Que voir à Livourne : itinéraire entre monuments et front de mer


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour ceux qui aiment les villes côtières riches en histoire et culture
  • Points forts : Terrasse Mascagni, Marché Central, forteresses médicéennes
  • À ne pas manquer : les Quatre Maures et le Cisternone
  • Meilleure période : printemps et automne
  • Conseil : visiter le Marché Central le matin pour déguster le street food

Événements aux alentours


Si vous pensez que Livourne n'est qu'un port de passage, vous vous trompez. Cette ville toscane a un caractère unique, forgé par la mer et l'histoire. Que voir à Livourne en une journée ? Je vous conseille de commencer par la Terrasse Mascagni, la célèbre promenade maritime avec ses mosaïques à damier blanc et rouge, offrant une vue spectaculaire sur la mer. Ensuite, dirigez-vous vers le Monument des Quatre Maures, symbole du passé maritime de la ville, et les proches Forteresse Vieille et Forteresse Neuve, témoins de la domination médicéenne. Ne manquez pas le Cisternone, un chef-d'œuvre d'architecture néoclassique, et le Marché Central, où savourer les saveurs locales. Pour les amateurs d'art, le Musée Civique Giovanni Fattori raconte la peinture toscane du XIXe siècle. Et si vous aimez la mer, le Phare de Livourne et la Tour du Marzocco sont des étapes suggestives. Cet article vous guidera à travers les principales attractions, avec des conseils pratiques pour profiter au mieux de la ville labronique.

Aperçu



Itinéraires aux alentours


Terrasse Mascagni : le balcon sur la mer de Livourne

Terrasse MascagniS'il y a un endroit qui incarne l'âme élégante de Livourne, c'est la Terrasse Mascagni. Cette immense belvédère de plus de 8 000 mètres carrés a vu le jour en 1925 sur les ruines du Fort des Cavalleggeri, transformé par l'ingénieur Enrico Salvais en une place suspendue au-dessus de la mer. Le détail qui saute immédiatement aux yeux ? Le pavement en damier composé de plus de 34 000 dalles blanches et noires, un effet hypnotique qui change d'aspect selon la lumière. La balustrade, avec ses quelque 4 000 colonnettes, délimite la frontière avec le bleu, offrant une vue qui s'étend de l'Archipel Toscan jusqu'à la Corse par les journées les plus claires. Au centre, un kiosque néoclassique – reconstruit après la guerre – accueille des concerts d'été et sert de cadre à des mariages et des séances photos. Nommée en hommage au compositeur livournais Pietro Mascagni, la terrasse est l'endroit idéal pour un coucher de soleil : le soleil plongeant dans la mer teinte le damier de reflets dorés. J'adore m'asseoir sur un banc blanc et écouter le bruit des vagues, peut-être après une promenade jusqu'aux Bains Pancaldi, l'historique établissement balnéaire tout proche. La terrasse est gratuite, accepte les animaux et est accessible à tous grâce à des rampes sans obstacles. En hiver, quand la mer se déchaîne, les vagues se brisent sur le pavement créant une atmosphère sauvage ; en été, la brise marine invite à la détente. Bref, un must absolu pour qui visite Livourne, à vivre en toute saison.

Terrasse Mascagni

Monument des Quatre Maures

Monument des Quatre MauresSi vous vous promenez dans Livourne, arrêtez-vous sur la Piazza Micheli. Ici, devant la Vecchia Darsena, se dresse le Monument des Quatre Maures, l’un des symboles les plus forts de la ville. Au centre, la statue en marbre de Carrare de Ferdinand Ier de Médicis, haute de plus de 4 mètres, sculptée par Giovanni Bandini entre 1595 et 1599. Le grand-duc porte l’uniforme de Grand Maître de l’Ordre des Chevaliers de Saint-Étienne et regarde vers la mer, comme pour surveiller le port qu’il a lui-même contribué à développer.

Mais ce qui frappe le plus, ce sont les quatre prisonniers en bronze à ses pieds. Réalisés par Pietro Tacca entre 1623 et 1626, ils représentent des corsaires barbaresques enchaînés, avec un réalisme saisissant : torsions, grimaces de douleur, détails anatomiques qui les rendent vivants. On dit que Tacca a pris pour modèles de véritables prisonniers du Bagno de Livourne, comme Morgiano et Alì. Chacun a une histoire différente : l’un est jeune et vigoureux, un autre plus âgé, marqué par le temps.

Curiosité : si vous vous placez sur une dalle blanche du pavement de la place – celle voulue par la municipalité – vous pouvez voir simultanément le nez des quatre Maures. Cela porte chance, dit-on. Le monument a connu des moments difficiles : en 1799, les Français ont enlevé les trophées en bronze, et pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été démonté pour le protéger. Il a été restauré en 2021 en vue du quatre centième anniversaire de son achèvement en 2026. En 2025, un projet de réaménagement a proposé d’ajouter quatre statues de Maures libres de leurs chaînes, suscitant un débat entre ceux qui défendent l’histoire et ceux qui la réinterprètent.

Un conseil de voyageur : allez-y tôt le matin, quand la lumière éclaire le marbre et que le bronze crée des ombres intenses. Et n’oubliez pas de regarder aussi la mer derrière vous : c’est tout un programme.

Monument des Quatre Maures

Fortezza Vecchia : une plongée entre histoire et mer

Fortezza VecchiaEn se promenant sur le front de mer de Livourne, on ne peut pas ne pas remarquer l'imposante silhouette de la Fortezza Vecchia qui se découpe sur le port. C'est un lieu qui renferme des siècles d'histoire, pourtant aujourd'hui il est plus vivant que jamais. Construite à partir de 1519 sur les plans d'Antonio da Sangallo le Vieux, la forteresse est un chef-d'œuvre de l'architecture militaire de la Renaissance. Ses trois bastions – de l'Ampolletta, de la Canaviglia et de la Capitana – semblent embrasser la mer. À l'intérieur des murs se cachent des vestiges encore plus anciens : une tour du XIe siècle, le Donjon de Mathilde du XIIIe siècle et la Quadratura des Pisans du XIVe siècle. C'est comme feuilleter un livre d'histoire, tout en un seul endroit. Aujourd'hui, la Fortezza Vecchia est un centre culturel bouillonnant : l'été, elle accueille des concerts, des spectacles de théâtre et des festivals de cinéma, avec une capacité de 900 places assises. Le programme 2026 est très riche, avec des noms comme Sergio Rubini, Fabrizio Bentivoglio et Dario Ballantini, et de nombreux événements sont gratuits. Si vous préférez une visite plus tranquille, montez sur le Donjon : de là, la vue s'étend du golfe de La Spezia à l'île d'Elbe. Ne manquez pas la nouvelle bibliothèque de la mer dans la Palazzina del Capitano, ouverte les mardi, mercredi et jeudi de 10h à 19h. Personnellement, j'adore m'asseoir sur les remparts au coucher du soleil : le soleil qui descend sur la Tyrrhénienne teinte les bastions d'orange, et on dirait qu'on entend encore l'écho des coups de canon qui annonçaient l'arrivée des souverains. Un lieu dont on ne se lasse jamais de visiter.

Fortezza Vecchia

Fortezza Vecchia : une plongée entre histoire et mer

Fortezza VecchiaEn se promenant sur le front de mer de Livourne, on ne peut pas ne pas remarquer l'imposante silhouette de la Fortezza Vecchia qui se découpe sur le port. C'est un lieu qui renferme des siècles d'histoire, pourtant aujourd'hui il est plus vivant que jamais. Construite à partir de 1519 sur les plans d'Antonio da Sangallo le Vieux, la forteresse est un chef-d'œuvre de l'architecture militaire de la Renaissance. Ses trois bastions – de l'Ampolletta, de la Canaviglia et de la Capitana – semblent embrasser la mer. À l'intérieur des murs se cachent des vestiges encore plus anciens : une tour du XIe siècle, le Donjon de Mathilde du XIIIe siècle et la Quadratura des Pisans du XIVe siècle. C'est comme feuilleter un livre d'histoire, tout en un seul endroit. Aujourd'hui, la Fortezza Vecchia est un centre culturel bouillonnant : l'été, elle accueille des concerts, des spectacles de théâtre et des festivals de cinéma, avec une capacité de 900 places assises. Le programme 2026 est très riche, avec des noms comme Sergio Rubini, Fabrizio Bentivoglio et Dario Ballantini, et de nombreux événements sont gratuits. Si vous préférez une visite plus tranquille, montez sur le Donjon : de là, la vue s'étend du golfe de La Spezia à l'île d'Elbe. Ne manquez pas la nouvelle bibliothèque de la mer dans la Palazzina del Capitano, ouverte les mardi, mercredi et jeudi de 10h à 19h. Personnellement, j'adore m'asseoir sur les remparts au coucher du soleil : le soleil qui descend sur la Tyrrhénienne teinte les bastions d'orange, et on dirait qu'on entend encore l'écho des coups de canon qui annonçaient l'arrivée des souverains. Un lieu dont on ne se lasse jamais de visiter.

Fortezza Vecchia

Forteresse Neuve : le pentagone sur l'eau

Forteresse NeuveS'il y a un lieu qui incarne l'âme de Livourne, c'est la Forteresse Neuve. Construite à partir de 1590 sur un projet de Bernardo Buontalenti, cette fortification à plan pentagonal est entièrement entourée d'eau, un véritable îlot au cœur du quartier Venise. En se promenant sur le pont à trois arches qui la relie à la terre ferme, on respire immédiatement l'histoire : autrefois, il y avait un pont-levis, remplacé plus tard pour faire place à une entrée plus commode. La forteresse a connu des moments difficiles – pendant la Seconde Guerre mondiale, les bombardements ont détruit une grande partie des bâtiments intérieurs, et aujourd'hui ce qu'il en reste est un mélange fascinant de ruines et de pelouses verdoyantes. Après la guerre, elle a accueilli des sinistrés, mais heureusement, elle a été transformée en un immense parc public, avec des allées arborées, des bancs et une vue spectaculaire sur les canaux et la place de la République. Pour moi, c'est justement cela qui est beau : marcher sur les anciens remparts, imaginer les canons qui tiraient à midi (jusqu'au début du XXe siècle !), puis s'arrêter au kiosque pour un apéritif. Aujourd'hui, la Forteresse est vivante : en été, il y a des cinémas en plein air, des concerts et le célèbre Effetto Venezia. Et si vous voyagez avec des enfants, il y a des aires de jeux et des spectacles tous les mercredis. De plus, elle est accessible à tous grâce à des rampes et un ascenseur pour le bar – un détail que j'apprécie beaucoup. La Forteresse Neuve n'est pas seulement un monument : c'est le salon de la ville, où l'histoire et le divertissement se rencontrent. Venez la découvrir, peut-être au coucher du soleil, quand les murs se teintent de rouge et que l'eau reflète les lumières.

Forteresse Neuve

Cisternone : un temple de l'eau au cœur de Livourne

CisternoneSi vous passez par Livourne, ne manquez pas le Cisternone, une œuvre qui semble sortie d'un rêve d'architecture visionnaire. Construit entre 1829 et 1842 par Pasquale Poccianti, cet énorme réservoir d'eau est un chef-d'œuvre néoclassique qui fournit encore aujourd'hui de l'eau à la ville. La façade, avec sa demi-coupole à caissons inspirée du Panthéon, est l'une des images les plus emblématiques de Livourne. Ne vous laissez pas tromper par l'extérieur : l'intérieur est une vaste citerne en forme de T, divisée par cinq nefs de piliers toscans qui soutiennent des voûtes d'arêtes. L'eau, toujours présente, crée des jeux de lumière suggestifs entre les colonnes. Autrefois, l'eau était filtrée avec du gravier et du charbon, aujourd'hui avec du chlore, mais la structure est encore parfaitement fonctionnelle. Le Cisternone a aussi un passé cinématographique : il est apparu dans le film « Les Séquestrés d'Altona » de Vittorio De Sica. La visite est gratuite (mieux vaut vérifier les horaires sur le site de la municipalité ou appeler). De plus, à partir de 2025, la place attenante sera réaménagée pour devenir une zone piétonne verdoyante : une raison de plus pour revenir le voir. Je recommande de combiner la visite avec une promenade sur le front de mer ou un tour dans le quartier de la Venezia Nuova.

Cisternone

Le Marché Central : une plongée dans l'histoire et les saveurs de Livourne

Marché CentralSi vous voulez respirer l'âme authentique de Livourne, le Marché Central des Vettovaglie est l'endroit idéal. Inauguré en 1894 sur les plans de l'ingénieur Angiolo Badaloni, c'est un chef-d'œuvre d'architecture en fer et en verre qui s'inspire des grandes halles parisiennes. En entrant, vous en resterez bouche bée : une immense nef haute de 35 mètres avec des fermes métalliques, des décorations florales Art nouveau et huit cariatides du sculpteur Lorenzo Gori. C'est le plus grand marché couvert de Toscane et l'un des plus vastes d'Europe. À l'intérieur, il se divise en trois sections : le Salon du Poisson, où trouver le cacciucco très frais ; le Pavillon central avec des étals de toutes sortes ; et le Pavillon des Gabbrigiane dédié aux fruits et légumes. Le samedi soir, de septembre à décembre, le marché ouvre exceptionnellement jusqu'à 23h, avec des restaurants et du street food. Une anecdote : ici, au deuxième étage, se trouvait l'atelier d'Amedeo Modigliani – on dit qu'il jetait ses sculptures dans le Fosso Reale. Après les dommages de guerre, il a été restauré et est aujourd'hui un centre culturel animé, avec des événements comme Effetto Venezia et Cacciuccomania. Bref, c'est un lieu qui allie histoire, architecture et saveurs : à ne pas manquer.

Marché Central

Aquarium communal Diacinto Cestoni

Aquarium communal Diacinto CestoniSi vous arrivez à Livourne et aimez la mer, l'Aquarium communal Diacinto Cestoni est une étape incontournable. Situé juste sur le front de mer, à côté de la célèbre Terrazza Mascagni, c'est le plus grand aquarium de Toscane et l'un des plus grands d'Italie. Son histoire est fascinante : né comme hélio-asile dans les années 1930, il a été transformé en aquarium et inauguré le 20 juin 1937. Détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été reconstruit et agrandi à plusieurs reprises, jusqu'à la restauration radicale signée par l'architecte Vittorio Gregotti, qui a conduit à sa réouverture le 31 juillet 2010, après 13 ans de fermeture.

Aujourd'hui, il s'étend sur deux étages pour 3 000 m² et abrite environ 2 000 animaux de plus de 300 espèces dans 33 bassins. La particularité ? Une zone archéologique marine gréco-romaine qui reproduit un ancien naufrage, unique en Italie. Il ne manque pas de bassins dédiés aux requins, raies et tortues marines, avec une section consacrée à la réhabilitation de ces animaux. L'aquarium est géré par Costa Edutainment et propose également des salles pédagogiques et une terrasse sur la mer.

Informations pratiques : adresse Piazzale Mascagni 1, téléphone 0586 269111. Billet plein tarif 16€, réduit pour les plus de 65 ans et militaires 11€, enfants gratuits. Les horaires varient, il est donc préférable de consulter le site officiel avant la visite. Je recommande des chaussures confortables et une demi-journée pour tout apprécier tranquillement.

Aquarium communal Diacinto Cestoni

Musée Civique Giovanni Fattori : une plongée dans le Livourne du XIXe siècle

Musée Civique Giovanni FattoriDonnant sur la promenade maritime de Livourne, la Villa Mimbelli est une demeure du XIXe siècle qui mérite à elle seule une visite. Construite entre 1865 et 1868 pour le commerçant Francesco Mimbelli sur les plans de Vincenzo Micheli, elle conserve intacts des fresques d'Annibale Gatti et des frères Della Valle, ainsi que des salles comme la Salle Turque et celle du billard. L'escalier monumental avec des putti en céramique inspirés des Della Robbia est un joyau à ne pas manquer. Depuis 1994, la villa abrite le Musée Civique Giovanni Fattori, héritier de plus de 150 ans d'histoire. Vous y trouverez environ 400 œuvres allant du milieu du XIXe siècle aux années 1940, avec un accent sur les Macchiaioli. Admirez des chefs-d'œuvre de Giovanni Fattori comme Mandrie Maremmane et La signora Martelli a Castiglioncello, aux côtés d'œuvres de Silvestro Lega, Telemaco Signorini, Vittorio Corcos et même un Amedeo Modigliani. La collection touche également des artistes locaux comme Plinio Nomellini et Lorenzo Viani. Se promener dans ces salles, c'est comme entrer dans un salon d'époque : le mobilier d'origine et les plafonds peints créent une atmosphère unique. Au rez-de-chaussée et au premier étage, le style du XIXe siècle domine avec des salles rouges, turques et mauresques ; au deuxième étage, les chefs-d'œuvre macchiaioli et divisionnistes. Le parc environnant, avec des plantes exotiques, abrite les anciens Greniers, lieu d'expositions temporaires et du Combat Prize pour jeunes artistes. Le musée est ouvert du mardi au dimanche (10h-13h et 16h-19h ; dernière entrée 30 minutes avant). Il est accessible avec rampe et ascenseur. Vérifiez toujours les horaires sur le site officiel, surtout pendant les réaménagements.

Musée Civique Giovanni Fattori

Musée Civique Giovanni Fattori : une plongée dans le Livourne du XIXe siècle

Musée Civique Giovanni FattoriDonnant sur la promenade maritime de Livourne, la Villa Mimbelli est une demeure du XIXe siècle qui mérite à elle seule une visite. Construite entre 1865 et 1868 pour le commerçant Francesco Mimbelli sur les plans de Vincenzo Micheli, elle conserve intacts des fresques d'Annibale Gatti et des frères Della Valle, ainsi que des salles comme la Salle Turque et celle du billard. L'escalier monumental avec des putti en céramique inspirés des Della Robbia est un joyau à ne pas manquer. Depuis 1994, la villa abrite le Musée Civique Giovanni Fattori, héritier de plus de 150 ans d'histoire. Vous y trouverez environ 400 œuvres allant du milieu du XIXe siècle aux années 1940, avec un accent sur les Macchiaioli. Admirez des chefs-d'œuvre de Giovanni Fattori comme Mandrie Maremmane et La signora Martelli a Castiglioncello, aux côtés d'œuvres de Silvestro Lega, Telemaco Signorini, Vittorio Corcos et même un Amedeo Modigliani. La collection touche également des artistes locaux comme Plinio Nomellini et Lorenzo Viani. Se promener dans ces salles, c'est comme entrer dans un salon d'époque : le mobilier d'origine et les plafonds peints créent une atmosphère unique. Au rez-de-chaussée et au premier étage, le style du XIXe siècle domine avec des salles rouges, turques et mauresques ; au deuxième étage, les chefs-d'œuvre macchiaioli et divisionnistes. Le parc environnant, avec des plantes exotiques, abrite les anciens Greniers, lieu d'expositions temporaires et du Combat Prize pour jeunes artistes. Le musée est ouvert du mardi au dimanche (10h-13h et 16h-19h ; dernière entrée 30 minutes avant). Il est accessible avec rampe et ascenseur. Vérifiez toujours les horaires sur le site officiel, surtout pendant les réaménagements.

Musée Civique Giovanni Fattori

Église arménienne Saint-Grégoire-l'Illuminateur

Église arménienne Saint-Grégoire-l'IlluminateurEn vous promenant dans la Via della Madonna, au numéro 32, vous tombez sur quelque chose d'inattendu : la façade baroque de l'Église arménienne Saint-Grégoire-l'Illuminateur. C'est tout ce qui reste d'un lieu de culte qui raconte des siècles d'histoire et d'une communauté dynamique. Les Arméniens arrivèrent à Livourne au XVIIe siècle pour le commerce, et ce n'est qu'au XVIIIe siècle qu'ils obtinrent l'autorisation de construire une église nationale, grâce à Ferdinand de Médicis. Le projet fut confié à Giovan Battista Foggini, qui conçut un édifice en croix latine avec coupole. Les travaux commencèrent en 1701 et s'achevèrent quelques années plus tard, mais l'église n'ouvrit qu'en 1714 pour des raisons juridiques. La façade est un joyau baroque : un portique avec serlienne surmonté des statues de la Foi et de la Charité, œuvres d'Andrea Vaccà, qui encadrent saint Grégoire. La grille en fer d'origine fut volée après la guerre, mais a été reconstituée en 2008. Sur la façade, deux plaques du XIXe siècle, l'une en arménien et l'autre en latin, racontent l'histoire et les restaurations de 1844 dirigées par l'architecte Olinto Paradossi. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'église fut bombardée et gravement endommagée. Puis, avec le déclin de la communauté arménienne, il fut décidé de démolir une grande partie de l'édifice. Aujourd'hui, il ne reste que la façade, propriété du Patriarcat de Cilicie, et depuis le 27 septembre 2008, elle abrite un centre interculturel. À l'intérieur, réduit à un petit local, se trouvaient des œuvres de Vaccà et Giovanni Baratta, dont beaucoup ont été volées ou perdues. Deux statues de Paolo Emilio Demi ont survécu et ont été transférées dans l'église Santa Maria del Soccorso. Visiter ce lieu, c'est plonger dans l'histoire multiculturelle de Livourne. Même s'il reste peu de la structure originale, la façade témoigne d'une communauté qui a laissé une empreinte profonde. N'oubliez pas de jeter un œil au cimetière arménien (aujourd'hui disparu) qui se trouvait le long de l'actuelle Via Provinciale Pisana : là reposait Gregorio Sceriman, artiste et lettré.

Église arménienne Saint-Grégoire-l'Illuminateur

Fanale de Livourne

Fanale de LivourneSi vous vous promenez sur le front de mer de Livourne, vous ne pouvez pas ne pas remarquer cette tour qui domine l'horizon. C'est le Fanale, le phare le plus ancien d'Italie, et son histoire remonte loin. Construit par la République de Pise entre 1303 et 1305 sur un projet attribué à Giovanni Pisano, il était entouré par la mer et servait également de fortification. Après la bataille de la Meloria, les Pisans voulurent démontrer leur puissance maritime. Le Fanale a vu passer des personnages comme Francesco Petrarca, qui le cita dans son Itinéraire, et Galilée, qui l'utilisa pour ses expériences. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1944, les Allemands en retraite le détruisirent, mais les Livournais le reconstruisirent fidèlement entre 1954 et 1956, utilisant pour 90% les matériaux originaux récupérés des décombres. Aujourd'hui, après une restauration, il est à nouveau ouvert au public. En montant les 297 marches de l'escalier en colimaçon en ciment, on arrive à la lanterne d'où l'on profite d'une vue à couper le souffle sur le port et la ville. Le phare mesure 52 mètres de haut, avec une base de 12 mètres de diamètre, et est construit en pierre de la Verruca. Sa lumière, aujourd'hui automatisée, émet quatre éclairs blancs toutes les vingt secondes, visibles jusqu'à 24 milles nautiques. Le visiter est un plongeon dans l'histoire et une occasion de comprendre l'âme maritime de Livourne. Recommandé à tous, grands et petits.

Fanale de Livourne

Fanale de Livourne

Fanale de LivourneSi vous vous promenez sur le front de mer de Livourne, vous ne pouvez pas ne pas remarquer cette tour qui domine l'horizon. C'est le Fanale, le phare le plus ancien d'Italie, et son histoire remonte loin. Construit par la République de Pise entre 1303 et 1305 sur un projet attribué à Giovanni Pisano, il était entouré par la mer et servait également de fortification. Après la bataille de la Meloria, les Pisans voulurent démontrer leur puissance maritime. Le Fanale a vu passer des personnages comme Francesco Petrarca, qui le cita dans son Itinéraire, et Galilée, qui l'utilisa pour ses expériences. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1944, les Allemands en retraite le détruisirent, mais les Livournais le reconstruisirent fidèlement entre 1954 et 1956, utilisant pour 90% les matériaux originaux récupérés des décombres. Aujourd'hui, après une restauration, il est à nouveau ouvert au public. En montant les 297 marches de l'escalier en colimaçon en ciment, on arrive à la lanterne d'où l'on profite d'une vue à couper le souffle sur le port et la ville. Le phare mesure 52 mètres de haut, avec une base de 12 mètres de diamètre, et est construit en pierre de la Verruca. Sa lumière, aujourd'hui automatisée, émet quatre éclairs blancs toutes les vingt secondes, visibles jusqu'à 24 milles nautiques. Le visiter est un plongeon dans l'histoire et une occasion de comprendre l'âme maritime de Livourne. Recommandé à tous, grands et petits.

Fanale de Livourne

Tour du Marzocco : un géant de marbre dans le port

Tour du MarzoccoLa Tour du Marzocco est l’un des témoignages les plus fascinants et mystérieux du passé de Livourne. Haute de 54 mètres et revêtue de marbre blanc des Monts Pisans, cette tour octogonale fut construite par les Florentins à partir de 1423 sur un îlot du Porto Pisano. Son nom vient du Marzocco, le lion rampant symbole de Florence, qui trônait au sommet comme une girouette en cuivre doré, perdu en mer après un coup de foudre en 1737. Sur chaque face sont gravés les noms des vents, et sous les corbeaux se détachent les emblèmes de la République florentine : le lys, la croix du peuple, le lion et l’aigle qui saisit le dragon. L’attribution est incertaine : on évoque Filippo Brunelleschi, Lorenzo Ghiberti ou Leon Battista Alberti, mais la tour rappelle la Tour des Vents d’Athènes. En 1535, le duc Alexandre de Médicis ajouta un fortin à la base, avec des entrepôts et des emplacements pour canons. Aujourd’hui, la tour est fermée au public, enchâssée dans le port industriel et difficile d’accès, mais un projet de 16 millions d’euros prévoit de creuser un canal autour pour en faire une île visitable par la mer, avec une restauration conservatoire. Adresse : Via Vasco Natale Jacoponi, 57123 Livourne. Entrée gratuite, mais vérification des horaires nécessaire.

Tour du Marzocco

Tour de Calafuria : un joyau médiéval sur la côte livournaise

Tour de CalafuriaArriver à la Tour de Calafuria, c'est comme faire un saut dans le passé, mais avec la mer qui vous enlace de tous côtés. Construite en 1550 par les Médicis comme tour de guet contre les pirates, elle se dresse sur un éperon rocheux surplombant la mer Tyrrhénienne, haute d'environ 20 mètres. Le plan carré et le balcon en saillie sont typiques des tours côtières médicéennes, et la vue depuis le sommet s'étend jusqu'à la Corse par temps clair. Aussi connue sous le nom de Tour des Mattaccini, elle a servi de décor à des films cultes comme "Le Fanfaron" (1962) et "La folle joie" (2016). Pendant des années, elle a abrité l'atelier du peintre Alberto Fremura, qui lui a dédié le tableau "Sogno a Calafuria". Aujourd'hui, la tour appartient à l'État et, après des travaux de sécurisation en 2020, elle attend une nouvelle vie : en 2025, elle a été incluse dans un appel d'offres pour une concession à des organismes du tiers secteur, à des fins culturelles et touristiques. La zone environnante est un trésor naturel : la falaise de grès est un site d'intérêt communautaire, avec des fonds marins riches en biodiversité. Sous le balcon niche une colonie protégée de martinets pâles. Pour profiter de la tour, il suffit de longer la SS1 entre Antignano et Quercianella : garez-vous et suivez les sentiers qui surplombent la mer. Attention cependant : la baignade y est déconseillée car les rochers sont dangereux. Mieux vaut se consacrer au snorkeling ou à la plongée à proximité – les fonds sont spectaculaires – ou simplement s'asseoir pour contempler le coucher du soleil. C'est un lieu qui sent l'histoire, le cinéma, la nature sauvage. Et, si vous avez de la chance, vous pourrez entendre le bruissement des martinets retournant à leur nid.

Tour de Calafuria