pas la Chapelle Valperga (XVe siècle), avec ses riches frises en terre cuite et ses consoles sculptées en masques. L'ensemble comprend aussi le cloître et la maison priorale, aujourd'hui siège du Musée Archéologique (malheureusement fermé pour restauration). Une anecdote : ici se trouvait l'ancien prieuré des Chevaliers de Jérusalem. L'entrée est gratuite, mais si vous souhaitez visiter d'autres musées, le Smarticket incluant six sites pour 10€ est avantageux. Horaires : du mardi au dimanche, 10h-13h et 15h-18h (jusqu'à 19h en été). J'ai été enchanté par les frises en grès des colonnes : des figures zoomorphes et des cornes d'abondance qui semblent raconter des histoires médiévales. Bref, un lieu qui sent le sacré et l'histoire, à vivre calmement.

Baptistère Saint-Pierre

Musée du Risorgimento : une plongée dans l'histoire d'Asti

Musée du RisorgimentoSi vous passez par Asti, ne manquez pas le Musée du Risorgimento, installé dans l'élégant Palais Ottolenghi (Corso Alfieri 350). Né grâce aux dons de familles locales, il raconte la période de 1797 (année de la République d'Asti) à 1870, avec des incursions dans les deux guerres mondiales. Le noyau original remonte à 1898, lorsque le comte Leonetto Ottolenghi commanda des peintures pour le cinquantenaire du Statut Albertin. Après divers déménagements, le musée a rouvert en 2012 ici même, avec une scénographie moderne qui met en valeur tant les pièces que les espaces. La collection est un mélange fascinant : peintures de batailles signées par Morgari, Pontremoli et Cerruti Bauduc, et portraits ovales de Cavour, Garibaldi et Brofferio, œuvre du peintre astigien Paolo Arri. À ne pas manquer les drapeaux garibaldiens – 9 sur 39 sont exposés – et la célèbre chemise rouge de 1866. Se distinguent également l'uniforme et le sabre du major Orazio Dogliotti ainsi que la malle de voyage de Vincenzo Gioberti. Le musée s'étend sur trois niveaux. Au deuxième sous-sol, on accède à un abri anti-aérien de la Seconde Guerre mondiale, restauré et enrichi d'une projection de 20 minutes sur l'histoire militaire d'Asti. Tout est très soigné, avec des panneaux didactiques et des supports multimédias. Bonne nouvelle : l'entrée est gratuite ! Attention cependant : actuellement le musée est fermé pour travaux (pour une durée indéterminée). Avant d'y aller, jetez un œil au site visit.asti.it ou appelez le 0141 594791. Quand il rouvrira, ce sera une plongée passionnante dans notre passé.

Musée du Risorgimento

Château de Monastero Bormida : une plongée dans le Moyen Âge entre tours et caves

Château de Monastero BormidaSi vous passez par la Langa Astigiana, arrêtez-vous à Monastero Bormida. Ici, le Château de Monastero Bormida vous surprendra par son histoire stratifiée. Né vers 1050 comme monastère bénédictin dédié à Sainte Julie, il conserve encore la tour-clocher romane haute de 27 mètres, avec quatre rangées de frises et d'arcatures suspendues. En marchant sous l'arc en pierre qui relie la tour au corps du château, on croit presque entendre l'écho des pas des moines. Entre 1394 et 1405, les marquis Del Carretto le transformèrent en forteresse, mais aujourd'hui ce que vous voyez est le fruit de remaniements Renaissance et baroques. La façade du XVIIe siècle avec ses pilastres baroques est imposante, mais c'est à l'arrière que je trouve la partie la plus fascinante : une loggia du XVIe siècle à deux arcades avec une colonnette centrale en pierre. En entrant, les sols en mosaïque et les plafonds à voûtes en berceau et à croisées d'ogives peints de motifs floraux et géométriques vous feront sentir dans une demeure seigneuriale. À ne pas manquer les caves, dédiées à l'affinage des grands vins de la région, et la Gipsothèque Edoardo Rubino au premier étage, avec des sculptures en plâtre du début du XXe siècle. Si vous avez de la chance, vous pourrez attraper l'une des reconstitutions historiques en costume organisées par le circuit Castelli Aperti – chaque année, ils proposent des visites animées qui rendent l'histoire vivante. Le billet coûte 2,50 euros, mais pour une expérience complète, je vous recommande la visite guidée avec apéritif à base de produits locaux.

Château de Monastero Bormida

Gelso Bialbero de Casorzo : un arbre, deux espèces

Gelso Bialbero de CasorzoSi vous pensez avoir tout vu, le Bialbero de Casorzo vous fera changer d'avis. Imaginez un vieux mûrier qui sert de base à un cerisier vigoureux, dont les racines descendent à travers le tronc creux jusqu'au sol. Une alliance botanique qui défie les règles. Vous le trouverez le long de la SP38, entre Casorzo et Grana, dans la province d'Asti. L'aire aménagée avec des tables de pique-nique et une sculpture du Consorzio Tutela Malvasia accueille les visiteurs.

Le cerisier, d'environ six mètres de haut, est plus grand que le mûrier (cinq mètres). Au printemps, entre mars et avril, le spectacle est incroyable : le cerisier fleurit en blanc tandis que le mûrier est encore nu. Un contraste à photographier. En été, avec les deux arbres verts, le bialbero se fond dans le paysage. La meilleure période ? Sans aucun doute le printemps.

On raconte qu'il est né d'une graine apportée par un oiseau, tombée dans la cavité du mûrier. Aujourd'hui, c'est un monument naturel. La commune de Casorzo, à deux pas, mérite une visite : l'église de la Madonna delle Grazie (XIIIe siècle) et la cave coopérative où déguster la Malvasia. Si vous aimez les promenades, le Sentiero del Malvasia passe justement par ici. Un lieu qui raconte la force de la nature, et un peu aussi celle de la communauté locale, qui prend soin de cette étreinte végétale.

Gelso Bialbero de Casorzo

Domus Romana de Varrone: un plongeon dans l'antique Hasta

Domus Romana de VarroneSi vous pensez qu'Asti se résume au vin et aux truffes, vous faites erreur. Au cœur du centre historique, à deux pas de la Tour Rouge, se cache un morceau d'histoire romaine que peu connaissent : la Domus Romana de Varrone. Nous sommes au 30, via Varrone, dans le sous-sol de ce qui était la maison de retraite Canuto Borelli. Ici, à environ quatre-vingts mètres au nord de l'ancienne porte occidentale (la Tour Rouge), se dressait une riche demeure patricienne construite dans la seconde moitié du Ier siècle apr. J.-C., alors qu'Asti s'appelait encore Hasta. Les vestiges sont fragmentaires, mais le joyau absolu est la mosaïque de sol du triclinium, la salle à manger. Elle mesure 3 x 1,70 mètres et est unique au Piémont par sa qualité et sa complexité. Réalisée en opus tesselatum et opus sectile, elle présente un fond blanc avec des carreaux de marbres colorés (serpentine, vert, jaune numidique) alternant avec des figures de poissons et de brins de lierre. Deux bordures en tesselles blanches et noires l'encadrent : l'une en chevron et l'autre en tresse. Spectaculaire, non ? Mais ce n'est pas tout. À une époque ultérieure, la domus a été dotée d'un système de chauffage par hypocauste : sous le sol passait de l'air chaud provenant d'un four (praefurnium), et les piliers en brique sont encore visibles. De petits fragments d'enduit peint et de marbres colorés racontent une demeure luxueuse. Aujourd'hui, la domus est gérée par la Fondation Asti Musei. Elle se visite tous les jours de 10h00 à 19h00, avec dernière entrée à 18h00. Le billet coûte 5 euros (tarif réduit 3). Pour informations : 0141 530403. Une étape courte mais intense, parfaite pour les amateurs d'archéologie qui souhaitent découvrir les racines romaines d'Asti.

Domus Romana de Varrone

Château de Moncucco : histoire et panoramas dans la Province d'Asti

Château de MoncuccoDès votre arrivée à Moncucco Torinese, le château vous salue depuis les hauteurs. Imposant, avec ses murs massifs et ses deux tours qui surplombent le village, il domine les collines du Monferrato et offre un panorama qui s'étend jusqu'à Superga et l'arc alpin. C'est un de ces lieux où l'histoire se respire à chaque pas. La première mention écrite remonte à 1164, lorsque Frédéric Barberousse le confirma au marquis de Monferrato. Mais c'est au XIIIe siècle que le château devient légende : c'est ici que naquirent les frères Nicolao et Jacopo, deux chevaliers templiers. Jacopo devint Grand Précepteur d'Italie de l'Ordre du Temple – de quoi faire frissonner. Au fil des siècles, il passa de mains en mains : des Solaro aux Grisella, jusqu'à la commune qui l'acheta en 1855. Aujourd'hui, en plus d'abriter les écoles, il renferme le Musée du Plâtre, qui raconte le travail de ce matériau si lié à l'architecture rurale du Bas Monferrato. Et ce n'est pas tout : en 2025, des travaux ont débuté pour transformer l'aile sud en un restaurant et une hôtellerie de dix chambres. Une façon de faire du château non seulement un monument, mais un lieu vivant. Si vous passez par ici, ne vous contentez pas de le regarder de l'extérieur : entrez, montez sur les chemins de ronde et profitez de la vue. Et peut-être, après avoir visité le musée, faites un tour dans les villages voisins. Le château de Moncucco est une de ces étapes qui restent en vous, entre histoire, art et un panorama que vous n'oublierez pas.

Château de Moncucco

Crypte et Musée de Sant'Anastasio : histoire et charme sous le Lycée

Crypte et musée de Sant'AnastasioSous le Lycée Classique d'Asti, à deux pas de la cathédrale, se cache un trésor archéologique que peu connaissent : la Crypte et Musée de Sant'Anastasio. Creusée au cœur de la ville, cette crypte remonte au VIIIe siècle et conserve des traces de la domination lombarde et romaine. Le plan est basilical, avec trois nefs et voûtes d'arêtes. Les colonnes les plus anciennes sont de réemploi romain, avec des chapiteaux mêlant éléments tardo-romains et haut-médiévaux. Parmi eux, un chapiteau lombard se distingue avec des croix grecques gravées. La partie orientale est un agrandissement du XIIe siècle, avec des colonnes en grès sculptées de rinceaux et d'animaux. Le musée lapidaire expose des chapiteaux romans du début du XIIe siècle, des vestiges de l'église gothique de la Madeleine et un retable du XIVe siècle de Saint-Pierre in Consavia. Mais la vraie magie réside dans les stratifications : sous les pieds, on voit les dalles du forum romain de Hasta (Ier siècle apr. J.-C.), des tombes lombardes des VIIe-VIIIe siècles et les murs de trois églises qui se sont succédé. L'atmosphère est évocatrice : le silence et la lumière tamisée rendent le tout très intime. Un lieu que je recommande à ceux qui aiment les histoires cachées. Horaires : tous les jours 10h-19h (dernière entrée 18h). Tarif : 10 € plein tarif, 8 € réduit. Renseignements : 0141 437454.

Crypte et musée de Sant'Anastasio

Crypte et Musée de Sant'Anastasio : histoire et charme sous le Lycée

Crypte et musée de Sant'AnastasioSous le Lycée Classique d'Asti, à deux pas de la cathédrale, se cache un trésor archéologique que peu connaissent : la Crypte et Musée de Sant'Anastasio. Creusée au cœur de la ville, cette crypte remonte au VIIIe siècle et conserve des traces de la domination lombarde et romaine. Le plan est basilical, avec trois nefs et voûtes d'arêtes. Les colonnes les plus anciennes sont de réemploi romain, avec des chapiteaux mêlant éléments tardo-romains et haut-médiévaux. Parmi eux, un chapiteau lombard se distingue avec des croix grecques gravées. La partie orientale est un agrandissement du XIIe siècle, avec des colonnes en grès sculptées de rinceaux et d'animaux. Le musée lapidaire expose des chapiteaux romans du début du XIIe siècle, des vestiges de l'église gothique de la Madeleine et un retable du XIVe siècle de Saint-Pierre in Consavia. Mais la vraie magie réside dans les stratifications : sous les pieds, on voit les dalles du forum romain de Hasta (Ier siècle apr. J.-C.), des tombes lombardes des VIIe-VIIIe siècles et les murs de trois églises qui se sont succédé. L'atmosphère est évocatrice : le silence et la lumière tamisée rendent le tout très intime. Un lieu que je recommande à ceux qui aiment les histoires cachées. Horaires : tous les jours 10h-19h (dernière entrée 18h). Tarif : 10 € plein tarif, 8 € réduit. Renseignements : 0141 437454.

Crypte et musée de Sant'Anastasio

Musée Civique de Moncalvo : art et histoire dans un ancien couvent

Musée Civique MoncalvoAu cœur de Moncalvo, parmi les doux paysages du Monferrato, le Musée Civique vous surprendra. Installé dans les salles de l'ancien couvent des Ursulines – un édifice du XVIIe siècle voulu par le peintre Guglielmo Caccia – c'est un petit écrin d'art. La collection principale est celle de l'ambassadeur moncalvien Franco Montanari : un don exceptionnel qui mêle des œuvres de maîtres du XXe siècle comme Giorgio De Chirico, Marc Chagall, Renato Guttuso et Afro, avec de l'art africain et oriental. Parmi les pièces précieuses, un dessin au crayon de Modigliani et une pointe sèche de Chagall. Mais le véritable cœur sont trois natures mortes d'Orsola Maddalena Caccia, fille de Guglielmo, peintes comme des narrations théologiques. Le musée est géré par l'association A.L.E.RA.MO Onlus, qui organise des expositions temporaires tout au long de l'année – comme la fascinante « Paesaggio – 景色 » dédiée à l'art japonais. L'ambiance est intime, sans barrières architecturales. Attention : le musée n'est ouvert que le samedi et le dimanche (10-18), mais sur rendez-vous en semaine. Un conseil ? Vérifiez toujours le site avant de partir, car les horaires peuvent varier. Un coin de culture qui mérite un détour, surtout si vous passez pendant les foires à la truffe ou au bœuf gras.

Musée Civique Moncalvo

Tour de Vengore : un plongeon dans le Moyen Âge entre Langhe et légendes

Tour de VengorePerchée sur une colline à l'est de Roccaverano, entre champs de blé et bois, la Tour de Vengore est de ces lieux qui vous saisissent soudainement. On la voit de loin, haute de près de 30 mètres, et l'on se demande comment elle a pu résister si longtemps. Construite dans la seconde moitié du XIVe siècle à la demande de la commune, elle servait de poste de guet vers la vallée Bormida di Spigno et l'Acquese. Son plan carré est en pierre locale de Langhe, avec des murs épais et un fossé profond de 4,5 mètres encore visible. Les meurtrières et les corbeaux – ces consoles en pierre – soutenaient autrefois un chemin de ronde en bois, aujourd'hui disparu. L'entrée originale se trouve à 7,5 mètres du sol, accessible par une échelle en acier récemment installée. À l'intérieur, on ne peut monter que sur réservation (appelez la mairie au 0144 93025), mais cela en vaut la peine : depuis le sommet, le regard porte sur les Alpes, les badlands de Mombaldone et les collines du Haut-Montferrat. Immergée dans le silence, la tour fait partie du Circuit des 5 Tours, un parcours de randonnée d'environ 30 km qui relie les fortifications de la région. Et puis il y a la légende : on dit que le nom viendrait d'un marquis ambitieux qui criait « Vengo, Re! » – ou peut-être d'un groupe de villageois qui voulaient imiter les souverains, châtiés par la colère divine. D'autres histoires en font la demeure de lutins et de fantômes. Peu importe : aujourd'hui, c'est un symbole de cette Langhe astigiane, restaurée et prête à vous faire vivre un morceau de Moyen Âge suspendu dans la verdure.

Tour de Vengore

Madonna del Castello : un joyau baroque sur la colline de Ranello

Madonna del CastelloMadonna del Castello est une surprise qui vous attend sur la colline la plus haute de Ranello, dans la province d'Asti. Ici, où s'élevait l'ancien château démoli au début du XVIe siècle, se dresse aujourd'hui une petite église baroque qui est un véritable joyau. De l'ancienne forteresse ne reste qu'une tour abaissée, presque comme pour témoigner du passage du temps. L'église, dédiée à la Madone et donnant sur la rue du même nom, frappe par sa structure élégante et ses décorations en trompe-l'œil qui créent une illusion de profondeur. En entrant, le regard est captivé par les peintures qui ornent les murs : un tourbillon de couleurs et de détails qui racontent des histoires de foi et d'art. L'atmosphère est intime, recueillie, presque hors du monde. En vous promenant dans les environs, vous tombez également sur la chapelle Saint-Sébastien, un petit joyau qui marque la sortie du centre habité. Un endroit auquel on ne s'attend pas, mais qui reste dans le cœur. Parfait pour ceux qui aiment découvrir des coins cachés, loin du tourisme de masse. Je recommande de la visiter calmement, peut-être un matin ensoleillé, lorsque la lumière filtre à travers les fenêtres et illumine les fresques, offrant une atmosphère presque magique.

Madonna del Castello