🧭 À quoi s’attendre
Idéal pour les voyageurs intéressés par l'art, l'histoire et la nature Points forts : centre historique fascinant, plages du Monte San Bartolo et excellente cuisine À ne pas manquer : Villa Imperiale et Teatro Rossini Conseil : visiter au printemps ou en automne pour un climat doux et moins de monde
Pesaro est bien plus qu'une simple ville balnéaire : c'est un concentré d'histoire, d'art et de nature qui mérite d'être découvert avec calme. Le centre historique, dominé par la Piazza del Popolo avec son imposante fontaine, est le cœur battant de la ville, où se distinguent le Palais Ducal et le Teatro Rossini, dédié au célèbre compositeur. En se promenant dans les rues, on rencontre des joyaux comme la Casa Rossini et les Musées Civiques, gardiens d'œuvres d'art et de vestiges archéologiques. Mais Pesaro n'est pas que culture : le Monte San Bartolo offre un parc naturel avec des sentiers panoramiques et des criques cachées, culminant avec l'ancien phare. Ne manquez pas la Villa Imperiale, résidence de la Renaissance donnant sur la mer, et la Rocca Costanza, forteresse médiévale qui raconte des siècles d'histoire. Un itinéraire parfait pour les amateurs d'art, de bonne cuisine et de détente sur la côte adriatique.
Aperçu
- Palazzo Ducale: le cœur Renaissance de Pesaro
- Teatro Rossini : un plongeon dans l'histoire de l'opéra
- Teatro Rossini : un plongeon dans l'histoire de l'opéra
- Musées Civiques du Palazzo Mosca
- Maison Rossini : le cœur battant de la mémoire du compositeur
- Maison Rossini : le cœur battant de la mémoire du compositeur
- Villa Imperiale : un plongeon dans la Renaissance entre fresques et jardins
- Rocca Costanza: une forteresse Renaissance à découvrir
- Musée Archéologique Oliveriano : un voyage à travers les millénaires de Pesaro
- Villino Ruggeri à Pesaro : le chef-d'œuvre Art nouveau
- Phare du Monte San Bartolo : vue imprenable sur la côte adriatique
- Villa Caprile à Pesaro : histoire, jeux d'eau et nature
- Fontaine Artistico-Monumentale de la Piazza del Popolo
- Les Orti Giulii : un coin vert et historique au cœur de Pesaro
- Palazzo Lazzarini : un joyau du XVIIIe siècle à redécouvrir
Itinéraires aux alentours
Palazzo Ducale: le cœur Renaissance de Pesaro
- Voir la fiche : Palais Ducal de Pesaro : Architecture Renaissance et Cour à Portiques Gratuite
- Corso Undici settembre, Pesaro (PU)
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Si vous passez par Pesaro, arrêtez-vous sur la Piazza del Popolo. Le côté nord est entièrement occupé par le Palazzo Ducale, le plus important édifice Renaissance de la ville. Son histoire commence au milieu du Quattrocento avec Alessandro Sforza, qui voulut la façade avec le portique à six arcades et les massifs piliers en bossage, puis il fut agrandi et décoré par les Della Rovere, ducs d'Urbino et de Pesaro. L'édifice a vécu des siècles de pouvoir, passant des Malatesta aux Sforza jusqu'aux Della Rovere, qui le transformèrent en un véritable joyau maniériste.En entrant, on est frappé par le Salon Metaurense : 600 mètres carrés d'époque sforzesque avec un plafond en bois à 84 caissons octogonaux peints aux armes des Della Rovere. Un peu plus loin, l'Antichambre des Appartements abrite une cheminée monumentale de Bartolomeo Genga avec des stucs de Federico Brandani. À ne pas manquer le Bain de Lucrèce, une petite pièce ornée de fresques grotesques et de figures mythologiques, et la Loggia du Jardin Secret, décorée de scènes bucoliques par Camillo Mantovano et Raffaellino del Colle.
Aujourd'hui, le palais abrite la Préfecture, mais fait partie du circuit Pesaro Musei. On ne le visite qu'avec des guides organisés : chaque samedi à 10h (1h30) ou les mardis et jeudis à 16h (45 minutes). Le billet unique est gratuit si vous avez déjà le Pesaro Musei, et donne aussi accès à d'autres musées. Réservation obligatoire. Un conseil : ne manquez pas la Cour d'honneur et le Jardin secret, oasis de paix en centre-ville.

Teatro Rossini : un plongeon dans l'histoire de l'opéra
- Voir la fiche : Théâtre Rossini Pesaro : Salle en fer à cheval et loge royale ducale
- Via Giambattista Passeri, Pesaro (PU)
- http://www.pesarocultura.it/
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- +39 0721 387362
Si vous passez par Pesaro, une halte au Teatro Rossini s'impose. Ce n'est pas qu'un théâtre : c'est un morceau d'histoire qui respire la musique depuis près de quatre siècles. Son nom ? Un hommage au grand Gioachino Rossini, né ici même, qui inaugura en 1818 le Teatro Nuovo (comme on l'appelait alors) en dirigeant sa Gazza ladra. Il n'avait alors que 26 ans. En effet, la structure originale – le Teatro del Sole de 1637 – avait été aménagée dans les anciennes écuries ducales des Della Rovere, dont on voit encore le portail en bossage signé par Filippo Terzi à l'entrée principale.Entrez et laissez-vous envelopper par l'atmosphère. La salle est un classique théâtre à l'italienne : en fer à cheval, avec quatre rangées de loges et un balcon pour 860 places. Le rideau peint par Angelo Monticelli est un petit chef-d'œuvre. Après le tremblement de terre de 1930, le théâtre fut fermé pour restauration et rouvert en 1934. Puis, de 1966 à 1980, une autre longue interruption. Mais la renaissance coïncida avec la naissance du Rossini Opera Festival, qui chaque août transforme Pesaro en une scène mondiale. Pas seulement de l'opéra : on y tient aussi des saisons de théâtre et de danse, des concerts, et le Festival National d'Art Dramatique (depuis 1948 !).
Récemment, en 2026, des travaux ont été effectués sur le toit grâce à des dons (Art Bonus), pour remédier à des infiltrations d'eau. Bref, le théâtre est vivant et en constante évolution. Si vous voulez le visiter, le circuit guidé « Exploration du Théâtre Caché » vous emmène dans les coulisses, entre loges et foyer. Pour la programmation, jetez un œil au site de l'AMAT ou passez à la billetterie de la Piazza Lazzarini. Un conseil : essayez d'attraper un spectacle, ne serait-ce qu'un concert. L'acoustique est parfaite.

Teatro Rossini : un plongeon dans l'histoire de l'opéra
- Voir la fiche : Théâtre Rossini à Pesaro: entre histoire et opéra lyrique
- Via Giambattista Passeri, Pesaro (PU)
- http://www.pesarocultura.it/
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- +39 0721 387362
Si vous passez par Pesaro, une halte au Teatro Rossini s'impose. Ce n'est pas qu'un théâtre : c'est un morceau d'histoire qui respire la musique depuis près de quatre siècles. Son nom ? Un hommage au grand Gioachino Rossini, né ici même, qui inaugura en 1818 le Teatro Nuovo (comme on l'appelait alors) en dirigeant sa Gazza ladra. Il n'avait alors que 26 ans. En effet, la structure originale – le Teatro del Sole de 1637 – avait été aménagée dans les anciennes écuries ducales des Della Rovere, dont on voit encore le portail en bossage signé par Filippo Terzi à l'entrée principale.Entrez et laissez-vous envelopper par l'atmosphère. La salle est un classique théâtre à l'italienne : en fer à cheval, avec quatre rangées de loges et un balcon pour 860 places. Le rideau peint par Angelo Monticelli est un petit chef-d'œuvre. Après le tremblement de terre de 1930, le théâtre fut fermé pour restauration et rouvert en 1934. Puis, de 1966 à 1980, une autre longue interruption. Mais la renaissance coïncida avec la naissance du Rossini Opera Festival, qui chaque août transforme Pesaro en une scène mondiale. Pas seulement de l'opéra : on y tient aussi des saisons de théâtre et de danse, des concerts, et le Festival National d'Art Dramatique (depuis 1948 !).
Récemment, en 2026, des travaux ont été effectués sur le toit grâce à des dons (Art Bonus), pour remédier à des infiltrations d'eau. Bref, le théâtre est vivant et en constante évolution. Si vous voulez le visiter, le circuit guidé « Exploration du Théâtre Caché » vous emmène dans les coulisses, entre loges et foyer. Pour la programmation, jetez un œil au site de l'AMAT ou passez à la billetterie de la Piazza Lazzarini. Un conseil : essayez d'attraper un spectacle, ne serait-ce qu'un concert. L'acoustique est parfaite.

Musées Civiques du Palazzo Mosca
- Voir la fiche : Musées Civiques de Pesaro : Le Retable de Bellini et les céramiques de la Renaissance au Palazzo Mosca
- Via Vincenzo Toschi Mosca, Pesaro (PU)
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Au cœur de Pesaro, à deux pas de la Piazza del Popolo, les Musées Civiques sont installés depuis 1936 dans le Palazzo Mosca, ancienne demeure noble rénovée au XVIIIe siècle par Luigi Baldelli. Dès que vous franchissez le seuil, l'atmosphère est déjà à la découverte : trois vastes cours intérieures et une sobre façade avec portail bossagé introduisent un parcours entièrement rénové en 2013, qui s'étend sur cinq salles au premier étage.Le véritable joyau est le Retable du Couronnement de la Vierge de Giovanni Bellini (vers 1475), provenant de l'église San Francesco. Un chef-d'œuvre qui vous enchante avec son trône de marbre ajouré qui s'ouvre sur un paysage, presque un « tableau dans le tableau ». Autour, des peintures provenant d'églises et de couvents de la ville, puis une Wunderkammer de céramiques et d'arts décoratifs : faïences historiées des centres du Duché d'Urbino, lustres de Deruta, et la célèbre production pesaraise « alla rosa » du XVIIIe siècle.
Le legs de la marquise Vittoria Mosca en 1885 a enrichi la collection de pièces uniques, tandis que la Collection Hercolani Rossini – héritée de Gioachino Rossini – apporte des œuvres de Vitale da Bologna, Tintoretto et Guido Reni (la dramatique Chute des Géants).
Les natures mortes vanités, avec des fleurs fanées et des crânes, ne manquent pas, ainsi que des chefs-d'œuvre du peintre pesarais Simone Cantarini. Le musée est également à la pointe en matière d'accessibilité : il propose des vidéoguides en LSF, des audioguides pour non-voyants et des reproductions tactiles du retable de Bellini. Un lieu qui vous surprend à chaque salle, entre art, histoire et une extraordinaire tradition céramique.

Maison Rossini : le cœur battant de la mémoire du compositeur
- Voir la fiche : Maison Rossini : le musée dans la maison natale de Gioachino Rossini
- Via Gioacchino Rossini 34, Pesaro (PU)
- https://www.pesaromusei.it/casa-rossini/
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Entrer dans Maison Rossini, c'est comme ouvrir un coffre qui raconte le génie de Gioachino Rossini, le Cygne de Pesaro. L'édifice, dont les étages inférieurs remontent au XVe siècle, se trouve au 34 via Rossini, là où passait autrefois l'antique via del Duomo. C'est ici, le 29 février 1792, que naquit le compositeur, comme le rappelle une plaque au premier étage : « La divine arte della musica arrise in questa stanza alla nascita di Gioacchino Rossini ». En se promenant dans les pièces, on respire une atmosphère intime : les fenêtres en arc, les cheminées noircies par la fumée et les vestiges de la cuisine d'origine racontent la vie d'une famille de musiciens. Après son acquisition par la municipalité en 1892, la maison devint musée et fut déclarée monument national en 1904. Depuis 2015, une restauration complète a allié tradition et innovation : au rez-de-chaussée, vous trouverez une boutique et des bornes multimédia, tandis qu'aux étages supérieurs, la collection, provenant en grande partie de Paris grâce au collectionneur Alphonse Hubert Martel, expose portraits, gravures et le célèbre dessin de Gustave Doré représentant Rossini sur son lit de mort. Ne manquez pas la salle de musique, avec un fortepiano vénitien de 1809 et des partitions autographes. La visite est rendue interactive grâce à des écrans tactiles pour consulter lettres et partitions numérisées, et le musée est équipé pour l'accessibilité avec des textes en braille et des vidéoguides en LSF. Au deuxième étage, l'espace Rossini Gourmet célèbre la passion du maître pour la bonne table. Un lieu qui émeut, où la musique se fait encore entendre entre les murs.
Maison Rossini : le cœur battant de la mémoire du compositeur
- Voir la fiche : Maison Rossini Pesaro : piano original et masque mortuaire du compositeur
- Via Gioacchino Rossini 34, Pesaro (PU)
- https://www.pesaromusei.it/casa-rossini/
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Entrer dans Maison Rossini, c'est comme ouvrir un coffre qui raconte le génie de Gioachino Rossini, le Cygne de Pesaro. L'édifice, dont les étages inférieurs remontent au XVe siècle, se trouve au 34 via Rossini, là où passait autrefois l'antique via del Duomo. C'est ici, le 29 février 1792, que naquit le compositeur, comme le rappelle une plaque au premier étage : « La divine arte della musica arrise in questa stanza alla nascita di Gioacchino Rossini ». En se promenant dans les pièces, on respire une atmosphère intime : les fenêtres en arc, les cheminées noircies par la fumée et les vestiges de la cuisine d'origine racontent la vie d'une famille de musiciens. Après son acquisition par la municipalité en 1892, la maison devint musée et fut déclarée monument national en 1904. Depuis 2015, une restauration complète a allié tradition et innovation : au rez-de-chaussée, vous trouverez une boutique et des bornes multimédia, tandis qu'aux étages supérieurs, la collection, provenant en grande partie de Paris grâce au collectionneur Alphonse Hubert Martel, expose portraits, gravures et le célèbre dessin de Gustave Doré représentant Rossini sur son lit de mort. Ne manquez pas la salle de musique, avec un fortepiano vénitien de 1809 et des partitions autographes. La visite est rendue interactive grâce à des écrans tactiles pour consulter lettres et partitions numérisées, et le musée est équipé pour l'accessibilité avec des textes en braille et des vidéoguides en LSF. Au deuxième étage, l'espace Rossini Gourmet célèbre la passion du maître pour la bonne table. Un lieu qui émeut, où la musique se fait encore entendre entre les murs.
Villa Imperiale : un plongeon dans la Renaissance entre fresques et jardins
- Voir la fiche : Villa Impériale Pesaro : fresques du Bronzino et jardins géométriques sur la colline
- Strada Bocca del lupo, Pesaro (PU)
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Si vous pensez que Pesaro n'est que mer et musique, vous vous trompez lourdement. À quelques minutes du centre, sur la colline San Bartolo, se dresse la Villa Imperiale, un joyau de la Renaissance qui mérite absolument une visite. Son histoire commence en 1468, lorsque l'empereur Frédéric III de Habsbourg posa la première pierre lors d'un passage vers Rome. Aujourd'hui, ce qui était une demeure seigneuriale se présente comme un ensemble unique, fruit de deux phases de construction : le noyau du XVe siècle des Sforza et l'agrandissement du XVIe siècle voulu par les Della Rovere. La seconde aile fut ajoutée par l'architecte d'Urbino Gerolamo Genga, qui, entre 1523 et 1538, créa un chef-d'œuvre d'architecture maniériste avec loggias, cours et jardins en terrasses.À l'intérieur, on est frappé par les fresques des huit salles du piano nobile : Dosso Dossi, Raffaellino del Colle et Agnolo Bronzino ne sont que quelques-uns des artistes qui ont décoré ces pièces. On passe de la Salle du Serment, avec sa fausse tapisserie, à la Salle des Travaux d'Hercule, avec ses grotesques et ses scènes mythologiques. Un parcours qui raconte les exploits de François-Marie Ier della Rovere et l'atmosphère cultivée de la cour.
À l'extérieur, les jardins sont une oasis de paix : parterres de buis géométriques, agrumes en pot et un panorama qui s'étend de la vallée du Foglia aux Apennins. La villa n'est ouverte qu'en été, le mercredi après-midi et le samedi matin, et la visite est obligatoirement guidée – réservez bien à l'avance, car les places sont limitées. Une expérience qui vous fera tomber amoureux des Marches les plus cachées.

Rocca Costanza: une forteresse Renaissance à découvrir
- Viale Piave, Pesaro (PU)
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Si vous êtes à Pesaro, ne manquez pas la Rocca Costanza, l'une des forteresses Renaissance les plus importantes de la région. Construite entre 1474 et 1483 sur ordre de Costanzo Sforza, la rocca est un parfait exemple d'architecture militaire : plan quadrangulaire, quatre imposants tours cylindriques aux angles et un fossé qui autrefois reliait la mer. Conçue initialement par Giorgio Marchesi da Settignano puis par Luciano Laurana, la forteresse a traversé des siècles d'histoire : du siège de César Borgia (1500) – qui, selon une tradition, impliqua également Léonard de Vinci – jusqu'à son utilisation comme prison de 1864 à 1989. Aujourd'hui, après une longue restauration, elle a été partiellement rouverte au public à l'été 2024. Vous pouvez la visiter avec le Tour Capitale, qui part de la piazza del Popolo et inclut également le Teatro Rossini et la Domus. Le tour vous mènera dans la cour intérieure (la place d'armes), la chapelle restaurée et le tour est, d'où vous aurez une vue magnifique sur la mer Adriatique. La visite est disponible du mardi au dimanche, à 11h00 et 17h30, jusqu'en septembre (réservation recommandée, max 25 personnes). Attention : les travaux de rénovation sont encore en cours – financés par le PNRR avec 650 000 euros – pour améliorer l'accessibilité et créer de nouveaux espaces. Bientôt, elle accueillera le siège des Archives de l'État et le Musée de la Fondation Dario Fo et Franca Rame. En vous promenant le long des murs, vous ressentez une atmosphère unique : les traces de munitions sur les courtines racontent les batailles passées, tandis qu'aujourd'hui la rocca est devenue un centre culturel animé avec des concerts et des festivals. Un conseil : vérifiez toujours les horaires mis à jour sur le site de la municipalité ou contactez l'office de tourisme IAT (0721 69341), car elle n'est pas ouverte tous les jours de manière continue. Et si vous aimez les légendes, on dit qu'il existe des souterrains secrets reliant la forteresse à la mer – qui sait s'ils seront un jour découverts !
Musée Archéologique Oliveriano : un voyage à travers les millénaires de Pesaro
- Via Domenico Mazza 97, Pesaro (PU)
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Au cœur de Pesaro, dans le Palais Almerici du XVIIe siècle, se cache un joyau : le Musée Archéologique Oliveriano. Né de la passion d'Annibale degli Abbati Oliveri, érudit du XVIIIe siècle, qui légua à la ville son immense collection, il retrace aujourd'hui mille ans d'histoire du territoire, de la période picénienne à la fin de l'Empire romain. Le parcours se déploie en quatre sections : la nécropole de l'âge du fer de Novilara (avec plus de 450 tombes et la célèbre stèle à la bataille navale), le Lucus Pisaurensis (bois sacré romain découvert par Oliveri lui-même), le municipe de Pisaurum et une salle dédiée au collectionnisme du XVIIIe siècle qui évoque une wunderkammer. Parmi les pièces les plus fortes, un anémoscope du IIe siècle ap. J.-C., des têtes romaines d'Auguste et de Livie, et des bronzes étrusques. La scénographie, signée par le studio STARTT et dirigée par l'archéologue Chiara Delpino, s'inspire du langage poétique de Jannis Kounellis : les fragments de pierre sont regroupés en figures géométriques, pour faire de la visite une expérience quasi artistique. Attention : actuellement, le musée est ouvert uniquement sur réservation (info 0721 33344) jusqu'au 30 mars 2025, puis fermera pour travaux liés au PNRR. Si vous êtes à Pesaro, ne manquez pas cette capsule temporelle : ça vaut vraiment le détour.
Villino Ruggeri à Pesaro : le chef-d'œuvre Art nouveau
- Voir la fiche : Villino Ruggeri à Pesaro : joyau Art nouveau aux intérieurs originaux de 1902
- Piazzale della Libertà 1, Pesaro (PU)
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À quelques pas de la mer, sur la Piazzale della Libertà, se trouve l’un des plus extraordinaires exemples d’architecture Art nouveau en Italie : le Villino Ruggeri. Construit entre 1902 et 1907 par l’industriel pharmaceutique Oreste Ruggeri – qui avait fait fortune avec ses produits – et conçu par l’architecte urbinatais Giuseppe Brega, cet édifice est un festival de décorations marines et végétales. Les façades sont recouvertes de reliefs en ciment hydraulique : coquillages, homards, fleurs et feuilles s’entrelacent dans un récit qui semble sorti d’un conte de fées. À l’origine, l’ensemble du villino – des fenêtres aux poignées, des meubles à la vaisselle – était rigoureusement de style Art nouveau, et aujourd’hui, la salle à manger et une porte vitrée sont encore conservées à l’intérieur. Le jardin était autrefois riche en parterres de fleurs, une serre et un gazebo, mais il ne reste aujourd’hui qu’une fontaine circulaire décorée de gros homards. Dommage qu’il soit privé et non visitable à l’intérieur, mais il vaut la peine de l’admirer de l’extérieur, surtout au coucher du soleil lorsque la lumière met en valeur les détails. La restauration de 2007 a redonné son éclat à la façade nord-est, mais la dégradation due à la proximité de la mer est une menace constante. Si vous passez par Pesaro, ne manquez pas ce joyau : c’est une plongée dans l’Art nouveau italien, à découvrir à ciel ouvert.
Phare du Monte San Bartolo : vue imprenable sur la côte adriatique
- Strada dei Cipressi, Pesaro (PU)
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Le phare du Monte San Bartolo est un de ces endroits qui vous laissent sans voix. Juché à 175 mètres au-dessus du niveau de la mer, le long de la suggestive Route des Cyprès, ce phare blanc de forme cylindrique haut d'environ 30 mètres domine la côte pesaraise. Son histoire est liée à la Seconde Guerre mondiale : l'ancien phare « Fralon » de Casteldimezzo a été détruit par un destroyer allemand en 1944, et la structure actuelle a été achevée en 1945 (bien que certaines sources indiquent une remise en service en 1952).Le phare est toujours actif : il émet deux éclairs blancs toutes les 15 secondes, visibles jusqu'à 25-30 milles nautiques. Malheureusement, il n'est pas visitable à l'intérieur (c'est une zone militaire gérée par la Marine nationale), mais l'esplanade alentour est accessible et offre une vue spectaculaire. Par temps clair, on aperçoit les montagnes de Croatie, le gratte-ciel de Rimini, le Monte Carpegna, le Sasso Simone et, vers le sud, le Monte Conero. Un mélange parfait de mer et d'Apennin.
Pour y arriver, vous pouvez choisir entre une promenade à pied le long du sentier 152a du Parc San Bartolo (environ 1 km, facile) ou une montée à vélo sur la route asphaltée : 2,1 km avec une pente moyenne de 9,1%, un bon test pour les cyclistes. Mon conseil ? Allez-y au coucher du soleil. Le soleil qui se couche sur la mer et embrase d'orange la tour blanche est un spectacle qui vaut chaque coup de pédale ou chaque pas.

Villa Caprile à Pesaro : histoire, jeux d'eau et nature
- Strada di Caprile 1, Pesaro (PU)
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S'il y a un lieu qui incarne le charme de la campagne de Pesaro, c'est bien la Villa Caprile. Perchée sur les collines du Monte San Bartolo, cette demeure de 1640 fut voulue par le marquis Giovanni Mosca comme refuge estival. Aujourd'hui siège de l'Institut Technique Agricole 'Antonio Cecchi', la villa conserve encore l'atmosphère des anciennes villas de plaisance. En se promenant entre les trois terrasses du jardin à l'italienne, on découvre un foisonnement de haies, de statues et – attention ! – des jeux d'eau qui jaillissent soudainement. Ce sont les mêmes farces qui amusaient les illustres invités d'autrefois : Giacomo Casanova, Stendhal, Gioachino Rossini et même Napoléon Bonaparte. Une anecdote curieuse ? Stendhal s'est inspiré du comte Francesco Maria Mosca pour son personnage du comte Mosca dans 'La Chartreuse de Parme'. Mais il n'y a pas que l'histoire : le parc de 25 hectares offre aussi un théâtre de verdure, une roseraie de roses anciennes et un parcours lié à la Ligne Gothique. Pendant l'été (du 8 juin au 30 août, tous les jours de 15h00 à 19h00), on peut visiter la villa et les jardins avec des visites guidées. Les billets ? 10€ pour une heure (uniquement jardins ou villa), 15€ pour deux heures (combiné). Réservation obligatoire pour les groupes. Et si vous voulez un souvenir spécial, l'exploitation agricole de l'institut vend des produits biologiques à zéro kilomètre, comme du vin et de l'huile, fabriqués par les étudiants. Bref, un lieu qui allie culture, nature et une bonne dose d'imprévu... humide !
Fontaine Artistico-Monumentale de la Piazza del Popolo
- Piazza del Popolo, Pesaro (PU)
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Au cœur de la Piazza del Popolo, poumon de Pesaro, trône la Fontaine Artistico-Monumentale, un chef-d'œuvre qui a traversé les siècles entre splendeurs et destructions. Commandée par le duc Francesco Maria II della Rovere entre 1588 et 1593, elle remplaça une fontaine malatesta du XIVe siècle. Inaugurée le 13 juillet 1593, la fontaine était un lieu de rencontre pour les Pesarais qui y puisaient de l'eau pour abreuver les animaux et laver les chariots – usage interdit en 1684 pour des raisons esthétiques. Au fil des ans, elle s'enrichit de détails : en 1605, pour la naissance du prince Federico Ubaldo, huit masques furent ajoutés, et en 1621, à l'occasion du mariage avec Claudia de' Medici, arrivèrent des dauphins en bronze et d'autres ornements. Son apparence actuelle est due au sculpteur romain Lorenzo Ottoni, qui la rénova entre 1684 et 1685. Malheureusement, en août 1944, les sapeurs allemands la minèrent et la détruisirent. Mais la ville ne se rendit pas : en 1960, la fontaine fut fidèlement reconstruite selon le modèle d'Ottoni, récupérant des fragments originaux. Aujourd'hui, vous la voyez dans toute sa splendeur, avec le bassin central en pierre blanche d'Istrie surmonté d'un lys, quatre tritons chevauchant des dauphins, et quatre chevaux marins nageant dans le grand bassin octogonal de marbre rouge de Vérone. Lisez les inscriptions latines sur le bord : elles racontent son histoire mouvementée. Avec vingt-six jets et un éclairage nocturne, la fontaine est redevenue, comme autrefois, 'la prunelle de Pesaro'. Un conseil ? Arrêtez-vous pour l'observer au coucher du soleil, quand la lumière caresse les marbres et que l'eau danse.
Les Orti Giulii : un coin vert et historique au cœur de Pesaro
- Via Canale, Pesaro (PU)
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Si vous vous promenez dans le centre de Pesaro, ne manquez pas les Orti Giulii, un joyau vert né entre 1827 et 1830. C'est le comte Francesco Cassi qui l'a voulu, pour célébrer son cousin Giulio Perticari, illustre homme de lettres. Le projet fut confié à l'ingénieur ferrarais Pompeo Mancini (le même que celui de la Pescheria) et le résultat fut un parc arboré avec un jardin botanique, l'un des premiers exemples de jardin public en Italie. L'atmosphère est romantique : colonnes de récupération, un petit temple, des sarcophages et des sentiers qui serpentent entre les essences exotiques acclimatées par l'Accademia Agraria. Au sommet, au centre d'une placette, vous trouverez le buste de Perticari : de là, vous profiterez d'une vue à couper le souffle sur le port, le fleuve et la colline San Bartolo. Aujourd'hui, le jardin est ouvert tous les jours de 7h30 à 19h30 (entrée gratuite) et, après une période de dégradation, la municipalité a alloué 1 million d'euros pour le remettre à neuf : nouvel éclairage, pavés, récupération des espèces historiques et un café littéraire qui donnera enfin vie à cet espace. Un coin de paix où histoire et nature se mêlent, parfait pour une pause loin de la circulation.
Palazzo Lazzarini : un joyau du XVIIIe siècle à redécouvrir
- Via Gioacchino Rossini, Pesaro (PU)
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Palazzo Lazzarini, donnant sur le parvis de la cathédrale, fait partie de ces édifices qui semblent garder un secret. Construit entre 1788 et 1790 sur les plans de l'architecte Gianandrea Lazzarini – avec la révision de Giovanni Antinori – il naît comme séminaire diocésain, voulu après le concile de Trente. La façade néoclassique, simple et élégante, mêle brique rouge, tuf, grès et pierre calcaire : un bossage en pierre marque le rez-de-chaussée, tandis que le portail central en grès est surmonté d'un fronton courbe avec des lampes sacrées. À l'intérieur, l'entrée voûtée en berceau et l'escalier monumental à double volée convergent vers un couloir voûté d'arêtes, un effet scénographique saisissant. Au fil des siècles, le palais a connu plusieurs vies : pendant la Première Guerre mondiale, il fut hôpital militaire, puis, entre les années 1950 et 1960, il abrita l'Institut technique commercial. Aujourd'hui, après plus de vingt ans de fermeture, il est en pleine rénovation : un méga-chantier de 3,5 millions d'euros (avec des fonds du PNRR et de la Curie) le transforme en résidence étudiante de 70 lits, dont 21 à loyer modéré (200-270 euros par mois) pour les étudiants du Conservatoire Rossini et de l'Université. Mais ce n'est pas tout : au rez-de-chaussée verront le jour trois salles pour des événements culturels, une cour/petite place sur la via Rossini (170 m²) pour des concerts, et depuis quelques années déjà, le sous-sol abrite le Musée Diocésain, avec des pièces datant du IVe siècle, comme le sarcophage de Saint Decence et des fragments de mosaïques paléochrétiennes. L'ouverture de la résidence est prévue pour septembre 2026, mais le chantier est déjà un chantier de renaissance. Si vous passez par Pesaro, arrêtez-vous au numéro 53 de la via Rossini : le palais mérite un coup d'œil, ne serait-ce que pour imaginer l'animation des étudiants qui bientôt le feront vivre.



