Villa La Màgia, à Quarrata, est un joyau médicéen classé à l’UNESCO qui allie histoire et art contemporain. Construite à partir de 1335 par les Panciatichi, elle passa aux Médicis puis à d’autres familles nobles. Aujourd’hui propriété de la commune, elle offre un parc avec des installations d’artistes internationaux et un riche patrimoine mobilier.
– Visites guidées le dimanche à 16h00 (max 25 personnes, réservation obligatoire).
– Parc d’art contemporain « Genius Loci » avec des œuvres de Buren, Nagasawa et autres.
– Collections permanentes : broderie à fil compté, œuvres d’Agenore Fabbri et mobilier historique.
– Aire de jeux pour enfants et parc ouvert tous les jours.
Introduction
Quand vous arrivez à Villa La Màgia, la première chose que vous remarquez est le silence. Puis le regard se transporte au-delà du portail, vers la façade claire qui se reflète dans le lac artificiel. Ici à Quarrata, dans la province de Pistoia, une villa médicéenne classée au patrimoine mondial de l’UNESCO se dévoile peu à peu : non seulement de l’histoire, mais aussi de l’art contemporain qui joue avec la lumière, les couleurs et le paysage. Le parc est toujours ouvert, et le dimanche vous pouvez visiter l’intérieur avec un guide. C’est un endroit qui vous pénètre, sans hâte.
Aperçu historique
L’histoire de Villa La Màgia commence en 1335, lorsque les Panciatichi achètent le terrain et construisent une tour. En 1583, le grand-duc François Ier de Médicis l’acquiert et confie la restauration à Bernardo Buontalenti, qui réalise également le lac artificiel. Après les Médicis, les Attavanti en héritent : ils ajoutent l’escalier monumental et la chapelle néogothique. Puis viennent les Ricasoli et les Amati, qui la conservent jusqu’en 2000, année où la commune de Quarrata l’achète et la restaure. En 2013, elle devient patrimoine de l’UNESCO. Aujourd’hui, c’est un centre culturel très vivant.
Art contemporain dans le parc
En vous promenant dans le parc, vous tombez sur des installations qui semblent être nées ici. Fabrizio Corneli avec sa lumière, Anne et Patrick Poirier avec leur ‘Fabrique de la Mémoire’ qui ressemble à un cerveau de pierre. Puis le ‘Jardin renversé’ de Nagasawa : deux cercles de pierre qui se croisent, avec un grenadier au centre. Et encore Daniel Buren avec sa fontaine hexagonale qui encadre les collines du Montalbano. Chaque œuvre est un dialogue entre nature et art. Le dimanche, avec la visite guidée, on découvre aussi les détails cachés.
La broderie au modano et les collections
À l’intérieur de la villa se trouve un trésor d’artisanat : la collection ‘Un fil entre art et artisanat’ avec des objets réalisés en broderie au modano, une technique ancienne qui a de profondes racines ici à Quarrata. La photographe Lucia Baldini les a interprétés d’une manière nouvelle. Puis il y a les œuvres d’Agenore Fabbri et d’Alfredo Fabbri, et le mobilier historique qui raconte la vie de la villa jusqu’aux années 1980. Chaque pièce a un morceau d’histoire différente : de la cuverie avec les œuvres de Gavazzi au salon décoré de fresques par Ferretti.
Pourquoi le visiter
Trois raisons pratiques. Premièrement : c’est une villa médicéenne peu fréquentée, loin du tourisme de masse. Deuxièmement : le parc d’art contemporain est parmi les plus intéressants de Toscane, avec des œuvres in situ qui changent avec la lumière du jour. Troisièmement : le dimanche, la visite guidée dure 90 minutes et inclut les intérieurs et le jardin historique, à un prix abordable (8 €, tarif réduit à 5 €). Réservez à la bibliothèque, places limitées à 25 personnes. Conseil : apportez du liquide, ils n’acceptent pas les cartes.
Quand aller
Si possible, choisis un dimanche de mai ou de septembre. Le parc est beau en toute saison, mais au printemps les couleurs sont explosives et les installations extérieures prennent vie avec la lumière changeante. Tôt le matin ou en fin d’après-midi offrent des atmosphères magiques, surtout près du lac. En été, le jardin historique est ouvert jusqu’à 19h, mais la chaleur peut être intense. En automne, avec les feuilles qui tombent, les œuvres d’art semblent encore plus intégrées dans le paysage.
Aux alentours
À quelques kilomètres, le centre de Pistoia mérite une promenade : la place du Dôme, le Baptistère et l’église San Giovanni Fuorcivitas. Si vous aimez l’art contemporain, suivez la route vers le Montalbano : il y a d’autres villas médicéennes comme la Villa di Artimino. Ou alors, pour un plongeon dans la nature, le biotope du Padule di Fucecchio est une zone humide protégée parfaite pour l’observation des oiseaux. Depuis Quarrata, tout est proche, mais sans se presser.