🧭 À quoi s’attendre
- Idéal pour : passionnés d'histoire et de vin
- Points forts : tours médiévales, cathédrale, œnogastronomie
- À ne pas manquer : Tour Troyana et Palio d'Asti
- Meilleur moment : septembre pour la Douja d'Or
Événements aux alentours
La ville d'Asti est un bijou du Piémont, célèbre pour son vin pétillant et ses tours médiévales. En vous promenant dans le centre historique, vous rencontrerez la majestueuse Cathédrale Santa Maria Assunta, le Baptistère Saint-Pierre et la Tour Troyana, symbole de la ville. Ne manquez pas le Musée du Risorgimento et la Crypte de Sant'Anastasio. Asti est aussi une destination idéale pour les amateurs de bonne chère : goûtez les taglierinis à la truffe et les fromages locaux. Avec son atmosphère animée et ses nombreux événements, comme le Palio d'Asti, cette ville offre une expérience authentique. Découvrez son patrimoine historique et ses traditions œnogastronomiques lors d'un week-end inoubliable.
Aperçu
- Cathédrale de Santa Maria Assunta à Asti : gothique et magnificence
- Tour Troyana : la tour de l'horloge
- Baptistère Saint-Pierre : art roman et histoire
- Que voir au Teatro Alfieri : histoire, architecture et spectacles
- Musée du Risorgimento : entre souvenirs et abris anti-aériens
- Crypte et Musée de Sant'Anastasio : voyage dans les entrailles d'Asti
- Crypte et Musée de Sant'Anastasio : voyage dans les entrailles d'Asti
- Domus Romana del Varrone : un rare joyau romain à Asti
- Palais du Séminaire Épiscopal : baroque et trésors cachés
- Musée Diocésain Saint-Jean : écrin d'art et d'histoire
- Musée archéologique et paléontologique : une plongée dans la mer pliocène
- Tour Rouge : le plus ancien symbole d'Asti
- Tour Solaro : un joyau gothique parmi les tours d'Asti
- Tour De Regibus : un joyau gothique octogonal
- Tour Comentina: la deuxième plus haute tour d'Asti
- Tour Natta : la sentinelle de pierre des Natta
Itinéraires aux alentours
Cathédrale de Santa Maria Assunta à Asti : gothique et magnificence
- Voir la fiche : Cathédrale Sainte-Marie-de-l'Assomption : fresques du Jugement dernier et clocher roman à Asti
- Piazza Cattedrale, Asti (AT)
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S'il y a un monument qui incarne l'histoire et l'art d'Asti, c'est bien la cathédrale de Santa Maria Assunta, également connue sous le nom de Duomo. C'est un colosse du gothique piémontais : 82 mètres de longueur et 24 de hauteur, ce qui en fait l'une des plus grandes églises du Piémont. Y entrer vous coupe le souffle : trois nefs, des arcs brisés et des voûtes ornées de fresques racontant des histoires sacrées. La façade extérieure est un festival de brique et de pierre, avec trois rosaces et un portail latéral appelé 'dei Pelletta', de style gothique fleuri, décoré de statues de saints du XVe siècle. À l'intérieur, les véritables trésors sont les œuvres d'art : la ‘Madonna del banchiere’ de Gandolfino da Roreto (1516), avec le commanditaire agenouillé, et le groupe sculpté du Compianto sul Cristo morto en terre cuite polychrome. Ne manquez pas le clocher roman de 1266, à l'origine à sept étages, et la mosaïque du pavement du XIIe siècle représentant les fleuves du Paradis. L'atmosphère est recueillie, malgré les dimensions. L'entrée est gratuite et vous pouvez la visiter tous les jours de 8h30 à 12h00 et de 15h00 à 17h30. Un conseil de voyageur : levez les yeux vers le tiburium octogonal et laissez-vous émerveiller par les fresques du XVIIIe siècle de Carlo Innocenzo Carloni. C'est un lieu qui parle de foi, de pouvoir et de beauté, tout à la fois.
Tour Troyana : la tour de l'horloge
S'il y a une tour qui raconte l'histoire d'Asti, c'est la Tour Troyana. Avec ses 44 mètres, c'est la plus haute des tours médiévales encore debout de la ville. Chaque pas sur ses 199 marches en bois vous rapproche d'un panorama qui embrasse tout l'Astesan. Construite au XIIIe siècle par la famille Troya – de riches banquiers ayant des affaires dans toute l'Europe – cette tour devait montrer le pouvoir. Et elle y parvenait : elle dépassait en hauteur même les tours des familles rivales, malgré les interdits. En vous promenant sur la Piazza Medici, vous ne pouvez pas manquer sa silhouette élancée, avec ses fenêtres géminées gothiques et le triple couronnement d'arcatures en brique et grès, typiques du style astésan. En montant, l'effort est récompensé : du sommet, le regard embrasse les toits, les collines et les vignes. Et puis il y a la cloche : fondue en 1531, c'est l'une des plus anciennes du Piémont encore en usage pour sonner les heures. Entendez-vous son tintement ? C'est le même qui, pendant des siècles, a marqué la vie citadine, annonçant l'ouverture des écoles ou, en des temps plus reculés, les punitions publiques. Aujourd'hui, la tour fait partie du circuit Smarticket : avec un seul billet, vous pouvez aussi visiter le Palazzo Mazzetti, la Crypte de Sant'Anastasio et d'autres trésors. Attention : la tour est ouverte tous les jours de 10h00 à 19h00, mais seulement jusqu'au 31 octobre. En hiver, elle ferme pour des raisons de sécurité. Alors, si vous passez par Asti, ne manquez pas l'occasion de monter. C'est une de ces expériences qui vous font sentir le temps passer – littéralement.
Baptistère Saint-Pierre : art roman et histoire
- Corso Vittorio Alfieri 2, Asti (AT)
- https://www.comune.asti.it/pagina796_san-pietro-in-consavia.html
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- nfo@fondazioneastimusei.it
- +39 0141 399489
Si vous visitez Asti, ne manquez pas le Baptistère Saint-Pierre, un ensemble qui renferme des siècles d'histoire. Le cœur est la Rotonde du Saint-Sépulcre, construite entre 1100 et 1130 en brique et grès. À l'intérieur, huit colonnes en brique et tuf soutiennent des arcs en plein cintre et une coupole octogonale, créant une atmosphère recueillie. Les linteaux sont décorés de frises zoomorphes du XIIe siècle : un détail qui m'a frappé. À côté, la Chapelle Valperga (XVe siècle) étonne par ses riches frises en terre cuite aux fenêtres, avec des têtes d'animaux et des motifs floraux. Le cloître et la maison priorale complètent le tableau. Aujourd'hui, une partie de l'ensemble abrite le Musée Archéologique (fermé pour rénovation). La visite est libre ? En réalité, pour accéder à tous les sites, il est préférable de prendre le Smarticket (10 € plein tarif, 8 € tarif réduit), valable 7 jours pour six musées, dont celui-ci. Horaires : du mardi au dimanche, 10h-13h et 15h-18h (en été jusqu'à 19h). Il se situe au Corso Vittorio Alfieri, 2, facilement accessible à pied depuis le centre. Un lieu qui parle du passé d'Asti, entre chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et traditions anciennes.
Que voir au Teatro Alfieri : histoire, architecture et spectacles
- Via Carlo Leone Grandi, Asti (AT)
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Si vous pensez qu'Asti n'est que vin et tours médiévales, laissez-moi vous emmener au Teatro Alfieri. C'est le principal théâtre de la ville, en plein centre, à deux pas de la place Alfieri. Inauguré le 6 octobre 1860 avec le *Moïse* de Rossini, il fut voulu par un groupe de 97 actionnaires dirigés par le banquier Zaccaria Ottolenghi. Il fut conçu par l'ingénieur Domenico Svanascini, s'inspirant du Théâtre Carlo Felice de Gênes : un plan en fer à cheval, avec 103 loges sur quatre rangées et un poulailler, pour une capacité de plus de 2000 spectateurs. À l'intérieur, le foyer est orné des fresques de Costantino Sereno, tandis que le plafond et le rideau de scène sont l'œuvre de Francesco Gonin – le rideau en particulier représente l'apothéose de Vittorio Alfieri, l'écrivain auquel le théâtre est dédié. En 1911, l'ingénieur Antonio Vandone révolutionna la structure : il supprima la dernière rangée de loges pour créer une galerie, modifia les autres rangées et agrandit le foyer, améliorant l'acoustique avec l'ajout de la 'fosse mystique' pour l'orchestre. La réouverture eut lieu le 26 octobre 1912 avec *Isabeau* de Mascagni. Après avoir longtemps été utilisé comme cinéma et salle de bal, le théâtre tomba en déclin, mais de 1979 à 2002, il subit une restauration imposante. Aujourd'hui, il a retrouvé son éclat : il a une capacité d'environ 700 places entre orchestre, loges de balcon, loges et poulailler, et une fosse d'orchestre. Il accueille une saison riche en théâtre, musique et opéra – j'ai vu dans la programmation *La Traviata* et même des concerts gospel. Si vous voulez le visiter, la billetterie se trouve Via al Teatro 2, ouverte le mardi et le jeudi de 10h à 17h, et les jours de spectacle également le soir. Un conseil : consultez le site www.teatroalfieriasti.it pour les événements en cours. C'est un joyau qui mérite vraiment une halte.
Musée du Risorgimento : entre souvenirs et abris anti-aériens
- Voir la fiche : Musée du Risorgimento d'Asti : Drapeau original de 1821 et souvenirs astésiens
- Corso Vittorio Alfieri 350, Asti (AT)
- https://www.comune.asti.it/pagina948_museo-del-risorgimento.html
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- musei@comune.asti.it
- +39 0141 399555
Si vous passez par Asti, ne manquez pas le Musée du Risorgimento au Palazzo Ottolenghi (Corso Alfieri 350). Un lieu qui raconte l'Unité italienne à travers des pièces authentiques : peintures, drapeaux, armes et monnaies datés de 1797 (la République d'Asti) jusqu'en 1870. La collection est née de dons de familles locales et du mécénat du comte Leonetto Ottolenghi, qui en 1898 commanda aux meilleurs peintres des portraits et des scènes de bataille. Vous y trouverez des œuvres de Paolo Arri (Cavour, Garibaldi, Brofferio) et de Luigi Morgari, Raffaele Pontremoli et Felice Cerruti Bauduc pour les scènes de guerre. Parmi les souvenirs les plus évocateurs : le drapeau des vétérans garibaldiens avec l'inscription “Garibaldi a crié : venez mourir avec moi. Mentana, 3 novembre 1867”, l'uniforme du major Orazio Dogliotti, une chemise rouge originale de 1866 et la malle de voyage de Vincenzo Gioberti. En descendant aux sous-sols, visitez l'abri anti-aérien de la Seconde Guerre mondiale – avec une projection de 20 minutes – et les salles consacrées aux deux guerres mondiales. Attention : pour l'instant, le musée est fermé pour restauration (infos sur visit.asti.it), mais dès sa réouverture, il mérite une halte. L'entrée est gratuite, le parcours est accessible aux personnes handicapées avec des postes tactiles et multimédias. Un voyage dans la mémoire, entre étendards et canons, qui vous fera sentir le cœur de l'Italie risorgimentale.
Crypte et Musée de Sant'Anastasio : voyage dans les entrailles d'Asti
- Voir la fiche : Crypte et Musée de Sant'Anastasio : histoire et archéologie à Asti
- Corso Vittorio Alfieri 365, Asti (AT)
- https://www.comune.asti.it/pagina793_cripta-e-museo-di-santanastasio.html
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- info@fondazioneastimusei.it
- +39 0141 437454
La Crypte et Musée de Sant'Anastasio est l'un de ces lieux auxquels on ne s'attend pas. Il se trouve corso Alfieri, à deux pas de la cathédrale, mais pour le visiter, il faut descendre sous le bâtiment du Lycée Classique. Oui, car ici en 1907, lorsque l'ancienne église fut démolie pour construire l'école, une crypte du haut Moyen Âge est apparue au jour, restée intacte. Aujourd'hui, elle est le cœur d'un petit musée archéologique qui raconte plus de mille ans d'histoire d'Asti.La crypte a un plan basilical, avec trois nefs et des voûtes d'arêtes. La partie la plus ancienne, du XIe siècle, frappe par ses colonnes hétérogènes : certaines sont récupérées d'édifices romains, d'autres en grès faites sur mesure. Parmi les chapiteaux, celui de la première colonne nord est du haut Moyen Âge (première moitié du VIIIe siècle) avec des incisions et des croix grecques – un vestige d'une rare beauté. En se promenant entre les nefs, on respire une atmosphère de silence et de sacralité.
Autour de la crypte, le musée expose des vestiges lapidaires du VIIe au XVIe siècle. Dans la zone ouest, on peut voir les dalles du forum romain d'Hasta (Ier siècle apr. J.-C.) et des tombes lombardes du VIIe-VIIIe siècle. Dans la zone est, des chapiteaux romans de l'église du XIIe siècle, décorés de rinceaux, d'animaux et de feuilles, ainsi que des blasons de palais seigneuriaux. Le retable provenant de San Pietro in Consavia mérite également l'attention.
Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 19h (dernière entrée à 18h). Le billet plein tarif coûte 10 euros, réduit 8. Pour info : 0141 437454. En 2022, il a enregistré plus de 9 500 visiteurs, mais malgré cela, c'est encore un joyau méconnu. Si vous passez par Asti, ne manquez pas ce plongeon dans le passé : vous aurez l'impression d'entrer dans une capsule temporelle.

Crypte et Musée de Sant'Anastasio : voyage dans les entrailles d'Asti
- Voir la fiche : Crypte Sant'Anastasio Asti : colonnes romanes et vestiges lombards médiévaux
- Corso Vittorio Alfieri 365, Asti (AT)
- https://www.comune.asti.it/pagina793_cripta-e-museo-di-santanastasio.html
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- info@fondazioneastimusei.it
- +39 0141 437454
La Crypte et Musée de Sant'Anastasio est l'un de ces lieux auxquels on ne s'attend pas. Il se trouve corso Alfieri, à deux pas de la cathédrale, mais pour le visiter, il faut descendre sous le bâtiment du Lycée Classique. Oui, car ici en 1907, lorsque l'ancienne église fut démolie pour construire l'école, une crypte du haut Moyen Âge est apparue au jour, restée intacte. Aujourd'hui, elle est le cœur d'un petit musée archéologique qui raconte plus de mille ans d'histoire d'Asti.La crypte a un plan basilical, avec trois nefs et des voûtes d'arêtes. La partie la plus ancienne, du XIe siècle, frappe par ses colonnes hétérogènes : certaines sont récupérées d'édifices romains, d'autres en grès faites sur mesure. Parmi les chapiteaux, celui de la première colonne nord est du haut Moyen Âge (première moitié du VIIIe siècle) avec des incisions et des croix grecques – un vestige d'une rare beauté. En se promenant entre les nefs, on respire une atmosphère de silence et de sacralité.
Autour de la crypte, le musée expose des vestiges lapidaires du VIIe au XVIe siècle. Dans la zone ouest, on peut voir les dalles du forum romain d'Hasta (Ier siècle apr. J.-C.) et des tombes lombardes du VIIe-VIIIe siècle. Dans la zone est, des chapiteaux romans de l'église du XIIe siècle, décorés de rinceaux, d'animaux et de feuilles, ainsi que des blasons de palais seigneuriaux. Le retable provenant de San Pietro in Consavia mérite également l'attention.
Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 19h (dernière entrée à 18h). Le billet plein tarif coûte 10 euros, réduit 8. Pour info : 0141 437454. En 2022, il a enregistré plus de 9 500 visiteurs, mais malgré cela, c'est encore un joyau méconnu. Si vous passez par Asti, ne manquez pas ce plongeon dans le passé : vous aurez l'impression d'entrer dans une capsule temporelle.

Domus Romana del Varrone : un rare joyau romain à Asti
- Via Varrone 30, Asti (AT)
- https://www.fondazioneastimusei.it/domus-romana/
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- info@fondazioneastimusei.it
- +39 0141 530403
Au cœur d'Asti, au 30 via del Varrone, se cache un trésor archéologique d'exception : la Domus Romana del Varrone. Datant de la seconde moitié du Ier siècle après J.-C., cette riche demeure patricienne est la seule domus romaine visitable du Piémont. Découverte sous un immeuble moderne, la domus offre un aperçu fascinant de la vie dans l'antique Hasta. Le clou du spectacle est la mosaïque du triclinium (salle à manger), un rare tapis de 3×1,70 mètres aux tesselles noires et blanches avec des incrustations de marbres colorés : serpentine, vert, jaune numidique. Le motif, unique dans la région, représente poissons, dauphins et branches de lierre, encadré d'une tresse et d'une arête de poisson. Mais ce n'est pas tout : on peut également voir les piliers en brique de l'hypocauste, l'ancien système de chauffage par le sol, et des fragments d'enduit peint. Le site, géré par la Fondation Asti Musei, est ouvert tous les jours de 10h à 19h (dernière entrée à 18h). Billet plein tarif 5€, tarif réduit 3€. Je recommande de combiner la visite avec la Torre Rossa voisine et le Musée de Sant'Anastasio pour une immersion complète dans l'Asti romaine. Un lieu qui vous fait toucher du doigt deux mille ans d'histoire.
Palais du Séminaire Épiscopal : baroque et trésors cachés
- Piazza Catena, Asti (AT)
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Au cœur d'Asti, sur la petite place du Séminaire, se dresse le Palais du Séminaire Épiscopal, un imposant édifice baroque conçu par l'architecte royal Benedetto Alfieri en 1762. La façade austère et rigoureuse ne laisse pas deviner la richesse qui se cache à l'intérieur : une cour à portiques, un escalier à perspective du XVIIIe siècle et un réfectoire ellipsoïdal. Les travaux, voulus par l'évêque Paolo Maurizio Caissotti, durèrent jusqu'en 1775, mais par manque de fonds, le bâtiment resta inachevé – des quatre façades prévues, seules trois furent réalisées. Aujourd'hui, le palais abrite encore le séminaire, mais n'offre au visiteur qu'un accès limité : seule la Bibliothèque du Séminaire est visitable, sur rendez-vous. Fondée en 1730, elle conserve des manuscrits, des livres anciens et un patrimoine bibliographique parmi les plus importants du Piémont, spécialisé en théologie et philosophie. À l'intérieur se trouvent également de précieux tableaux, comme la « Nativité avec les saints Barthélemy et Benoît » de Gandolfino da Roreto et l'« Adoration des Mages » de Jacobino et Giovanni Longo, malheureusement inaccessibles au public. Pendant l'occupation française de 1798, l'édifice fut utilisé à des fins militaires et le séminaire ferma temporairement. Le poète Silvio Pellico, qui visita les lieux, dédia quelques vers aux clercs. Si vous êtes passionné de livres anciens ou d'architecture baroque, il vaut la peine d'organiser une visite à la bibliothèque : un coin de quiétude où le temps semble s'être arrêté.
Musée Diocésain Saint-Jean : écrin d'art et d'histoire
- Via Giulio Natta 36, Asti (AT)
- http://museo.sicdat.it
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- museo@sicdat.it
- +39 351 707 7031
Au cœur d'Asti, entre les tours médiévales et les parfums des vins, se cache un joyau méconnu : le Musée Diocésain Saint-Jean. Installé dans l'ancienne église Saint-Jean, considérée comme la première cathédrale de la ville, ce musée est une plongée dans le passé qui remonte loin. Ouvert en 2010, il rassemble le patrimoine artistique du diocèse et l'expose dans un cadre qui est déjà en lui-même une pièce de collection. La structure a des origines paléochrétiennes : sous vos pieds, une crypte du VIIIe siècle avec des colonnes de porphyre rouge égyptien et des chapiteaux haut-médiévaux vous transporteront dans une autre époque. Et puis il y a la pièce maîtresse : le chœur en bois de Baldino da Surso, daté de 1477. Trente-six stalles ornaient autrefois le presbytère de la cathédrale, aujourd'hui il en reste vingt et une, mais leur beauté gothique tardive est intacte. Les dossiers sculptés représentent des évangélistes et des docteurs de l'Église, avec des détails qui révèlent la main d'un maître et de son élève nordique. Ne manquez pas la statue acéphale de Saint-Jean-Baptiste en grès, décapitée par le temps mais pleine de charme, et l'ostensoir gothique de Materniganus de Filipis de 1447. Le musée est encore en phase d'achèvement, mais il offre déjà un parcours émouvant entre pierres tombales, fresques et objets liturgiques. La visite est à prix libre, et le vendredi après-midi l'atmosphère est presque recueillie. Un conseil : prenez le temps d'observer la crypte, où le silence et les pierres racontent des siècles de foi.
Musée archéologique et paléontologique : une plongée dans la mer pliocène
- Corso Vittorio Alfieri 2, Asti (AT)
- https://www.comune.asti.it/pagina866_museo-archeologico.html
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- info@fondazioneastimusei.it
- +39 0141 530403
Si vous pensez qu'Asti n'est que vin et tours, vous vous trompez lourdement. Sous le Palazzo del Michelerio, un bâtiment du XVIe siècle qui a tout vu (monastère, orphelinat, jusqu'en 1971), se cache l'un des musées les plus surprenants du Piémont : le Musée paléontologique territorial de l'Astigiano. Le nom est un peu long, mais la visite est simple : on descend dans les sous-sols et on est catapulté 25 millions d'années en arrière, quand toute la plaine du Pô était une mer tropicale. Et ici, à vrai dire, la pièce maîtresse, ce sont les cétacés fossiles. La collection est considérée comme la plus importante d'Italie et d'Europe : baleinoptères, dauphins et même un cachalot de 11 mètres, le Léviathan de Vigliano d'Asti, exposé dans l'ancienne église du Gesù (avec des fresques du XVIIe siècle, entre autres). Le parcours est divisé en deux : d'abord une section générale avec des fossiles de mollusques, coraux et requins (incontournable la reconstruction de la mâchoire du Mégalodon à l'entrée), puis la galerie des cétacés. Ici se distinguent la Baleine de San Marzanotto (un spécimen unique encore à l'étude) et le Dauphin de Settime, une espèce nouvelle pour la science. Il y a aussi un petit aquarium préhistorique qui reconstruit les fonds marins pliocènes. Le billet coûte 7 euros et la visite guidée est vivement recommandée – les paléontologues sont passionnés et racontent des anecdotes que les panneaux ne disent pas. Et si vous êtes avec des enfants, les ateliers pédagogiques sont géniaux : ils peuvent toucher de vrais fossiles et faire des moulages. Bref, un musée inattendu, tout comme Asti.
Tour Rouge : le plus ancien symbole d'Asti
- Corso Vittorio Alfieri, Asti (AT)
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Si vous flânez sur le Corso Vittorio Alfieri, vous ne pouvez pas manquer la Tour Rouge, l'un des monuments les plus anciens d'Asti. Son histoire débute il y a deux mille ans, lorsque les Romains fondèrent Hasta : la partie inférieure, à 16 pans, remonte au Ier siècle après J.-C. et était probablement l'une des tours de la porte occidentale des remparts. Au XIIe siècle, elle fut surélevée par une structure cylindrique en brique et grès, typique du bicromatisme roman astigien, et transformée en clocher pour l'église Saint-Secund (aujourd'hui Sainte-Catherine). Le nom ? De la famille De Rubeis ou de la couleur rouge des briques. La légende raconte que saint Secund y fut emprisonné avant son martyre : une statue du saint, autrefois dans une cellule souterraine aujourd'hui murée, se trouve à l'intérieur. Dommage que la tour ne soit pas ouverte au public (propriété de l'Ordre Mauriziano), mais il vaut la peine de l'admirer de l'extérieur. Dans les années 1930, les maisons adossées furent démolies pour la mettre en valeur, et la petite place ainsi créée devait accueillir une statue d'Auguste, jamais réalisée. Curiosité : à côté, au numéro 432, une miniature de la tour se trouve dans une vitrine en fer, parfaite pour un selfie. Un joyau qui mêle époques et récits, incontournable pour les amateurs d'histoire authentique.
Tour Solaro : un joyau gothique parmi les tours d'Asti
- Via Giosuè Carducci, Asti (AT)
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Si vous vous promenez dans le Rione Cattedrale d'Asti, au coin de la via Carducci et de la via Giobert, vous vous trouvez devant un morceau d'histoire médiévale : la Tour Solaro, l'une des dites « tours géantes » de la deuxième période. Construite dans la seconde moitié du XIIIe siècle de style gothique, elle est aujourd'hui plus basse que l'original – comme beaucoup de tours astigiennes – mais sa masse carrée de 8,10 mètres de côté laisse encore imaginer sa grandeur d'origine. La tour est traditionnellement attribuée à la puissante famille guelfe des Solaro, mais l'historien Niccola Gabiani s'est trompé : en réalité, au XVIe siècle, elle appartenait aux Ponte. Bref, un mystère historique qui rend tout plus fascinant.Sur le plan architectural, on remarque les deux fenêtres à meneaux avec arcs ogivaux aux étages supérieurs, inhabituelles pour l'art astigien de l'époque : elles sont probablement le fruit de la restauration « reconstructive » de 1932. Le reste du fût est lisse, avec de simples fenêtres à une seule baie. Malheureusement, la tour n'est pas visitable à l'intérieur pour le moment, mais il vaut la peine de l'admirer de l'extérieur, surtout au coucher du soleil quand la lumière joue sur ses formes. Un conseil de voyageur curieux : levez les yeux et essayez d'imaginer sa hauteur d'origine, avant la coupe – c'était une de ces tours qui défiaient le ciel.

Tour De Regibus : un joyau gothique octogonal
- Via Roero, Asti (AT)
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Si vous vous promenez dans Asti et levez les yeux, vous ne pouvez pas manquer la Tour De Regibus au coin de la via Roero et du corso Alfieri. C'est la seule tour octogonale de la ville, un petit joyau gothique qui remonte au XIIIe siècle. À l'origine, elle s'élevait sur neuf étages, atteignant 39 mètres, mais il n'en reste aujourd'hui que six pour une hauteur d'environ 27 mètres. Les trois étages perdus, avec leurs bifores et leur créneau gibelin, ont été abattus au XVIIIe siècle. Le nom vient de la famille De Regibus (plus tard italianisé en Re), une maison gibeline de marchands et de prêteurs actifs entre Metz, la Lorraine et le Piémont. La tour faisait partie d'un ensemble défensif de trois tours : on voit encore la Tour Quartero, plus basse, tandis que la troisième a disparu. Le quartier est traditionnellement appelé « angle des trois Rois ». Malheureusement, la tour ne se visite pas à l'intérieur, mais sa silhouette est bien visible depuis la rue, offrant un coup d'œil saisissant. Si vous êtes passionné d'histoire médiévale, arrêtez-vous un instant pour observer les détails en grès et imaginez la splendeur de la famille Re. Pour moi, c'est un de ces lieux qui racontent l'âme la plus ancienne d'Asti sans besoin de mots.
Tour Comentina: la deuxième plus haute tour d'Asti
- Corso Vittorio Alfieri, Asti (AT)
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En vous promenant sur la Piazza Roma, il est impossible de ne pas remarquer la Tour Comentina, qui s'élève avec ses 38,55 mètres à l'angle du Corso Alfieri. C'est la deuxième tour civile la plus haute de la ville, mais pour moi c'est la plus fascinante : un fût lisse de style gothique-piémontais, parsemé de fenêtres ogivales, et au sommet un double rang d'arcatures en brique et en grès encadrant des créneaux gibelins en queue d'aronde. Construite dans la seconde moitié du XIIIe siècle, c'est la seule tour médiévale d'Asti à avoir conservé sa hauteur d'origine. Pendant des siècles, on l'a appelée Tour de San Bernardino, car elle servait de clocher à l'église adjacente, démolie en 1897 pour laisser place au palais néogothique qui l'englobe aujourd'hui. Dommage qu'on ne puisse pas la visiter : ce serait magnifique de monter là-haut et de profiter de la vue. Mais même depuis le sol, la tour raconte des histoires. Ici, pendant longtemps, on donnait le départ du Palio d'Asti qui se courait "alla lunga" le long de la Contrada Maestra. Aujourd'hui propriété privée, elle reste un symbole de la ville, un lien direct avec le Moyen Âge astigien. Si vous passez, arrêtez-vous un instant pour la regarder : on dirait presque qu'elle vous parle.
Tour Natta : la sentinelle de pierre des Natta
- Via Milliavacca, Asti (AT)
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Si vous vous promenez dans la via Natta, au coin de la via Milliavacca, vous tomberez sur une tour qui semble sortie d’une autre époque. C’est la Tour Natta, érigée à la fin du XIIe siècle – même si certains historiens la disent plus ancienne. Avec son plan carré de 5 mètres de côté et sa caractéristique double rangée de franges à gouttes, c’est un parfait exemple d’architecture gothique astigiane. Autrefois, elle s’élevait plus haut, mais elle a été écourtée on ne sait quand. Aujourd’hui, adossée aux palais de la famille Natta, elle forme une solide maison-forte qui vous fait imaginer luttes de pouvoir et vie noble.La tour ne se visite pas – dommage, car monter ces escaliers aurait été épique. Mais vous pouvez admirer ses détails depuis l’extérieur : le portail de la via Natta est une réfection Renaissance, tandis que celui de la via Milliavacca est gothique, avec des pierres de taille blanches et rouges alternées, typiques du Moyen Âge astigian. La façade du palais, quant à elle, est décorée d’un trompe-l’œil du XIXe siècle, une fantaisie qui ajoute une touche presque théâtrale.
La famille Natta, qui y habitait, a une histoire mythique : on dit qu’elle descendait de Numa Pompilius, deuxième roi de Rome. Plus concrètement, le rejeton Enrietto Natta (mort en 1485) possédait des terres dans toute la région, au point de donner son nom à la Vallée Natta. Bref, la Tour Natta n’est pas seulement un monument : c’est le cœur d’un quartier qui raconte des siècles d’Asti entre vin, pouvoir et briques rouges.







