🧭 À quoi s’attendre
Idéal pour les amateurs d'histoire, d'art et de culture dans une ville de mer. Points forts : Musée Archéologique, Arc de Trajan, Mole Vanvitelliana. Itinéraire compact : toutes les étapes sont accessibles à pied ou avec de courts déplacements. Convient à city-breakers, familles et passionnés d'archéologie. Meilleure période : printemps et automne pour un climat doux. Bonus : le Phare d'Ancône offre des couchers de soleil inoubliables.
Ancône vous surprend par son âme de port animé et d'ancienne capitale de la Marche. Le Musée Archéologique National des Marches abrite des vestiges qui racontent des millénaires d'histoire, de l'âge du fer aux Romains. En vous promenant dans le centre, l'Arc de Trajan et l'Amphithéâtre romain sont des étapes incontournables pour les passionnés d'archéologie. La Mole Vanvitelliana, une structure emblématique en forme de pentagone, accueille expositions et événements. Pour une pause verte, le Parc du Cardeto offre des panoramas à couper le souffle sur la mer et des restes de fortifications. Ne manquez pas la Pinacothèque civique Francesco Podesti et le Musée Tactile Omero, qui permet de 'toucher' l'art. Le soir, le Théâtre des Muses anime la scène culturelle. Cet article vous guide à travers les principales attractions d'Ancône, avec des conseils pratiques pour organiser votre visite.
Aperçu
- Musée archéologique national des Marches : un voyage dans l'histoire
- L'Arc de Trajan: le symbole romain du port d'Ancône
- L'Amphithéâtre romain d'Ancône
- Mole Vanvitelliana : un pentagone flottant entre histoire et culture
- Parc du Cardeto : un poumon vert entre histoire et poésie
- Pinacothèque civique Francesco Podesti : chefs-d'œuvre en exposition
- Pinacothèque civique Francesco Podesti : chefs-d'œuvre en exposition
- Le Théâtre des Muses : le joyau néoclassique d'Ancône
- Musée Tactile d'État Omero : une encyclopédie à toucher
- Phare d'Ancône : histoire et panoramas à couper le souffle
- La Citadelle : forteresse Renaissance sur la colline d'Astagno
- Église San Francesco alle Scale : histoire et chefs-d'œuvre
- Place du Plébiscite : histoire et charme
- Santa Maria di Portonovo : un joyau roman perché sur la mer
- Arc Clémentin, le triomphe sur le port
- Palais des Anciens : le cœur médiéval d'Ancône
Itinéraires aux alentours
Musée archéologique national des Marches : un voyage dans l'histoire
- Voir la fiche : Musée Archéologique National des Marches : Statuette de la Déesse Mère et Tombes Picènes
- Via Gabriele Ferretti 6, Ancona (AN)
- https://www.musei.marche.beniculturali.it/musei/?mid=200&nome=museo-archeologico-nazionale-delle-marche
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- sar-mar.museoancona@beniculturali.it
- +39 071 202602
Si vous arrivez à Ancône et voulez vraiment comprendre l'histoire des Marches, vous devez entrer au Musée archéologique national. Il est installé au Palazzo Ferretti, un joyau du XVIe siècle avec des fresques de Pellegrino Tibaldi et une terrasse qui donne sur le port – à couper le souffle. Le parcours est chronologique : on commence au deuxième étage avec la Vénus de Frasassi, une statuette de 28 000 ans sculptée dans une stalactite. Incroyable, non ? Puis on monte parmi les vestiges des Picéniens, avec des mobiliers funéraires très riches : bijoux, armes, vases attiques importés. Et n'oublions pas les Sénons, avec leurs couronnes d'or de Montefortino. La section romaine a été récemment rouverte, avec le sarcophage du vigneron et le portrait d'Auguste. Le musée est ouvert du mardi au dimanche, avec des horaires variables (consultez le site car ils changent souvent). Billet plein tarif 5 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Conseil : venez tranquillement, car il y a trois étages et de nombreuses merveilles. Et si vous avez des enfants, demandez la fiche 'Découvre ton musée' à la billetterie – cela transforme la visite en chasse au trésor. Bref, un plongeon dans l'histoire à laquelle vous ne vous attendez pas.
L'Arc de Trajan: le symbole romain du port d'Ancône
- Voir la fiche : Arc de Trajan à Ancône : arc romain de 115 apr. J.-C. avec vue sur le port
- Molo Nord, Ancona (AN)
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Si vous arrivez à Ancône en bateau ou simplement en vous promenant le long du front de mer, l'Arc de Trajan vous salue depuis la jetée. C'est un morceau de la Rome antique qui semble défier le temps : construit vers 100 après J.-C. par le Sénat pour remercier l'empereur Trajan (celui de la Colonne à Rome) qui avait agrandi et sécurisé le port à ses frais. Conçu par le célèbre architecte Apollodore de Damas, il est entièrement en marbre proconnésien, avec une seule baie flanquée de deux paires de colonnes corinthiennes cannelées. Ses proportions sont plus élancées que celles d'autres arcs romains, ce qui le rend presque élégant, aérien. Sur la clef de voûte, d'un côté se trouve le buste de Tellus (la Terre), de l'autre Oceanus (l'Océan) : un rappel de son rôle de passage entre la terre et la mer. À l'origine, il était décoré de quatorze rostres en bronze (proues de navires) et de six statues en bronze doré : vers la mer, Neptune, Mercure et Portunus ; vers la terre, Trajan, sa femme Plotine et sa sœur Marciane. Malheureusement, en 839, les Sarrasins ont emporté tout le bronze, y compris les lettres des inscriptions. Aujourd'hui, de l'ancienne splendeur, il ne reste que les traces des fixations, mais l'arc reste imposant. Au Moyen Âge, une tour y était adossée (démolie en 1532) et en 1847, il fut encadré par la Barrière Grégorienne (également disparue). Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale l'ont épargné, mais l'agrandissement du port après-guerre l'a éloigné de la mer, altérant son rapport visuel avec l'eau. Heureusement, la restauration de 2000 a supprimé la grille du XIXe siècle et mis en valeur sa position avec un éclairage qui rehausse son profil au coucher du soleil. Aujourd'hui, c'est le symbole d'Ancône, aimé des habitants pour ses couchers de soleil à couper le souffle. Il est toujours visitable gratuitement : il suffit de se rendre à la jetée nord, à l'adresse Lungomare Vanvitelli. Si vous êtes passionné d'histoire, vous remarquerez également quelques traces de boulets de canon de 1849 ou 1860 : de petites cicatrices qui racontent le passé tumultueux de la ville.
L'Amphithéâtre romain d'Ancône
- Voir la fiche : Amphithéâtre romain d'Ancône : arène intacte avec vue panoramique sur le port dorique
- Vicolo delle Carceri, Ancona (AN)
- https://musei.beniculturali.it/musei?mid=4093&nome=anfiteatro-romano-di-ancona
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- +39 071 5029811
Si vous pensez qu'Ancône n'est que port et trafic, l'Amphithéâtre romain vous fera changer d'avis. Perché entre la colline Guasco et celle des Capucins, à environ 50 mètres au-dessus de la mer, ce joyau archéologique est, après l'Arc de Trajan, le monument romain le plus important de la ville. Construit à l'époque augustéenne (fin du Ier siècle av. J.-C.) et agrandi sous Trajan, il pouvait accueillir entre 8 000 et 10 000 spectateurs sur vingt gradins disposés en trois ordres. L'ellipse mesurait 93 x 74 mètres, avec une arène de 52 x 35 mètres. Ce qui frappe, c'est l'habileté avec laquelle les Romains ont exploité la pente naturelle du terrain : la cavea reposait au nord-est sur la roche, tandis qu'au sud-ouest elle reposait sur des voûtes en béton. Depuis les gradins les plus hauts, couverts d'un velarium en chanvre, on profitait d'une vue incroyable : d'un côté la mer ouverte, de l'autre le port. Aujourd'hui, la zone est divisée en deux secteurs. Celui vers la place du Sénat est le plus imposant : vous y verrez un long tronçon du mur d'enceinte en opus mixtum, la Porta Pompae (dite Arc Bonarelli) et les restes d'un édifice thermal avec des mosaïques de dauphins et une petite piscine. Dans le secteur vers la via Birarelli, la fouille est incomplète, mais on aperçoit la cavea et la Porta Libitinensis, par laquelle sortaient les gladiateurs morts. Après des siècles d'oubli – il a été redécouvert en 1810 par l'abbé Leoni – l'amphithéâtre a repris vie grâce aux fouilles de 1930 et 1972. Aujourd'hui, outre les visites guidées organisées par le Musée Archéologique National des Marches (billet cumulatif à 8 €), il accueille en été le festival « Echi » avec théâtre, musique et opéra. Un lieu qui allie histoire et atmosphère, parfait pour ceux qui cherchent une plongée dans le passé avec le vent de la mer dans les cheveux.
Mole Vanvitelliana : un pentagone flottant entre histoire et culture
- Corte, Ancona (AN)
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Impossible de ne pas la remarquer : la Mole Vanvitelliana surgit là, au milieu du port d'Ancône, telle une île artificielle en forme de pentagone. Conçue par Luigi Vanvitelli entre 1733 et 1743, elle naît comme lazaret pour la quarantaine des marchandises et des personnes – une sorte de hub sanitaire avant l'heure. En marchant sur la jetée, on est tout de suite frappé par sa masse : 20 000 mètres carrés qui semblent tourner autour du petit Temple de San Rocco, au centre de la cour. C'est un détail génial : ce temple, ouvert de tous côtés, permettait aux malades de suivre la messe depuis leurs chambres sans jamais se croiser. De la pure ingénierie du contagieux. Aujourd'hui, la Mole est une tout autre histoire : depuis 1993, c'est un centre culturel très vivant. On y trouve le Musée Tactile Omero, où l'on peut toucher les sculptures, et un calendrier chargé d'expositions, festivals et concerts. En été, la cour se transforme en cinéma en plein air (Ancona Cinema). Et si la faim vous gagne, le Bistrot The Mole vous attend avec son café littéraire. Promenez-vous le long des chemins de ronde – la marciaronda – et profitez de la vue sur le port et la mer. Entrée gratuite, ouvert du mardi au dimanche, 8h-19h15. Adresse : Banchina Nazario Sauro 28. Un conseil sincère : venez au coucher du soleil, quand la lumière caresse la pierre d'Istrie du portail et que le pentagone semble flotter, suspendu entre passé et avenir.
Parc du Cardeto : un poumon vert entre histoire et poésie
S'il y a un lieu qui incarne l'âme d'Ancône, c'est bien le Parc du Cardeto « Franco Scataglini ». Avec ses 35 hectares sur les sommets des collines Cappuccini et Cardeto, c'est le plus grand parc urbain de la ville et offre une vue imprenable sur la mer. Inauguré en 2005 et dédié en 2010 au poète d'Ancône Franco Scataglini, il allie nature, histoire et culture en un seul parcours.En vous promenant entre genêts, cyprès et remparts anciens, vous découvrez des témoignages d'époques lointaines. Le Champ des Juifs est l'un des plus grands cimetières juifs d'Europe, avec 178 stèles funéraires du XVe au XIXe siècle, inclinées vers Jérusalem. Non loin, le Vieux Phare du XIXe siècle voulu par le pape Pie IX domine la falaise, tandis que le Bastion de Saint-Paul du XVIe siècle recèle des souterrains fascinants. Sans oublier les forteresses napoléoniennes et la Poudrière Castelfidardo, aujourd'hui espace pour des événements culturels.
Le parc est aussi un lieu de poésie : Scataglini lui-même a dédié des vers au cimetière juif, et des événements comme le Festival « La punta della lingua » y ont lieu. Pour les amoureux de la nature, le maquis méditerranéen spontané offre des vues uniques, avec des floraisons de giroflées et de câpriers sur les parois ensoleillées. Parfait pour une promenade relaxante ou une course, il est ouvert toute l'année : en été jusqu'à 20h30, en hiver jusqu'à 17h30. Bref, un coin de paix à deux pas du centre que vous n'attendiez pas.

Pinacothèque civique Francesco Podesti : chefs-d'œuvre en exposition
- Voir la fiche : Pinacothèque Podesti : chefs-d'œuvre de Titien, Lotto et Crivelli
- Via Ciriaco Pizzecolli, Ancona (AN)
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La Pinacothèque civique « Francesco Podesti » est une étape incontournable pour les amateurs d'art. Située au Palais Bosdari, au cœur d'Ancône, elle abrite une collection qui s'étend du XIVe au XXe siècle. Fondée en 1884 grâce à la donation du peintre ancônitain Francesco Podesti, la pinacothèque est aujourd'hui l'un des musées les plus importants des Marches. Le parcours d'exposition vous conduit à travers des chefs-d'œuvre absolus : la Pala Gozzi de Titien, première œuvre signée et datée du maître vénitien (1520), la Vierge à l'Enfant de Carlo Crivelli, et la Sainte Conversation (dite Pala dell'Alabarda) de Lorenzo Lotto. Ne manquent pas les œuvres du Guerchin, de Sebastiano del Piombo, d'Andrea Lilli et de nombreux autres. À l'étage supérieur, la Galerie d'Art Moderne expose des travaux de Corrado Cagli, Enzo Cucchi, Valeriano Trubbiani et d'autres artistes liés au Prix des Marches. Après une longue restauration (financée par le PNRR), la pinacothèque a rouvert le 6 décembre 2025 avec un aménagement renouvelé, qui met en valeur les 133 œuvres exposées. Les nouveaux espaces sont entièrement accessibles, avec des parcours tactiles pour les non-voyants. L'entrée se fait par le Vicolo Foschi 4, à côté de l'église Santa Maria della Piazza. Infos pratiques : Fermé le lundi ; mardi–vendredi 10h00–13h00 et 16h00–19h00 ; samedi et dimanche 10h00–19h00. Billet plein tarif 6 €, tarif réduit 3 €. Visites guidées sur réservation. Je recommande de vérifier les horaires sur le site officiel.
Pinacothèque civique Francesco Podesti : chefs-d'œuvre en exposition
- Voir la fiche : Pinacothèque Podesti : chefs-d'œuvre de Crivelli, Lotto et Titien au cœur d'Ancône
- Via Ciriaco Pizzecolli, Ancona (AN)
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La Pinacothèque civique « Francesco Podesti » est une étape incontournable pour les amateurs d'art. Située au Palais Bosdari, au cœur d'Ancône, elle abrite une collection qui s'étend du XIVe au XXe siècle. Fondée en 1884 grâce à la donation du peintre ancônitain Francesco Podesti, la pinacothèque est aujourd'hui l'un des musées les plus importants des Marches. Le parcours d'exposition vous conduit à travers des chefs-d'œuvre absolus : la Pala Gozzi de Titien, première œuvre signée et datée du maître vénitien (1520), la Vierge à l'Enfant de Carlo Crivelli, et la Sainte Conversation (dite Pala dell'Alabarda) de Lorenzo Lotto. Ne manquent pas les œuvres du Guerchin, de Sebastiano del Piombo, d'Andrea Lilli et de nombreux autres. À l'étage supérieur, la Galerie d'Art Moderne expose des travaux de Corrado Cagli, Enzo Cucchi, Valeriano Trubbiani et d'autres artistes liés au Prix des Marches. Après une longue restauration (financée par le PNRR), la pinacothèque a rouvert le 6 décembre 2025 avec un aménagement renouvelé, qui met en valeur les 133 œuvres exposées. Les nouveaux espaces sont entièrement accessibles, avec des parcours tactiles pour les non-voyants. L'entrée se fait par le Vicolo Foschi 4, à côté de l'église Santa Maria della Piazza. Infos pratiques : Fermé le lundi ; mardi–vendredi 10h00–13h00 et 16h00–19h00 ; samedi et dimanche 10h00–19h00. Billet plein tarif 6 €, tarif réduit 3 €. Visites guidées sur réservation. Je recommande de vérifier les horaires sur le site officiel.
Le Théâtre des Muses : le joyau néoclassique d'Ancône
- Piazza della Repubblica, Ancona (AN)
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Si vous passez par Ancône, le Théâtre des Muses sur la Piazza della Repubblica est une étape incontournable. C'est le plus grand théâtre des Marches et le 13e d'Italie par sa capacité, avec 1 147 places. Inauguré en 1827 avec deux opéras de Rossini, il possède une façade néoclassique avec un portique à cinq arcades en pierre d'Istrie et un fronton sculpté représentant les Muses et Apollon. À l'intérieur, après les restaurations de 2002, des éléments originaux comme l'escalier et le hall côtoient des espaces modernes en bois et métal. Le rideau coupe-feu, œuvre de Valeriano Trubbiani, est unique en Europe et représente le triomphe de Trajan. Aujourd'hui, il accueille opéra, ballet, concerts et pièces de théâtre, avec une saison riche de novembre à avril. Je l'ai trouvé élégant mais accessible, avec une acoustique excellente. Si vous souhaitez assister à un spectacle, consultez le site ou appelez le 071 52525. Les billets commencent à 15€. À l'entrée, un buste du ténor Franco Corelli, né ici. Un conseil : arrivez un quart d'heure à l'avance pour profiter de l'ambiance du foyer. Et pour le dîner, essayez l'Osteria Teatro Strabacco à deux pas.
Musée Tactile d'État Omero : une encyclopédie à toucher
- Molo Sud, Ancona (AN)
- https://www.museoomero.it/main?pp=pagina_iniziale
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- info@museoomero.it
- +39 071 2811935
Ancône abrite un joyau unique au monde : le Musée Tactile d'État Omero, installé dans les salles du XVIIIe siècle de la Mole Vanvitelliana, une architecture pentagonale suggestive donnant sur l'eau. Créé en 1993 à l'initiative d'Aldo Grassini et Daniela Bottegoni, tous deux non-voyants, le musée est devenu une référence internationale pour l'accessibilité culturelle, reconnu comme musée d'État en 1999. Ici, l'art se vit par le toucher : la collection permanente est une encyclopédie tridimensionnelle comptant plus de 200 œuvres, dont des reproductions de chefs-d'œuvre classiques comme la Vénus de Milo et la Louve capitoline, des maquettes architecturales de monuments emblématiques (Parthénon, Panthéon, Saint-Pierre) et des sculptures originales du XXe siècle d'artistes tels que De Chirico, Marini, Pomodoro et Pistoletto. Depuis 2021, une section Design s'est ajoutée avec 32 objets iconiques du made in Italy récompensés par le Compasso d'Oro, de la Moka Bialetti à la Vespa Piaggio. L'entrée au musée est gratuite (seule la section Design coûte 5 euros), et l'environnement est sans barrières architecturales, avec des plateformes mobiles pour explorer les parties les plus hautes, des descriptions en braille et des audioguides. Le Département Éducation organise des ateliers multisensoriels pour les écoles et les familles, dont les célèbres visites les yeux bandés qui transforment la perception de l'art. Le conseil ? Prévoyez au moins deux heures pour toucher, sentir et découvrir chaque détail. Ouvert du mardi au samedi de 15h à 18h, dimanche et jours fériés de 10h à 18h. Une expérience qui change la façon de regarder… ou plutôt, de toucher l'art.
Phare d'Ancône : histoire et panoramas à couper le souffle
- Via del Cardeto, Ancona (AN)
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Le phare d'Ancône, symbole de la ville, se dresse sur le Monte Cappuccini dans le parc du Cardeto. Non pas un, mais deux phares : le vieux phare, construit en 1860 par la volonté du pape Pie IX sur un projet d'Henry Lepaute, et le nouveau phare, actif depuis 1972. Le vieux, haut de 20 mètres avec une tour cylindrique en briques et un escalier en colimaçon en pierre d'Istrie, a été désaffecté et fermé au public depuis 2003, malgré une restauration en 2000 par Legambiente qui l'avait rendu visitable pendant quelques années. En 2025, l'Agence du Domaine a publié un appel d'offres pour le concéder à des particuliers ou à des organismes du tiers secteur. Le nouveau phare, quant à lui, est toujours opérationnel : tour carrée en béton armé avec des bandes grises et blanches, haute de 15 mètres, située 200 mètres au sud-est du vieux. Depuis sa base à 104 mètres d'altitude, il émet quatre éclairs toutes les 30 secondes avec une portée de 25 milles marins (environ 46 km). Le panorama est spectaculaire : on embrasse le golfe d'Ancône, le port et la mer ouverte. Près du vieux phare se trouve le bâtiment de la station radiotélégraphique de la Marine royale, où en 1904 Guglielmo Marconi a mené des expériences sur les ondes radio, démontrant que les ondes courtes se propagent mieux la nuit. Une plaque commémorative rappelle l'événement. En se promenant dans le parc du Cardeto, le phare est un point de rendez-vous apprécié des habitants d'Ancône, parfait pour une pause panoramique. Dommage que le vieux phare reste inaccessible, mais le nouveau est visitable et offre des émotions uniques.
La Citadelle : forteresse Renaissance sur la colline d'Astagno
- Via Circonvallazione, Ancona (AN)
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Si vous arrivez à Ancône et voulez vraiment respirer l'histoire, vous devez monter à la Citadelle. Cette forteresse pentagonale conçue par Antonio da Sangallo le Jeune en 1532 domine la ville depuis la colline d'Astagno. Avec ses 13 000 mètres carrés, c'est un chef-d'œuvre du front bastionné à l'italienne, pensé pour résister aux coups de canon. Mais son histoire est aussi politique : elle fut utilisée par le pape Clément VII pour soumettre la libre République d'Ancône.Aujourd'hui, après des décennies d'abandon (et un tremblement de terre en 1972 qui la rendit inutilisable), la forteresse reprend vie. Vous pouvez visiter le Bastion de la Garde, restauré et siège du Secrétariat de l'Initiative Adriatique Ionienne. Là, en entrant par la porte avec l'ancien pont-levis, vous vous retrouverez sur la place avec vue sur le port. À ne pas manquer la Torraccia, le point le plus haut, d'où l'on jouit d'un panorama à 360 degrés : d'un côté la cathédrale, de l'autre la mer.
En vous promenant le long des remparts, vous remarquerez les câpres et la garrigue méditerranéenne poussés spontanément pendant les années d'abandon : un contraste fascinant entre architecture militaire et nature. À l'intérieur, l'ancienne armurerie conserve encore les râteliers pour 25 000 fusils, signe du rôle d'Ancône comme place forte après l'Unité.
Attention : la majeure partie de la structure est encore en restauration (travaux financés avec environ 7 millions d'euros), donc l'accès est limité. Vérifiez les horaires auprès du Secrétariat ou du Parc de la Citadelle, l'espace vert attenant qui est quant à lui entièrement accessible. Considérez qu'Ancône sera Capitale italienne de la Culture en 2028, et on espère que d'ici là la forteresse sera entièrement restaurée. Un conseil : montez au coucher du soleil, quand la lumière embrase les murs et que le port se teinte d'or.

Église San Francesco alle Scale : histoire et chefs-d'œuvre
- Scale San Francesco, Ancona (AN)
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Donnant sur une petite place, l'Église San Francesco alle Scale est l'un des lieux les plus fascinants d'Ancône. Fondée le 15 août 1323 par les Franciscains et l'évêque Nicola degli Ungari sous le nom de Santa Maria Maggiore, elle doit son nom au grand escalier construit en 1447 par le maître Domenico sur un projet de Giorgio da Sebenico. Les deux volées de 30 marches chacune créent un accès monumental qui, à lui seul, mérite une halte. Le portail gothico-vénitien, réalisé par le même Sebenico en 1454, est un triomphe de sculptures : dans la lunette, Saint François recevant les stigmates, flanqué de Saint Antoine, Saint Louis, Saint Bernardin et Sainte Claire. En entrant, l'intérieur à nef unique de style XVIIIe siècle (résultat des rénovations de Francesco Maria Ciaraffoni) recèle des trésors absolus : le Baptême du Christ de Pellegrino Tibaldi, les Anges transportant la Sainte Maison de Lorette d'Andrea Lilli et, derrière le maître-autel, l'Assomption de Lorenzo Lotto (1550), chef-d'œuvre où Marie, les bras ouverts, monte au ciel parmi les anges tandis que les apôtres regardent le tombeau vide avec des pétales de fleurs. L'église a connu un passé mouvementé : fermée à l'époque napoléonienne, transformée en hôpital puis en musée et bibliothèque, jusqu'à sa reconsécration en 1953. Elle est aujourd'hui ouverte au culte avec entrée gratuite. Adresse : Scale S. Francesco 4, horaires 8h00-12h00 et 15h00-19h00 (mieux vaut vérifier). Un lieu qui allie art, histoire et spiritualité, parfait pour une visite qui marque les esprits.
Place du Plébiscite : histoire et charme
La Place du Plébiscite est le salon chic d'Ancône, un lieu imprégné d'histoire et de vie. Ouverte en 1418 après la démolition de l'église Saint-Gilles, c'est la plus ancienne place de la ville. Avec sa forme rectangulaire allongée et ses dénivelés, elle ressemble à une scène naturelle : l'escalier monumental, surmonté de l'église Saint-Dominique, et la statue de Clément XII au centre créent un effet théâtral qui ne passe pas inaperçu. Le pape y est commémoré pour avoir accordé le port franc et agrandi le port grâce à Luigi Vanvitelli. Les Anconitains l'appellent affectueusement place du Pape. Donnant sur la place, le Palais du Gouvernement (aujourd'hui Préfecture) avec sa tour civique, et des palais historiques comme le Palais Mengoni-Ferretti, qui abrite la bibliothèque. Deux fontaines enrichissent l'espace : la Fontaine des Décapités du Quattrocento, avec une frise de têtes qui, selon la tradition, appartiennent à de jeunes rebelles tués en 1532, et la Fontaine Hémicycle de 1817, œuvre de Pietro Zara. La place a été le théâtre d'événements comme la fondation de la Jeune Italie en 1831 et le plébiscite de 1860. Aujourd'hui, c'est une île piétonne, point de rencontre pour les apéritifs et la vie nocturne, et elle accueille des manifestations culturelles. En descendant les escaliers, vous trouverez l'entrée du Musée de la Ville, qui raconte l'histoire d'Ancône à travers des artefacts et des cartes. Bref, une étape incontournable pour qui visite la ville.
Santa Maria di Portonovo : un joyau roman perché sur la mer
- Strada Frazione Poggio, Ancona (AN)
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S’il est un lieu qui incarne la magie de la Riviera du Conero, c’est bien l’église Santa Maria di Portonovo. Perchée sur une falaise de calcaire blanc, cette abbaye bénédictine du XIe siècle est un véritable chef-d’œuvre de l’architecture romane. Son plan en croix grecque à cinq nefs et sa coupole octogonale d’inspiration byzantine la rendent unique. Imaginez : pendant près de 700 ans, elle fut le seul édifice de la baie, après que le monastère eut été détruit par un raid turc en 1518. À l’intérieur, l’atmosphère est recueillie et méditative. La lumière filtre à travers les baies géminées et les fenêtres à simple ouverture, créant des jeux d’ombres sur les murs dépouillés. Le sol d’origine en terre cuite et pierre jaune-ocre raconte des siècles d’histoire. À ne pas manquer : l’icône moderne de Santa Maria Stella del Mare, offerte par la famille Fumasoni Biondi, qui a également impressionné le cinéaste Andreï Tarkovski. Pour les amateurs d’histoire, une plaque avec des vers de Dante (Paradis, XXI) rappelle le séjour de saint Pierre Damien. L’église est gérée par Italia Nostra et se visite gratuitement, mais les horaires varient selon la saison ; contactez ancona@italianostra.org pour plus d’informations. En été, une navette vous y amène ; en hiver, une marche de 4 km offre des panoramas à couper le souffle. Venez au coucher du soleil : la mer se transforme en une palette de couleurs et vous vous sentirez suspendu entre ciel et terre.
Arc Clémentin, le triomphe sur le port
- Molo Nord, Ancona (AN)
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Si vous arrivez à Ancône par la mer, la première chose que vous voyez est l'Arc Clémentin. Ce n'est pas un hasard : il fut construit précisément pour faire bonne impression sur les marchands étrangers fraîchement débarqués. Conçu par Luigi Vanvitelli en 1738, c'est un arc de triomphe à une seule baie en pierre d'Istrie côté mer et en briques apparentes côté ville. Oui, il a deux faces – l'une élégante, l'autre plus humble – car à l'époque la façade principale était tournée vers l'extérieur. L'arc marque l'endroit où la nouvelle jetée s'emboîte sur celle romaine de l'époque de Trajan, à quelques pas de l'Arc de Trajan. Vanvitelli a joué avec les perspectives : si vous regardez à travers l'arc, vous voyez justement l'arc romain et, en arrière-plan, la Cathédrale de San Ciriaco. On dirait une longue-vue. Pensé pour accueillir les visiteurs, l'arc devait avoir au sommet la statue du pape Clément XII, mais elle était trop lourde : aujourd'hui vous la trouvez sur la place du Plébiscite. L'œuvre resta inachevée à la mort de Vanvitelli et fut achevée par Filippo Marchionni sous Benoît XIV. Il est toujours ouvert, gratuit. Arrêtez-vous quelques minutes : de là, le regard court de la mer à la colline, un parfait selfie de l'histoire d'Ancône.
Palais des Anciens : le cœur médiéval d'Ancône
- Piazza Benvenuto Stracca, Ancona (AN)
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S'il y a un édifice qui résume l'histoire d'Ancône, c'est le Palais des Anciens. Ancien siège du conseil municipal du Moyen Âge jusqu'en 1947, il accueille aujourd'hui à nouveau les réunions de la mairie. Et quelle histoire, les amis : il paraît que les fondations remontent carrément à 425 apr. J.-C., lorsque l'impératrice Galla Placidia voulut une résidence sénatoriale. Puis détruit par les Sarrasins en 839, il fut reconstruit en 1270 par Margaritone d'Arezzo dans un style gothique, avec cette magnifique pierre blanche du Conero que vous voyez encore aujourd'hui sur la façade côté port. La particularité ? Le palais a deux façades complètement différentes : la façade inférieure, qui donne sur la mer, s'élance sur sept étages avec des arcs brisés et des fenêtres romanes géminées ; la façade supérieure, place Stracca, est plus basse et fut remaniée au XVIe siècle par Pellegrino Tibaldi dans un style maniériste, avec des fenêtres à frontons brisés et des loggias murées. En vous promenant, vous ne pouvez pas manquer l'horloge à six heures et les bas-reliefs médiévaux sur la façade, comme le Péché Originel et Lamech qui transperce Caïn (les autres ont été mis en sécurité à la Pinacothèque). Entrez si vous le pouvez : à l'intérieur, il y a un escalier du XVIIe siècle et le Salon d'Honneur. Un conseil pratique : utilisez l'ascenseur public gratuit qui, du niveau du port, vous amène directement place Stracca (fonctionne depuis 2014). Sous le palais, il y a aussi une zone archéologique avec un sacellum byzantin du XIIe siècle. Entrée libre, mais pour les horaires, il vaut mieux appeler (071 2222001).



