Château de San Vigilio : terrasse sur Città Alta

Le Château de San Vigilio domine Città Alta depuis 496 mètres : une forteresse en étoile avec quatre tours, des remparts crénelés et une vue qui s’étend de la plaine aux Préalpes. On y accède par le funiculaire de San Vigilio, en service depuis 1912, ou à pied en passant par la Porta Sant’Alessandro. Aujourd’hui, c’est un parc public avec des restaurants, des visites spéléologiques sur réservation et un panorama exceptionnel au coucher du soleil.
Quatre tours : Castagneta, Belvedere, Del Ponte et San Vigilio.
Vue à 360° sur Città Alta, Valbrembo, Almenno et les Préalpes.
Souterrains avec un boyau de contre-mine visitable avec Le Nottole.
Funiculaire historique et promenade panoramique depuis la Porta Sant’Alessandro.


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Copertina itinerario Château de San Vigilio : terrasse sur Città Alta
Forteresse à 496 mètres au-dessus de Città Alta : quatre tours, souterrains des Nottole, funiculaire depuis 1912 et panorama sur les Préalpes et la plaine bergamasque.

À savoir


La terrasse de Bergame

Le Château de San Vigilio est la terrasse naturelle de Bergame. Il se dresse là-haut, sur la colline qui porte le même nom, à 496 mètres, et d’ici la ville ressemble à une maquette. D’un côté, la Città Alta avec ses tours ; de l’autre, la plaine qui se perd au loin, puis le Monte Bastia, les villages de Valbrembo et Paladina et l’esplanade d’Almenno. Si vous tournez le regard, les Préalpes apparaissent. Ne vous attendez pas à un château féerique avec pont-levis : ici, on respire l’air d’une forteresse militaire, entre canonnières et meurtrières. Et c’est justement là son charme. Il a un plan en étoile et quatre tours : Castagneta, Belvedere, Del Ponte et San Vigilio. On y arrive à pied ou en funiculaire, et en quelques minutes, on change vraiment de monde.

Aperçu historique

Les origines remontent au passé : il existait peut-être déjà une tour de guet à l’époque romaine, mais la première fortification documentée remonte au VIe siècle. En 889, Arnulf de Carinthie conquit le fortin, connu sous le nom de Castello della Cappella en raison de la petite église Santa Maria Maddalena. En 1166, le Conseil municipal de Bergame décida d’en construire un plus grand ; les Visconti achevèrent la fortification en 1335 et la République de Venise la transforma en garnison permanente à partir de 1428. Le portail Renaissance de Mauro Codussi fut démoli en 1829 par les Autrichiens. À la fin du XIXe siècle, la famille Soregaroli acheta la structure et y ouvrit un restaurant. La municipalité la racheta en 1957 et l’ouvrit au public en 1962.

  • VIe siècle – premières fortifications documentées
  • 889 – Arnulf de Carinthie conquiert le Castello della Cappella
  • 1166 – la municipalité décide d’agrandir le château
  • 1335 – les Visconti achèvent la fortification
  • 1428 – début de la domination vénitienne
  • 1485-1487 – construction des quatre tours
  • 1912 – inauguration du funiculaire
  • 1962 – le château ouvre au public

Quatre tours et le plan en étoile

La forme est immédiatement reconnaissable : un plan en étoile avec quatre tours circulaires d’angle, Castagneta, Belvedere, Del Ponte et San Vigilio, construites entre 1485 et 1487 sous la République de Venise et reliées par une courtine polygonale. À l’intérieur des tours se trouvent les casemates pour l’artillerie, et au-dessus de l’embrasure du canon une ouverture pour viser. La place supérieure mesure 40 x 70 mètres et est entourée de murailles crénelées ; en dessous se trouve la citerne principale. Dans la place inférieure se trouvaient la poudrière et les logements des soldats. Entre 1585 et 1595, un talus incliné fut ajouté pour résister aux coups d’artillerie et la tour centrale fut démolie. Le fossé complétait le système défensif. Aujourd’hui, on se promène parmi les créneaux, les chemins de ronde et les meurtrières, avec le panorama qui pénètre par chaque ouverture.

Les souterrains des Nottole

Sous le château se cache un monde secret. Un réseau de tunnels, passages secrets et voies d’évasion creusés pour résister aux sièges. Les défenseurs ouvraient des galeries de contre-mine pour intercepter ceux qui tentaient de faire effondrer les murailles à l’explosif. Un boyau de contre-mine entièrement creusé dans la roche est accessible depuis la tour de Castagneta. Il fut découvert dans les années 1970 par le groupe spéléologique Le Nottole, qui organise encore aujourd’hui des visites guidées sur réservation. La légende raconte l’existence d’un passage secret vers le fort San Marco ; en réalité, le chemin couvert, construit entre 1607 et 1616, fut détruit par les Français en 1797. Descendre ici, c’est tout autre chose que la promenade habituelle entre les remparts : obscurité, roche et histoire.

Le funiculaire de 1912

Le funiculaire de San Vigilio est le moyen le plus pratique pour arriver au sommet. Il a été inauguré en 1912, lorsque la zone a commencé à se couvrir de villas, et relie la colline à Porta Sant’Alessandro, la porte vénitienne de 1561 ornée du lion de Saint-Marc. Il mesure 630 mètres et le trajet dure moins de trois minutes. Arrêté depuis 1976, il a été remis en service en 1991 et constitue depuis un petit rituel pour les Bergamasques et pour ceux qui visitent la ville. Les cabines montent à pic et en un instant la Città Alta s’éloigne, tandis que la vue s’ouvre. Depuis la station d’arrivée, on continue à pied par une courte montée jusqu’au château. Un détail pratique : les horaires changent selon les saisons, donc mieux vaut les vérifier avant de monter.

Pourquoi le visiter

Trois bonnes raisons. Premièrement : le panorama. Depuis 496 mètres, on découvre Città Alta, la plaine, le Monte Bastia, les villages de Valbrembo et Paladina, l’esplanade d’Almenno et les Préalpes. Deuxièmement : l’architecture militaire. Le plan en étoile, les quatre grosses tours, les embrasures et les meurtrières racontent des siècles de sièges, des Visconti à Venise. Troisièmement : l’entrée est gratuite et le château est un parc public avec des terrasses panoramiques, ouvert toute l’année ; sur la colline, il y a deux restaurants et un hôtel-boutique aménagé dans l’ancien bâtiment militaire. Et puis il y a les visites des souterrains avec Le Nottole, qui transforment la promenade en aventure. Ce n’est pas le château de carte postale classique, mais c’est justement pour cela qu’il marque les esprits.

Quand y aller

Il n’y a pas de mauvaise saison, mais le bon moment fait la différence. Mon conseil : le coucher de soleil : la lumière chaude embrase la plaine et les Préalpes, et la Città Alta se couvre de lumières. Les premières heures du matin ont aussi leur charme, avec la brume qui monte des vallées. En automne, les couleurs sont superbes ; au printemps, les collines se parent de vert. En été, le château reste accessible jusqu’au soir, on peut donc y monter après le dîner ; en hiver, avec un air limpide, la vue porte plus loin. Si vous pouvez, évitez les heures centrales d’une journée d’août et choisissez la lumière douce : le panorama et les photos vous remercieront.

Dans les environs

Après le château, il vaut la peine de porter plus loin le regard et de prolonger la promenade. La colline de la Bastia (518 m) fut fortifiée par les Visconti en 1373 et offre un autre beau point de vue sur les collines. Autrement, une promenade le long des Mura Veneziane de la Città Alta, avec la Porta Sant’Alessandro de 1561 et le lion de Saint-Marc, relie idéalement le funiculaire au centre historique et à ses ruelles. Ceux qui restent sur la colline trouveront l’église San Vigilio, d’origine ancienne (VIIIe siècle), et quelques adresses pour une pause gourmande. Et pour les amateurs de spéléologie urbaine, les visites des Nottole aux souterrains complètent la journée de la plus belle des manières.

Itinéraires aux alentours


💡 Peut-être que vous ne saviez pas que…

On dit qu’un passage secret reliait le château au Fort San Marco : en réalité, il s’agit d’un boyau de contre-mine creusé dans la roche, découvert dans les années 1970 par le groupe spéléologique Le Nottole et visitable depuis la tour Castagneta. Curiosité : le funiculaire de 1912 a été voulu par la famille Soregaroli, qui avait ouvert ici un restaurant ; aujourd’hui, sur la colline, subsistent deux restaurants de luxe et un hôtel de charme.