Que voir à Cagliari : entre château, tours et panoramas uniques


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour : city-breakers, familles, amateurs d'histoire et de mer
  • Points forts : centre historique médiéval du Château, tours panoramiques, musées archéologiques, plage du Poetto, gastronomie au marché
  • Conseil : visitez les tours et le bastion le matin, puis déjeunez au marché et l'après-midi au musée ou à la plage
  • Accessibilité : bien desservie par bus et trains, ville praticable à pied
  • Climat : le printemps et l'automne sont les meilleures saisons

Événements aux alentours


Si vous cherchez une ville qui allie une histoire millénaire, des plages de carte postale et un centre animé, Cagliari est le bon choix. Car se perdre dans les ruelles du quartier du Château, monter sur les tours médiévales et se pencher depuis les bastions de Saint-Rémy offre des vues à couper le souffle. J'ai commencé mon tour par le Bastion de Saint-Rémy : de là, on voit tout le golfe, et c'est l'endroit parfait pour s'orienter. Puis j'ai marché jusqu'à la Tour de l'Éléphant et San Pancrazio, deux tours pisanes qui racontent la défense de la ville. L'amphithéâtre romain, creusé dans la roche, est un morceau d'histoire à ciel ouvert, tandis que le Musée Archéologique National abrite les géants de Mont'e Prama. Pour une pause authentique, le Marché San Benedetto est une explosion de couleurs et de saveurs : goûtez le pane carasau et les fromages locaux. Et n'oubliez pas une promenade au Poetto, le front de mer de la ville. Cagliari est compacte, on s'y déplace bien à pied ou avec les transports en commun, et chaque coin a une histoire à raconter.

Aperçu



Itinéraires aux alentours


Bastione di Saint Remy: le balcon panoramique de Cagliari

Bastione di Saint RemyS'il y a un endroit qui vous fait comprendre tout de suite pourquoi Cagliari est appelée la ville du soleil, c'est le Bastione di Saint Remy. Construit entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle sur les anciennes fortifications espagnoles, ce monument néoclassique est bien plus qu'un simple point de vue : c'est le véritable salon de la ville haute. Le nom ? Il vient du baron de Saint Remy, premier vice-roi piémontais. On y accède depuis la Piazza Costituzione en montant l'escalier monumental à double rampe (170 marches de chaque côté), ou, si vous avez les jambes fatiguées, prenez l'ascenseur depuis la via Regina Margherita. Une fois sur la Terrazza Umberto I, à 56 mètres au-dessus de la mer, le spectacle est total : d'un côté, le port et le Golfe des Anges, de l'autre, les toits de Villanova, la plaine du Campidano et les montagnes du Parc des Sept Frères. La terrasse, vaste de 4600 m², est l'endroit idéal pour des événements et des expositions, mais aussi pour une simple promenade parmi les palmiers. Sous la terrasse se trouve la Galerie Umberto I, une promenade couverte à trois nefs qui, par le passé, a été un banquet, une infirmerie pendant la Grande Guerre et un refuge pour les sinistrés de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, c'est un espace d'exposition. Le Bastione est visitable gratuitement en permanence, et si vous avez de la chance lors d'une exposition temporaire, encore mieux. Un conseil : allez-y au coucher du soleil, quand la lumière embrase la pierre forte de Bonaria et que la mer semble se fondre dans le ciel.

Bastione di Saint Remy

Tour de l'Éléphant : un plongeon dans le Moyen Âge pisane

Tour de l'ÉléphantLa Tour de l'Éléphant est l'une des deux tours blanches subsistantes de l'enceinte pisane de Cagliari. Conçue par l'architecte Giovanni Capula, elle fut achevée en 1307 pour défendre l'accès au quartier Castello. Haute de 31 mètres d'un côté et de 42 de l'autre, elle est construite en calcaire blanc des carrières de Bonaria. Sur la façade sud, à quelques mètres du sol, une sculpture d'éléphant donne son nom à la tour. À côté de l'entrée, une épigraphe rappelle Capula avec les mots 'nunquam in suis operibus inventus sinister' (jamais trouvé sinistre dans ses œuvres). Au fil des siècles, la tour a eu divers usages : poudrière, arsenal et, sous la domination espagnole, prison (les têtes des condamnés étaient exposées en avertissement). Aujourd'hui, après une restauration l'ayant ramenée à son état pisain d'origine, elle est visitable. La montée est rude (planchers en bois sur quatre étages), mais la vue à 360° depuis la terrasse récompense tous les efforts : on embrasse le Golfe des Anges et les toits de Castello. Attention : actuellement l'accès est limité au tiers de la tour, mais les travaux de réhabilitation (financement régional de 400 000 euros) promettent d'améliorer la fréquentation. Horaires : été 9h-13h et 15h30-19h30, hiver jusqu'à 17h. Billet plein tarif 3€, réduit 2€ (groupes scolaires 1€). Infos et billetterie via Santa Croce 2. Si vous êtes à Cagliari, ne manquez pas cette fenêtre sur le Moyen Âge pisane : la tour est un morceau d'histoire à vivre avec tous les sens.

Tour de l'Éléphant

Tour de l'Éléphant : un plongeon dans le Moyen Âge pisane

Tour de l'ÉléphantLa Tour de l'Éléphant est l'une des deux tours blanches subsistantes de l'enceinte pisane de Cagliari. Conçue par l'architecte Giovanni Capula, elle fut achevée en 1307 pour défendre l'accès au quartier Castello. Haute de 31 mètres d'un côté et de 42 de l'autre, elle est construite en calcaire blanc des carrières de Bonaria. Sur la façade sud, à quelques mètres du sol, une sculpture d'éléphant donne son nom à la tour. À côté de l'entrée, une épigraphe rappelle Capula avec les mots 'nunquam in suis operibus inventus sinister' (jamais trouvé sinistre dans ses œuvres). Au fil des siècles, la tour a eu divers usages : poudrière, arsenal et, sous la domination espagnole, prison (les têtes des condamnés étaient exposées en avertissement). Aujourd'hui, après une restauration l'ayant ramenée à son état pisain d'origine, elle est visitable. La montée est rude (planchers en bois sur quatre étages), mais la vue à 360° depuis la terrasse récompense tous les efforts : on embrasse le Golfe des Anges et les toits de Castello. Attention : actuellement l'accès est limité au tiers de la tour, mais les travaux de réhabilitation (financement régional de 400 000 euros) promettent d'améliorer la fréquentation. Horaires : été 9h-13h et 15h30-19h30, hiver jusqu'à 17h. Billet plein tarif 3€, réduit 2€ (groupes scolaires 1€). Infos et billetterie via Santa Croce 2. Si vous êtes à Cagliari, ne manquez pas cette fenêtre sur le Moyen Âge pisane : la tour est un morceau d'histoire à vivre avec tous les sens.

Tour de l'Éléphant

Tour Saint-Pancrace: la sentinelle de Cagliari

Tour Saint-PancraceSur le sommet de la colline de Castello, à 130 mètres au-dessus de la mer, se dresse la Tour Saint-Pancrace, la plus haute et la plus ancienne des tours de Cagliari. Construite par les Pisans en 1305 sur les plans de l'architecte Giovanni Capula, c'était la pièce maîtresse du système défensif de la ville. Avec ses 36 mètres de hauteur, elle était un poste d'observation essentiel pour contrôler le trafic maritime jusqu'à Villasimius. La structure massive en pierre calcaire blanche de Bonaria, aux murs épais et à l'arrière ouvert pour faciliter la communication, est un chef-d'œuvre d'ingénierie militaire médiévale. Au fil du temps, elle a vécu mille vies : dépôt de munitions, logement pour fonctionnaires et, à partir du XVIIe siècle, prison dure où les détenus survivaient dans des conditions terribles. Aujourd'hui, cependant, la tour est fermée au public en permanence. Les travaux de restauration annoncés n'ont jamais commencé, et l'accès n'est autorisé que lors d'occasions spéciales comme les journées Monuments Ouverts du FAI. Si vous avez la chance de la visiter, montez les marches en bois jusqu'au sommet : de là, vous profiterez d'une vue à 360° sur Cagliari, le Golfe des Anges, le parc de Monte Urpinu et la plaine du Campidano. En attendant, vous pouvez vous consoler avec la tour jumelle de l'Éléphant, qui elle est régulièrement visitable. La Tour Saint-Pancrace reste un symbole de la ville, un morceau d'histoire qui attend d'être redécouvert.

Tour Saint-Pancrace

Amphithéâtre Romain : une plongée dans la Cagliari impériale

Amphithéâtre RomainSi vous pensez que Cagliari n'est que mer et plages, vous vous trompez lourdement. Au cœur de la ville, entre les quartiers de Castello et Stampace, se trouve un coin d'histoire romaine à couper le souffle : l'Amphithéâtre Romain. Construit entre le Ier et le IIe siècle après J.-C., c'est le plus important édifice public de la Sardaigne romaine. Ce qui frappe d'abord ? Il est taillé à moitié dans la roche de la colline de Buoncammino, tandis que l'autre moitié était en blocs de calcaire blanc. La façade sud, aujourd'hui disparue, devait dépasser les 20 mètres. Il pouvait contenir jusqu'à 10 000 spectateurs, soit presque un tiers des habitants de la Carales romaine. On y organisait des combats de gladiateurs, des chasses aux animaux sauvages (venationes) et des exécutions capitales. Les gradins étaient divisés par classes sociales : en haut les femmes et les esclaves, en bas les sénateurs. Avec l'avènement du christianisme, les spectacles perdirent leur popularité et furent interdits en 438 après J.-C. L'amphithéâtre tomba en désuétude et fut utilisé comme carrière pendant des siècles. Ce n'est qu'au XIXe siècle que le chanoine Giovanni Spano le remit au jour. Aujourd'hui, il est visitable : vous pouvez vous promener dans les couloirs (ambulacra), voir les cages à animaux et admirer la cavea. L'arène et les espaces souterrains sont fermés pour restauration, mais la vue est spectaculaire. Horaires : tous les jours de 10h à 17h (hiver) ou de 10h à 13h et de 15h à 19h (été). Plein tarif : 3€, tarif réduit 2€. Adresse : Via Sant'Ignazio da Laconi. Un conseil ? Faites preuve d'imagination : fermez les yeux et écoutez le rugissement de l'arène.

Amphithéâtre Romain

Amphithéâtre Romain : une plongée dans la Cagliari impériale

Amphithéâtre RomainSi vous pensez que Cagliari n'est que mer et plages, vous vous trompez lourdement. Au cœur de la ville, entre les quartiers de Castello et Stampace, se trouve un coin d'histoire romaine à couper le souffle : l'Amphithéâtre Romain. Construit entre le Ier et le IIe siècle après J.-C., c'est le plus important édifice public de la Sardaigne romaine. Ce qui frappe d'abord ? Il est taillé à moitié dans la roche de la colline de Buoncammino, tandis que l'autre moitié était en blocs de calcaire blanc. La façade sud, aujourd'hui disparue, devait dépasser les 20 mètres. Il pouvait contenir jusqu'à 10 000 spectateurs, soit presque un tiers des habitants de la Carales romaine. On y organisait des combats de gladiateurs, des chasses aux animaux sauvages (venationes) et des exécutions capitales. Les gradins étaient divisés par classes sociales : en haut les femmes et les esclaves, en bas les sénateurs. Avec l'avènement du christianisme, les spectacles perdirent leur popularité et furent interdits en 438 après J.-C. L'amphithéâtre tomba en désuétude et fut utilisé comme carrière pendant des siècles. Ce n'est qu'au XIXe siècle que le chanoine Giovanni Spano le remit au jour. Aujourd'hui, il est visitable : vous pouvez vous promener dans les couloirs (ambulacra), voir les cages à animaux et admirer la cavea. L'arène et les espaces souterrains sont fermés pour restauration, mais la vue est spectaculaire. Horaires : tous les jours de 10h à 17h (hiver) ou de 10h à 13h et de 15h à 19h (été). Plein tarif : 3€, tarif réduit 2€. Adresse : Via Sant'Ignazio da Laconi. Un conseil ? Faites preuve d'imagination : fermez les yeux et écoutez le rugissement de l'arène.

Amphithéâtre Romain

Musée Archéologique National de Cagliari

Musée Archéologique National de CagliariS'il y a un lieu qui renferme l'âme profonde de la Sardaigne, c'est le Musée Archéologique National de Cagliari. Situé au cœur du quartier Castello, à l'intérieur de la Cittadella dei Musei, il occupe l'ancien Arsenal royal, réaménagé entre 1956 et 1979 par les architectes Libero Cecchini et Piero Gazzola. Dès que vous entrez, vous réalisez que ce n'est pas un musée ordinaire : plus de 4000 artefacts vous accompagnent dans un voyage de près de 8000 ans d'histoire, du Néolithique à l'époque byzantine. La collection est très vaste, mais si je devais choisir les pièces maîtresses, je dirais tout de suite : les Géants de Mont'e Prama. Ce sont des statues en calcaire atteignant 2,5 mètres de haut, datant du VIIIe siècle av. J.-C., représentant des guerriers, des archers et des boxeurs. Une découverte sensationnelle qui a réécrit l'histoire de l'art antique. Ensuite, il y a les bronzetti nuragiques, des centaines de statuettes en bronze qui racontent la vie quotidienne et les rites d'une civilisation mystérieuse. Et n'oubliez pas la navicella nuragique, les stèles de Nora, le buste de Trajan. Le parcours se déroule sur quatre niveaux : le premier est chronologique, les autres topographiques (malheureusement le troisième est fermé pour travaux). La visite dure au moins deux heures, mais cela en vaut la peine. Le musée est très accessible, avec des cartes tactiles, des rampes et des ascenseurs. Chaque premier dimanche du mois, l'entrée est gratuite, mais le billet normal est également honnête : 10€ combiné avec la Pinacothèque. Un conseil : montez sur la terrasse du musée, la vue sur le golfe de Cagliari est spectaculaire. Bref, si vous êtes à Cagliari, vous ne pouvez pas le manquer.

Musée Archéologique National de Cagliari

Château Saint-Michel : histoire, art et une vue à couper le souffle

Château Saint-MichelSi vous montez sur la colline de San Michele, vous vous trouverez devant un château qui semble sorti d'un livre d'histoire. Construit au XIIe siècle et agrandi par les Pisans puis par les Aragonais, le château de Saint-Michel domine Cagliari depuis une hauteur de 180 mètres. Ses trois tours d'angle, deux pisanes et une aragonaise, sont en calcaire de Bonaria. En vous promenant dans les fossés, vous remarquez que l'entrée était autrefois franchie par un pont-levis – il en reste des traces. La partie la plus ancienne ? Les tours nord-est et sud-est, avec des pierres de taille parfaitement appareillées. Celle du sud-ouest, plus grossière, date du XVe siècle. À l'intérieur, il y avait autrefois la chapelle Saint-Michel-Archange, et aujourd'hui le château est un centre d'art et de culture. La vue d'ici est incroyable : elle embrasse le centre historique, le port, le Poetto et la lagune de Santa Gilla. On dit que le fantôme de la comtesse Violante Carroz, la dernière de sa dynastie, hante les lieux. Que ce soit vrai ou non, l'atmosphère est magique. L'entrée coûte 5 euros, tarif réduit 2,50. S'il y a une exposition, le billet passe à 6 euros. Ouvert du mardi au dimanche, avec des horaires variables : en été jusqu'à 20h, en hiver jusqu'à 18h. Le lundi, c'est fermé. Je vous conseille de réserver une visite guidée – elle coûte 2 euros de plus mais ça vaut le coup. Le parc alentour est parfait pour une promenade.

Château Saint-Michel

Château Saint-Michel : histoire, art et une vue à couper le souffle

Château Saint-MichelSi vous montez sur la colline de San Michele, vous vous trouverez devant un château qui semble sorti d'un livre d'histoire. Construit au XIIe siècle et agrandi par les Pisans puis par les Aragonais, le château de Saint-Michel domine Cagliari depuis une hauteur de 180 mètres. Ses trois tours d'angle, deux pisanes et une aragonaise, sont en calcaire de Bonaria. En vous promenant dans les fossés, vous remarquez que l'entrée était autrefois franchie par un pont-levis – il en reste des traces. La partie la plus ancienne ? Les tours nord-est et sud-est, avec des pierres de taille parfaitement appareillées. Celle du sud-ouest, plus grossière, date du XVe siècle. À l'intérieur, il y avait autrefois la chapelle Saint-Michel-Archange, et aujourd'hui le château est un centre d'art et de culture. La vue d'ici est incroyable : elle embrasse le centre historique, le port, le Poetto et la lagune de Santa Gilla. On dit que le fantôme de la comtesse Violante Carroz, la dernière de sa dynastie, hante les lieux. Que ce soit vrai ou non, l'atmosphère est magique. L'entrée coûte 5 euros, tarif réduit 2,50. S'il y a une exposition, le billet passe à 6 euros. Ouvert du mardi au dimanche, avec des horaires variables : en été jusqu'à 20h, en hiver jusqu'à 18h. Le lundi, c'est fermé. Je vous conseille de réserver une visite guidée – elle coûte 2 euros de plus mais ça vaut le coup. Le parc alentour est parfait pour une promenade.

Château Saint-Michel

Palais Royal : le cœur du pouvoir à Cagliari

Palais Royal - PréfectureImpossible de le manquer, sur la piazza Palazzo, entre la cathédrale et le Bastion de Saint-Rémy : le Palais Royal est une étape incontournable pour qui veut comprendre l'histoire de Cagliari. Construit par les Pisans entre les XIIe et XIIIe siècles, il devint en 1337 la résidence du vice-roi sur ordre de Pierre IV d'Aragon. Depuis lors, pendant près de cinq cents ans, le destin de l'île s'est décidé ici. L'entrée est payante (3 euros), mais cela en vaut la peine : on entre dans le hall et on est immédiatement accueilli par le grand escalier monumental du XVIIIe siècle, œuvre des ingénieurs piémontais de Guibert et de Vincenti. En montant, on arrive à l'étage noble où se distingue la Salle des Hallebardiers, avec les portraits de 24 vice-rois qui semblent vous observer sévèrement. Puis la Salle du Conseil, décorée entre 1893 et 1896 par Domenico Bruschi : ses fresques racontent des épisodes de l'histoire sarde et de la maison de Savoie. Curiosité : les Savoie y séjournèrent en exil de 1799 à 1815, lorsque Napoléon occupait Turin. Aujourd'hui, le palais abrite la Préfecture et la Ville métropolitaine, mais une partie est visitable : outre les salles, on admire argenterie et porcelaines de valeur, comme le service Ginori en amarante. Ouvert tous les jours de 10h à 19h. Le billet cumulatif à 4 euros inclut également les expositions temporaires. Si vous le pouvez, prenez la visite guidée (5 euros) : elle vous fera découvrir des détails que vous ne remarqueriez pas seuls. Un conseil : après la visite, regardez depuis le balcon sur la façade ouest : la vue sur la ville est un bonus inattendu.

Palais Royal - Préfecture

Palais Royal : le cœur du pouvoir à Cagliari

Palais Royal - PréfectureImpossible de le manquer, sur la piazza Palazzo, entre la cathédrale et le Bastion de Saint-Rémy : le Palais Royal est une étape incontournable pour qui veut comprendre l'histoire de Cagliari. Construit par les Pisans entre les XIIe et XIIIe siècles, il devint en 1337 la résidence du vice-roi sur ordre de Pierre IV d'Aragon. Depuis lors, pendant près de cinq cents ans, le destin de l'île s'est décidé ici. L'entrée est payante (3 euros), mais cela en vaut la peine : on entre dans le hall et on est immédiatement accueilli par le grand escalier monumental du XVIIIe siècle, œuvre des ingénieurs piémontais de Guibert et de Vincenti. En montant, on arrive à l'étage noble où se distingue la Salle des Hallebardiers, avec les portraits de 24 vice-rois qui semblent vous observer sévèrement. Puis la Salle du Conseil, décorée entre 1893 et 1896 par Domenico Bruschi : ses fresques racontent des épisodes de l'histoire sarde et de la maison de Savoie. Curiosité : les Savoie y séjournèrent en exil de 1799 à 1815, lorsque Napoléon occupait Turin. Aujourd'hui, le palais abrite la Préfecture et la Ville métropolitaine, mais une partie est visitable : outre les salles, on admire argenterie et porcelaines de valeur, comme le service Ginori en amarante. Ouvert tous les jours de 10h à 19h. Le billet cumulatif à 4 euros inclut également les expositions temporaires. Si vous le pouvez, prenez la visite guidée (5 euros) : elle vous fera découvrir des détails que vous ne remarqueriez pas seuls. Un conseil : après la visite, regardez depuis le balcon sur la façade ouest : la vue sur la ville est un bonus inattendu.

Palais Royal - Préfecture

Jardin Botanique : une plongée dans la nature et l'histoire

Jardin Botanique de l'Université de CagliariSi vous pensez que Cagliari n'est que mer et centre historique, vous vous trompez lourdement. Le Jardin Botanique est une de ces surprises qui vous réconcilient avec la ville. Inauguré en 1866 par le botaniste Patrizio Gennari, il s'étend sur environ 5 hectares dans la vallée de Palabanda, juste à côté de l'Amphithéâtre Romain. Un mariage parfait entre nature et archéologie : vous vous promenez parmi des plantes du monde entier et tombez sur des citernes romaines, un puits à noria et même une grotte calidarium. Plus de 2 000 espèces réparties en collections : la palmeraie, les succulentes (l'une des plus riches d'Italie), le maquis méditerranéen, le Jardin des Simples avec des plantes médicinales et des panneaux en Braille. À ne pas manquer les gigantesques Ficus magnolioides, l'euphorbia canariensis et, au printemps, le spectacle des lotus dans le bassin central. Le jardin est aussi un centre de recherche : il abrite la Banque de Germoplasme de Sardaigne, qui conserve des graines d'espèces menacées. Ouvert toute l'année, avec des horaires variables entre été et hiver (consultez le site). Plein tarif 4€, mais diverses formules cumulatives existent. Venez avec des chaussures confortables et, si possible, au printemps : les floraisons sont magiques. Et si vous avez de la chance, vous pourriez attraper une visite guidée gratuite ou un événement musical. Un lieu qui allie science, histoire et beauté : vous ne le regretterez pas.

Jardin Botanique de l'Université de Cagliari

Parc archéologique de Tuvixeddu : la plus grande nécropole punique de la Méditerranée

Parc archéologique de TuvixedduSi tu penses que Cagliari se résume à la mer et au centre historique, prépare-toi à changer d'avis. Sur la colline de Tuvixeddu, à deux pas du viale Sant'Avendrace, se cache la plus grande nécropole punique de la Méditerranée : plus d'un millier de tombes creusées dans la roche calcaire, utilisées du VIe siècle av. J.-C. jusqu'au haut Moyen Âge. Le nom ? Il vient de 'tuvu', qui en sarde signifie cavité – et ici, les cavités ne manquent pas. Les tombes sont à puits : une ouverture verticale de 2,5 à 11 mètres, avec des chambres hypogées décorées. Les plus célèbres sont la Tombe de l'Ureus, avec un serpent ailé peint, et la Tombe de Sid, avec un guerrier barbu lançant une lance. Uniques en Sardaigne pour leurs peintures figuratives. Un peu plus loin, la Grotte de la Vipère romaine, dédiée à Atilia Pomptilla. Le parc est aussi un poumon vert : entre arbustes et agaves, des sentiers serpentent offrant des vues sur la lagune de Santa Gilla. Malheureusement, l'histoire récente a été dure : au XXe siècle, la colline était une carrière de ciment, qui a détruit une partie des tombes. Depuis 2014, après des années de luttes, il est enfin ouvert au public. L'entrée est gratuite depuis la via Falzarego. Ouvert tous les jours (horaires variables selon les saisons), mais les visites guidées ont lieu le samedi et le dimanche. Les objets – bijoux, céramiques, amulettes – sont exposés au Musée Archéologique National. Un conseil ? Apportez une gourde et des chaussures confortables : ici on marche entre histoire et nature, et on se perd dans des millénaires de récits.

Parc archéologique de Tuvixeddu

Parc archéologique de Tuvixeddu : la plus grande nécropole punique de la Méditerranée

Parc archéologique de TuvixedduSi tu penses que Cagliari se résume à la mer et au centre historique, prépare-toi à changer d'avis. Sur la colline de Tuvixeddu, à deux pas du viale Sant'Avendrace, se cache la plus grande nécropole punique de la Méditerranée : plus d'un millier de tombes creusées dans la roche calcaire, utilisées du VIe siècle av. J.-C. jusqu'au haut Moyen Âge. Le nom ? Il vient de 'tuvu', qui en sarde signifie cavité – et ici, les cavités ne manquent pas. Les tombes sont à puits : une ouverture verticale de 2,5 à 11 mètres, avec des chambres hypogées décorées. Les plus célèbres sont la Tombe de l'Ureus, avec un serpent ailé peint, et la Tombe de Sid, avec un guerrier barbu lançant une lance. Uniques en Sardaigne pour leurs peintures figuratives. Un peu plus loin, la Grotte de la Vipère romaine, dédiée à Atilia Pomptilla. Le parc est aussi un poumon vert : entre arbustes et agaves, des sentiers serpentent offrant des vues sur la lagune de Santa Gilla. Malheureusement, l'histoire récente a été dure : au XXe siècle, la colline était une carrière de ciment, qui a détruit une partie des tombes. Depuis 2014, après des années de luttes, il est enfin ouvert au public. L'entrée est gratuite depuis la via Falzarego. Ouvert tous les jours (horaires variables selon les saisons), mais les visites guidées ont lieu le samedi et le dimanche. Les objets – bijoux, céramiques, amulettes – sont exposés au Musée Archéologique National. Un conseil ? Apportez une gourde et des chaussures confortables : ici on marche entre histoire et nature, et on se perd dans des millénaires de récits.

Parc archéologique de Tuvixeddu

Pinacothèque nationale : œuvres d’art et histoire entre les murs du Château

Pinacothèque nationaleQuand tu penses à Cagliari, la première idée qui vient est la mer et le soleil. Mais si tu montes dans le quartier du Château, des surprises t’attendent. La Pinacothèque nationale, nichée dans la Citadelle des Musées, est l’un de ces lieux qui te fait comprendre combien d’histoire et d’art cette île renferme. Le parcours d’exposition s’articule sur trois étages, avec une collection allant du XVe siècle à l’époque contemporaine, mais le véritable cœur réside dans les œuvres sardes et catalanes de la période aragonaise. Et oui, il y a ici des retables et des peintures religieuses d’une beauté à couper le souffle, arrivés après la démolition de l’ancienne église San Francesco en 1875. L’entrée se trouve au troisième étage du Musée Archéologique, mais ne t’inquiète pas : le billet cumulatif (10 €) te permet de visiter les deux, ainsi que le Musée des cires anatomiques et la collection Cardu si tu as le temps. Mon conseil ? Prends-toi une demi-heure pour la Pinacothèque, puis sors sur la terrasse de la Citadelle et admire la vue sur la ville et le golfe. La lumière en fin d’après-midi est magique. Les vendredis et samedis, les horaires s’étendent jusqu’à 19 h 30, mais la billetterie ferme à 18 h 45, donc organise-toi. Si les musées bondés ne sont pas pour toi, viens le lundi ou le mercredi : tu trouveras moins de files d’attente et plus de silence pour profiter des œuvres. Et attention aux expositions temporaires : en 2014, par exemple, ils ont accueilli une belle exposition pour les 200 ans de l’Arme des Carabiniers. Bref, la Pinacothèque est un joyau qui raconte la Sardaigne profonde, loin des plages, mais tout aussi fascinante.

Pinacothèque nationale

Musée civique d'art siamois Stefano Cardu : un coin d'Asie entre les tours de Cagliari

Musée civique d'art siamois 'Stefano Cardu'Au cœur du Castello, dans la Citadelle des Musées, il y a un lieu qui semble sorti d'un rêve : le Musée civique d'art siamois Stefano Cardu. C'est le seul musée oriental de toute la Sardaigne, et il abrite la plus grande collection d'art siamois d'Europe. Le mérite en revient à Stefano Cardu, un Cagliaritain qui en 1914 a fait don à sa ville des pièces collectées durant des années passées au Siam (aujourd'hui Thaïlande), en Chine, au Japon et en Inde. Vous entrez et vous vous sentez immédiatement ailleurs : des porcelaines chinoises des dynasties Ming et Qing (du XIVe au XVIIe siècle) vous fixent à travers les vitrines, des netsuke japonais en ivoire et en bois racontent des histoires miniatures, et une salle entière est consacrée aux armes siamoises – unique en Italie, avec des lances de parade de la Garde Royale et de rares aiguillons d'éléphant. Il ne manque pas de monnaies anciennes et de manuscrits illustrés. Jusqu'en janvier 2026, il y a aussi une exposition temporaire de théières et tasses chinoises, jamais vues auparavant. Le billet ne coûte que 3€ (tarif réduit 1,5€), et le mercredi matin c'est gratuit. Ouvert du mardi au dimanche, avec des horaires qui changent entre l'été et l'hiver. J'y suis allé un dimanche après-midi, et le silence seulement brisé par les pas sur le sol en marbre m'a fait oublier que j'étais à deux pas du Bastion de Saint Remy. Conseil : prenez au moins une heure pour flâner tranquillement, et si vous le pouvez, réservez une visite guidée – cela coûte 2€ de plus, mais ouvre des fenêtres sur des détails que vous ne remarqueriez pas seul.

Musée civique d'art siamois 'Stefano Cardu'

Le Teatro Lirico de Cagliari : un joyau moderne au cœur de la musique

Teatro Lirico de CagliariSi vous pensez qu'à Cagliari on ne respire que de l'histoire médiévale, vous vous trompez. Le Teatro Lirico, inauguré en 1993, est un pari gagné : moderne, fonctionnel et d'une capacité de 1 628 places (800 à l'orchestre, 431 au premier balcon, 397 au deuxième). Conçu par les architectes Galmozzi et Ginoulhiac, il est né après que les bombardements de la Seconde Guerre mondiale et un incendie eurent effacé les théâtres historiques de la ville. Pourtant, malgré son jeune âge, il a déjà une forte personnalité. L'Orchestre et le Chœur du Teatro Lirico y sont chez eux, et chaque année ils offrent des saisons lyriques, des concerts et des ballets de haut niveau. Ce qui m'a frappé, c'est l'atmosphère : pas celle pompeuse des théâtres du XIXe siècle, mais quelque chose de plus accessible, presque familier. Et puis il y a les événements spéciaux : le premier opéra interactif au monde avec Google Glass (Turandot) et le festival d'été Rotte Sonore qui amène la musique en plein air. Un endroit auquel on ne s'attend pas, mais qui, une fois découvert, reste en vous.

Teatro Lirico de Cagliari

Le Ghetto des Juifs : un nom trompeur

Ghetto des JuifsSi vous vous promenez dans le quartier de Castello, via Santa Croce, vous tombez sur un bâtiment au nom curieux : le Ghetto des Juifs. Pourtant, ce n'a jamais été un ghetto. On l'appelle ainsi à cause de l'ancien quartier juif médiéval, la Giudaria, qui se trouvait ici avant l'expulsion des juifs en 1492. La structure que vous voyez aujourd'hui est en réalité une caserne militaire du XVIIIe siècle, construite entre 1723 et 1738 par les ingénieurs piémontais Felice de Vincenti et Augusto della Vallée sur ordre du vice-roi Carlo di Rivarolo. Elle abritait les Dragons de Sardaigne, avec leurs chevaux et écuries : en 1863, elle comptait plus de 300 hommes et 40 chevaux. Après la démilitarisation, elle est devenue un logement pour familles pauvres, subissant dégradations et dommages des bombardements de 1943. Ce n'est qu'en 1992 qu'elle a été restaurée et rouverte en tant que centre culturel. Aujourd'hui, elle accueille des expositions, des concerts et des mariages civils – oui, depuis 2018, vous pouvez vous marier sur sa terrasse panoramique, avec une vue spectaculaire sur la ville. L'entrée coûte 3 euros (tarif réduit 2), mais vérifiez les horaires car ils changent. Ce qui me frappe, c'est comment un malentendu historique a donné à ce lieu une identité si forte. En se promenant entre ses murs, entre expositions photos (je me souviens de celle de Salgado) et ateliers, on respire une atmosphère vivante, loin des clichés des musées poussiéreux. Dommage que le côté sud soit encore en décadence : un contraste qui raconte l'histoire complexe de Cagliari.

Ghetto des Juifs

Grotte de la Vipère : un joyau romain sculpté dans la roche

Grotte de la VipèreÀ quelques pas du centre, sur le viale Sant'Avendrace, se cache un coin de Rome antique : la Grotte de la Vipère. Cet hypogée funéraire, creusé dans la roche entre le Ier et le IIe siècle apr. J.-C., est un véritable monument à l'amour conjugal. Ici reposent les restes d'Atilia Pomptilla et de son mari Lucius Cassius Philippus, un couple de nobles romains exilés en Sardaigne sur ordre de Néron. La légende raconte que Philippus tomba malade du paludisme et qu'Atilia, désespérée, pria les dieux d'offrir sa vie en échange de celle de son mari. Leur pacte fonctionna : Philippus guérit, mais Atilia mourut. Pour l'honorer, il fit construire ce tombeau en forme de petit temple, avec fronton et colonnes ioniques (aujourd'hui il ne reste qu'un chapiteau). Le nom curieux vient des deux serpents affrontés sculptés sur le fronton : symboles de fidélité et d'immortalité, peut-être inspirés d'Isis et Osiris ou du couple lui-même. À l'intérieur, un vestibule et deux chambres funéraires conservent encore les traces d'un rite mêlant incinération et inhumation. Les murs sont couverts de 16 inscriptions en latin et en grec, principalement en vers, qui racontent l'histoire d'Atilia et Philippus. Malheureusement, elles sont aujourd'hui difficiles à lire, mais il suffit d'imaginer ces vers pour se sentir transporté dans le temps. Le monument a été sauvé miraculeusement en 1822 : le général Alberto Della Marmora a bloqué sa démolition lors de la construction de la route royale pour Porto Torres. On voit encore les trous de mines, restés inutilisés, témoins de cette bataille. Pour le visiter, il suffit de réserver (tél. 0706777900, info.beniculturalicagliari@gmail.com) et de payer un billet de 3€ (tarif réduit 2€). Il existe aussi un billet unique hebdomadaire à 8€ qui inclut d'autres sites comme la Tour de l'Éléphant et l'Amphithéâtre romain. Un conseil ? Ne manquez pas de vous arrêter un instant en silence, d'écouter le vent et de penser à cette histoire d'amour qui a traversé deux mille ans.

Grotte de la Vipère

Tour du Poetto : un balcon sur la Selle du Diable

Tour du PoettoS’il y a un endroit qui allie histoire, nature et un panorama incroyable, c’est la Tour du Poetto. Juchée sur la Selle du Diable, à environ 90 mètres au-dessus de la mer, cette tour espagnole du XVIe siècle (construite en 1597) est aujourd’hui une ruine spectaculaire, brisée en deux tronçons qui semblent défier le temps. Le nom original était « Torre del Pozzetto di Sant’Elia », mais au fil du temps il s’est transformé par erreur en « del Poetto ». D’ici, la vue s’étend sur Marina Piccola, la plage du Poetto et tout le golfe, jusqu’aux tours de Mezza Spiaggia et de l’Isola dei Cavoli. Un point stratégique, utilisé pour surveiller les corsaires et protéger les salines. Pour y accéder, depuis Marina Piccola, on emprunte un sentier de 15 à 20 minutes, un peu étroit et à pic sur la mer – non adapté aux poussettes, mais faisable avec des enfants à partir de 4 ans. La tour est à l’abandon, mais en 2020 elle a été nettoyée des graffitis grâce à une restauration de 7 000 euros. Conseil : apportez de l’eau et un appareil photo. Le contraste entre le blanc de la pierre calcaire et le bleu de la mer est quelque chose que vous n’oublierez pas.

Tour du Poetto