🧭 À quoi s’attendre
- Idéal pour voyageurs qui aiment histoire, mer et nature en une seule destination
- Points forts : la Forteresse de Civitella del Tronto, les tours côtières, les villages authentiques
- Activités : randonnée sur le Gran Sasso, baignades en mer, visites aux musées archéologiques
- Gastronomie : arrosticini, pecora alla callara et vins Montepulciano d’Abruzzo
- Période recommandée : printemps et automne pour le climat doux, été pour la mer
Événements aux alentours
La province de Teramo est un concentré d’Abruzzes authentique : de la côte adriatique avec ses tours médiévales et ses plages de sable, jusqu’aux villages perchés du Gran Sasso et des Monts de la Laga. Vous y trouverez la célèbre Forteresse de Civitella del Tronto, l’une des plus grandes d’Europe, et le suggestif Château Manfrino, immergé dans la nature. Ne manquez pas la Tour de Cerrano à Pineto, symbole de la côte, et le Musée Archéologique de Campli avec ses vestiges picéniens et romains. Promenez-vous dans les ruelles de Borgo Faraone et découvrez l’artisanat textile au Nina Museum. La province offre un mélange parfait entre histoire, mer et montagne, idéal pour un voyage à la découverte. Chaque coin raconte des siècles de cultures : des Romains aux Bourbons, laissez-vous surprendre.
Aperçu
- Forteresse de Civitella del Tronto : histoire et panoramas à couper le souffle
- Tour de Cerrano : histoire, nature et vue à couper le souffle
- Basilique Cathédrale de Sainte Marie de l'Assomption et Saint Bérard
- Basilique Cathédrale de Sainte Marie de l'Assomption et Saint Bérard
- Castel Manfrino : la forteresse souabe entre ciel et histoire
- Musée Archéologique National de Campli
- Torre del Salinello : entre histoire et saveurs locales
- Amphithéâtre romain : un géant souterrain au cœur de Teramo
- Théâtre romain de Teramo
- Musée d'art du Splendore : un trésor entre sacré et contemporain
- Borgo Faraone: un village fantôme entre histoire et nature
- Tour de la Vibrata
- Tour de Charles V à Martinsicuro
- Nina - Musée des Arts Créatifs Textiles : un plongeon dans l'élégance du passé
- Parc de la Fortellezza : un jardin suspendu sur la mer
- Château Bonifaci : un rêve néogothique à Vallenquina
Itinéraires aux alentours
Forteresse de Civitella del Tronto : histoire et panoramas à couper le souffle
- Via Alberto del Bono, Civitella del Tronto (TE)
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S'il y a un endroit dans les Abruzzes qui raconte des pages épiques du Risorgimento, c'est la Forteresse de Civitella del Tronto. Juchée sur un éperon de travertin à plus de 600 mètres d'altitude, c'est l'une des plus grandes forteresses d'Europe : 500 mètres de long, 25 000 mètres carrés de superficie. De quoi en rester bouche bée. Construite entre 1564 et 1576 par les Espagnols, elle fut la frontière entre l'État pontifical et le Royaume de Naples pendant des siècles. Mais sa renommée est liée au siège de 1860-1861 : alors que l'Italie s'unifiait, ici les soldats bourbons résistèrent jusqu'au 20 mars, trois jours après la proclamation du Royaume. En marchant entre les places d'armes, les bastions San Pietro et Sant'Andrea, et le Palais du Gouverneur (1574), on entend encore l'écho de ces coups de canon. À ne pas manquer : l'église San Giacomo (1604) et le Musée des Armes, où casques, pistolets à silex et cartes anciennes racontent la vie de garnison. Et puis il y a le panorama : depuis les remparts, le regard s'étend du Gran Sasso à la mer Adriatique, en passant par les vallées du Tronto et du Vibrata. Après les restaurations (1975-1985 et 2022), la forteresse est plus accessible que jamais. Un conseil ? Prenez le temps d'explorer les chemins de ronde et d'imaginer les soldats de garde. Et si vous êtes avec des enfants, demandez les visites avec rapaces et loups (Wild in Fortezza), sur réservation.
Tour de Cerrano : histoire, nature et vue à couper le souffle
- Ciclovia Adriatica, Pineto (TE)
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La Tour de Cerrano, à Pineto, est bien plus qu'une simple tour côtière. Construite en 1568 à la demande du Royaume de Naples, elle faisait partie d'un réseau de défense contre les incursions sarrasines. Haute de 12,60 mètres, avec une base carrée en brique de 12,80 mètres de côté, c'est l'une des rares tours encore intactes. En montant sur la terrasse, la vue s'étend de la côte de Pineto et Silvi jusqu'au Gran Sasso par temps clair. Aujourd'hui, la tour est le cœur de l'Aire Marine Protégée Torre del Cerrano, créée en 2009, qui protège 7 km de côte avec des dunes de sable et une pinède littorale. À l'intérieur, vous trouverez le Musée de la Mer (encore en aménagement) et le point d'information de l'AMP. Dans les fonds marins devant la tour reposent les vestiges de l'ancien port romain d'Atri, datant de l'époque coloniale. La tour est facilement accessible à vélo depuis la Ciclovia Adriatica, mais si vous venez en voiture, préparez-vous à un stationnement limité le long de la SS16. En été, les visites guidées vous font découvrir chaque recoin, de la salle des coquillages à la terrasse. Le coucher de soleil ici est magique : le soleil descend lentement sur la mer tandis que la tour se teinte d'orange. Conseil : apportez des jumelles pour observer les oiseaux qui nichent dans les dunes. Un lieu qui allie histoire, nature et panoramas inoubliables.
Basilique Cathédrale de Sainte Marie de l'Assomption et Saint Bérard
- Voir la fiche : Cathédrale de Teramo : chef-d'œuvre roman-gothique et devant d'autel en argent
- Piazza Ercole Vincenzo Orsini, Teramo (TE)
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La Basilique Cathédrale de Sainte Marie de l'Assomption et Saint Bérard, mieux connue sous le nom de Duomo de Teramo, est un joyau qui vous surprend. Construite à partir de 1158 sous l'impulsion de l'évêque Guido II, elle s'élève sur les ruines du théâtre et de l'amphithéâtre romains – les pierres de ces monuments sont encore visibles dans les murs. La double âme de l'édifice saute immédiatement aux yeux : la partie inférieure est romane, la supérieure gothique, fruit de l'agrandissement du XIVe siècle réalisé par l'évêque Niccolò degli Arcioni. En montant l'escalier, vous remarquerez le magnifique portail cosmatesque de 1332, signé par Deodato di Cosma, avec les statues de l'Ange et de la Vierge attribuées à Nicola da Guardiagrele. À l'intérieur, la nef est à trois vaisseaux, sobre après les restaurations des années 1930 qui ont supprimé les décorations baroques. Le véritable coup d'œil est le maître-autel avec le paliotto en argent doré de Nicola da Guardiagrele (1433-1448) : 35 panneaux racontant la vie du Christ, un chef-d'œuvre d'orfèvrerie. Ne manquez pas le polyptyque de Jacobello del Fiore dans la chapelle Saint-Bérard, avec une vue de l'antique Interamnia. La chapelle, unique survivance baroque, abrite les reliques du saint patron. En dessous, la crypte et la grotte de Saint-Bérard, découvertes lors des restaurations de 2007. Le campanile, haut de près de 50 mètres, a une base romane et une flèche octogonale d'Antonio da Lodi (1493). Visite gratuite, ouvert tous les jours de 8h00 à 13h00 et de 15h30 à 19h30. Un lieu qui unit histoire, art et spiritualité.
Basilique Cathédrale de Sainte Marie de l'Assomption et Saint Bérard
- Voir la fiche : Cathédrale de Teramo : antependium en argent et fresques du XIVe siècle au cœur du centre historique
- Piazza Ercole Vincenzo Orsini, Teramo (TE)
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La Basilique Cathédrale de Sainte Marie de l'Assomption et Saint Bérard, mieux connue sous le nom de Duomo de Teramo, est un joyau qui vous surprend. Construite à partir de 1158 sous l'impulsion de l'évêque Guido II, elle s'élève sur les ruines du théâtre et de l'amphithéâtre romains – les pierres de ces monuments sont encore visibles dans les murs. La double âme de l'édifice saute immédiatement aux yeux : la partie inférieure est romane, la supérieure gothique, fruit de l'agrandissement du XIVe siècle réalisé par l'évêque Niccolò degli Arcioni. En montant l'escalier, vous remarquerez le magnifique portail cosmatesque de 1332, signé par Deodato di Cosma, avec les statues de l'Ange et de la Vierge attribuées à Nicola da Guardiagrele. À l'intérieur, la nef est à trois vaisseaux, sobre après les restaurations des années 1930 qui ont supprimé les décorations baroques. Le véritable coup d'œil est le maître-autel avec le paliotto en argent doré de Nicola da Guardiagrele (1433-1448) : 35 panneaux racontant la vie du Christ, un chef-d'œuvre d'orfèvrerie. Ne manquez pas le polyptyque de Jacobello del Fiore dans la chapelle Saint-Bérard, avec une vue de l'antique Interamnia. La chapelle, unique survivance baroque, abrite les reliques du saint patron. En dessous, la crypte et la grotte de Saint-Bérard, découvertes lors des restaurations de 2007. Le campanile, haut de près de 50 mètres, a une base romane et une flèche octogonale d'Antonio da Lodi (1493). Visite gratuite, ouvert tous les jours de 8h00 à 13h00 et de 15h30 à 19h30. Un lieu qui unit histoire, art et spiritualité.
Castel Manfrino : la forteresse souabe entre ciel et histoire
- Strada Provinciale 52 di Macchia da Sole, Valle Castellana (TE)
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Perché sur un éperon rocheux à 963 mètres d'altitude, Castel Manfrino domine les Gorges du Salinello et le versant méridional des Monts de la Laga. Construit par Manfredi de Souabe entre les XIIe et XIIIe siècles sur des vestiges romains et lombards, ce château était le point clé du système défensif souabe le long de la frontière entre l'État pontifical et le Royaume de Sicile. Encore aujourd'hui, son nom évoque la légende d'un tunnel secret qui le relierait à la forteresse de Civitella del Tronto. Les murs, longs de 120 mètres et larges jusqu'à 20, suivent le profil de la crête rocheuse et sont construits avec des galets de rivière polis. À l'intérieur, on distingue trois tours : le Donjon Angevin (la plus grande, haute de 12 mètres), la Tour Souabe à pic sur le Salinello, et le Donjon central, demeure du châtelain. Sur la tour centrale, une hotte fuligineuse est encore visible : elle servait à faire bouillir de l'huile à verser sur les assaillants, et deux chaudières retrouvées dans le torrent Rivolta semblent le confirmer. À l'intérieur de l'enceinte, les restes d'une probable chapelle conservent des traces de fresques. Le site offre un panorama à couper le souffle qui s'étend de la côte adriatique aux Monts Gemelli. Accessible seulement à pied depuis Macchia da Sole, ce lieu est une plongée dans l'histoire médiévale et la nature sauvage des Monts de la Laga. Pas de billet ni d'horaires : vous êtes libre d'explorer et d'imaginer la vie d'antan.
Musée Archéologique National de Campli
- Corso Umberto Primo 1, Campli (TE)
- https://www.musei.abruzzo.beniculturali.it/musei?mid=67&nome=museo-archeologico-nazionale-di-campli
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- pm-abr.museocampli@beniculturali.it
- +39 0861 569158
Si vous êtes à Campli, ne manquez pas le Musée Archéologique National, installé dans un coin pittoresque de l'ancien couvent de San Francesco (fin du XIIIe siècle). Inauguré en 1988, ce petit musée incroyablement riche est le gardien des trésors de la nécropole de Campovalano, un site qui a livré plus de 600 sépultures du peuple italique des Prétuziens, datables du IXe au IIIe siècle av. J.-C. En entrant, vous êtes accueilli par un portique à fenêtres géminées et un portail polylobé : ici déjà, l'histoire se respire. Le parcours muséographique se déploie sur trois salles avec plus de 30 vitrines, où sont exposés des mobiliers funéraires d'une valeur exceptionnelle. Les premières tombes, de l'époque orientalizante, étaient de véritables tumulus princiers avec des cercles de pierre : vous y trouverez armes, vases en bronze et même des chars de guerre. L'une des pièces maîtresses est la reconstitution de la Tombe 2, dite du « Roi de Campovalano », avec son imposant tumulus. Pour les femmes, en revanche, des bijoux en ambre, en pâte de verre et de précieux pendentifs, comme le collier à masque humain de production phénico-punique. Les détails anthropologiques ne manquent pas : une section dédiée analyse les restes osseux, révélant maladies, traumatismes et habitudes de vie. Le musée raconte aussi le déclin des Prétuziens, avec des mobiliers qui s'appauvrissent progressivement jusqu'à l'arrivée des Romains. Parmi les objets les plus curieux, une épée avec fourreau en bois et une œnochoé en bronze de facture étrusque. Bref, c'est un voyage fascinant dans une civilisation méconnue. La visite dure environ deux heures, mais elle marque les esprits. Et si vous avez de la chance, vous pourrez même rejoindre la nécropole à quelques kilomètres.
Torre del Salinello : entre histoire et saveurs locales
- Via Galileo Galilei, Giulianova (TE)
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Si vous êtes à Giulianova et souhaitez allier histoire et bonne cuisine, la Torre del Salinello est un incontournable. Construite vers 1568 comme tour de guet côtière, elle faisait partie d'un système de 15 tours pour se défendre des Sarrasins. Haute de 10 mètres, de plan carré, en brique, avec mâchicoulis et échauguettes, elle est aujourd'hui l'une des rares encore intactes. Après des années d'abandon, elle a été achetée par la famille Migliori, restaurée dans les années 1920 puis en 2003. Depuis 2021, elle a rouvert au public sous le nom de Bottega Migliori : un espace d'exposition et de vente de l'exploitation agricole Tenuta Cerulli Spinozzi. Vous pouvez y acheter du vin, de l'huile et des spécialités locales. La visite est libre pendant les heures d'ouverture de la boutique : lundi-samedi 10h-13h et 16h-20h. L'entrée est accessible en fauteuil roulant et adaptée aux enfants. Bref, une halte parfaite pour ceux qui aiment découvrir des coins authentiques avec un verre de Montepulciano d'Abruzzo à la main.
Amphithéâtre romain : un géant souterrain au cœur de Teramo
- Voir la fiche : Amphithéâtre romain de Teramo : arcades en briques et galeries souterraines du Ier siècle apr. J.-C.
- Via Vincenzo Irelli, Teramo (TE)
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Si vous vous promenez à Teramo, ne vous attendez pas à voir l'amphithéâtre comme le Colisée. Ici, il est souterrain, enfoui à six mètres sous le niveau de la rue. Pourtant, il suffit de se rendre via San Berardo ou à gauche de la cathédrale pour tomber sur sa puissante maçonnerie en brique. L'édifice est elliptique : un périmètre de 208 mètres, un grand axe de 74 et un petit de 56. De quoi vous laisser bouche bée.Construit entre le Ier et le IIe siècle après J.-C. – les sources ne s'accordent pas si c'était sous Auguste ou entre Trajan et Hadrien – l'amphithéâtre a vécu mille vies. Au XVIe siècle, l'évêque Giulio Ricci le fit nettoyer de la terre, mais jusqu'en 1937, les vestiges étaient encore confondus avec ceux du théâtre voisin. Puis, avec la démolition de quelques bâtiments, la véritable forme a émergé. Dommage qu'au Moyen Âge il ait servi de carrière pour la cathédrale (XIIe siècle) et qu'au XVIIIe siècle on ait construit le séminaire par-dessus, effaçant les gradins intérieurs.
Aujourd'hui, un peu moins de la moitié de l'ellipse est conservée, avec des arcs et des passages radiaux qui autrefois canalisaient les spectateurs. Dans la zone, on remarque trois arcs côte à côte sur le grand axe et un arc sur le petit côté. Les souterrains ? Ils servaient peut-être de forteresse à l'époque tardive. L'entrée est gratuite et toujours ouverte (mais pour les groupes, il est préférable de réserver au 0861 324418). Un conseil : regardez le mur droit de la cathédrale : il renferme des pierres sculptées volées à l'amphithéâtre. L'histoire est sous vos yeux, il suffit de savoir la lire.

Théâtre romain de Teramo
- Voir la fiche : Théâtre romain de Teramo : une cavea pour 3000 spectateurs au cœur du centre historique
- Largo Anfiteatro, Teramo (TE)
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Si vous passez par Teramo, ne manquez pas le théâtre romain, un monument qui connaît une seconde jeunesse. Construit à l'époque augustéenne (les décors de la scène remontent à 30 av. J.-C.), il était le cœur battant de l'antique Interamnia. Aujourd'hui, ses vestiges affleurent à environ 2,5-3 mètres sous le niveau de la rue, entre la via Teatro Antico et la via Luigi Paris, à deux pas de la cathédrale. La cavea semi-circulaire, d'un diamètre de 78 mètres, pouvait accueillir jusqu'à 3 000 spectateurs (certains disent même 4 500). De la structure d'origine, on voit encore deux arcades du prospect extérieur en travertin, quatorze gradins et une partie de l'orchestre dallé. Pendant des siècles, le théâtre a été caché par des immeubles du XIXe siècle (Adamoli et Salvoni), et ce n'est qu'en 2021 que leur démolition a commencé. Les travaux de réhabilitation, financés avec plus de 19 millions d'euros entre fonds ministériels, régionaux et Pnrr, visent à le rendre à la ville d'ici 2027, avec des spectacles et une nouvelle cavea. En attendant, le chantier est visitable et raconte l'histoire de ce lieu : il y a des panneaux, des audioguides et même un podcast. Je l'ai vu depuis la via Irelli, et j'avoue que l'émotion de jeter un coup d'œil entre les échafaudages est grande. Entrée gratuite, mais il vaut mieux appeler avant (0861 324418) pour savoir s'il y a des visites guidées. Un morceau d'histoire qui peu à peu revient au jour.
Musée d'art du Splendore : un trésor entre sacré et contemporain
- Via Crucia, Giulianova (TE)
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Si vous êtes à Giulianova, ne manquez pas le Musée d'art du Splendore, un joyau caché dans l'ensemble du Sanctuaire de la Madonna dello Splendore. Inauguré en 1997 à la demande du père Serafino Colangeli, il s'étend sur trois étages pour environ 1200 m² et est un lieu de rencontre entre l'art sacré et contemporain. Au rez-de-chaussée se trouve la Collection d'art des Frères Capucins des Abruzzes, transférée de L'Aquila après le tremblement de terre de 2009 : une Vierge allaitant en bois du XIIIe siècle se distingue, vraiment suggestive. En montant au deuxième étage, il y avait autrefois la Collection Bindi (377 œuvres napolitaines du XIXe siècle, actuellement en restauration), mais aujourd'hui il accueille des expositions temporaires d'artistes comme Aligi Sassu, Giorgio Morandi et Marc Chagall, qui y ont exposé. Le troisième étage est dédié à l'art contemporain : une salle de conférence avec une terrasse panoramique sur l'Adriatique et des œuvres de Mimmo Paladino, Francesco Messina et d'autres. L'atmosphère est intime, presque méditative, et on respire un mélange de spiritualité et de créativité. L'entrée est gratuite (ou à offre libre, mais mieux vaut apporter quelques pièces) et les horaires sont à vérifier : selon les sources, il est ouvert tous les jours de 17h à 20h, mais parfois ils changent, donc jetez un œil au site ou appelez. Vraiment un endroit hors des circuits touristiques, où s'émerveiller entre fresques et installations modernes.
Borgo Faraone: un village fantôme entre histoire et nature
- Sant'Egidio alla Vibrata (TE)
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Si vous aimez les villages abandonnés et le charme décadent des « villages fantômes », Borgo Faraone vous séduira au premier regard. Perché sur une hauteur à 318 mètres, cet ancien village lombard (le nom dérive de 'fara', campement) est resté intact au fil du temps, malgré les traces du tremblement de terre de 1950 qui a provoqué son abandon. Aujourd'hui, on y accède par la Porta di Faraone, une arche crénelée avec un bas-relief de Ghino Sassetti représentant la Vierge à l'Enfant et saint Jean-Baptiste : un geste de protection pour le village. Franchissant le seuil, vous vous trouvez sur une petite place où se dresse l'église Santa Maria della Misericordia, datant du XVe siècle mais lourdement endommagée. Un peu plus loin, les ruines du Palais baronnial (XVIIe siècle) et une petite demeure de 1844 aux intérieurs fresqués racontent un passé de noblesse et de vie quotidienne. Entre ruelles pavées et végétation enveloppant les murs, on compte environ 25 bâtiments, autrefois habités par une centaine de familles. Aujourd'hui, le silence n'est rompu que par le vent et le chant des oiseaux. Conseil : visitez à l'aube ou au coucher du soleil, quand la lumière douce exalte les couleurs de la pierre. Attention cependant : le village est en ruine, alors déplacez-vous avec prudence et ne vous aventurez pas à l'intérieur des bâtiments. Apportez de l'eau et des chaussures confortables, et préparez-vous à une expérience hors du temps. Pour y accéder, depuis Sant'Egidio alla Vibrata, suivez la SP2 jusqu'à Faraone Nuovo, puis prenez via Faraone Antico. Le parking se trouve juste avant l'entrée. Il n'y a pas de services, mais la magie du lieu récompense chaque pas.
Tour de la Vibrata
- Via Cavour, Alba Adriatica (TE)
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Si vous passez par Alba Adriatica, ne manquez pas la Tour de la Vibrata, un massif donjon en brique en forme de tronc de pyramide qui surgit inattendu parmi les maisons modernes. Construite entre 1568 et 1569 sur ordre du vice-roi de Naples, elle servait de poste d'observation contre les incursions sarrasines. Avec ses 10 mètres de côté à la base et ses murs inclinés, elle semble tout droit sortie d'un livre d'histoire. Chaque côté est couronné de robustes corbeaux et de trois mâchicoulis saillants, autrefois surmontés de créneaux guelfes aujourd'hui disparus. En montant, on arrive à une terrasse avec une guérite de défense, d'où l'on jouissait d'une large vue sur la côte. Au fil du temps, elle a perdu sa fonction militaire et subi diverses modifications, mais la surprise arrive quand on découvre qu'elle abrite aujourd'hui un restaurant : manger à l'intérieur de ces murs du XVIe siècle est une expérience unique. Dommage qu'elle soit une propriété privée et pas toujours visitable à l'intérieur, mais de l'extérieur, cela vaut déjà le coup. Elle se trouve au 14 via Cavour, tout près de l'embouchure du torrent Vibrata. Pour info, contactez l'Office du Tourisme d'Alba Adriatica (0861719331, turismo@comune.alba-adriatica.te.it).
Tour de Charles V à Martinsicuro
- Strada Statale 16 Adriatica, Martinsicuro (TE)
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À Martinsicuro, à quelques pas de la mer, se dresse la Tour de Charles V, un joyau du XVIe siècle qui mérite une halte. Construite en 1547 pour défendre la côte contre les pirates sarrasins, cette tour quadrangulaire en brique à trois étages diffère des autres tours des Abruzzes : elle rappelle le style du Latium et de la Campanie, avec ses encadrements en pierre et l'édicule qui abrite l'aigle bicéphale des Habsbourg. Ici passait la frontière entre le Royaume de Naples et l'État pontifical, et le bâtiment voisin était la douane. Aujourd'hui, la tour abrite l'Antiquarium de Castrum Truentinum, un petit musée avec des vestiges romains et protohistoriques, et l'École Bleue de Legambiente. En été, il y a des événements incontournables : les jeudis d'août, les enfants peuvent devenir 'petits archéologues' avec des ateliers gratuits (réservation obligatoire), tandis que les 5 et 12 août ont lieu des visites théâtralisées en costume. Le billet ne coûte que 3 euros et la vue du sommet sur la côte et la rivière Tronto est fantastique. En somme, une étape qui allie histoire, archéologie et une atmosphère authentique.
Nina - Musée des Arts Créatifs Textiles : un plongeon dans l'élégance du passé
- Largo Rosati, Civitella del Tronto (TE)
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À Civitella del Tronto, juste à l'intérieur des murs de la ville forteresse, se trouve un musée qui vous ramène dans le temps. Il s'appelle Nina - Musée des Arts Créatifs Textiles, et si vous aimez la mode d'époque ou si vous êtes simplement curieux, c'est une étape à ne pas manquer. Inauguré en 2013 grâce à Guido Scesi (qui a voulu le dédier à sa grand-mère Gaetana, surnommée 'Nina'), il conserve l'une des plus grandes collections italiennes d'histoire textile : plus de 500 pièces (certains disent 3000, mais l'important c'est qu'elles sont nombreuses et toutes magnifiques) de la fin du XVIIIe siècle jusqu'après la Seconde Guerre mondiale. Vêtements féminins, masculins, pour enfants, uniformes militaires et habits religieux, mais aussi accessoires, machines à coudre, un lave-linge d'époque et même une poussette Giordani des années 1930. Le parcours est installé dans des locaux médiévaux qui étaient autrefois le four de la ville et un garage, restaurés avec des interventions minimales pour laisser visibles les structures d'origine. J'ai été fasciné par la couverture en soie verte qui rappelle la visite de Ferdinand II de Bourbon en 1832 et par le tapis Ushak turc du XVIe siècle. Chaque objet a une histoire, et le musée la raconte avec passion. Horaires et billets varient selon la saison : en été, il est ouvert tous les jours de 10h à 20h, en hiver seulement le samedi et le dimanche de 11h à 17h. Le billet plein tarif coûte 5€, réduit 1€, et si vous avez déjà visité la Forteresse de Civitella, vous bénéficiez d'une réduction. Je vous conseille de jeter un coup d'œil au site officiel (museonina.it) avant d'y aller, car les horaires changent souvent. Un conseil : prenez le temps de lire les légendes, elles sont pleines de détails qui rendent la visite encore plus intéressante.
Parc de la Fortellezza : un jardin suspendu sur la mer
- Tortoreto (TE)
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Si vous arrivez à Tortoreto Alta, à 227 mètres au-dessus du niveau de la mer, ne manquez pas le Parc de la Fortellezza. Ce jardin panoramique, autrefois un poste d'observation contre les pirates, offre aujourd'hui une vue qui s'étend de la côte de Pescara jusqu'à San Benedetto del Tronto, et par temps clair jusqu'au Gran Sasso. C'est l'endroit parfait pour une pause, peut-être en vous asseyant sur le banc spécial offert par l'association « Il Dono di Errico », réalisé par le maître Nino De Simone. Un geste qui transforme le parc en un lieu de mémoire et de partage. Curiosité : c'est ici même qu'a été retrouvé un fémur d'Elephas meridionalis de plus de 2 mètres de long, l'un des vestiges les plus anciens de Tortoreto. Le parc est accessible en fauteuil roulant, mais attention : la route en montée est assez raide, et le stationnement se fait le long de la montée. Le revêtement est en terre battue et gravier. Malheureusement, le Belvédère de la Fortellezza (la terrasse panoramique) est actuellement fermé pour des raisons de sécurité, après une ordonnance du maire Domenico Piccioni. On espère que les travaux de restauration le rendront bientôt à nouveau accessible. En attendant, le parc reste ouvert et offre malgré tout des vues magnifiques. Un conseil : visitez le parc au coucher du soleil, lorsque la lumière enflamme les couleurs du village médiéval et des collines environnantes. C'est un de ces endroits qui vous font tomber amoureux des Abruzzes.
Château Bonifaci : un rêve néogothique à Vallenquina
- Strada Provinciale 52 di Macchia da Sole, Valle Castellana (TE)
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Perché sur la crête du village de Vallenquina, à 869 mètres d'altitude, le château Bonifaci est l'une des surprises les plus fascinantes de la province de Teramo. Construit entre le milieu du XIXe siècle et 1907 à la volonté du professeur Vincenzo Bonifaci – avocat, notaire et philosophe – l'édifice est un parfait exemple du style néogothique, avec sa tourelle crénelée, ses fenêtres ogivales et ses mâchicoulis qui rappellent les anciennes forteresses médiévales. Les matériaux sont hétérogènes : grès, travertin spongieux et briques créent un agréable contraste chromatique. Le château a été bâti en incorporant des maisons préexistantes : sous un passage voûté s'ouvre l'entrée principale, où se détache le blason à l'aigle gibeline des Bonifaci. L'intérieur compte une trentaine de pièces, aujourd'hui propriété de la famille Angelini, descendants des Bonifaci. Sur le côté se trouve la petite église de San Nicola di Bari, du XVIIe siècle, avec son clocher-mur. La vue sur la vallée du Castellano est à couper le souffle : forêts, le lac de Sbraccia et, en arrière-plan, les Monts Gemelli. Dommage que le tremblement de terre ait laissé des traces : l'état de conservation est médiocre, mais le charme reste intact.






