🧭 À quoi s’attendre
Idéal pour les amateurs d'art et d'histoire, dans un écrin de travertin. Promenades entre places, ponts romains et palais de la Renaissance. Musées à ne pas manquer : Pinacothèque, Archéologique et Céramique. Panoramas uniques depuis le Fort Malatesta et la Tour des Ercolani. Gastronomie : olives d'Ascoli et vins du Piceno.
Ascoli Piceno est l'une des villes les plus fascinantes des Marches, avec un centre historique entièrement en travertin qui la rend unique. La Piazza del Popolo en est le cœur battant, mais ne vous arrêtez pas là : explorez la Piazza Arringo avec la cathédrale et le baptistère, le Théâtre romain et les musées comme la Pinacothèque civique et le Musée archéologique. Le travertin domine chaque recoin, des palais aux ponts. Promenez-vous entre Porta Gemina et Porta Solestà, découvrez le Forte Malatesta et détendez-vous au Tempietto di Sant'Emidio Rosso. Ne manquez pas le Musée de l'Art céramique pour une plongée dans l'artisanat local. Une ville qui conquiert dès le premier regard.
Aperçu
- Piazza del Popolo : le salon de travertin
- Piazza Arringo: le forum romain qui parlait au peuple
- Palais de l'Arengo : un joyau médiéval
- Théâtre Romain
- Pinacothèque Civique : une plongée dans l’art entre chefs-d’œuvre et mobilier d’époque
- Pinacothèque Civique : une plongée dans l’art entre chefs-d’œuvre et mobilier d’époque
- Musée Archéologique National d'Ascoli Piceno : le trésor des Picènes
- Musée Archéologique National d'Ascoli Piceno : le trésor des Picènes
- Palais des Capitaines du Peuple : le cœur médiéval d'Ascoli
- Forte Malatesta : histoire et culture entre les murs de la Renaissance
- Pont Romain de Solestà
- Porte Gemelle : l'entrée romaine silencieuse à ne pas manquer
- Porta Solestà : histoire et charme médiéval
- Fortezza Pia : histoire et mystère parmi les ruines
- Le Tempietto de Saint-Émido Rouge : un joyau caché
- Musée de l'Art Céramique : un plongeon dans la tradition ascolane
- Le Théâtre Ventidio Basso : un joyau néoclassique au cœur d'Ascoli
Itinéraires aux alentours
Piazza del Popolo : le salon de travertin
- Voir la fiche : Place du Peuple Ascoli Piceno : salon Renaissance en travertin avec le Café Meletti
- Ascoli Piceno (AP)
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S'il y a une chose qui m'a coupé le souffle à Ascoli Piceno, c'est bien la Piazza del Popolo. Elle n'est pas seulement belle : c'est une expérience. Imaginez un grand rectangle de 29×87 mètres, entièrement pavé de travertin blanc qui, sous la pluie, devient un miroir parfait du ciel. Les arcades sur trois côtés, avec des colonnes en travertin et des voûtes en briques rougeâtres, vous invitent à vous promener à l'abri : elles ont été construites entre 1507 et 1509 à la demande du pape Jules II et du gouverneur Raniero de' Ranieri. Chaque arche a une largeur différente, car elle devait s'adapter aux boutiques médiévales préexistantes – un détail qui rend le tout plus authentique.Au centre domine le Palazzo dei Capitani del Popolo, avec sa tour crénelée qui semble veiller sur la place depuis le XIIIe siècle. En face, le Café Meletti (style Art nouveau, ouvert en 1907) est une étape obligée : goûtez à leur anisette sous les lustres en laiton. Le côté nord est fermé par l'église San Francesco, gothique et imposante, avec la Loggia dei Mercanti adossée – ici, sur une dalle de 1569, sont gravées les mesures standard pour les briques et les tuiles, signe que la place a toujours été un centre commercial.
Ce n'est pas une place à visiter simplement : c'est un lieu à vivre. Le coucher de soleil est magique, quand le travertin s'embrase d'or, et pendant la Quintana (premier dimanche d'août), on dirait qu'on remonte le temps. Et puis il y a le silence, interrompu seulement par le brouhaha des gens sous les arcades – bien plus intime et recueilli que d'autres places italiennes. Bref, un salon qui vous enlace.

Piazza Arringo: le forum romain qui parlait au peuple
- Voir la fiche : Piazza Arringo Ascoli Piceno : Cathédrale, Pinacothèque et sol en travertin doré
- Ascoli Piceno (AP)
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Quand vous arrivez sur la Place Arringo, vous comprenez immédiatement que c'est ici qu'est née la ville. Plus ancienne et moins symétrique que la Place du Peuple, c'est le vrai cœur historique d'Ascoli Piceno. De forme rectangulaire irrégulière (140 mètres de long, jusqu'à 56 de large), elle est dominée par deux géants : la Cathédrale Saint-Emidio et le Baptistère Saint-Jean, joyau roman avec des fonts baptismaux à immersion. Sous vos pieds, le travertin local raconte des siècles d'histoire : ici se trouvait le forum romain et, au Moyen Âge, le peuple se réunissait sous un grand orme pour les "harangues" – d'où le nom. En 1215, Saint François d'Assise y prêcha ; en 1446, Saint Jacques de la Marche pacifia les factions. Au centre, deux fontaines elliptiques en travertin de 1882, avec des chevaux marins et des putti en bronze de Giorgio Paci, ajoutent de la légèreté. Côté sud, la longue façade baroque du Palais de l'Arengo (65 mètres) abrite la Pinacothèque Civique ; à côté, le Palais Panichi accueille le Musée Archéologique. Il ne manque pas de coins curieux, comme l'ancienne église de Saint-Blaise, démolie en 1887 pour agrandir la place. Aujourd'hui, les travaux de réaménagement restituent le pavement en travertin : d'ici juin 2026, tout le côté nord sera rouvert, juste à temps pour la Quintana. Promenez-vous ici tôt le matin, quand la lumière caresse la cathédrale et l'odeur du pain chaud provient des cafés historiques. C'est un lieu à vivre calmement, en laissant chaque pierre parler.
Palais de l'Arengo : un joyau médiéval
- Voir la fiche : Palais de l'Arengo Ascoli Piceno : Architecture Médiévale et Loggia du XIIIe Siècle
- Piazza Arringo, Ascoli Piceno (AP)
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Si vous pensez qu'Ascoli Piceno se résume à la Piazza del Popolo, vous vous trompez lourdement. À deux pas, sur la Piazza Arringo, se dresse le Palais de l'Arengo, un édifice bien plus qu'un simple hôtel de ville. Ses origines remontent au XIIe siècle, lors de la construction du noyau primitif, et il s'est agrandi au fil des siècles pour devenir le complexe que vous voyez aujourd'hui. La façade en blocs de travertin est un chef-d'œuvre signé par les Giosafatti, achevé en 1745 : admirez le portique à cinq arcades, les fenêtres aux cariatides au visage pensif et les telamons au deuxième étage. Entrez sous le portique et remarquez le grand portail en bossage de 1658 : il vous introduit dans un vestibule qui était autrefois une salle du XIIIe siècle, divisée en trois nefs avec des voûtes d'arêtes. Là, autrefois, on faisait le marché et on rendait la justice. Aujourd'hui, cette salle abrite la Pinacothèque Civique, l'une des plus importantes des Marches, avec des œuvres de Van Dyck, Titien, Tintoret, Guido Reni et même Turner. Un véritable trésor. Mais ce n'est pas tout : au rez-de-chaussée, à gauche, se trouve le siège de l'Ente Quintana avec les costumes de la reconstitution historique, et dans la Salle des Marchands sont reconstituées deux tombes lombardes de Castel Trosino. Bref, chaque recoin du palais raconte des histoires différentes. Et si vous montez à l'étage noble, vous trouverez les bureaux municipaux, ainsi que le bureau du maire. Un lieu à découvrir, loin du tourisme de masse.
Théâtre Romain
- Voir la fiche : Théâtre Romain d'Ascoli Piceno : Cavea du Iᵉʳ siècle av. J.-C. dans le centre historique
- Via Francesco Ricci, Ascoli Piceno (AP)
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En vous promenant le long de la via Francesco Ricci, presque caché entre les bâtiments, vous trouverez le Théâtre Romain d'Ascoli Piceno. Adossé au Colle dell'Annunziata, il utilise la pente naturelle pour soutenir la cavea de 95 mètres de diamètre. Construit au Ier siècle av. J.-C., c'est ici que – selon la tradition – le meurtre de certains légats romains déclencha la Guerre sociale. Après des siècles d'abandon et de spoliations, les vestiges ont refait surface lors des fouilles entre 1932 et 1959. Aujourd'hui, restauré en 2010, il accueille à nouveau des spectacles estivaux.En entrant, ce qui frappe, c'est l'imposance des murs radiaux en opus reticulatum avec des tesselles de travertin. À l'entrée ouest, une exèdre semi-circulaire avec des marbres polychromes et des demi-colonnes servait de salle d'attente. De l'ancienne orchestra et des gradins, il reste des traces, tandis que les sièges originaux avec les noms des abonnés se trouvent au Musée Archéologique. La scène, malheureusement, a presque entièrement disparu.
Aujourd'hui, le théâtre est visitable uniquement sur réservation (téléphone 071 5029811), avec entrée gratuite. La visite dure environ 30 minutes, mais n'est pas accessible aux personnes handicapées. Chaque été, la magie du lieu revit avec des drames classiques et des concerts, grâce au circuit Teatri Antichi Uniti delle Marche. Je l'ai vu au coucher du soleil, quand la lumière chaude caresse les vieux blocs de travertin : une atmosphère qui vous ramène deux mille ans en arrière. Je recommande de le combiner avec une promenade jusqu'à Porta Gemina, non loin.

Pinacothèque Civique : une plongée dans l’art entre chefs-d’œuvre et mobilier d’époque
- Voir la fiche : Pinacothèque Civique d'Ascoli Piceno : chefs-d'œuvre du Moyen Âge au XXe siècle
- Piazza Arringo, Ascoli Piceno (AP)
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Si vous pensez qu'à Ascoli Piceno il n'y a que la Piazza del Popolo, vous vous trompez lourdement. La Pinacothèque Civique, installée dans le majestueux Palazzo dell'Arengo sur la Piazza Arringo, est l'une des collections d'art les plus importantes des Marches. Ouverte en 1861 grâce à Giorgio Paci et Giulio Gabrielli, elle abrite des œuvres provenant d'églises et de couvents supprimés, ainsi que des dons de collectionneurs locaux. En entrant, on a l'impression d'être dans un palais noble : des meubles des Marches du XVIIIe siècle, des lustres en verre de Murano et des miroirs vénitiens encadrent des chefs-d'œuvre absolus. Parmi les pièces maîtresses, les polyptyques de Carlo Crivelli, la 'Promenade amoureuse' de Pellizza da Volpedo (1901) et, unique en Italie, la Chape de Nicolas IV (XIIIe siècle), une rare broderie anglaise en soie et or. Incontournable également la salle dédiée à Titien, avec les 'Stigmates de saint François'. Le parcours se déroule en 15 salles, du premier au deuxième étage, avec des sections de céramiques, de numismatique et une riche collection de dessins (Guercino, Pierre de Cortone). Le billet plein tarif coûte 8 € (tarif réduit 5 €) et la visite se fait du mardi au dimanche, de 10h à 19h. Le musée est accessible et propose des audioguides. Bref, une étape incontournable pour ceux qui aiment l'art sans la foule des grandes villes.
Pinacothèque Civique : une plongée dans l’art entre chefs-d’œuvre et mobilier d’époque
- Voir la fiche : Pinacothèque Civique d'Ascoli Piceno : Polyptyque de Crivelli et art des Marches au Palazzo dell'Arengo
- Piazza Arringo, Ascoli Piceno (AP)
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Si vous pensez qu'à Ascoli Piceno il n'y a que la Piazza del Popolo, vous vous trompez lourdement. La Pinacothèque Civique, installée dans le majestueux Palazzo dell'Arengo sur la Piazza Arringo, est l'une des collections d'art les plus importantes des Marches. Ouverte en 1861 grâce à Giorgio Paci et Giulio Gabrielli, elle abrite des œuvres provenant d'églises et de couvents supprimés, ainsi que des dons de collectionneurs locaux. En entrant, on a l'impression d'être dans un palais noble : des meubles des Marches du XVIIIe siècle, des lustres en verre de Murano et des miroirs vénitiens encadrent des chefs-d'œuvre absolus. Parmi les pièces maîtresses, les polyptyques de Carlo Crivelli, la 'Promenade amoureuse' de Pellizza da Volpedo (1901) et, unique en Italie, la Chape de Nicolas IV (XIIIe siècle), une rare broderie anglaise en soie et or. Incontournable également la salle dédiée à Titien, avec les 'Stigmates de saint François'. Le parcours se déroule en 15 salles, du premier au deuxième étage, avec des sections de céramiques, de numismatique et une riche collection de dessins (Guercino, Pierre de Cortone). Le billet plein tarif coûte 8 € (tarif réduit 5 €) et la visite se fait du mardi au dimanche, de 10h à 19h. Le musée est accessible et propose des audioguides. Bref, une étape incontournable pour ceux qui aiment l'art sans la foule des grandes villes.
Musée Archéologique National d'Ascoli Piceno : le trésor des Picènes
- Voir la fiche : Musée Archéologique d'Ascoli Piceno : trésors picéniens et romains
- Piazza Arringo 28, Ascoli Piceno (AP)
- http://musei.beniculturali.it/musei?mid=204&nome=museo-archeologico-statale-di-ascoli-piceno
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- museoarcheologicoascolipiceno@beniculturali.it
- +39 0736 253562
Si vous pensez avoir tout vu à Ascoli Piceno après une promenade sur la Piazza del Popolo, détrompez-vous. À deux pas, sur la Piazza Arringo, se trouve un lieu qui vous fera voyager des millénaires en arrière : le Musée Archéologique National. Installé dans l’historique Palazzo Panichi (un joyau de la Renaissance avec des fresques originales sur la façade), le musée retrace l’histoire du Picenum du Paléolithique à l’époque romaine. Le parcours s’étend sur trois étages : au second, la Préhistoire ; au premier, le cœur de la collection – la civilisation picène – avec des pièces qui vous laisseront bouche bée. Vous y trouverez les célèbres ceintures féminines en losange de la nécropole du Salino, la raffinée parure ciselée de Monteprandone et la mystérieuse Stèle de Castignano, l’un des plus anciens témoignages d’écriture italique. Et puis il y a les glands de fronde : plus de cinq mille projectiles en plomb utilisés pendant la Guerre sociale, certains portant des messages injurieux contre les Romains. De quoi donner des frissons. Au rez-de-chaussée, la section romaine vous accueille avec un magnifique mosaïque à hermès bifrons provenant d’une domus sous le Palais de Justice et un portrait de l’empereur Trajan. La scénographie est moderne, avec des reconstitutions scientifiques de dames et de guerriers picènes en costume. Temps de visite conseillé : une heure et demie. Le musée est accessible, mais vérifiez les horaires car il ferme le lundi. Billet : 4 euros. Bref, une plongée dans un passé insoupçonné.
Musée Archéologique National d'Ascoli Piceno : le trésor des Picènes
- Voir la fiche : Musée Archéologique d'Ascoli Piceno : vestiges Picènes et romains au Palazzo Panichi
- Piazza Arringo 28, Ascoli Piceno (AP)
- http://musei.beniculturali.it/musei?mid=204&nome=museo-archeologico-statale-di-ascoli-piceno
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- museoarcheologicoascolipiceno@beniculturali.it
- +39 0736 253562
Si vous pensez avoir tout vu à Ascoli Piceno après une promenade sur la Piazza del Popolo, détrompez-vous. À deux pas, sur la Piazza Arringo, se trouve un lieu qui vous fera voyager des millénaires en arrière : le Musée Archéologique National. Installé dans l’historique Palazzo Panichi (un joyau de la Renaissance avec des fresques originales sur la façade), le musée retrace l’histoire du Picenum du Paléolithique à l’époque romaine. Le parcours s’étend sur trois étages : au second, la Préhistoire ; au premier, le cœur de la collection – la civilisation picène – avec des pièces qui vous laisseront bouche bée. Vous y trouverez les célèbres ceintures féminines en losange de la nécropole du Salino, la raffinée parure ciselée de Monteprandone et la mystérieuse Stèle de Castignano, l’un des plus anciens témoignages d’écriture italique. Et puis il y a les glands de fronde : plus de cinq mille projectiles en plomb utilisés pendant la Guerre sociale, certains portant des messages injurieux contre les Romains. De quoi donner des frissons. Au rez-de-chaussée, la section romaine vous accueille avec un magnifique mosaïque à hermès bifrons provenant d’une domus sous le Palais de Justice et un portrait de l’empereur Trajan. La scénographie est moderne, avec des reconstitutions scientifiques de dames et de guerriers picènes en costume. Temps de visite conseillé : une heure et demie. Le musée est accessible, mais vérifiez les horaires car il ferme le lundi. Billet : 4 euros. Bref, une plongée dans un passé insoupçonné.
Palais des Capitaines du Peuple : le cœur médiéval d'Ascoli
- Voir la fiche : Palais des Capitaines du Peuple : Façade Renaissance et Cour Médiévale à Ascoli Piceno
- Via del Trivio, Ascoli Piceno (AP)
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Laissez la place derrière vous et plongez dans l'histoire du Palais des Capitaines du Peuple. Construit entre les XIIIe et XIVe siècles, cet édifice a vécu bien des choses : il fut le siège du gouvernement communal, puis celui des gouverneurs pontificaux et même le théâtre d'un incendie en 1535 lors d'une révolte nobiliaire. La façade en travertin est un chef-d'œuvre de la Renaissance : le portail de 1546 de Lazzaro di Francesco est surmonté de la statue du pape Paul III, tandis que sur les côtés se trouvent des loggias à baies géminées du Quattrocento. Ne manquez pas la tour médiévale crénelée avec sa cloche « Pacifica » refondue en 1547.Entrez et découvrez la cour Renaissance à trois ordres de loggias, conçue par Camillo Merli en 1549. Au premier étage, la Salle de la Raison vous laissera bouche bée : une fresque du XVe siècle attribuée à Pietro Alamanno et 12 panneaux de bois peints entre les XVIIIe et XIXe siècles. Un peu plus loin, la Salle des Blasons conserve les fresques des gouverneurs pontificaux. Si vous aimez l'archéologie, demandez à visiter la zone au rez-de-chaussée : des structures romaines et médiévales superposées, un véritable livre de pierre.
Aujourd'hui, le palais abrite le Service Culturel et des expositions temporaires. L'entrée est gratuite, mais la zone archéologique se visite sur réservation (email : turismo@comune.ap.it). Horaires : du mardi au dimanche, 9h00-13h30. Adresse : Piazza del Popolo, 10. Un conseil ? Levez les yeux vers les épigraphes sur la façade : il y a même un « Difficile placere multis » qui sent bon le dicton ancien.

Forte Malatesta : histoire et culture entre les murs de la Renaissance
- Voir la fiche : Forte Malatesta : forteresse médiévale avec vue à couper le souffle sur Ascoli Piceno
- Ponte di Cecco, Ascoli Piceno (AP)
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Laissez derrière vous la célèbre Piazza del Popolo et dirigez-vous vers le torrent Castellano. Ici vous attend le Forte Malatesta, une architecture fortifiée qui à elle seule vaut le détour. Conçu par Antonio da Sangallo le Jeune en 1540 sur ordre du pape Paul III, le fort cache des siècles d'histoire : d'abord forteresse médiévale, puis caserne française, et pendant 150 ans il a été prison judiciaire (jusqu'en 1978). Après une restauration de dix ans (2000-2010), c'est aujourd'hui un pôle muséal polyvalent. À l'intérieur, le Musée du Haut Moyen Âge expose des objets lombards à vous donner des frissons : ils proviennent de la nécropole de Castel Trosino et comprennent des ensembles funéraires complets, comme ceux d'une dame avec bijoux en or et fibules, et d'un cavalier avec épée et harnachement. La scénographie est moderne, avec des écrans tactiles interactifs qui vous plongent dans la vie des Lombards. Mais ce n'est pas tout : jusqu'en octobre 2025, le fort accueille l'exposition 'Vedere per credere. L'ombra di Cecco' de l'artiste Antonio Marras, qui joue avec les ombres et la lumière dans les anciennes salles. Visitez l'église dodécagonale de Santa Maria del Lago, incluse dans le fort, et admirez le plan en étoile irrégulière. Un conseil : vérifiez les horaires (mardi-vendredi 10h-13h et 15h-19h, samedi-dimanche 11h-19h) et prévoyez au moins une heure et demie. Billet plein tarif 6€, réduit 4€. Incontournable pour les amateurs d'histoire et d'archéologie.
Pont Romain de Solestà
- Ponte di Porta Solestà, Ascoli Piceno (AP)
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Si tu penses qu'Ascoli Piceno se résume à la Piazza del Popolo, tu te trompes. À quelques pas, le Pont Romain de Solestà t'attend avec son histoire millénaire. Construit sous l'empereur Auguste, ce géant de travertin enjambe le fleuve Tronto avec une seule arche de plus de 22 mètres de portée. Oui, tu as bien compris : une seule arche, haute de 25 mètres au-dessus de l'eau, capable de supporter la circulation encore aujourd'hui. Les blocs de pierre sont assemblés à sec, sans mortier : un chef-d'œuvre d'ingénierie qui a défié les tremblements de terre et les crues pendant deux mille ans.En te promenant dessus, tu remarques la largeur : 6,50 mètres, plus que suffisante pour le croisement des chars romains. La chaussée conserve encore les traces des roues d'antan, sculptées dans le travertin. Si tu es curieux, tu peux entrer dans le pont : un couloir d'inspection (visitable sur réservation) te montre l'âme de la structure, avec les blocs originaux et le squelette moderne en béton armé inséré dans les années 1930. Oui, car en 1938, l'ingénieur Viccei a vidé l'intérieur pour mettre une âme en béton, sauvant le pont du trafic moderne. Une borne commémore ces travaux, avec une inscription latine effacée en 1943 : des morceaux d'histoire qui se mêlent.
Sur la rive, ne manque pas le chapiteau votif du XVIIIe siècle avec deux cariatides et une fresque de la Sainte Famille : un détail presque caché, mais qui ajoute du charme. Le pont relie le centre au quartier Porta Cappuccina : le traverser, c'est comme faire un bond dans le temps, mais avec les scooters qui filent à côté. Un contraste qui rend tout plus vrai.

Porte Gemelle : l'entrée romaine silencieuse à ne pas manquer
- Piazza Cecco d'Ascoli, Ascoli Piceno (AP)
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Si vous êtes à Ascoli Piceno et avez déjà visité la Piazza del Popolo, ne manquez pas la Porte Gemelle. C'est un morceau d'histoire qui vous attend sur la Piazza Cecco d'Ascoli, l'entrée orientale du centre historique. Construite au Ier siècle av. J.-C., c'est l'une des portes romaines les mieux conservées de la région. Ses deux arcs jumeaux en travertin local mesurent 5,70 mètres de haut et 2,95 mètres de large : des dimensions précises qui ont permis à la structure de rester debout pendant plus de 2000 ans. Par ici passait la Via Salaria, l'ancienne route du sel reliant Rome à l'Adriatique. La porte était un point de contrôle et de défense, mais aussi un symbole de puissance. Aujourd'hui, en vous promenant sous ses arches, vous pouvez encore voir les rainures qui accueillaient les herses. Au Moyen Âge, elle fut intégrée aux murs : une tour crénelée du XIIIe siècle se dresse à côté, et pendant un temps, l'un des arcs fut bloqué par une petite église, démolie au XIXe siècle. La structure est stratifiée : sous les blocs romains, on trouve des vestiges picéniens en grès, et au-dessus, des ajouts médiévaux. C'est un endroit qui invite à s'arrêter, toucher la pierre sculptée, et imaginer les voyageurs d'il y a deux mille ans. La Porte Gemelle est accessible toute l'année, gratuitement, et offre de superbes points de vue photographiques. Pour plus d'informations, contactez l'office de tourisme au 07362553045 ou par e-mail à iat.ascolipiceno@regione.marche.it.
Porta Solestà : histoire et charme médiéval
- Via Elisabetta Trebbiani, Ascoli Piceno (AP)
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Quand on pense à Ascoli Piceno, l'esprit se tourne immédiatement vers la magnifique Piazza del Popolo. Mais si vous voulez découvrir un coin moins célèbre, Porta Solestà est une étape incontournable. Également connue sous le nom de Porta Cappuccina, cette porte médiévale fut construite en 1230 sur ordre du podestat Fildesmido da Mogliano, en utilisant des matériaux d'une porte romaine préexistante du Ier siècle apr. J.-C. – il en reste des traces visibles dans le soubassement. Donnant sur le Ponte Romano, encore praticable aujourd'hui, c'est un exemple d'ingénierie antique qui a résisté aux siècles. La structure est simple : un grand arc en blocs de travertin taillés, avec une corniche à deux listels courant le long des côtés. Sur le mur sont incrustées des inscriptions latines rappelant la fondation et la paix de 1450 avec Fermo, ainsi que les armoiries des deux villes. En vous promenant sous l'arc, vous remarquerez l'atmosphère tranquille : ici, on respire une histoire authentique, loin des foules. N'oubliez pas de visiter le petit musée du Sestiere di Porta Solestà, au 18 Via De Berardinis, qui expose les costumes et les palios de la Giostra della Quintana. Le pont romain adjacent, long de 62 mètres et avec une arche de 22 mètres, est un chef-d'œuvre d'ingénierie : construit en travertin à sec, il a traversé deux mille ans d'histoire. Une halte ici est un plongeon dans le passé, entre Moyen Âge et Rome antique.
Fortezza Pia : histoire et mystère parmi les ruines
- Viale della Fortezza Pia, Ascoli Piceno (AP)
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Si vous pensez qu'Ascoli Piceno se résume à la Piazza del Popolo, vous faites erreur. En montant vers le Colle dell'Annunziata, le point le plus haut de la ville, vous tombez sur la Fortezza Pia, une ruine qui raconte des siècles de batailles et de transformations. Déjà à l'époque picéno-sabine, un château fort se dressait ici, détruit par Gnaeus Pompeius Strabo puis reconstruit par les Romains. La forteresse que vous voyez aujourd'hui doit son nom au pape Pie IV, qui en 1560 en ordonna la reconstruction, ajoutant des bastions talutés et des embrasures pour le tir croisé. Mais son histoire est une succession de démolitions et de restaurations : démantelée par les Lombards, reconstruite par la Commune entre 1185 et 1195, rasée par Frédéric II, remise en état par Galeotto Malatesta en 1349. Les travaux du XVIe siècle furent confiés à des maîtres lombards, peut-être suivant un projet d'Antonio da Sangallo le Jeune. Puis vinrent les Français : en 1799 ils démantelèrent tout, et pendant des années la forteresse devint une carrière de pierres. Aujourd'hui, il reste les murailles au nord, les bastions à l'est et un portail à bossages avec l'inscription rappelant Pie IV. Le lieu est semi-caché par la végétation, mais la promenade en vaut la peine : d'ici, la vue sur la ville est spectaculaire. L'entrée est gratuite, mais je vous conseille d'appeler l'IAT (0736.253045) pour savoir s'il est ouvert, car les horaires sont variables. Bref, un coin d'histoire qui sent l'aventure, loin de l'agitation.
Le Tempietto de Saint-Émido Rouge : un joyau caché
- Via Berardo Tucci, Ascoli Piceno (AP)
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Si vous pensez à Ascoli Piceno et que seule la Piazza del Popolo vous vient à l'esprit, vous passez à côté de ses recoins les plus intimes. Le Tempietto de Saint-Émido Rouge en fait partie : une petite église octogonale, entièrement peinte en rouge, située à deux pas du pont romain, dans le quartier de Porta Solestà. Le rouge n'est pas un hasard : il symbolise le sang versé par le saint patron de la ville, Saint-Émido, qui selon la tradition fut décapité ici même au IVe siècle. La pierre sur laquelle il posa sa tête est encore conservée sous l'autel, une relique vénérée par les Ascolans. Montez les quelques marches et remarquez le soubassement en travertin lisse, le seul élément sobre d'une façade qui contraste avec le bleu du ciel. L'intérieur est essentiel : un unique autel avec une toile représentant la décapitation, et au-dessus du portail, une épigraphe rappelant l'évêque Sigismondo Donati, qui ordonna sa construction en 1633. Mais l'histoire est plus complexe : dès le XVIe siècle, les chanoines de la cathédrale avaient aménagé un chapiteau votif. Entrez et essayez d'imaginer la scène : le saint céphalophore marchant avec sa tête entre les mains. C'est un lieu qui parle de foi populaire, loin des circuits touristiques. Souvent la petite église est ouverte, mais si vous trouvez le portail fermé, demandez autour de vous : quelqu'un vous laissera entrer. N'attendez pas des chefs-d'œuvre d'art, mais une immersion authentique dans la dévotion ascolane.
Musée de l'Art Céramique : un plongeon dans la tradition ascolane
- Voir la fiche : Musée de l'Art Céramique d'Ascoli Piceno : Majoliques Renaissance et Histoire Vivante
- Piazza San Tommaso, Ascoli Piceno (AP)
- https://www.ascolimusei.it/siti-museali/museo-dellarte-ceramica/
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Si vous pensez qu'à Ascoli Piceno il n'y a que la Piazza del Popolo, vous vous trompez lourdement. À deux pas, dans le cloître de l'ancien couvent de San Tommaso, se trouve le Musée de l'Art Céramique, inauguré en 2007 et déjà l'une des collections les plus intéressantes d'Europe. Plus de mille pièces vous attendent, réparties en cinq sections qui racontent l'histoire de la céramique locale du Quattrocento au XXe siècle. Je suis resté scotché devant les bacini en majolique archaïque, ceux avec la coloration verte caractéristique obtenue à l'oxyde de cuivre : on les voit encore aujourd'hui sur les façades des églises. Puis il y a les œuvres des manufactures Paci, Matricardi et Fama – vases, assiettes, urnes, cafetières – et le legs d'Antonio Ceci, un médecin collectionneur qui a donné à la commune des pièces de Deruta, Faenza, Montelupo, Savona et Gênes. Mais mon clou du spectacle ? Les carreaux peints par Francesco et Carlo Antonio Grue et Bernardino Gentili, provenant du couvent de Sant'Angelo Magno : du travail de céramistes étoilés. Le musée possède aussi un atelier avec tour et fours, où des démonstrations sont parfois organisées. Bref, si vous aimez l'artisanat, vous trouverez ici un morceau d'histoire que vous n'oublierez pas de sitôt.
Le Théâtre Ventidio Basso : un joyau néoclassique au cœur d'Ascoli
- Voir la fiche : Théâtre Ventidio Basso : salle néoclassique de 800 places avec une acoustique exceptionnelle à Ascoli Piceno
- Via del Trivio 33, Ascoli Piceno (AP)
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Si après une promenade sur la Piazza del Popolo vous ressentez le besoin de plonger dans l'histoire et la culture, le Théâtre Ventidio Basso est l'endroit idéal. À deux pas de la place, via del Trivio, ce théâtre néoclassique est un petit chef-d'œuvre qui mérite une visite. Nommé d'après Publius Ventidius Bassus, un Ascolan devenu général romain, le théâtre a une histoire qui remonte à 1579, lorsque la ville possédait un théâtre en bois. Le bâtiment actuel, conçu par Ireneo Aleandri (le même que celui du Sferisterio de Macerata), a été achevé en 1846 et inauguré avec l'opéra "Ernani" de Verdi. La façade en travertin, avec son pronaos à six colonnes ioniques, est très élégante, mais c'est l'intérieur qui vous laisse bouche bée : une salle en fer à cheval avec quatre rangées de loges, chacune décorée de stucs dorés et de médaillons de compositeurs. Le plafond peint par Ferdinando Cicconi représente les Muses, tandis que le rideau historique raconte la victoire de Ventidius sur les Parthes. Aujourd'hui, le théâtre est toujours pleinement actif : il accueille une saison de théâtre, de danse et de musique, ainsi que des visites guidées gratuites (du vendredi au dimanche). L'entrée est libre, et vous pouvez entrer pour admirer le foyer décoré d'allégories des arts. Si vous êtes passionné d'architecture ou simplement curieux, ne manquez pas l'occasion de vous asseoir dans la salle et d'imaginer les spectacles d'antan.



