🧭 À quoi s’attendre
- Idéal pour un week-end de tourisme culturel, entre histoire et vin
- Points forts : Castel del Monte, sites archéologiques de Canne della Battaglia et Canosa, caves de Trani
- Pourquoi visiter : mélange unique de patrimoine UNESCO et de tradition œnogastronomique
- Conseil : associer la visite à une dégustation de vins locaux
Événements aux alentours
La province de Barletta-Andria-Trani (BAT) est un concentré d'histoire millénaire et de traditions œnogastronomiques souvent sous-estimé par les touristes. À commencer par l'emblématique Castel del Monte, patrimoine de l'UNESCO voulu par Frédéric II, jusqu'aux sites archéologiques de Canne della Battaglia et Canosa di Puglia, en passant par les élégantes cathédrales romanes de Trani et Bisceglie. Mais pas seulement : la BAT est aussi une terre de vins prestigieux tels que le Moscato di Trani et le Nero di Troia, avec des caves historiques ouvertes aux visites. Dans cet article, je vous guiderai à travers un itinéraire qui allie art, archéologie et saveurs, parfait pour un week-end hors des circuits traditionnels. Nous découvrirons ensemble les lieux incontournables, des châteaux souabes aux dolmens préhistoriques, sans oublier les délices de la mer Adriatique le long de la côte.
Aperçu
- Castel del Monte : l'énigme octogonale de Frédéric II
- Canne de la Bataille : histoire antique à quelques kilomètres de Barletta
- Canne de la Bataille : histoire antique à quelques kilomètres de Barletta
- Le Château souabe de Trani : histoire et charme
- Le Château souabe de Trani : histoire et charme
- Pinacothèque De Nittis : chefs-d'œuvre de l'Impressionnisme à Barletta
- Synagogue Musée Sant'Anna : histoire juive au cœur de Trani
- Dolmen de la Chianca : entre histoire et mystère à Bisceglie
- Dolmen de la Chianca : entre histoire et mystère à Bisceglie
- L’Arc de Trajan: l’ancienne porte de Canosa
- Musée Archéologique National de Canosa di Puglia : entre vestiges antiques et multimédia
- Château de Bisceglie
- Baptistère Saint-Jean : joyau paléochrétien à Canosa
- Basilique Saint-Leucio : un joyau paléochrétien entre mosaïques et histoire
- Rocca del Garagnone, le château invisible de Spinazzola
- Temple de Jupiter Taureau à Canosa di Puglia
- Château de Barletta: forteresse, musée et écrin d'histoire
- Grottes de Santa Croce : un voyage dans la préhistoire à Bisceglie
- Grottes de Santa Croce : un voyage dans la préhistoire à Bisceglie
Itinéraires aux alentours
Castel del Monte : l'énigme octogonale de Frédéric II
- Voir la fiche : Castel del Monte : architecture octogonale parfaite et mystères frédériciens
- Strada Provinciale 8 di Castel del Monte, Andria (BT)
- https://aditusculture.com/esperienze/andria/musei-parchi-archeologici/castel-del-monte-andria
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- +39 327 980 5551
S'il y a un lieu qui incarne le génie de Frédéric II de Hohenstaufen, c'est bien Castel del Monte. Au sommet d'une colline à 540 mètres d'altitude, au cœur des Murge, cette forteresse octogonale du XIIIe siècle vous coupe le souffle. Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996, c'est l'une des destinations incontournables de la province de Barletta-Andria-Trani.Ce qui frappe immédiatement, c'est sa forme : un octogone parfait avec huit tours elles aussi octogonales, telle une couronne de pierre. En vous promenant dans la cour intérieure, également octogonale, vous remarquez le contraste entre la pierre calcaire locale et les veines rosées de la brèche coralline. À l'intérieur, les seize salles trapézoïdales (huit par étage) sont dépouillées, mais les voûtes d'arêtes et les clés de voûte décorées vous transportent à une époque de splendeurs perdues. Les escaliers en colimaçon de 44 marches en sens inverse des aiguilles d'une montre relient les étages – un détail qui semble conçu pour que celui qui sorte tourne toujours le dos à l'édifice.
Mais à quoi servait-il ? Pas de fossé ni de pont-levis, donc pas de fonction militaire. Les hypothèses les plus crédibles évoquent une résidence de chasse ou un temple du savoir, mais le mystère demeure. Ce qui est certain, c'est que l'empereur aimait les mathématiques et l'astronomie : l'octogone symbolise l'union entre la terre et le ciel. Et observez les ombres aux solstices…
Comment le visiter ? Le billet plein tarif coûte 10€ (tarif réduit 2€ pour les 18-25 ans, gratuit le premier dimanche du mois). Horaires : d'avril à septembre 10h00-18h45, d'octobre à mars 9h00-17h45. Venez en voiture depuis Andria (18 km) ou avec le bus n°6 en saison. Apportez des chaussures confortables et un appareil photo : le paysage est magnifique.

Canne de la Bataille : histoire antique à quelques kilomètres de Barletta
- Voir la fiche : Canne de la Bataille : le parc archéologique où Hannibal a vaincu Rome
- Decumanus Maximus, Barletta (BT)
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S'il y a un endroit dans les Pouilles où l'histoire se respire encore entre les champs de blé et le vent qui souffle sur la vallée de l'Ofanto, c'est bien le Parc archéologique de Canne de la Bataille. Ici, le 2 août 216 av. J.-C., Hannibal Barca infligea l'une des défaites les plus cuisantes à l'armée romaine, malgré son infériorité numérique. Une manœuvre en tenaille que les historiens étudient encore aujourd'hui. Mais le parc n'est pas seulement un lieu de mémoire : c'est un site archéologique qui raconte pas moins de 7000 ans d'histoire, du Néolithique au Moyen Âge. En montant vers la citadelle, on passe par l'Antiquarium, un petit musée rénové en 2017 avec des objets allant de la préhistoire au haut Moyen Âge. J'ai été frappé par la salle multimédia avec la vidéo en 3D de la bataille : elle permet de mieux comprendre que n'importe quel livre la tactique d'Hannibal. Ensuite, on continue à pied vers l'acropole médiévale, où dominent les vestiges du château normand et de la basilique à trois nefs. Là, entre les blocs cyclopéens et les murs aragonais, on se sent tout petit. Si vous avez le temps, ne manquez pas le village apulien et le sépulcre, même si certains itinéraires sont fermés pour travaux (mieux vaut se renseigner avant). Le parc est ouvert du mercredi au samedi : en hiver de 9h à 17h30, en été de 10h à 18h30. Le billet coûte 6 euros (tarif réduit 2 euros), et pour 8 euros vous pouvez prendre un billet combiné avec le Musée archéologique national de Canosa. Un conseil : apportez de l'eau et des chaussures confortables, car la colline est exposée et on marche pas mal. Mais ça vaut le coup : ici, le temps semble s'être arrêté.
Canne de la Bataille : histoire antique à quelques kilomètres de Barletta
- Voir la fiche : Parc Archéologique de Cannes de la Bataille : Armes Romaines et Panoramas sur la Vallée de l'Ofanto
- Decumanus Maximus, Barletta (BT)
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S'il y a un endroit dans les Pouilles où l'histoire se respire encore entre les champs de blé et le vent qui souffle sur la vallée de l'Ofanto, c'est bien le Parc archéologique de Canne de la Bataille. Ici, le 2 août 216 av. J.-C., Hannibal Barca infligea l'une des défaites les plus cuisantes à l'armée romaine, malgré son infériorité numérique. Une manœuvre en tenaille que les historiens étudient encore aujourd'hui. Mais le parc n'est pas seulement un lieu de mémoire : c'est un site archéologique qui raconte pas moins de 7000 ans d'histoire, du Néolithique au Moyen Âge. En montant vers la citadelle, on passe par l'Antiquarium, un petit musée rénové en 2017 avec des objets allant de la préhistoire au haut Moyen Âge. J'ai été frappé par la salle multimédia avec la vidéo en 3D de la bataille : elle permet de mieux comprendre que n'importe quel livre la tactique d'Hannibal. Ensuite, on continue à pied vers l'acropole médiévale, où dominent les vestiges du château normand et de la basilique à trois nefs. Là, entre les blocs cyclopéens et les murs aragonais, on se sent tout petit. Si vous avez le temps, ne manquez pas le village apulien et le sépulcre, même si certains itinéraires sont fermés pour travaux (mieux vaut se renseigner avant). Le parc est ouvert du mercredi au samedi : en hiver de 9h à 17h30, en été de 10h à 18h30. Le billet coûte 6 euros (tarif réduit 2 euros), et pour 8 euros vous pouvez prendre un billet combiné avec le Musée archéologique national de Canosa. Un conseil : apportez de l'eau et des chaussures confortables, car la colline est exposée et on marche pas mal. Mais ça vaut le coup : ici, le temps semble s'être arrêté.
Le Château souabe de Trani : histoire et charme
- Voir la fiche : Château souabe de Trani : forteresse impériale face à la mer
- Via Lionelli 16, Trani (BT)
- https://www.beniculturali.it/mibac/opencms/MiBAC/sito-MiBAC/Luogo/MibacUnif/Luoghi-della-Cultura/visualizza_asset.html?id=150134&pagename=157031
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- pm-pug.castelloditrani@beniculturali.it
- +39 0883 506603
S'il est un château qui incarne la puissance de Frédéric II, c'est le Château souabe de Trani. Construit entre 1233 et 1249, il s'élève sur un plateau rocheux dominant la mer, unique parmi les châteaux frédériciens. Plan carré avec quatre tours d'angle, fossé large de 18 à 20 mètres relié à la mer et avant-mur avec trois cours extérieures. Promenez-vous sur les chemins de ronde (ouverts depuis 2021) : vue spectaculaire sur la cathédrale et le port. À l'intérieur, la cour centrale conserve les piliers des loggias médiévales. Au rez-de-chaussée du bastion nord-est, le Musée du Château expose des vestiges lapidaires et céramiques. Depuis 2022, dans les casemates, la collection de la reine Marguerite : œuvres du XIXe et XXe siècles offertes par Victor-Emmanuel III. Histoire intrigante : ici, Frédéric II fit pendre Pietro Tiepolo (1237) et Manfred épousa Hélène Comnène (1259). Hélène fut ensuite emprisonnée ici. Pendant des siècles, prison, jusqu'en 1974. Aujourd'hui monument national. Infos : lun-sam 8h30-18h30, dim 8h30-12h30. Billet 8€ (tarif réduit 2€). Gratuit pour les moins de 18 ans. Venez au coucher du soleil : les murailles se teintent d'or et la mer semble les enlacer.
Le Château souabe de Trani : histoire et charme
- Voir la fiche : Château Souabe de Trani : forteresse frédéricienne face à la mer avec vue panoramique
- Via Lionelli 16, Trani (BT)
- https://www.beniculturali.it/mibac/opencms/MiBAC/sito-MiBAC/Luogo/MibacUnif/Luoghi-della-Cultura/visualizza_asset.html?id=150134&pagename=157031
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- pm-pug.castelloditrani@beniculturali.it
- +39 0883 506603
S'il est un château qui incarne la puissance de Frédéric II, c'est le Château souabe de Trani. Construit entre 1233 et 1249, il s'élève sur un plateau rocheux dominant la mer, unique parmi les châteaux frédériciens. Plan carré avec quatre tours d'angle, fossé large de 18 à 20 mètres relié à la mer et avant-mur avec trois cours extérieures. Promenez-vous sur les chemins de ronde (ouverts depuis 2021) : vue spectaculaire sur la cathédrale et le port. À l'intérieur, la cour centrale conserve les piliers des loggias médiévales. Au rez-de-chaussée du bastion nord-est, le Musée du Château expose des vestiges lapidaires et céramiques. Depuis 2022, dans les casemates, la collection de la reine Marguerite : œuvres du XIXe et XXe siècles offertes par Victor-Emmanuel III. Histoire intrigante : ici, Frédéric II fit pendre Pietro Tiepolo (1237) et Manfred épousa Hélène Comnène (1259). Hélène fut ensuite emprisonnée ici. Pendant des siècles, prison, jusqu'en 1974. Aujourd'hui monument national. Infos : lun-sam 8h30-18h30, dim 8h30-12h30. Billet 8€ (tarif réduit 2€). Gratuit pour les moins de 18 ans. Venez au coucher du soleil : les murailles se teintent d'or et la mer semble les enlacer.
Pinacothèque De Nittis : chefs-d'œuvre de l'Impressionnisme à Barletta
- Voir la fiche : Pinacothèque De Nittis : plus de 200 œuvres dans la maison-musée du peintre à Barletta
- Via della Marra, Barletta (BT)
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Au cœur de Barletta, à l'intérieur du splendide Palazzo della Marra, se trouve la Pinacothèque Giuseppe De Nittis, un musée dédié au grand peintre impressionniste barlettanais. La collection, donnée à la ville par son épouse Léontine Gruvelle en 1913, compte 146 peintures et 65 dessins, ainsi que des livres et des lettres. Après un long périple – d'abord dans l'ancien couvent des Dominicains, puis au Château – elle a trouvé sa demeure définitive ici en 2007, dans un édifice qui est un exemple unique de baroque leccese en dehors du Salento. La façade, avec son balcon soutenu par des consoles sculptées (monstres, griffons, chiens) et les allégories de la Vieillesse et de la Jeunesse, promet déjà des merveilles. Le parcours d'exposition se déroule sur deux étages et suit les étapes de la vie de l'artiste : on commence par les paysages napolitains de la période vériste, on passe aux vibrantes vues parisiennes et londoniennes – boulevards animés, courses hippiques – pour arriver aux intimes portraits de son épouse Léontine. Parmi les œuvres incontournables : Le Déjeuner dans le jardin, Le Salon de la princesse Mathilde et Les Courses à Auteuil. Une section compare De Nittis avec des maîtres comme Manet et Degas, tandis que les expositions temporaires enrichissent toujours l'offre. Horaires : mardi-dimanche 9h-19h (fermé le lundi). Billet plein tarif à 4 euros, tarif réduit à 2 euros. Bref, une étape incontournable pour les amateurs d'art du XIXe siècle.
Synagogue Musée Sant'Anna : histoire juive au cœur de Trani
Au cœur du quartier juif de Trani, entre ruelles étroites et anciens portails, se dresse la Synagogue Musée Sant'Anna, l'un des lieux les plus fascinants et méconnus de la ville. Construite en 1246-1247 comme Grande Synagogue, elle fut transformée en église catholique sous les Angevins et dédiée d'abord aux saints Quirique et Julitte, puis à sainte Anne. Aujourd'hui, après une longue restauration achevée en 2009, elle abrite la section juive du Musée Diocésain de Trani-Barletta-Bisceglie.En entrant, on est frappé par l'harmonie des espaces : le plan carré, la coupole inscrite dans le tambour octogonal et le petit fronton à cuspide sur la façade latérale – probablement l'ancien couronnement de l'Aron ha-kodesh. Les murs d'enceinte en pierre racontent des siècles de stratifications, tandis qu'à l'intérieur se distingue l'inscription de fondation qui indique l'année 5007 depuis la création du monde. Dans la crypte du XVIIIe siècle sont exposées des stèles funéraires provenant des deux cimetières juifs de Trani, et à l'étage supérieur, des panneaux didactiques et des objets précieux : une Mézouzah du XIIe-XIIIe siècle et des fragments de parchemin d'une Bible hébraïque du XIVe siècle. C'est le seul musée d'histoire juive dans tout le Mezzogiorno d'Italie.
La visite est une plongée dans un passé que peu connaissent : la communauté juive de Trani comptait en 1160 environ 200 familles, et ici on respire encore cette atmosphère. Je recommande de s'arrêter quelques minutes en silence, de regarder la lumière qui filtre à travers les fenêtres et d'imaginer les voix de ceux qui priaient dans cette synagogue. Le musée est ouvert du mardi au dimanche (9 h 30-13 h 30 et 16 h 00-19 h 00), le billet coûte 4 € et il est accessible aux personnes à mobilité réduite. Une expérience qui allie art, foi et histoire, parfaite pour ceux qui cherchent quelque chose de différent de la traditionnelle visite des Pouilles.

Dolmen de la Chianca : entre histoire et mystère à Bisceglie
- Voir la fiche : Dolmen de la Chianca : tombe préhistorique entre oliviers et mystère
- Autostrada Adriatica, Bisceglie (BT)
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Si vous passez par Bisceglie, ne manquez pas le Dolmen de la Chianca, un monument mégalithique qui vous transporte directement à l'âge du bronze. Découvert le 6 août 1909 par l'abbé Francesco Samarelli, il est considéré comme l'un des plus beaux et des mieux conservés d'Europe. La structure est une tombe à couloir avec un corridor (dromos) long de 7,50 mètres et une chambre haute de 1,80 mètres, recouverte d'une dalle imposante de près de 4 mètres sur 2,40. À l'origine, il était caché sous un tumulus de pierres d'environ 30 mètres de circonférence, aujourd'hui presque disparu. En entrant, vous ne pouvez pas ignorer l'orientation vers l'est, comme toutes les constructions de ce type : un lien évident avec le culte du soleil. À l'intérieur, onze squelettes en position fœtale ont été découverts, accompagnés d'un riche mobilier funéraire – vases, une phalère en bronze, des grains d'ambre – aujourd'hui exposés au Musée archéologique de Bari. Curieux ? Les deux petits trous sur la dalle latérale ont alimenté des légendes locales : peut-être servaient-ils à faire couler le sang des sacrifices ou à laisser s'envoler l'âme des défunts. En 2011, l'UNESCO l'a reconnu comme « Monument Messager et Témoin d'une culture de paix pour l'humanité ». L'Archeoclub d'Italie organise des visites guidées depuis plus de 25 ans. Pour y arriver, depuis Bari, prenez la SS16 bis, sortie Bisceglie centre, puis suivez les indications pour via Sant'Andrea. Le dolmen est niché parmi des oliviers séculaires : un lieu qui dégage une atmosphère unique, entre histoire, nature et mystère.
Dolmen de la Chianca : entre histoire et mystère à Bisceglie
- Voir la fiche : Dolmen de la Chianca : sépulture mégalithique de 5000 ans parmi des oliviers centenaires
- Autostrada Adriatica, Bisceglie (BT)
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Si vous passez par Bisceglie, ne manquez pas le Dolmen de la Chianca, un monument mégalithique qui vous transporte directement à l'âge du bronze. Découvert le 6 août 1909 par l'abbé Francesco Samarelli, il est considéré comme l'un des plus beaux et des mieux conservés d'Europe. La structure est une tombe à couloir avec un corridor (dromos) long de 7,50 mètres et une chambre haute de 1,80 mètres, recouverte d'une dalle imposante de près de 4 mètres sur 2,40. À l'origine, il était caché sous un tumulus de pierres d'environ 30 mètres de circonférence, aujourd'hui presque disparu. En entrant, vous ne pouvez pas ignorer l'orientation vers l'est, comme toutes les constructions de ce type : un lien évident avec le culte du soleil. À l'intérieur, onze squelettes en position fœtale ont été découverts, accompagnés d'un riche mobilier funéraire – vases, une phalère en bronze, des grains d'ambre – aujourd'hui exposés au Musée archéologique de Bari. Curieux ? Les deux petits trous sur la dalle latérale ont alimenté des légendes locales : peut-être servaient-ils à faire couler le sang des sacrifices ou à laisser s'envoler l'âme des défunts. En 2011, l'UNESCO l'a reconnu comme « Monument Messager et Témoin d'une culture de paix pour l'humanité ». L'Archeoclub d'Italie organise des visites guidées depuis plus de 25 ans. Pour y arriver, depuis Bari, prenez la SS16 bis, sortie Bisceglie centre, puis suivez les indications pour via Sant'Andrea. Le dolmen est niché parmi des oliviers séculaires : un lieu qui dégage une atmosphère unique, entre histoire, nature et mystère.
L’Arc de Trajan: l’ancienne porte de Canosa
- Voir la fiche : Arc de Trajan à Canosa : marbre blanc du IIe siècle apr. J.-C. le long de l'ancienne Via Traiana
- Via Cerignola, Canosa di Puglia (BT)
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Si vous passez par Canosa di Puglia, ne manquez pas l’Arc de Trajan. À un kilomètre du centre, le long de l’ancienne Via Trajana, s’élève ce monument haut de 13 mètres, construit entre 108 et 110 apr. J.-C. pour célébrer l’empereur Trajan. C’est un arc à une seule baie, aujourd’hui en brique, mais autrefois entièrement revêtu de marbre. Les fragments de bas-reliefs avec des Daces et des cortèges triomphaux – aujourd’hui à Trani et au Castel del Monte – racontent les victoires de l’empereur. L’arc avait un rôle symbolique : il marquait l’entrée de la ville, presque une frontière entre les vivants et les morts. Ces dernières années, il a été restauré (grâce au PNRR et à la Soprintendenza) et en 2023, il a été libéré d’une occupation illégale qui en empêchait la vue. Aujourd’hui, on peut le visiter gratuitement, avec des horaires variables : du lundi au vendredi uniquement le matin de 9h à 12h, le samedi et le dimanche également l’après-midi de 16h à 19h. L’adresse ? Via Cerignola, 24. Ne vous attendez pas à un monument aussi imposant que l’Arc de Constantin à Rome, mais il est fascinant justement par sa sobriété. Je vous conseille de combiner la visite avec les mausolées voisins (Torre Casieri et Barbarossa) pour un plongeon dans la Canosa romaine.
Musée Archéologique National de Canosa di Puglia : entre vestiges antiques et multimédia
- Voir la fiche : Musée Archéologique de Canosa : parures funéraires en or et tombes princières dauniennes
- Via John Fitzgerald Kennedy 18, Canosa di Puglia (BT)
- https://musei.puglia.beniculturali.it/musei/palazzo-sinesi-canosa-di-puglia/
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- pm-pug.museocanosa@beniculturali.it
- +39 0883 664716
Le Musée Archéologique National de Canosa di Puglia est un véritable écrin de trésors antiques, installé dans le Palazzo Sinesi du XIXe siècle. Ne vous laissez pas tromper par l'aspect élégant mais sobre du bâtiment : à l'intérieur se trouve un patrimoine qui vous laissera bouche bée. Le cœur de la collection est le mobilier de l'Hypogée Varrese, une tombe à chambre du IVe-IIIe siècle av. J.-C. appartenant à une famille aisée. Vous y trouverez des vases apuliens à figures rouges de dimensions monumentales, une cuirasse anatomique en bronze et, surtout, les célèbres vases canosins polychromes : des pièces uniques avec des couleurs à la détrempe (le rose prédomine) et des décors plastiques appliqués. Mais le musée n'est pas que de l'archéologie : il a récemment été révolutionné par une scénographie multimédia financée par le PNRR. Avec « Touche l'histoire », vous pouvez interagir avec un panneau qui anime les décors des objets, tandis que « Les couleurs de Canosa » vous permet de toucher des reproductions en céramique et d'écouter des audioguides. L'installation la plus évocatrice est « Le Rêve », qui projette le visiteur dans l'univers onirique du Dinos avec des vidéoprojections et des voiles. Une façon innovante de rendre l'archéologie accessible à tous. Le parcours d'exposition (avec des légendes en italien et en anglais) couvre de la Daunie archaïque à l'époque hellénistique, avec des objets provenant de tombes et d'hypogées qui témoignent du haut niveau artisanal local. Horaires : du mercredi au dimanche, de 9h00 à 18h00 (dernière entrée 45 minutes avant). Billet plein tarif 5€, réduit 2€. Réservation facultative sur tinyurl.com/ticket-museo-canosa. Un conseil : ne manquez pas la Salle du Bélier avec les vases subgéométriques et la Salle des cratères. Et si vous voulez approfondir, le musée est aussi un tremplin pour visiter la zone archéologique de Canosa.
Château de Bisceglie
- Largo Castello, Bisceglie (BT)
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Le Château de Bisceglie s'élève sur un promontoire rocheux qui bordait autrefois le port. Son histoire commence au XIe siècle sur ordre du comte normand Pierre Ier : la tour maîtresse, haute d'environ 24 mètres, est le cœur le plus ancien. Mais le château n'est pas seulement normand : aux siècles suivants, il passa aux Souabes, qui lui donnèrent une forme plus achevée, puis aux Angevins, comme en témoigne les armes de Charles Ier d'Anjou sur la porte ouest, et enfin aux Aragonais, qui le fortifièrent davantage. Le plan est quadrangulaire, avec quatre tours aux angles et une cinquième, dite tour des gabelles, sur le côté ouest. Autour, un fossé et un pont-levis assuraient la défense. Au centre, le palatium à deux étages avec une fenêtre à meneaux était la demeure du châtelain. Dans l'angle nord-est, la petite église Saint-Jean, avec façade en pignon et clocher-mur, est un joyau roman. Après des siècles d'abandon et d'usages civils (moulin, boutiques, habitations), le château a été ramené à la vie grâce aux restaurations commencées en 1982. Aujourd'hui, il se visite gratuitement, avec des horaires d'après-midi (du mardi au dimanche 17-20, mercredi également 9h30-21). En se promenant le long des chemins de ronde et des tours, on jouit d'une vue unique sur le centre historique et la mer. Un lieu qui raconte des strates d'histoire, à découvrir en prenant son temps.
Baptistère Saint-Jean : joyau paléochrétien à Canosa
- Via Fabio Talamo, Canosa di Puglia (BT)
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Si vous passez par Canosa di Puglia, ne manquez pas le Baptistère Saint-Jean, un authentique joyau de l'architecture paléochrétienne. Voulu par l'évêque Sabinus vers le VIe siècle, cet édifice à plan dodécagonal est l'un des rares baptistères paléochrétiens d'Italie à avoir conservé sa structure d'origine, malgré les transformations subies au fil du temps. En entrant, vous serez frappé par le plan à douze côtés, qui évoque le nombre des apôtres, et par la cuve baptismale heptagonale au centre, avec ses trois marches en brique : c'est ici que les premiers chrétiens étaient baptisés par immersion. Autour, un déambulatoire annulaire permettait aux fidèles de tourner pendant les cérémonies. Peu, mais précieux, les fragments de mosaïque de sol qui subsistent : étoiles à quatre pointes et losanges, et tesselles de verre avec feuille d'or qui autrefois recouvraient les murs. L'édifice fait partie d'un complexe épiscopal voulu par Sabinus, qui comprenait aussi les basiliques Sainte-Marie et du Sauveur. Malheureusement, au XIXe siècle, le baptistère a été transformé en pressoir à olives, avec l'ajout de quatre piliers centraux et de voûtes d'arêtes qui en ont altéré l'aspect. Mais encore aujourd'hui, on respire l'atmosphère de ces temps lointains. Infos pratiques : visite uniquement sur réservation (tél. 333 8856300), entrée gratuite et horaires de 9h00 à 19h00. Il se trouve Via Piano San Giovanni, dans le quartier Piano San Giovanni, facilement accessible. Un conseil ? Combinez-le avec la proche Basilique Saint-Leucio pour une plongée dans l'histoire canosine.
Basilique Saint-Leucio : un joyau paléochrétien entre mosaïques et histoire
- Strada Vicinale Santa Lucia, Canosa di Puglia (BT)
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La Basilique Saint-Leucio, à Canosa di Puglia, est l'un des monuments paléochrétiens les plus fascinants de la région. Construite au VIe siècle sous l'évêque Sabinus, elle s'élève sur les vestiges d'un temple hellénistique dédié à Minerve (fin IVe-IIIe siècle av. J.-C.), dont elle réutilise matériaux et fondations. Le plan est un rare double tétraconque : un carré extérieur avec quatre absides semi-circulaires renfermant un carré intérieur de piliers, créant un ambulacre à quatre bras. Un tremblement de terre a entraîné des modifications structurelles, avec l'ajout de quatre piliers centraux pour soutenir une coupole.Les mosaïques de sol sont le véritable trésor : dans l'abside occidentale, la célèbre mosaïque du paon, symbole de renaissance, avec deux paons affrontés de part et d'autre d'un canthare. Des motifs géométriques, rinceaux et fleurs à quatre pétales décorent les autres espaces, tandis que dans le bras nord se conserve le pavement de galets du temple antérieur. À côté de la basilique, l'Antiquarium (ouvert depuis 2008) expose des objets de fouille, dont des chapiteaux corinthiens, des pieds de télamon et des briques portant le monogramme de Sabinus.
L'accès est libre et gratuit, avec des horaires (lundi-vendredi 9-12 ; samedi et dimanche également 16-19). Un lieu qui allie archéologie et spiritualité, parfait pour les amateurs d'histoire ancienne et de détails artistiques. Renseignements : via Santa Lucia, tél. 333 88 56 300.

Rocca del Garagnone, le château invisible de Spinazzola
- Strada vicinale del Garagnone, Spinazzola (BT)
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Si vous passez par Spinazzola, ne manquez pas la Rocca del Garagnone, également connue sous le nom de château invisible. Juché sur un éperon rocheux à 590 mètres d’altitude, ce château normand se fond si bien dans le paysage qu’il semble faire partie de la roche elle-même. Construit avec les mêmes pierres de la colline, il était presque impossible à repérer pour les ennemis. Un truc génial. Aujourd’hui, il ne reste que des salles souterraines et une partie de l’enceinte, mais le charme est intact. Fondé en 1048 par le chevalier normand Robertus Guaragna, il passa ensuite aux Hauteville et fut réaménagé par Frédéric II de Hohenstaufen pour contrôler la voie Appienne. Il faisait partie d’un réseau défensif comprenant Castel del Monte et Monteserico. Après la bataille de Tagliacozzo (1268), Charles Ier d’Anjou le punit sévèrement. Puis le tremblement de terre de 1731 le réduisit en ruines. La vue sur la Fossa Bradanica est spectaculaire : on aperçoit d’autres châteaux et, par temps clair, le Gargano. La zone est un géosite d’importance nationale, avec des orchidées et des rapaces. On y accède par une route secondaire de la SP39, près de Masseria Melodia. Il y a une aire aménagée pour les cyclistes avec des panneaux d’information. En 2022, le prince Albert de Monaco a visité le site, rappelant que les Grimaldi en furent feudataires. Pour les amateurs d’histoire et de nature, c’est une étape incontournable.
Temple de Jupiter Taureau à Canosa di Puglia
- Via Caduti del Lavoro, Canosa di Puglia (BT)
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Si vous passez par Canosa di Puglia, ne manquez pas le Temple de Jupiter Taureau, un joyau de l'architecture romaine datant du IIe siècle après J.-C., lorsque la ville devint colonie sous Antonin le Pieux. Les vestiges, fouillés à partir de 1978, révèlent un temple périptère : six colonnes sur la façade et dix sur les longs côtés, sur un podium en brique et tuf, précédé d'un large escalier. Le nom ? Il provient d'une statue de Jupiter trouvée ici et du toponyme médiéval « Taureau » (du latin torus, renflement), en raison de sa position surélevée. Le temple était inséré dans un portique à exèdre, transformé plus tard à l'époque tardive en zone sépulcrale et au haut Moyen Âge en étables et enclos pour le bétail. Un véritable palimpseste historique ! Depuis 2020, il est visitable grâce à la Fondation Archéologique Canosine. Les visites guidées, gérées par du personnel autorisé, font partie de l'itinéraire romain de la ville. Pour plus d'infos, jetez un coup d'œil sur le site www.canusium.it. L'atmosphère est suggestive : marcher entre les colonnes survivantes, en imaginant le temple dans sa splendeur originelle, avec le portique qui abritait des statues honorifiques, est une expérience que je recommande à tous les passionnés d'histoire. Un conseil pratique ? Apportez un appareil photo, la lumière du coucher de soleil offre des angles incroyables.
Château de Barletta: forteresse, musée et écrin d'histoire
- Viale Manuti Giorgio, Barletta (BT)
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Asseyez-vous confortablement : le Château de Barletta n'est pas un château comme les autres. Ici, l'histoire se touche du doigt – chaque pierre raconte des dominations différentes. Normands, Souabes, Angevins, Aragonais et Espagnols ont laissé leur empreinte du XIe au XVIIIe siècle. Le résultat ? Une forteresse imposante qui abrite aujourd'hui le Musée Civique et la Bibliothèque Municipale.En entrant, la cour carrée vous accueille avec deux puits-citernes et une atmosphère médiévale. Puis vous montez sur les bastions pentagonaux voulus par Charles Quint et vous contemplez la mer Adriatique : incroyable de penser que les douves, aujourd'hui asséchées et larges de jusqu'à 35 mètres, étaient autrefois reliées à la mer. Les murs sont très épais – jusqu'à 12 mètres – et les quatre bastions en forme de lance sont un chef-d'œuvre du génie militaire.
À l'intérieur, le véritable joyau est le Sarcophage des Apôtres, un haut-relief du IIIe-IVe siècle, le plus ancien témoignage chrétien de Barletta. Et puis il y a le fameux buste de Frédéric II de Souabe, sculpté dans la pierre calcaire au XIIIe siècle. Le musée civique conserve également des reliques du Risorgimento et un drapeau garibaldien.
La visite complète dure environ une heure et demie. Le billet plein tarif coûte 6 € (tarif réduit 3 €, écoles 1 €), mais si vous voulez voir aussi la Pinacothèque et la Cave du Défi, il existe un billet combiné à 8 €. Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 19h. Fermé le lundi. Conseil : portez des chaussures confortables et emportez votre appareil photo – la vue depuis les remparts est spectaculaire.

Grottes de Santa Croce : un voyage dans la préhistoire à Bisceglie
- Voir la fiche : Grottes de Sainte-Croix : un plongeon dans la préhistoire à Bisceglie
- Strada Provinciale 34 da Bisceglie alla Ruvo - Corato, Bisceglie (BT)
- http://www.grottesantacroce.it/
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- scout.bisceglie@tin.it
- +39 330 553 303
Les grottes de Santa Croce sont de ces découvertes qui vous font sentir explorateur pour un jour. Nous sommes à Bisceglie, sur la route qui mène à Corato, et ici, dans une lame karstique creusée par une ancienne rivière souterraine, se cache un site archéologique de renommée internationale. Découvertes en 1934 par Francesco Saverio Majellaro, les grottes ont livré des vestiges allant du Paléolithique moyen à l'Âge du Bronze. La cerise sur le gâteau ? Un fémur de Néandertal vieux d'environ 50 000 ans et une natte en fibre végétale du Néolithique, conservée au Musée Civique Maiellaro en centre-ville. Après dix ans de fermeture pour travaux de sécurité, les grottes ont été rouvertes en avril 2022 grâce au travail du Groupe Scout de Bisceglie, qui les gère avec passion. Aujourd'hui, elles se visitent avec des guides expérimentés : on marche entre stalactites et restes d'anciens foyers, respirant une atmosphère vraiment unique. Le bois environnant est un joyau naturaliste, avec des espèces protégées. Réservez la visite, car les places sont limitées. Et si vous êtes dans le coin, ne manquez pas le Musée Maiellaro pour voir la natte de près. Un lieu qui parle de nous, depuis très loin.
Grottes de Santa Croce : un voyage dans la préhistoire à Bisceglie
- Voir la fiche : Grottes de Santa Croce à Bisceglie : grottes préhistoriques en bord de mer avec des vestiges du Paléolithique
- Strada Provinciale 34 da Bisceglie alla Ruvo - Corato, Bisceglie (BT)
- http://www.grottesantacroce.it/
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- scout.bisceglie@tin.it
- +39 330 553 303
Les grottes de Santa Croce sont de ces découvertes qui vous font sentir explorateur pour un jour. Nous sommes à Bisceglie, sur la route qui mène à Corato, et ici, dans une lame karstique creusée par une ancienne rivière souterraine, se cache un site archéologique de renommée internationale. Découvertes en 1934 par Francesco Saverio Majellaro, les grottes ont livré des vestiges allant du Paléolithique moyen à l'Âge du Bronze. La cerise sur le gâteau ? Un fémur de Néandertal vieux d'environ 50 000 ans et une natte en fibre végétale du Néolithique, conservée au Musée Civique Maiellaro en centre-ville. Après dix ans de fermeture pour travaux de sécurité, les grottes ont été rouvertes en avril 2022 grâce au travail du Groupe Scout de Bisceglie, qui les gère avec passion. Aujourd'hui, elles se visitent avec des guides expérimentés : on marche entre stalactites et restes d'anciens foyers, respirant une atmosphère vraiment unique. Le bois environnant est un joyau naturaliste, avec des espèces protégées. Réservez la visite, car les places sont limitées. Et si vous êtes dans le coin, ne manquez pas le Musée Maiellaro pour voir la natte de près. Un lieu qui parle de nous, depuis très loin.






