Que voir à Mantoue et dans sa province : entre Gonzague et lacs


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour ceux qui aiment l'art, l'histoire et la nature loin des villes bondées
  • Piste cyclable du Mincio et parcours entre collines et lacs
  • Châteaux et villages : Castiglione, Solferino, Cavriana
  • Musées thématiques : Croix-Rouge, Tazio Nuvolari, archéologie
  • Œnogastronomie : vins et plats typiques mantouans

Événements aux alentours


Si vous pensez à Mantoue, vous n'imaginez que le centre historique ? La province offre bien plus. J'ai parcouru les routes qui relient les Gonzague à des villages authentiques comme Castiglione delle Stiviere et Solferino, où l'histoire se respire entre forteresses et musées. Ne manquez pas la Rocca de Solferino, symbole du Risorgimento, et le Musée International de la Croix-Rouge. Pour les amoureux de la nature, les collines morainiques et les pistes cyclables le long du Mincio offrent des panoramas uniques. Et puis l'œnogastronomie : des vins Lambrusco aux tortelli de potiron, chaque étape est une expérience. Dans cet article, vous trouverez les étapes incontournables pour découvrir la province de Mantoue, des chefs-d'œuvre de la Renaissance aux trésors cachés, avec des conseils pratiques pour organiser votre voyage.

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Itinéraires aux alentours


Palais Ducal : la résidence des Gonzague

Palais DucalLe Palais Ducal de Mantoue n'est pas seulement un musée : c'est une ville dans la ville. Avec ses 35 000 m², plus de 500 pièces, 7 jardins et 8 cours, c'est l'une des résidences les plus vastes d'Europe. Résidence des Gonzague de 1328 à 1707, sa construction s'étend du XIIIe au XVIIIe siècle : chaque seigneur y a apporté sa touche, créant un labyrinthe de cours, galeries et appartements. Le billet (18 €, réduit 2 €) inclut également la Chambre des Époux, chef-d'œuvre absolu d'Andrea Mantegna (1465-1474) : une fresque qui brise le mur avec un oculus illusionniste. Mais il n'y a pas que Mantegna : le Cycle de Pisanello (tournoi chevaleresque) vous laissera bouche bée, tout comme les tapisseries flamandes d'après les cartons de Raphaël, le cabinet d'Isabelle d'Este et la monumentale Galerie de l'Exposition (64 mètres). À ne pas manquer la Salle de Manto avec les histoires de la fondation de la ville, et le Château Saint-Georges, qui abrite les prisons des Martyrs de Belfiore. Attention aux horaires : ouvert mar-dim 8h15-19h15 (dernière entrée 18h15), fermé le lundi. Réservez en ligne pour éviter les files d'attente. Le palais est immense : prévoyez au moins deux heures, voire trois pour en profiter pleinement. Si vous êtes amateur de la Renaissance, vous y trouverez l'un des plus hauts concentrations d'Italie.

Palais Ducal

Palais Ducal : la résidence des Gonzague

Palais DucalLe Palais Ducal de Mantoue n'est pas seulement un musée : c'est une ville dans la ville. Avec ses 35 000 m², plus de 500 pièces, 7 jardins et 8 cours, c'est l'une des résidences les plus vastes d'Europe. Résidence des Gonzague de 1328 à 1707, sa construction s'étend du XIIIe au XVIIIe siècle : chaque seigneur y a apporté sa touche, créant un labyrinthe de cours, galeries et appartements. Le billet (18 €, réduit 2 €) inclut également la Chambre des Époux, chef-d'œuvre absolu d'Andrea Mantegna (1465-1474) : une fresque qui brise le mur avec un oculus illusionniste. Mais il n'y a pas que Mantegna : le Cycle de Pisanello (tournoi chevaleresque) vous laissera bouche bée, tout comme les tapisseries flamandes d'après les cartons de Raphaël, le cabinet d'Isabelle d'Este et la monumentale Galerie de l'Exposition (64 mètres). À ne pas manquer la Salle de Manto avec les histoires de la fondation de la ville, et le Château Saint-Georges, qui abrite les prisons des Martyrs de Belfiore. Attention aux horaires : ouvert mar-dim 8h15-19h15 (dernière entrée 18h15), fermé le lundi. Réservez en ligne pour éviter les files d'attente. Le palais est immense : prévoyez au moins deux heures, voire trois pour en profiter pleinement. Si vous êtes amateur de la Renaissance, vous y trouverez l'un des plus hauts concentrations d'Italie.

Palais Ducal

Palazzo Te : le chef-d'œuvre de Giulio Romano

Palazzo TeS'il y a un lieu à Mantoue qui incarne le génie de la Renaissance, c'est Palazzo Te. Construit entre 1525 et 1535 à la demande de Frédéric II Gonzague comme villa suburbaine pour les loisirs et les réceptions, c'est le chef-d'œuvre absolu de Giulio Romano, élève de Raphaël. Dès que l'on franchit l'entrée du Viale Te 13, on est frappé par la sobriété de la façade : mais c'est à l'intérieur qu'explose la merveille. La cour d'honneur, les salles décorées de fresques... La Salle des Géants est une expérience immersive : les murs et le plafond se fondent en une seule scène apocalyptique, avec Jupiter foudroyant les Titans. On a l'impression d'être à l'intérieur du tableau. La Salle des Chevaux quant à elle frappe par ses destriers représentés avec un réalisme extraordinaire, presque ils vous suivent du regard. Ne manquez pas la Chambre d'Amour et Psyché, dédiée aux banquets, avec des fresques mythologiques célébrant l'amour. Outre les fresques, le palais abrite le Museo Civico avec quatre collections permanentes : la section gonzaghesque avec poids et mesures, la donation Mondadori, la collection égyptienne de Giuseppe Acerbi et la collection mésopotamienne Ugo Sissa. Une immersion dans l'histoire vieille de millénaires. Après la visite, arrêtez-vous à Spazio Te, le nouveau bistrot dans la cour, pour un apéritif avec vue sur le Jardin de l'Esedra. Les saveurs locales et l'atmosphère détendue concluent l'expérience en beauté. Le palais est ouvert tous les jours : du lundi au vendredi et dimanche de 9h à 19h30, le mardi à partir de 13h. Le billet comprend également l'accès au MACA et au Temple Alberti. Un conseil ? Réservez en ligne car il est souvent complet.

Palazzo Te

Basilique Saint-André : le chef-d'œuvre Renaissance de Mantoue

Basilique Saint-AndréEntrer dans la Basilique Saint-André, c'est comme plonger dans la Renaissance. Conçue par Leon Battista Alberti à partir de 1472 à la demande de Ludovic III Gonzague, c'est la plus grande église de Mantoue et l'une des plus fascinantes. La façade, inspirée d'un arc de triomphe romain, frappe d'emblée par sa solennité : un grand arc central encadré de pilastres corinthiens géants. En dessous, un atrium qui sert de filtre entre le chaos extérieur et la sacralité. L'intérieur est à nef unique, avec une voûte en berceau à caissons qui semble vous enlacer, et des chapelles latérales cachées entre les piliers. La lumière, filtrée par le "parapluie" supérieur, crée des jeux de pénombre qui orientent le regard vers l'autel. Dans la première chapelle à gauche se trouve le tombeau d'Andrea Mantegna, décoré de ses dessins réalisés par le Corrège. Mais le véritable trésor est dans la crypte : les Vases Sacrés qui, selon la tradition, contiennent le Sang du Christ, apporté à Mantoue par le centurion Longin. La relique n'est exposée que le Vendredi Saint, mais la crypte octogonale est visitable toute l'année. Et si vous avez un peu de cran, montez jusqu'au tambour de la coupole (ajoutée au XVIIIe siècle par Juvarra) : de là-haut, en plus de voir la structure de près, vous profitez d'une vue à couper le souffle sur l'intérieur. Pour moi, c'est l'endroit qui incarne le mieux l'ambition des Gonzague : unir pouvoir, foi et art en un seul coup d'œil. Entrée gratuite, ouvert tous les jours de 8h à 12h et de 15h à 19h. Je recommande d'y passer vers 16h, lorsque la lumière basse fait ressortir les caissons de la voûte.

Basilique Saint-André

Basilique Saint-André : le chef-d'œuvre Renaissance de Mantoue

Basilique Saint-AndréEntrer dans la Basilique Saint-André, c'est comme plonger dans la Renaissance. Conçue par Leon Battista Alberti à partir de 1472 à la demande de Ludovic III Gonzague, c'est la plus grande église de Mantoue et l'une des plus fascinantes. La façade, inspirée d'un arc de triomphe romain, frappe d'emblée par sa solennité : un grand arc central encadré de pilastres corinthiens géants. En dessous, un atrium qui sert de filtre entre le chaos extérieur et la sacralité. L'intérieur est à nef unique, avec une voûte en berceau à caissons qui semble vous enlacer, et des chapelles latérales cachées entre les piliers. La lumière, filtrée par le "parapluie" supérieur, crée des jeux de pénombre qui orientent le regard vers l'autel. Dans la première chapelle à gauche se trouve le tombeau d'Andrea Mantegna, décoré de ses dessins réalisés par le Corrège. Mais le véritable trésor est dans la crypte : les Vases Sacrés qui, selon la tradition, contiennent le Sang du Christ, apporté à Mantoue par le centurion Longin. La relique n'est exposée que le Vendredi Saint, mais la crypte octogonale est visitable toute l'année. Et si vous avez un peu de cran, montez jusqu'au tambour de la coupole (ajoutée au XVIIIe siècle par Juvarra) : de là-haut, en plus de voir la structure de près, vous profitez d'une vue à couper le souffle sur l'intérieur. Pour moi, c'est l'endroit qui incarne le mieux l'ambition des Gonzague : unir pouvoir, foi et art en un seul coup d'œil. Entrée gratuite, ouvert tous les jours de 8h à 12h et de 15h à 19h. Je recommande d'y passer vers 16h, lorsque la lumière basse fait ressortir les caissons de la voûte.

Basilique Saint-André

Château Saint-Georges : entre forteresse et chef-d'œuvre de la Renaissance

Château Saint-GeorgesS'il y a un lieu à Mantoue que vous ne devez absolument pas manquer, c'est le Castello di San Giorgio. Construit entre 1395 et 1406 à la demande de Francesco I Gonzaga, avec son plan carré et ses quatre tours d'angle, il semble tout droit sorti d'un livre d'histoire. Mais ne vous y trompez pas : à l'intérieur, vous ne trouverez pas seulement des créneaux et des ponts-levis, mais l'un des joyaux de la Renaissance.

Le château fut transformé en résidence par Ludovic II en 1459, et se présente aujourd'hui avec une cour à arcades et une atmosphère mêlant puissance et raffinement. Le véritable spectacle est au premier étage : la Chambre des Époux, fresquée par Andrea Mantegna entre 1465 et 1474. Y pénétrer, c'est comme faire un saut dans le temps – la voûte peinte simule une ouverture sur le ciel, avec des putti et une illusion de perspective à couper le souffle. Attention cependant : la visite est limitée à 10 minutes, juste pour protéger les fresques, mais chaque seconde en vaut la peine.

Le château a aussi un côté obscur. Pendant la domination autrichienne, il devint une prison de haute sécurité, et c'est là que furent enfermés les Martyrs de Belfiore, patriotes du Risorgimento. En vous promenant dans les prisons, avec encore des graffitis et des traces de leur passage, vous ressentez une émotion forte.

Infos pratiques : l'accès se fait par le Palais Ducal sur la Piazza Sordello. Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 8h15 à 19h15. Le billet plein tarif coûte 12 € (inclut la Corte Vecchia et la Collection Freddi). Le premier dimanche du mois est gratuit – mais prévenu, arrivez tôt pour éviter les files d'attente interminables. Conseil : prenez l'audioguide, car chaque salle a une histoire qui mérite d'être écoutée.

Château Saint-Georges

Rocca de Solferino : l'Espionne d'Italie entre histoire et panoramas

Rocca de SolferinoLa Rocca de Solferino, connue sous le nom d'Espionne d'Italie, est une tour haute de 23 mètres construite en 1022 au sommet de la colline la plus élevée de la province de Mantoue (206 m d'altitude). Son surnom n'est pas un hasard : jusqu'en 1866, la frontière entre le royaume d'Italie et l'empire d'Autriche passait tout près, et depuis son sommet, on pouvait surveiller toute la plaine. Aujourd'hui, c'est un lieu chargé d'histoire, indissociablement lié à la bataille de Solferino et San Martino du 24 juin 1859, un affrontement sanglant qui inspira Henry Dunant à fonder la Croix-Rouge.

En montant la rampe en bois, on traverse la Salle des Souverains avec les portraits de Napoléon III et Victor-Emmanuel II, jusqu'à atteindre la terrasse panoramique. Là-haut, le panorama est tout simplement spectaculaire : on embrasse du regard du lac de Garde aux Préalpes, et par temps clair, on aperçoit même les Apennins. Au rez-de-chaussée, un petit musée expose des souvenirs, des armes et des documents de la bataille, dont les bustes des généraux français Auger et Dieu.

La Rocca fait partie d'un complexe qui comprend également l'Ossuaire et le Musée de la Bataille. Si vous voulez la visiter, sachez que du 17 mars au 15 octobre, elle est ouverte tous les jours (fermé le lundi) de 9h00 à 12h30 et de 14h30 à 19h00. Le billet unique pour la Rocca et le Musée coûte 8€ (valable 7 jours), ou vous pouvez prendre le billet cumulatif à 12€ qui inclut également le Musée de San Martino. Bref, une plongée dans l'histoire qui vous offre aussi une vue inoubliable.

Rocca de Solferino

Le château de Castiglione delle Stiviere, entre histoire et spiritualité

ChâteauPerché sur une colline dominant le village, le château de Castiglione delle Stiviere est un lieu qui renferme des siècles d'histoire. Ses origines remontent au IXe siècle, mais c'est sous les Gonzague qu'il a connu sa période la plus brillante. C'est ici, le 9 mars 1568, qu'est né saint Louis de Gonzague, le saint patron de la jeunesse. C'est Ferrante Gonzague, premier marquis de Castiglione, qui a voulu cette demeure familiale et a ajouté la gracieuse église Saint-Sébastien dans la cour, construite en signe de remerciement pour avoir échappé à la peste de 1576. Aujourd'hui, de cette splendeur ancienne, il reste la puissante tour d'entrée et une partie de l'enceinte ; le reste a malheureusement été détruit par les Français en retraite en 1706 et les matériaux réutilisés pour la cathédrale. Se promener dans la cour, admirer la petite église et imaginer la vie de cour est une expérience que je recommande à tous. Dans les années 1970, la communauté locale a restauré les espaces, les transformant en un centre paroissial animé où se déroulent aujourd'hui le catéchisme et des activités pour les jeunes. Un mélange d'histoire sacrée et de vie quotidienne qui rend le château unique. Le château appartient aujourd'hui à une institution religieuse et ne peut être visité qu'à l'extérieur, mais il fait partie du circuit FAI et pendant les Journées FAI de Printemps, on peut découvrir des coins habituellement fermés. Prenez votre appareil photo : la vue sur le bourg est vraiment pittoresque.

Château

Le Château de Castel d'Ario : histoire et légende

Château de Castel d'ArioSi vous cherchez un coin d'authentique Moyen Âge dans la basse Mantoue, le Château de Castel d'Ario est une étape qui ne déçoit pas. C'est un manoir qui semble sorti d'un livre d'histoire, avec ses murs pentagonaux et ses cinq tours qui se dressent au centre du village. La partie la plus évocatrice ? La Tour de la Faim, qui doit son nom à une histoire macabre : en 1851, lors des travaux pour une glacière, sept squelettes furent mis au jour. Selon les chroniques, il s'agissait des restes de trois membres de la famille Pico della Mirandola et de quatre des Bonacolsi, laissés mourir de faim respectivement en 1321 et 1328. Une plaque à l'entrée rappelle ces événements. Mais ce n'est pas que légende : le château est un joyau architectural. Construit entre le XIe et le XIIIe siècle, il était un bastion frontalier disputé entre Scaliger, Bonacolsi et Gonzague. À l'intérieur des murs se trouve le Palais Pretorio, avec des fresques du XIVe siècle de l'époque scaligère : un rare exemple de peinture politique célébrant les seigneurs de Vérone. Le château est visitable gratuitement, tous les jours, et facilement accessible depuis Mantoue. En se promenant le long des remparts, on respire une atmosphère d'un autre temps. Attention cependant : la Tour de la Faim n'est pas accessible pour des raisons de sécurité, mais la visite vaut quand même le détour. Si vous avez de la chance, vous pourriez croiser les bénévoles du groupe 'Amis du Château' qui organisent des visites guidées. La municipalité a entrepris des restaurations pour 150 000 euros, concentrées sur la tour, pour enlever la végétation envahissante. Un conseil : associez la visite à un tour dans les environs, entre les lacs de Mantoue et les autres forteresses gonzaghesques. Castel d'Ario est un petit joyau qui mérite une halte.

Château de Castel d'Ario

Théâtre à l'Antique : le joyau de Sabbioneta

Théâtre à l'AntiqueSi vous pensez que le théâtre moderne est né sur les grandes scènes italiennes, vous devez absolument visiter le Théâtre à l'Antique de Sabbioneta. Construit entre 1588 et 1590 à la demande de Vespasien Gonzague, il est considéré comme le premier théâtre permanent d'Europe construit ex nihilo, sans s'appuyer sur des structures préexistantes. Conçu par Vincenzo Scamozzi, élève de Palladio, le théâtre est un chef-d'œuvre de l'architecture Renaissance. L'extérieur est sobre, avec deux niveaux de fenêtres et des pilastres, mais c'est l'intérieur qui coupe le souffle. La salle rectangulaire est divisée en deux carrés : la scène et la cavea semi-circulaire, séparés par l'orchestre. Le décor fixe original, malheureusement détruit au XVIIIe siècle, a été reconstruit en 1996 de manière imaginative. Admirez la loggia à colonnade corinthienne et les statues des dieux de l'Olympe réalisées par Bernardino Quadri. Les murs sont ornés de fresques représentant des arcs de triomphe et des vues de la Rome antique, tirées de gravures du XVIe siècle. Sur la corniche extérieure trône l'inscription : "ROMA QVANTA FVIT IPSA RVINA DOCET" (Combien grande fut Rome, ses ruines mêmes l'enseignent). Un hommage à la grandeur de l'Empire que Vespasien Gonzague voulait imiter. Après la mort du duc, le théâtre tomba en décadence et fut utilisé comme grenier, entrepôt et même cinéma. Les restaurations des années 1950 et 1960 l'ont rendu à sa splendeur d'antan. Aujourd'hui, il accueille des concerts de musique ancienne et des manifestations culturelles. Le visiter, c'est comme plonger au XVIe siècle : l'atmosphère est unique, entre stucs, fresques et ce sentiment d'émerveillement que seul un lieu aussi authentique peut offrir.

Théâtre à l'Antique

Musée civique Goffredo Bellini : un voyage dans l'histoire d'Asola

Musée civique Goffredo BelliniSi vous passez par Asola, arrêtez-vous au Musée civique Goffredo Bellini. C'est un lieu surprenant, installé dans le Palais Monte dei Pegni, juste au 7 via Garibaldi. Le musée est né de la passion de Goffredo Bellini (1870-1947), qui, au début des années 1920, a commencé à collectionner de tout : vestiges archéologiques, souvenirs de guerre, peintures, livres anciens, objets sacrés. Le résultat ? Une collection éclectique qui va de la préhistoire au XXe siècle. Au rez-de-chaussée, deux pièces maîtresses vous attendent : une stèle funéraire égyptienne du Moyen Empire et un kylix attique à figures noires du VIe siècle av. J.-C. Puis on continue avec l'archéologie, de l'âge du Bronze à l'époque romaine, avec un beau lapidaire. En montant au premier étage, le décor change : on passe à la section ethno-anthropologique, avec les métiers et outils anciens, et à la section historique, avec des documents de la domination vénitienne à la Première Guerre mondiale. Les œuvres d'art ne manquent pas, notamment des peintures de Virgilio Ripari et Serafino De Tivoli, et une surprise contemporaine : l'installation Sant'Andrea e Sant'Erasmo de Stefano Arienti. À voir aussi la salle topographique, avec l'horloge de l'hôpital et une reproduction du Siège d'Asola attribué au Tintoret. Et si l'art sacré vous intéresse, à côté se trouve le Musée Paroissial Giovanni Battista Tosio. Le musée est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h, le samedi de 9h à 12h et le dimanche de 15h30 à 18h30. Plein tarif 3 euros. Pour info : 0376 733075 ou museo@comune.asola.mn.it.

Musée civique Goffredo Bellini

MAST Musée Art Histoire Territoire : un plongeon dans le passé de Castel Goffredo

MAST Musée Art Histoire TerritoireÀ Castel Goffredo, au cœur de la Haute Mantoue, le MAST (Musée Art Histoire Territoire) est une découverte qui va au-delà des apparences. Inauguré en octobre 2017, il occupe deux palais historiques des XVe et XVIe siècles – le Palazzo della Prevostura et le Palazzo Negri – à deux pas de l'église Sant'Erasmo. Le parcours d'exposition, qui s'étend sur 900 m², raconte la communauté de la préhistoire à l'époque contemporaine, mais le cœur est la période Renaissance, lorsque Castel Goffredo fut la capitale d'un petit marquisat des Gonzague. Deux thèmes clés guident la visite : l'eau, qui a modelé l'urbanisme et l'économie locale, et le tissage, activité ancienne qui a fait de la ville au XXe siècle la « capitale de la chaussette ». Parmi les œuvres à ne pas manquer, la Vierge orante de Giovanni Zebellana (vers 1480), les rimonim juifs transformés en cloches chrétiennes et l'incunable de Lactance de 1478. Mais le MAST n'est pas que des objets : trois installations interactives – un miroir parlant, un tableau animé et un hologramme – rendent l'histoire vivante, surtout pour les plus jeunes. Le musée est aussi un centre culturel : il abrite les Archives historiques paroissiales, l'Ancienne Librairie du Clergé et une bibliothèque spécialisée. Si vous passez par ici, ne vous contentez pas de voir seulement la place Renaissance : le MAST mérite un arrêt, peut-être l'un des premiers dimanches du mois lorsque l'ouverture est continue. Petit conseil : appelez avant pour vérifier les horaires, surtout en été (seulement le matin) et en août (fermé).

MAST Musée Art Histoire Territoire

Musée international de la Croix-Rouge

Musée international de la Croix-RougeÀ Castiglione delle Stiviere, au cœur de la province de Mantoue, le Musée international de la Croix-Rouge vous transporte en 1859, année de la bataille de Solferino. Installé dans l'historique Palais Longhi Triulzi (fin du XVIIIe siècle), le musée inauguré en 1959 raconte comment Henry Dunant, bouleversé par les souffrances des blessés, fonda la plus grande organisation humanitaire mondiale. Au rez-de-chaussée, une installation vidéo immersive vous plonge dans la bataille ; puis on monte entre des salles remplies de brancards, d'instruments chirurgicaux et de documents originaux. L'histoire des femmes de Castiglione, coordonnées par le prêtre Don Lorenzo Barzizza, qui transformèrent églises et maisons en hôpitaux temporaires, est marquante. Le parcours se déroule sur quatre niveaux, avec une cour intérieure, une cafétéria et une librairie. Conseil : ne manquez pas l'église Maggiore voisine, où les blessés furent soignés. Infos pratiques : Via Garibaldi 50, ouvert d'avril à octobre de 9h à 18h (de novembre à mars de 9h à 12h et de 14h à 17h, fermé le lundi). Billet plein tarif 8 €, réduit 5 €. Accessible par le bus APAM ligne 2. Un lieu qui touche le cœur, où l'histoire humanitaire prend vie.

Musée international de la Croix-Rouge

Musée Archéologique de l'Alto Mantovano : un voyage entre préhistoire et Risorgimento

Musée Archéologique de l'Alto MantovanoSi vous passez par Cavriana, ne manquez pas le Musée Archéologique de l'Alto Mantovano. Installé dans la Villa Mirra, au pied de la Rocca Gonzaghesca, ce musée est un joyau pour les passionnés d'histoire. Né dans les années 1960 à l'initiative du Groupe Archéologique de Cavriana, il rassemble des pièces provenant de plus de 60 sites de la région. Le parcours se déroule dans 13 salles classées chronologiquement : de la préhistoire (avec des vestiges néolithiques et les célèbres sites palafittiques de Bande di Cavriana et Castellaro Lagusello, patrimoine UNESCO) à l'époque romaine, en passant par le Moyen Âge et la Renaissance, jusqu'au Risorgimento. Parmi les objets les plus curieux, les fameuses 'tablettes énigmatiques' de l'Âge du Bronze : de petits artefacts en terre cuite avec des signes géométriques dont on ignore encore la signification. L'une des salles les plus fascinantes est celle où séjourna Napoléon III pendant la bataille de Solferino – toujours meublée de mobilier d'époque. Le musée est également très actif dans le domaine pédagogique : il organise des ateliers pour enfants, des parcours tactiles pour non-voyants et même un festival international de cinéma archéologique. L'entrée est gratuite avec la carte 'Amico del Museo'. Horaires : mardi-vendredi 9-12, samedi et dimanche également 15-18:30. Je recommande de vérifier sur le site (museocavriana.it) car en hiver, il ferme pendant une période. Un lieu qui raconte des siècles d'histoire, entre mystères anciens et souvenirs du Risorgimento.

Musée Archéologique de l'Alto Mantovano

Château de Ponti sul Mincio : histoire et panoramas

Château de Ponti sul MincioPerché sur une colline dominant le fleuve Mincio, le Château de Ponti sul Mincio est un joyau médiéval à découvrir. Construit entre 1260 et 1276 par la seigneurie des Scaligeri, il faisait partie d’un système défensif qui contrôlait l’accès au lac de Garde. Aujourd'hui, il se visite (billet 2€, gratuit pour les moins de 14 ans) et offre une expérience authentique, loin de la foule. La structure est un château-enceinte à plan polygonal irrégulier, avec cinq tours. Trois d’entre elles sont dites "scudate", c’est-à-dire ouvertes vers l’intérieur : une solution défensive ingénieuse qui empêchait les assaillants de s’y retrancher. Les deux autres sont fermées : le donjon et la Tour de l’Horloge, visitable à l’intérieur. De là, la vue s’étend sur le Mincio et le village, un panorama qui à lui seul vaut la montée. Les courtines sont en galets de rivière et brique, avec des créneaux en partie perdus. En se promenant le long des murs, on remarque les meurtrières et les traces du pont-levis. Autrefois, l’accès était protégé par une barbacane, encore visible. Le château ne fut jamais conquis par les Mantouans : il passa aux Vénitiens puis aux Français, pour être annexé à la Lombardie seulement sous Napoléon. Aujourd’hui, restauré dans les années 1970, il est le symbole du village. Attention : il n’est pas accessible aux fauteuils roulants et ferme en cas de mauvais temps. Pour le visiter, mieux vaut réserver (tél. 3518968121).

Château de Ponti sul Mincio

Palais Gonzaga-Acerbi à Castel Goffredo

Palais Gonzaga-AcerbiAu cœur de Castel Goffredo, le Palais Gonzaga-Acerbi occupe tout le côté nord de la Piazza Mazzini, encastré entre la Tour de l'Horloge et le massif Torrazzo. Ses origines remontent au XIVe siècle, mais c'est au XVIe siècle que le marquis Aloisio Gonzaga le transforme en une splendide cour Renaissance, faisant de Castel Goffredo la capitale de son marquisat. Des hôtes illustres comme l'empereur Charles Quint (1543) et le poète Matteo Bandello franchirent ces portes. En entrant, on est enchanté par la loggia aux colonnes de marbre et aux voûtes ornées de fresques grotesques, attribuées à l'école de Giulio Romano. Le jardin intérieur, voulu par Aloisio, est un havre de paix avec des arbres centenaires, une fontaine en marbre blanc et deux roseraies dont les sarments furent rapportés d'Égypte par le consul Giuseppe Acerbi, qui y résida. Dans le palais naquit aussi le patriote Giovanni Acerbi, figure des Martyrs de Belfiore, et en 1862 Garibaldi y fut accueilli. La façade, remaniée dans le style néoclassique par Gaspare Turbini, conserve des traces de la frise originale avec des amours et la devise 'Fortitudo mea, amor populi, potentorum reverentiam'. Aujourd'hui, le palais est une propriété privée, mais le portique et certaines salles sont loués pour des événements. Entrée libre, absence de barrières architecturales. Un lieu qui raconte des siècles d'histoire, entre les Gonzaga et le Risorgimento.

Palais Gonzaga-Acerbi

Cour Castiglioni, la demeure du Courtisan

Cour CastiglioniÀ Casatico, dans la commune de Marcaria, se trouve un lieu qui semble tout droit sorti d'un livre d'histoire : Cour Castiglioni, la maison natale de Baldassarre Castiglione, l'auteur du célèbre Courtisan. Le complexe du XVe siècle, entouré de douves et doté d'une tour en étoile conçue par Giulio Romano, a longtemps été un joyau caché. Après le séisme de 2012, il est resté fermé pendant 14 ans, mais depuis 2025, des travaux de restauration financés à hauteur de plus de 4 millions d'euros ont débuté. La nouvelle la plus excitante ? Lors des investigations, une salle aux fresques de l'école de Giulio Romano a été mise au jour, restée cachée pendant trois siècles sous une glacière. Les peintures représentent des nuages, des divinités et des pseudo-portraits, intacts et sans restaurations modernes. En se promenant dans les cours, on respire une atmosphère mêlant vie rurale et splendeurs de la Renaissance. La tour octogonale, autrefois utilisée comme glacière, est aujourd'hui l'un des symboles du complexe. À l'intérieur, outre les fresques, une surporte avec une étoile, des oiseaux et des papillons se distingue. Quand les travaux seront terminés (fin 2026), la cour deviendra un pôle culturel. Pour l'instant, on peut l'admirer de l'extérieur, en rêvant de ce qu'elle sera.

Cour Castiglioni