Que voir dans la province de L’Aquila : villages et nature


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour : aventuriers outdoor et amateurs d'histoire
  • Points forts : sites archéologiques romains, villages de montagne, grottes spectaculaires
  • Paysages : des hauts plateaux du Gran Sasso aux gorges du Sagittaire
  • Expériences : randonnée, spéléologie, œnologie et gastronomie locales
  • Conseil : visiter au printemps ou en automne pour un climat doux

Événements aux alentours


La province de L'Aquila est un concentré d'histoire et de nature. Des vestiges romains d'Alba Fucens et d'Amiternum aux villages médiévaux comme Celano et Pescocostanzo, en passant par l'impressionnant système de drainage du Fucin avec les Cunicoli di Claudio. Ne manquez pas les Grottes de Stiffe, un chef-d'œuvre karstique, et le majestueux Fort Espagnol qui domine L'Aquila. Pour les amateurs de randonnée, le Parc National du Gran Sasso et Monti della Laga offre des sentiers spectaculaires. La province de L'Aquila offre des expériences authentiques, loin du tourisme de masse, parfaites pour ceux qui cherchent aventure et culture. Suivez notre guide pratique pour découvrir les lieux les plus fascinants.

Aperçu



Itinéraires aux alentours


Basilique de Santa Maria di Collemaggio, symbole de L'Aquila

Basilique de Santa Maria di CollemaggioQuand tu arrives sur le parvis de Collemaggio, la façade blanche et rose te surprend. C'est un chef-d'œuvre de géométrie : les blocs de pierre locale forment un motif en croix qui semble presque contemporain. La basilique est le symbole de L'Aquila, et tu comprends tout de suite pourquoi. Fondée en 1288 par Pierre de Morrone – qui y fut couronné pape Célestin V en 1294 – elle est considérée comme l'expression la plus aboutie du roman-gothique des Abruzzes. La façade bichrome est divisée en deux étages : en bas trois portails, en haut trois rosaces. Celle du centre, avec 36 branches et 72 rayons, est une fleur de lumière complexe. Sur le côté gauche se trouve la première Porte Sainte de l'histoire, voulue par Célestin V avec la Bulle du Pardon de 1294. Chaque année, du 28 au 29 août, elle s'ouvre pour la Perdonanza Celestiniana – un jubilé anticipant celui de 1300, aujourd'hui patrimoine de l'Unesco. Tu entres et l'intérieur à trois nefs est dominé par des piliers octogonaux et des arcs brisés. Le sol reprend le motif géométrique de la façade, avec un labyrinthe mystique. Dans l'abside de droite se trouve le Mausolée de Célestin V, œuvre Renaissance de Girolamo da Vicenza (1517), qui conserve ses reliques dans une urne dorée. La basilique a souffert de séismes, le dernier en 2009 a détruit le transept et le dôme. Mais la restauration, achevée en 2017 et récompensée par l'Europa Nostra Award 2020, l'a rendue à la ville. Aujourd'hui elle est ouverte tous les jours de 9h à 21h, accessible à tous. La pelouse devant offre une vue sur le Gran Sasso au coucher du soleil. Un lieu qui unit foi, art et résilience.

Basilique de Santa Maria di Collemaggio

Basilique de Santa Maria di Collemaggio, symbole de L'Aquila

Basilique de Santa Maria di CollemaggioQuand tu arrives sur le parvis de Collemaggio, la façade blanche et rose te surprend. C'est un chef-d'œuvre de géométrie : les blocs de pierre locale forment un motif en croix qui semble presque contemporain. La basilique est le symbole de L'Aquila, et tu comprends tout de suite pourquoi. Fondée en 1288 par Pierre de Morrone – qui y fut couronné pape Célestin V en 1294 – elle est considérée comme l'expression la plus aboutie du roman-gothique des Abruzzes. La façade bichrome est divisée en deux étages : en bas trois portails, en haut trois rosaces. Celle du centre, avec 36 branches et 72 rayons, est une fleur de lumière complexe. Sur le côté gauche se trouve la première Porte Sainte de l'histoire, voulue par Célestin V avec la Bulle du Pardon de 1294. Chaque année, du 28 au 29 août, elle s'ouvre pour la Perdonanza Celestiniana – un jubilé anticipant celui de 1300, aujourd'hui patrimoine de l'Unesco. Tu entres et l'intérieur à trois nefs est dominé par des piliers octogonaux et des arcs brisés. Le sol reprend le motif géométrique de la façade, avec un labyrinthe mystique. Dans l'abside de droite se trouve le Mausolée de Célestin V, œuvre Renaissance de Girolamo da Vicenza (1517), qui conserve ses reliques dans une urne dorée. La basilique a souffert de séismes, le dernier en 2009 a détruit le transept et le dôme. Mais la restauration, achevée en 2017 et récompensée par l'Europa Nostra Award 2020, l'a rendue à la ville. Aujourd'hui elle est ouverte tous les jours de 9h à 21h, accessible à tous. La pelouse devant offre une vue sur le Gran Sasso au coucher du soleil. Un lieu qui unit foi, art et résilience.

Basilique de Santa Maria di Collemaggio

Le Fort Espagnol : un géant de pierre qui domine L'Aquila

Fort EspagnolAvouons-le : voir le Fort Espagnol, que les Aquilains appellent simplement « le Château », vous fait vous sentir tout petit. Il est imposant, massif, avec ses murs qui semblent défier le temps. Construit à partir de 1534 sur ordre de l'empereur Charles Quint, il devait tenir en respect une ville rebelle – et ce n'est pas un hasard s'il porte encore l'inscription « ad reprimendam audaciam Aquilanorum ». Une humiliation pour la ville, qui paya la forteresse par de lourds impôts et vendit même la châsse en argent de saint Bernardin.

Le plan est un carré parfait, avec quatre bastions en pointe de diamant orientés aux points cardinaux. Les murs atteignent 10 mètres d'épaisseur, et le fossé tout autour est large et profond, mais jamais rempli d'eau. On entre par un pont en pierre (autrefois partiellement un pont-levis) et on remarque immédiatement le portail à l'aigle bicéphale des Habsbourg. À l'intérieur, une cour avec une loggia Renaissance et un réseau de casemates et de souterrains, où l'on dit que les esprits des prisonniers retrouvés momifiés en 1902 errent encore.

Jamais utilisé au combat – les canons sont toujours restés silencieux – le fort a servi de résidence au gouverneur espagnol, de logement pour les soldats français et allemands, et de prison. Après le tremblement de terre de 2009, il est devenu symbole de la renaissance, même s'il est encore fermé pour restauration. Mais on peut en faire le tour, se promener dans le Parc du Château et l'admirer de l'extérieur. Et si vous avez de la chance, certains jours spéciaux, vous pourrez entrer pour voir le squelette du Mammuthus meridionalis, un géant de 1,3 million d'années découvert en 1954 : c'est la pièce maîtresse du Musée National des Abruzzes (MuNDA) qui y a son siège et qui attend de retrouver sa place.

Fort Espagnol

Fontaine des 99 Canelles

Fontaine des 99 Canelles

Fontaine des 99 Canelles

Alba Fucens : la petite Pompéi marsicaine

Alba FucensSi tu te promènes dans les collines de la Marsique, ne rate surtout pas Alba Fucens. Fondée par les Romains en 303 av. J.-C., cette colonie latine est aujourd'hui un site archéologique que beaucoup surnomment la « petite Pompéi marsicaine ». Je l'ai découverte par hasard, et j'en suis resté fasciné.

Dès ton arrivée, ce qui frappe, ce sont les murailles imposantes, près de trois kilomètres de remparts avec quatre portes encore visibles. Tu entres et tu es immédiatement projeté dans le passé. Ici, tu trouveras un forum, une basilique, un macellum (le marché) et même un thermopolium, une sorte de fast-food de l'époque. Mais le clou du spectacle, c'est l'amphithéâtre, voulu par le patricien local Quintus Nevius Cordus Sutorius Macro : son acoustique est encore si parfaite qu'il accueille des concerts d'été. À ne pas manquer non plus, l'église Saint-Pierre, construite sur les vestiges d'un temple d'Apollon : monte jusqu'au parvis, et la vue sur les ruines et les monts Velino et Cafornia est à couper le souffle.

En te promenant parmi les ruines, tu tomberas sur le Sanctuaire d'Hercule, où a été découverte la célèbre statue du dieu banquetant, aujourd'hui au Musée de Chieti. Et si tu es curieux, les fouilles récentes de 2020 ont mis au jour de nouvelles tabernae avec des vestiges qui évoquent un tremblement de terre aux Ve-VIe siècles. Bref, Alba Fucens est un lieu surprenant, car ce n'est pas que de l'histoire : c'est aussi de la nature, avec l'herbe qui pousse entre les pierres et le silence seulement troublé par le vent.

Infos pratiques : l'entrée est gratuite et le site est ouvert tous les jours de l'aube au crépuscule. Parking facile et route goudronnée. Il n'y a ni eau ni électricité, alors emporte une bouteille.

Alba Fucens

Alba Fucens : la petite Pompéi marsicaine

Alba FucensSi tu te promènes dans les collines de la Marsique, ne rate surtout pas Alba Fucens. Fondée par les Romains en 303 av. J.-C., cette colonie latine est aujourd'hui un site archéologique que beaucoup surnomment la « petite Pompéi marsicaine ». Je l'ai découverte par hasard, et j'en suis resté fasciné.

Dès ton arrivée, ce qui frappe, ce sont les murailles imposantes, près de trois kilomètres de remparts avec quatre portes encore visibles. Tu entres et tu es immédiatement projeté dans le passé. Ici, tu trouveras un forum, une basilique, un macellum (le marché) et même un thermopolium, une sorte de fast-food de l'époque. Mais le clou du spectacle, c'est l'amphithéâtre, voulu par le patricien local Quintus Nevius Cordus Sutorius Macro : son acoustique est encore si parfaite qu'il accueille des concerts d'été. À ne pas manquer non plus, l'église Saint-Pierre, construite sur les vestiges d'un temple d'Apollon : monte jusqu'au parvis, et la vue sur les ruines et les monts Velino et Cafornia est à couper le souffle.

En te promenant parmi les ruines, tu tomberas sur le Sanctuaire d'Hercule, où a été découverte la célèbre statue du dieu banquetant, aujourd'hui au Musée de Chieti. Et si tu es curieux, les fouilles récentes de 2020 ont mis au jour de nouvelles tabernae avec des vestiges qui évoquent un tremblement de terre aux Ve-VIe siècles. Bref, Alba Fucens est un lieu surprenant, car ce n'est pas que de l'histoire : c'est aussi de la nature, avec l'herbe qui pousse entre les pierres et le silence seulement troublé par le vent.

Infos pratiques : l'entrée est gratuite et le site est ouvert tous les jours de l'aube au crépuscule. Parking facile et route goudronnée. Il n'y a ni eau ni électricité, alors emporte une bouteille.

Alba Fucens

Cunicoli de Claude, l'ingénierie romaine qui dompta le lac Fucin

Cunicoli de ClaudeSi vous aimez l'archéologie et les œuvres pharaoniques, les Cunicoli de Claude sont une étape incontournable. Nous sommes à Avezzano, dans les Abruzzes, où l'empereur Claude, entre 41 et 52 apr. J.-C., réalisa un système de drainage pour assécher le lac Fucin, alors le troisième bassin lacustre d'Italie. Une entreprise titanesque : 25 000 hommes creusèrent pendant onze ans une galerie souterraine de plus de 6 km, avec 32 puits verticaux profonds jusqu'à 120 mètres. Aujourd'hui, on visite le Cunicolo del Ferraro, environ 200 mètres de galerie parfaitement conservée, avec un plancher surélevé au centre et des parois en opus latericium. L'atmosphère est suggestive : on marche là où, il y a deux mille ans, l'eau s'écoulait vers le fleuve Liri. Les visites ont lieu uniquement le samedi, avec des départs à 9h15 et 11h15, et sont gratuites mais sur réservation obligatoire au 0863/455734 (du lundi au vendredi, de 9h à 13h). Les groupes sont limités à 15 personnes, donc mieux vaut s'organiser. À partir de 2026, il y a aussi des ouvertures exceptionnelles les 17 et 28 avril et le 8 mai. Les amateurs d'histoire en resteront bouche bée : penser que cette œuvre, après des siècles d'abandon, inspira même l'assèchement définitif du Fucin par le duc Torlonia au 19e siècle. Un lieu qui allie ingénierie, paysage et une pointe d'aventure.

Cunicoli de Claude

Grottes de Stiffe : cascades et silences au cœur des Abruzzes

Grottes de StiffeLes Grottes de Stiffe sont l'une des merveilles cachées de la province de L'Aquila. Ce ne sont pas des grottes ordinaires : ici, une rivière souterraine coule encore activement, créant des cascades, des lacs et des concrétions en constante évolution. Je les ai visitées un jour d'automne, lorsque le débit d'eau était parfait pour apprécier la puissance de la nature. L'entrée est une fissure dans la roche au-dessus du village de Stiffe, et déjà là, on se sent petit. Une fois à l'intérieur, la température descend à 10°C – prévoyez un pull ! Le parcours d'environ 700 mètres se fait entièrement sur des passerelles métalliques, avec des escaliers et des tunnels qui vous amènent face à l'eau. La Salle du Silence est surréelle : le torrent s'assèche et le seul son est celui de votre respiration. Puis vient la Salle de la Cascade, avec un saut de plus de 20 mètres qui vous laisse bouche bée. Et encore, la Salle des Concrétions avec des stalactites et stalagmites hautes jusqu'à 3 mètres, et le Lac Noir, si sombre qu'il ressemble à de l'encre. Le point d'orgue est la Dernière Cascade, 25 mètres qui se précipitent dans un petit lac profond de 5 mètres. La visite guidée dure environ une heure et raconte aussi l'histoire millénaire du lieu : fréquenté dès l'âge du bronze, puis utilisé pour une centrale hydroélectrique au début du XXe siècle et ouvert au public seulement en 1991, après un tremblement de terre et une restauration. En sortant, j'ai fait un saut au Musée de Spéléologie à côté, où se trouve le squelette d'un ours des cavernes. Je recommande de réserver en ligne, surtout le week-end, et de porter des chaussures antidérapantes. Ah, si vous êtes avec des enfants, le parcours leur convient, mais pas de poussettes : mieux vaut un porte-bébé.

Grottes de Stiffe

Amiternum : le cœur romain des Abruzzes

AmiternumSi vous êtes passionné d'histoire romaine, Amiternum vous surprendra. À quelques kilomètres de L'Aquila, dans le hameau de San Vittorino, cette zone archéologique conserve les vestiges d'une ancienne cité sabine devenue ensuite municipe romain. Ici, entre les prairies et la rivière Aterno, émergent deux joyaux : le théâtre (milieu du Ier siècle av. J.-C.), avec ses gradins en pierre calcaire blanche et son portique flavien, et l'amphithéâtre (Ier siècle ap. J.-C.), qui pouvait accueillir jusqu'à 6 000 spectateurs. Le plan urbain était régulier, avec forum, thermes, domus et mosaïques. Dans le village voisin de Preturo, le nom lui-même rappelle le Praetorium, siège du gouverneur. En se promenant parmi les arcades subsistantes, on respire une atmosphère suggestive, surtout avec le Gran Sasso en arrière-plan. Le site est ouvert du mardi au dimanche (08h30-13h30), je conseille une visite le matin, quand la lumière exalte les détails de l'opus reticulatum et des mosaïques polychromes de la domus à péristyle. Un lieu qui allie histoire et nature, parfait pour une excursion hors de la ville.

Amiternum

Zone archéologique de Corfinium : mosaïques et histoire italique

Zone archéologique de CorfiniumSi vous passez par Corfinio, ne manquez pas la zone archéologique de Corfinium, un site qui raconte des siècles d'histoire. Le parc, dédié à Don Nicola Colella, se divise en trois zones. La première est Piano San Giacomo, un quartier romain avec des rues en gravier, des portiques et une domus décorée de mosaïques polychromes – un spectacle pour les yeux. Vous y trouverez aussi des tavernes et des thermes, signe d'une ville animée. Ensuite, il y a la zone des deux temples : le temple majeur, en opus incertus du Ier siècle av. J.-C., conserve un sol en mosaïque noir et blanc. À côté, une nécropole du IVe siècle av. J.-C. avec des tombes creusées dans le gravier. Enfin, le sanctuaire de Saint Hippolyte, dédié à Hercule, avec une source d'eaux thérapeutiques et des restes de bassins rituels. J'y ai remarqué la curieuse commixtion d'ex-voto païens et chrétiens, signe d'une continuité de culte. Les plus beaux artefacts se trouvent au Musée Antonio De Nino, à deux pas du parc. Parmi eux, une pièce d'argent avec l'inscription 'Italia', frappée ici même pendant la Guerre sociale. Bref, un lieu qui allie archéologie et nature, parfait pour une excursion hors de la ville.

Zone archéologique de Corfinium

Château Piccolomini : entre histoire et panoramas à couper le souffle

Château PiccolominiQuand vous arrivez à Celano, la première chose qui frappe, c'est la masse du Château Piccolomini qui domine la plaine du Fucin. Construit à partir de 1392 sous l'ordre de Pietro Berardi, ce château est un parfait hybride entre forteresse médiévale et résidence Renaissance. En me promenant dans la cour intérieure, je me suis arrêté pour admirer la double loggia avec des arcs gothiques au rez-de-chaussée et Renaissance au premier étage – un détail unique en Abruzzes.

L'histoire est ici palpable : en 1463, Antonio Todeschini Piccolomini, neveu du pape Pie II, acheva l'ouvrage en le transformant en demeure seigneuriale. Le tremblement de terre de 1915 fit s'effondrer voûtes et fresques, mais les restaurations (achevées en 1960) ont rendu son aspect original. Outre la vue spectaculaire sur les monts Sirente et Velino, le château abrite le Musée d'Art Sacré de la Marsique et la Collection Torlonia. À ne pas manquer la Tête d'Aphrodite (IIIe-IIe siècle av. J.-C.) et les reliefs du IIe siècle racontant l'assèchement du lac Fucin.

Infos pratiques : visite du mardi au dimanche (8h30-19h30, dernière entrée à 19h00). Billet plein tarif 4 euros, tarif réduit 2 euros pour les 18-25 ans. Gratuit pour les moins de 18 ans et le premier dimanche du mois. L'accès est simple : sortie Aielli-Celano de l'A25, puis 4 km. S'il vous reste du temps, le vieux bourg de Celano mérite une promenade entre églises et boutiques d'artisanat.

Château Piccolomini

Musée National d'Abruzzes (MuNDA) : une plongée dans l'art abruzzais

Musée National d'AbruzzesSi vous visitez L'Aquila, le Musée National d'Abruzzes (MuNDA) est une étape incontournable. Après le tremblement de terre de 2009, le musée a quitté le site historique du Fort Espagnol pour s'installer dans l'ancien abattoir de Borgo Rivera, où il a rouvert en décembre 2015. Depuis le 20 décembre 2025, une partie de la collection est retournée au château, mais le site temporaire reste ouvert. Vous y trouverez un parcours qui débute par l'Antiquité : dans la salle archéologique, se distinguent le Calendrier d'Amiternum et les reliefs de combats de gladiateurs, des vestiges des cités italiques et romaines du bassin de L'Aquila. Le Moyen Âge est représenté par une extraordinaire série de Madones en bois, dont la Madone de Lettopalena du XIIe siècle et la Madone « de Ambro » du XIIIe siècle. Le Quattrocento offre le Triptyque de Beffi (1410-1415) et le célèbre Saint Sébastien de Silvestro dell'Aquila (1478). Pour le Seicento, ne manquez pas les toiles de Mattia Preti (Le Christ et la femme adultère) et de Jusepe de Ribera (La Madeleine). La section du XIXe siècle, rouverte en 2022, expose des chefs-d'œuvre comme I morticelli de Francesco Paolo Michetti et La lavandaia de Pasquale Celommi. Le musée propose également une section tactile. L'entrée est gratuite le premier dimanche du mois. Horaires : mar-dim 8h30-19h30 (dernière entrée à 19h00) ; fermé le lundi. Réservation obligatoire pour le week-end. Un voyage dans l'art abruzzais à ne pas manquer.

Musée National d'Abruzzes

Amphithéâtre romain d'Amiternum

Amphithéâtre romain d'AmiternumSi vous passez par Pizzoli, à quelques kilomètres de L'Aquila, ne manquez pas l'amphithéâtre romain d'Amiternum. Il date du Ier siècle après J.-C. et pouvait accueillir jusqu'à 6000 spectateurs. C'est une ellipse de 68 mètres sur 53, avec 48 arcades sur deux niveaux, entièrement en brique. Aujourd'hui, il ne reste que les structures porteuses, les gradins ayant été dépouillés au fil des siècles. En marchant parmi les ruines, vous pouvez encore voir les bases des colonnes en briques moulurées et de gros blocs de pierre gravés. Une stèle trouvée ici raconte les spectacles de gladiateurs financés par Caius Sallius Proculus : la vie romaine redevient un instant réelle. L'accès est gratuit et les horaires d'ouverture varient (lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 8h30 à 13h30 ; mardi et vendredi de 14h30 à 19h30). À côté de l'amphithéâtre se trouvent également les vestiges d'une villa publique et, non loin, le théâtre d'époque augustéenne et une domus avec des mosaïques. Bref, une plongée dans l'histoire sans dépenser un euro.

Amphithéâtre romain d'Amiternum

Sanctuaire d'Hercule Curinus : histoire et émotions à Sulmona

Sanctuaire d'Hercule CurinusSi vous vous trouvez à Sulmona, ne manquez pas le Sanctuaire d'Hercule Curinus, un joyau archéologique qui raconte des siècles d'histoire. Situé au pied du Mont Morrone, dans le hameau de Badia, ce sanctuaire italique remonte au IVe siècle av. J.-C. et fut fréquenté jusqu'au IIe siècle apr. J.-C. Jusqu'en 1957, on pensait qu'il s'agissait des vestiges de la villa d'Ovide, mais les fouilles ont révélé un important lieu de culte. La structure est agencée sur deux terrasses artificielles : la terrasse inférieure abrite 14 pièces voûtées en berceau, tandis que la supérieure est dominée par le sacellum doté d'une raffinée mosaïque polychrome aux motifs hellénistiques et de parois peintes imitant le premier style pompéien. Devant l'entrée se trouve un autel revêtu de plaques de bronze, un unicum avec une inscription dédicatoire de Caius Septimius Popilianus. Parmi les artefacts, une statuette d'Héraclès au repos se distingue, considérée comme une réplique d'auteur de Lysippe, aujourd'hui au Musée de Chieti. Le site est visitable gratuitement et offre une vue à couper le souffle sur la conque pelignienne. L'atmosphère est chargée de mystère : fermez les yeux et imaginez les pèlerins montant les gradins pour se purifier à la fontaine avant d'entrer dans le temple. Un lieu qui allie nature, histoire et légende, parfait pour ceux qui aiment les voyages hors des sentiers battus.

Sanctuaire d'Hercule Curinus

Lucus Angitiae : le bois sacré des Marses

Lucus AngitiaeSi vous êtes dans la région de L'Aquila et que vous souhaitez respirer l'histoire la plus authentique, Lucus Angitiae est une étape qui ne vous décevra pas. Ce site archéologique, situé à Luco dei Marsi sur les pentes du Monte Penna, était le bois sacré dédié à la déesse Angitia, divinité italique des serpents et de la guérison. Les Marses, peuple connu pour leurs talents en antidotes, vénéraient ici la déesse avec des rites très anciens. Aujourd'hui, en se promenant parmi les vestiges, on découvre trois temples d'époques différentes : le plus ancien, le Temple B (IVe-IIIe siècle av. J.-C.), construit sur un podium en opus polygonal, et le Temple A d'époque augustéenne, avec son haut podium en opus caementicium. Curieux ? Le Temple C est plus petit, avec trois pièces et des sols en mosaïque. À ne pas manquer la Grotte d'Orlando, une cavité naturelle dans le parc, liée à des légendes de trésors cachés par des brigands – le nom viendrait peut-être de « grotte hurlante » à cause du vent qui y siffle. Le site a livré des artefacts incroyables : une statue en terre cuite de la déesse Angitia (IIIe siècle av. J.-C.) et deux en marbre, aujourd'hui exposées au musée Paludi de Celano. Les fouilles, menées entre 1998 et 2003, ont également mis au jour des fours et des sépultures du haut Moyen Âge. Ouvert au public depuis 2014, la zone est protégée par le Parc naturel San Leonardo. Pour plus d'informations, contactez la mairie au 0863 5061. Un conseil : regardez vers le bassin du Fucino et imaginez le lac disparu. Un lieu qui sent le mystère et la dévotion.

Lucus Angitiae

Château Normand : histoire et littérature à Anversa degli Abruzzi

Château NormandPerché au sommet du village, le Château Normand domine Anversa degli Abruzzi avec sa tour en ruine. Construit au XIIe siècle par les Normands pour contrôler l'accès à la Vallée Peligna, il fut longtemps la résidence des puissants Comtes de Sangro puis des Belprato, qui en firent un vivant cercle culturel. Torquato Tasso et le botaniste Fabio Colonna y séjournèrent, mais la visite la plus célèbre reste celle de Gabriele D'Annunzio en 1896, qui en fut tellement fasciné qu'il y plaça l'action de sa tragédie La fiaccola sotto il moggio (1905).

De l'ancien manoir, il ne reste aujourd'hui que peu de vestiges : la tour-puntone pentagonale (partiellement effondrée après le tremblement de terre de 1706), un pan de mur, le palais du XVIIIe siècle et le jardin post-Renaissance à deux niveaux avec une jolie tourelle en colimaçon. La chapelle Saint-Michel-Archange, autrefois ornée du précieux Triptyque d'Anversa (volé en 1981 et remplacé par une copie dans l'église paroissiale), complète le tableau. La propriété est privée, mais peut être visitée sur rendez-vous : le jardin est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Le Château Normand n'est pas qu'une ruine : c'est un concentré de siècles d'histoire, d'art et de littérature qui émeut encore aujourd'hui ceux qui arrivent jusqu'ici, entre les ruelles médiévales d'Anversa et le décor sauvage des Gorges du Sagittario. Une plongée dans le passé qui sent les vers de D'Annunzio.

Château Normand

Musée de la dentelle au fuseau: fils d'histoire à Pescocostanzo

Musée de la dentelle au fuseauSi vous passez par Pescocostanzo, ne manquez pas le Musée de la dentelle au fuseau, installé dans le magnifique Palais Fanzago du XVIIe siècle. Ici, on respire une atmosphère d'autrefois: l'art du fuseau est arrivé dans le bourg après le tremblement de terre de 1456, apporté par des artisans lombards. Depuis lors, les « dentellières » locales ont transmis cette technique raffinée, utilisant un coussin (tombolo) et des fuseaux en bois. Le musée expose des dentelles anciennes du XVIIIe siècle provenant de collections privées et de trousseaux ecclésiastiques, aux côtés de créations modernes comme le « Petit-déjeuner du Prince », une table dressée avec une nappe en dentelle au fuseau, des céramiques de Castelli et de la filigrane d'argent. Au premier étage, vous trouverez d'autres produits de l'artisanat local: tapis, fer forgé, bois sculpté. Je l'ai trouvé fascinant, surtout parce qu'ici a fonctionné l'École de la Dentelle (fondée dans les années 1990), qui a formé de nouvelles générations d'artisans. Dommage que l'école ne soit plus active dans le palais, mais le musée reste un joyau. Les horaires ? Ouvert le samedi, dimanche et jours fériés, et tous les jours en août, à Noël et à Pâques. L'entrée est à contribution libre, et si vous avez de la chance, vous pourriez voir quelque dentellière au travail. Un conseil : prenez votre temps et laissez-vous enchanter par les détails. Piazza Municipio, 67033 Pescocostanzo – ne vous trompez pas.

Musée de la dentelle au fuseau