Le Tempio Voltiano est le musée municipal dédié à Alessandro Volta, situé sur les rives du lac de Côme, viale Marconi. Inauguré le 16 juillet 1928 sur un projet de Federico Frigerio, il associe un bâtiment néoclassique inspiré du Panthéon à des instruments originaux et des reconstitutions sur la pile et l’électrologie. Ouvert du mardi au dimanche, de 10h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30), avec billet payant et ascenseur.
– Architecture néoclassique : coupole, pronaos à six colonnes et statues de la Foi et de la Science
– Collection voltienne : pile, électrophores, documents et souvenirs
– Bord du lac : à pied depuis le centre et à vélo depuis la Villa Olmo
– Événements et familles : conférences, visites guidées et activités pédagogiques
Temple Voltien : le musée de Volta sur le lac de Côme
Ne l’appelez pas église : le Temple Voltien est un musée, et pourtant il a l’allure solennelle d’un petit Panthéon donnant sur l’eau. Sur les quais de Côme, au bout du viale Guglielmo Marconi, le bâtiment blanc se détache entre le vert et le bleu du lac, et éveille déjà la curiosité depuis l’extérieur. À l’intérieur, il abrite des instruments originaux et des reconstitutions d’Alessandro Volta, le savant de Côme à l’origine de la pile. La scénographie est resserrée, ordonnée, presque intime : on passe des appareils scientifiques aux portraits, des médailles aux documents. Ne vous attendez pas à un musée interactif gigantesque ; ici, le charme réside dans la mesure et le contexte. J’ai mis un peu de temps à comprendre que le nom « Tempio » était un hommage, non une fonction religieuse. Et c’est peut-être précisément ce quiproquo qui le rend mémorable : un lieu dédié à la science dans une forme classique, avec le lac pour décor. Horaires, billets et accès s’organisent facilement, mais la visite se savoure sans se presser.
Repères historiques
Le musée est né à l’initiative de l’entrepreneur
Francesco Somaini, qui l’a imaginé, financé puis offert à la ville de Côme. Le projet est signé par l’architecte
Federico Frigerio, chargé de bâtir un écrin prestigieux pour les études et les instruments d’
Alessandro Volta, mort le
5 mars 1827. L’inauguration a lieu le
16 juillet 1928, dans un climat de célébration du centenaire de Volta. Le bâtiment n’est donc pas un temple religieux, mais un monument laïque à la science : pierre blanche, marbres polychromes, coupole centrale et références au Panthéon. Au fil du temps, le Temple Voltaïen a rejoint le réseau des Musées civiques de Côme et continue d’accueillir initiatives, conférences et expositions. Son histoire est brève au regard de celle de Volta, et c’est justement ce qui la rend intéressante : un musée construit bien plus tard, pour raconter une figure qui appartient au XVIIIe et au XIXe siècle.
- 1827 – mort d’Alessandro Volta
- 1899 – décision de lui consacrer un musée
- 1928 – inauguration du Temple Voltaïen
L’édifice : un Panthéon sur le lac
Vu depuis les rives du lac, le Temple Voltien semble un morceau de Grèce échoué au bord du lac. La façade présente un portique à six colonnes et un fronton triangulaire ; le pronaos est d’ordre corinthien et abrite les statues de la Foi et de la Science, œuvre de Carlo et Luigi Rigola. Le plan est carré, tandis que l’intérieur s’ouvre sur une salle circulaire surmontée d’une coupole avec un éclairage central. Les matériaux choisis — pierre blanche calcaire et marbres polychromes — produisent un effet lumineux et un peu théâtral, mais sans excès. Federico Frigerio voulait un bâtiment digne de la valeur scientifique de son contenu et, en même temps, capable de s’inscrire dans le paysage urbain. Le résultat est un monument compact, élégant, qui change de visage selon la lumière : presque éblouissant à midi, plus doux en fin d’après-midi. Pour ma part, il m’a rappelé un petit temple d’exposition universelle, mais bien ancré au bord du lac. Le portique invite à s’arrêter avant même d’entrer.
Au cœur du musée : la pile et les autres inventions
À l’intérieur, la visite se déroule sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée, on suit l’histoire des découvertes de Volta ; au premier étage, on raconte sa vie et sa renommée internationale. Parmi les objets exposés figurent des électrophores, des condensateurs et plusieurs versions de la pile voltaïque, ainsi que des instruments pour l’étude des gaz et de l’électrométrie. On y trouve aussi des bustes, des bas-reliefs, des portraits, des médailles, des lettres, des manuscrits et des objets personnels. Tout n’est pas original : le musée présente également des reconstructions, utiles pour comprendre le fonctionnement des appareils. Les sections consacrées à « La vie d’Alessandro Volta », « L’invention de la pile », « Airs et gaz » et « Électrométrie » aident à s’orienter. La bibliothèque spécialisée est surtout réservée aux universitaires et aux chercheurs, sur rendez-vous. L’impression est celle d’un « musée dans le musée » : le contenant et le contenu semblent avoir été pensés ensemble. Pour les enfants, la visite peut être plus pédagogique que spectaculaire, mais les machines anciennes ont leur propre charme. Les panneaux du premier étage proposent aussi une traduction en anglais.
Horaires, billets et accès
Le Tempio Voltiano se trouve viale Guglielmo Marconi, au bord du lac. Il ouvre du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h, avec dernière entrée à 17 h 30 ; fermé le lundi, sauf le 6 avril 2026, ainsi que les 1er janvier, 1er mai, 15 août et 25 décembre. L’entrée est payante : depuis le 1er février 2025, la nouvelle billetterie des Musei Civici s’applique ; elle est disponible à la caisse, en espèces ou par carte, ou en ligne sur Vivaticket. Pour les résidents de Côme et de sa province, il existe la CoMmUnity card, valable 365 jours, avec des accès illimités à la Pinacoteca civica, au Tempio Voltiano et à la cathédrale ; les Como Art pass permettent de visiter les trois sites en 72 heures. Les groupes et les scolaires sont invités à réserver. Le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite ou en fauteuil roulant grâce à un ascenseur. Il vaut mieux consulter le site avant de partir.
Pourquoi le visiter
Il y a au moins trois bonnes raisons de s’arrêter. Premièrement : il est considéré comme le seul musée au monde entièrement consacré à un scientifique, ce qui en fait déjà une étape à part des collections d’art habituelles. Deuxièmement : il permet de voir de près des instruments liés à la pile et à l’électricité, des objets qui restent d’ordinaire dans les manuels de physique. Troisièmement : le contexte. Le Temple Voltien se trouve sur le front de lac, on peut donc le combiner avec une promenade sans devoir organiser une journée entière. Ce n’est pas un lieu à « consommer » rapidement : mieux vaut y entrer avec curiosité, lire quelques panneaux et se laisser surprendre par les machines. Pour qui cherche seulement de grandes installations interactives, il pourrait sembler sobre ; pour qui aime l’histoire des sciences et les musées à taille humaine, il plaira beaucoup. Je le conseillerais surtout à ceux qui visitent Côme pour la première fois et veulent comprendre pourquoi Volta est encore si important pour la ville.
Quand y aller
Il n’y a pas de période obligatoire, mais le meilleur moment est selon moi le matin ou la fin d’après-midi, quand la lumière sur le lac est plus basse et que le bâtiment blanc n’éblouit pas. Par une journée claire de mi-saison, le bord du lac est agréable et il y a moins de monde ; en été, mieux vaut éviter les heures centrales, surtout si l’on souhaite se promener en extérieur. La visite intérieure n’est pas très grande, on peut donc l’insérer dans une journée ensoleillée sans renoncer au reste. J’éviterais les jours fériés et les week-ends les plus fréquentés, si l’objectif est de lire les panneaux tranquillement. Une note pratique : le musée ferme le lundi, ne le laissez donc pas pour le dernier jour si votre séjour commence justement par là. Si vous trouvez un ciel gris, en revanche, le Temple fonctionne aussi bien comme refuge culturel : l’atmosphère intimiste et la coupole lumineuse rendent la halte agréable.
Dans les environs
Après le musée, le plus naturel est de marcher le long du lac vers le centre de Côme, en s’arrêtant pour contempler l’eau et les montagnes. À proximité se trouve le Monument aux morts, inauguré par Sandro Pertini, que l’on rencontre sur la piste cyclable et piétonne menant à Villa Olmo. Cette dernière est une villa néoclassique avec un jardin donnant sur le lac, idéale pour prolonger la promenade et changer de registre : du musée scientifique au paysage. Les amateurs de science peuvent aussi chercher les lieux liés à Volta en ville, par exemple la Casa Volta, siège de l’Ordre des ingénieurs, qui est parfois ouverte lors de visites couplées avec le Temple. Pas besoin de tout programmer : il suffit de se laisser guider par la rive. Si vous avez le temps, prenez un café du côté du front de lac et observez le Temple au loin : la perspective sur l’eau lui donne une allure encore plus monumentale.