Que voir à Bergame : 15 étapes entre la Ville Haute et la Ville Basse


🧭 À quoi s’attendre

  • Ville Haute : un joyau médiéval avec ses remparts classés à l'Unesco, places et ruelles à explorer à pied.
  • Ville Basse : musées, théâtres et boutiques pour un mélange de culture et de modernité.
  • Funiculaires : deux lignes qui relient les deux villes, offrant des vues panoramiques.
  • Gastronomie : polenta e osei, casoncelli et fromages typiques à déguster absolument.
  • Idéal pour : un week-end culturel, une sortie en famille ou un circuit artistique.

Événements aux alentours


Bergame est une ville qui surprend : divisée entre la Ville Haute, médiévale et blottie dans ses remparts vénitiens, et la Ville Basse, moderne et animée, elle offre un concentré d'art, d'histoire et de bonne cuisine. Si vous vous demandez que voir à Bergame, préparez-vous à un itinéraire qui commence par la Place Vécchia, cœur battant de la vieille ville, où se dressent le Palais de la Raison et la Basilique Santa Maria Maggiore. Ne manquez pas la Chapelle Colleoni, chef-d'œuvre de la Renaissance, et le Campanone qui chaque soir sonne l'heure avec 100 coups. Descendez ensuite dans la Ville Basse pour visiter l'Accademia Carrara, l'une des pinacothèques les plus riches d'Italie, et le Théâtre Donizetti, dédié au célèbre compositeur. Pour une pause verdoyante, le Jardin botanique et les parcs de la ville offrent détente. Avec ce guide, vous découvrirez les étapes qui font de Bergame une destination inoubliable.

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Itinéraires aux alentours


Piazza Vecchia: le cœur renaissance de la Cité Haute

Piazza VecchiaS’il y a un lieu qui incarne l’essence de Bergame, c’est bien Piazza Vecchia. Située au cœur de la Cité Haute, c’est le salon de la Renaissance où le temps semble s’être arrêté. Ici, les bâtiments s’ordonnent avec une géométrie parfaite, au point que Le Corbusier déclarait qu’on ne pouvait toucher une seule pierre. Au centre, la fontaine Contarini, offerte en 1780 par le podestat Alvise Contarini, dont les gueules de sphinx dispensent encore de l’eau potable. Sur la place se dressent des joyaux architecturaux comme le Palais de la Raison (fin du XIIe siècle), le plus ancien édifice communal lombard, et le Palais Neuf, qui abrite depuis 1873 la bibliothèque Angelo Mai, riche d’incunables et de manuscrits. La Tour Civique, dite Campanone, domine la scène et chaque soir à 22 heures, elle sonne 100 coups, rappelant l’antique fermeture des portes de la ville. Sous les arcades du Palais de la Raison, ne manquez pas l’ancien cadran solaire du XVIIIe siècle : à midi, un rayon de lumière filtre à travers un écusson, indiquant la date et le signe zodiacal. En vous promenant, remarquez les « mesures » médiévales en fer sur le flanc de la basilique Sainte-Marie-Majeure, utilisées pour garantir l’uniformité des échanges. Notre conseil ? Asseyez-vous à la terrasse d’un café, commandez un cappuccino et laissez-vous envelopper par l’atmosphère intemporelle. En septembre, la place se métamorphose avec les installations vertes de « I Maestri del Paesaggio », un événement qui mêle nature et architecture.

Piazza Vecchia

Basilique Sainte-Marie-Majeure

Basilique Sainte-Marie-MajeureEntrer dans la Basilique Sainte-Marie-Majeure, c'est comme passer d'un monde à l'autre. Dehors, la pierre romane et les porches du XIVe siècle de Giovanni da Campione – avec les célèbres lions rouges et blancs – racontent un vœu fait en 1137 pour conjurer la peste. À l'intérieur, en revanche, c'est une explosion baroque : stucs dorés, tapisseries flamandes et florentines qui racontent la vie de Marie, et une infinité de détails à découvrir. Le contraste est fou, et c'est peut-être justement ce qui fait le charme. En parcourant les nefs, on se sent enveloppé dans une atmosphère presque théâtrale. Le clou ? Sans aucun doute le chœur en bois avec les marqueteries de Lorenzo Lotto (1522-1555) : un chef-d'œuvre de perspective et de symbolisme, où chaque incrustation est une petite scène biblique. Un peu plus loin, le monument funéraire de Gaetano Donizetti (par Vincenzo Vela, 1855) et celui de son maître Simone Mayr rappellent le lien profond entre cette basilique et la musique. Oui, car la Chapelle Musicale y est active depuis des siècles : il suffit de s'arrêter à la messe dominicale de 11 heures pour ressentir l'acoustique parfaite. Et si vous êtes passionné de détails curieux, regardez dehors, sur le mur extérieur : y sont gravées les anciennes mesures médiévales de Bergame, le cavezzo et le braccio. De petites choses qui rendent la visite encore plus spéciale.

Basilique Sainte-Marie-Majeure

Chapelle Colleoni : le chef-d'œuvre Renaissance du condottiere

Chapelle ColleoniAu cœur de la Cité haute, à deux pas de la cathédrale, la Chapelle Colleoni est un de ces lieux qui vous coupent le souffle. Commandée par le condottiere Bartolomeo Colleoni comme son mausolée personnel, la construction commença en 1472 sur les plans de Giovanni Antonio Amadeo. Pour faire de la place, rien de moins que la sacristie de Santa Maria Maggiore fut démolie – un geste de pouvoir qui fit grand bruit à l'époque. La façade est un triomphe de marbres blancs et rouges incrustés dans des motifs géométriques, un festival Renaissance qui se démarque parmi les architectures environnantes. En entrant, l'intérieur baroque vous accueille avec des fresques de Giambattista Tiepolo (1733) qui racontent des scènes de gloire. Au centre, domine la statue équestre en bois doré de Colleoni, attribuée à Sisto di Norimberga : une icône de puissance qui semble scruter les visiteurs. Sur les côtés, les sarcophages en marbre incrusté abritent les restes du condottiere et de sa fille Medea. Il y a aussi une légende : on dit que toucher à minuit l'écu héraldique sur la grille d'entrée porte bonheur. L'entrée est gratuite, avec des horaires variables : de mars à octobre 9h30-12h30 et 14h00-18h30 ; de novembre à février 9h00-12h30 et 14h00-16h30 ; fermé le lundi. Bref, une étape incontournable pour les amateurs d'art et d'histoire.

Chapelle Colleoni

Cathédrale de Bergame (Cathédrale Saint-Alexandre)

Cathédrale de BergameLa Cathédrale de Bergame est le cœur battant de la Cité Haute. Donnant sur la place du Dôme, à côté du Palais de la Raison et de la Basilique Sainte-Marie-Majeure, c'est l'église principale de la ville, dédiée à son patron Saint-Alexandre. Ses origines sont très anciennes : dès le Ve siècle se dressait ici une église paléochrétienne. Au fil des siècles, l'édifice a été maintes fois remanié. La construction actuelle commença au milieu du Quattrocento sur un projet du Filarete, mais la façade néoclassique en marbre blanc de Botticino ne fut inaugurée qu'en 1889. La coupole, revêtue de cuivre, fut ajoutée en 1829. Un détail curieux : le clocher date de 1690 et fut surélevé au XIXe siècle. En entrant, vous serez frappés par l'harmonie de l'espace : nef unique à voûte en berceau, de style baroque. Les chapelles latérales abritent de véritables trésors. À ne pas manquer : la Chapelle Sainte-Catherine avec le retable de Giovan Battista Moroni (1576) et la Chapelle Saint-Benoît avec l'œuvre d'Andrea Previtali. Dans l'abside se détachent sept toiles de maîtres du XVIIIe siècle, parmi lesquels Tiepolo et Pittoni. Le chœur en bois, sculpté par Gian Carlo Sanz entre 1693 et 1698, est un chef-d'œuvre d'artisanat. En descendant dans la Crypte des Évêques, vous pourrez admirer douze sépulcres et un Christ ressuscité en bronze. Incontournable également le Musée de la Cathédrale, qui expose les vestiges paléochrétiens mis au jour lors des fouilles : mosaïques de sol du Ve siècle, fresques médiévales et sarcophages. Face à la façade se dresse le Baptistère octogonal, datant de 1340 et transféré ici en 1900. À savoir : l'entrée est gratuite, ouvert tous les jours de 7h30 à 18h30. L'accès pour fauteuils roulants est partiel (l'entrée latérale dispose d'une rampe). Que vous soyez passionné d'art ou simplement en quête d'un moment de paix, la Cathédrale de Bergame vous offrira une expérience unique.

Cathédrale de Bergame

Cathédrale de Bergame (Cathédrale Saint-Alexandre)

Cathédrale de BergameLa Cathédrale de Bergame est le cœur battant de la Cité Haute. Donnant sur la place du Dôme, à côté du Palais de la Raison et de la Basilique Sainte-Marie-Majeure, c'est l'église principale de la ville, dédiée à son patron Saint-Alexandre. Ses origines sont très anciennes : dès le Ve siècle se dressait ici une église paléochrétienne. Au fil des siècles, l'édifice a été maintes fois remanié. La construction actuelle commença au milieu du Quattrocento sur un projet du Filarete, mais la façade néoclassique en marbre blanc de Botticino ne fut inaugurée qu'en 1889. La coupole, revêtue de cuivre, fut ajoutée en 1829. Un détail curieux : le clocher date de 1690 et fut surélevé au XIXe siècle. En entrant, vous serez frappés par l'harmonie de l'espace : nef unique à voûte en berceau, de style baroque. Les chapelles latérales abritent de véritables trésors. À ne pas manquer : la Chapelle Sainte-Catherine avec le retable de Giovan Battista Moroni (1576) et la Chapelle Saint-Benoît avec l'œuvre d'Andrea Previtali. Dans l'abside se détachent sept toiles de maîtres du XVIIIe siècle, parmi lesquels Tiepolo et Pittoni. Le chœur en bois, sculpté par Gian Carlo Sanz entre 1693 et 1698, est un chef-d'œuvre d'artisanat. En descendant dans la Crypte des Évêques, vous pourrez admirer douze sépulcres et un Christ ressuscité en bronze. Incontournable également le Musée de la Cathédrale, qui expose les vestiges paléochrétiens mis au jour lors des fouilles : mosaïques de sol du Ve siècle, fresques médiévales et sarcophages. Face à la façade se dresse le Baptistère octogonal, datant de 1340 et transféré ici en 1900. À savoir : l'entrée est gratuite, ouvert tous les jours de 7h30 à 18h30. L'accès pour fauteuils roulants est partiel (l'entrée latérale dispose d'une rampe). Que vous soyez passionné d'art ou simplement en quête d'un moment de paix, la Cathédrale de Bergame vous offrira une expérience unique.

Cathédrale de Bergame

Le Campanone : le cœur battant de Bergame Haute

CampanoneS'il y a une chose à ne pas manquer à Bergame, c'est de monter au Campanone. C'est la tour civique, haute de 52,76 mètres, qui domine la Piazza Vecchia. Mais ce n'est pas seulement un monument : c'est le cœur qui bat pour la ville. Chaque soir à 22 heures précises, la plus grande cloche de Lombardie – fondue par Bartolomeo Pesenti en 1656 – sonne cent coups. Une tradition qui remonte à l'époque vénitienne, où elle marquait la fermeture des portes. Monter au sommet ? Vous pouvez le faire à pied (230 marches) ou avec un ascenseur. J'ai préféré les escaliers pour savourer la montée, mais si vous manquez de temps ou avez de jeunes enfants, l'ascenseur est pratique. Arrivé au sommet, la vue est à couper le souffle : d'un côté, Bergame Haute avec ses toits, de l'autre, la ville basse et à l'horizon les Préalpes Orobies. Et puis il y a elle, la cloche : un colosse de 5 580 kg, avec des décorations maniéristes et des inscriptions latines. À côté, deux autres cloches plus petites : une de 1474, l'autre de 1948. Le Campanone fait partie du Musée des histoires de Bergame, donc avec le même billet vous pouvez aussi visiter le Palazzo del Podestà et le Musée du Cinquecento. Un conseil : allez-y au coucher du soleil, la lumière est incroyable. Apportez votre appareil photo, mais préparez-vous à rester sans voix. Et n'oubliez pas d'écouter les cent coups de 22 heures si vous êtes encore dans le coin : c'est une expérience qui reste en vous.

Campanone

Accademia Carrara : le joyau du collectionnisme italien

Accademia CarraraSi vous pensez que Bergame se résume à la Cité haute, l'Accademia Carrara vous fera changer d'avis. Fondée en 1796 par le comte Giacomo Carrara, cette pinacothèque est considérée comme le musée du collectionnisme italien : elle est née des legs de mécènes qui ont voulu partager leurs trésors. Installée dans un élégant palais néoclassique sur la Piazza Giacomo Carrara, la collection compte plus de 1 800 tableaux, plus de 3 000 dessins et 8 000 estampes. En parcourant les seize salles, vous découvrez des chefs-d'œuvre couvrant cinq siècles : du San Sebastien de Raphaël (1501-1502) au Portrait de Leonello d'Este de Pisanello, des Noces mystiques de sainte Catherine de Lorenzo Lotto à la Catherine Cornaro de Francesco Hayez. La deuxième section du parcours est consacrée à la tradition figurative entre la Lombardie et la Vénétie, avec des œuvres de Giovan Battista Moroni et Evaristo Baschenis. Après sept ans de restauration, le musée a rouvert en 2015 avec une scénographie moderne, et depuis 2024, il s'enrichit des Jardins PwC, un espace vert gratuit avec bistrot et un parc romantique. Informations pratiques : ouvert du mardi au dimanche (fermé le lundi), dernière entrée 45 minutes avant la fermeture. Billet plein tarif 10 €, tarif réduit 8 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Je recommande l'achat en ligne pour éviter les files d'attente. Le temps de visite ? Deux heures filent devant tant de beauté.

Accademia Carrara

Accademia Carrara : le joyau du collectionnisme italien

Accademia CarraraSi vous pensez que Bergame se résume à la Cité haute, l'Accademia Carrara vous fera changer d'avis. Fondée en 1796 par le comte Giacomo Carrara, cette pinacothèque est considérée comme le musée du collectionnisme italien : elle est née des legs de mécènes qui ont voulu partager leurs trésors. Installée dans un élégant palais néoclassique sur la Piazza Giacomo Carrara, la collection compte plus de 1 800 tableaux, plus de 3 000 dessins et 8 000 estampes. En parcourant les seize salles, vous découvrez des chefs-d'œuvre couvrant cinq siècles : du San Sebastien de Raphaël (1501-1502) au Portrait de Leonello d'Este de Pisanello, des Noces mystiques de sainte Catherine de Lorenzo Lotto à la Catherine Cornaro de Francesco Hayez. La deuxième section du parcours est consacrée à la tradition figurative entre la Lombardie et la Vénétie, avec des œuvres de Giovan Battista Moroni et Evaristo Baschenis. Après sept ans de restauration, le musée a rouvert en 2015 avec une scénographie moderne, et depuis 2024, il s'enrichit des Jardins PwC, un espace vert gratuit avec bistrot et un parc romantique. Informations pratiques : ouvert du mardi au dimanche (fermé le lundi), dernière entrée 45 minutes avant la fermeture. Billet plein tarif 10 €, tarif réduit 8 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Je recommande l'achat en ligne pour éviter les files d'attente. Le temps de visite ? Deux heures filent devant tant de beauté.

Accademia Carrara

Théâtre Donizetti : un joyau de musique et d'histoire

Théâtre DonizettiAu cœur de Bergame Basse, sur la Piazza Cavour, se dresse le Théâtre Donizetti, temple de l'opéra et de la culture. Construit entre 1786 et 1791 sous le nom de Teatro Riccardi, il fut détruit par un incendie criminel en 1797 et rouvert en 1800. En 1897, à l'occasion du centenaire de la naissance de Gaetano Donizetti, il prit son nom actuel. La salle de plan elliptique conserve son dessin original : 360 m², 532 fauteuils et 102 loges, soit 1 154 places au total. Au centre, un lustre en cristal aux 78 lampes éclaire un espace réputé pour son acoustique, parmi les meilleures d'Italie. Aujourd'hui, le théâtre est un pôle culturel très vivant : outre la saison lyrique et de ballet (Doremix), il accueille le festival Donizetti Opera, le Bergamo Jazz Festival, des pièces de théâtre, de l'opérette et le Festival Pianistique International. C'est ici que Giuseppe Verdi fit ses débuts avec l'Ernani en 1844, présent dans la salle. Les récentes restaurations (2018-2020) ont modernisé les équipements et réaménagé les espaces, rendant le théâtre accessible et fonctionnel. Infos pratiques : parkings à tarif réduit à 3 € pour les spectateurs (faire valider le billet à la billetterie), ou en bus (lignes 1, 6, 8, 9, 10, 15 arrêt Porta Nuova). La billetterie est ouverte du mardi au samedi (tél. 035.4160601). Venez découvrir un lieu où l'histoire et la musique fusionnent.

Théâtre Donizetti

Château de San Vigilio : la terrasse panoramique de Bergame

Château de San VigilioS'il y a un endroit qui vous fait vraiment comprendre pourquoi Bergame est appelée la « ville aux deux visages », c'est bien le Château de San Vigilio. Juché sur la colline du même nom à 496 mètres d'altitude, il domine la Haute-Ville et toute la région. Et quelle vue : d'ici, le regard embrasse la plaine jusqu'à Milan, les Préalpes orobiques, et par temps clair même le Monviso. C'est le point panoramique par excellence, un endroit où le temps semble ralentir.

L'histoire du château est longue et complexe. Les premières fortifications remontent au VIe siècle, mais il a été agrandi par les Visconti au XIVe siècle puis par la République de Venise, qui lui a donné sa forme caractéristique en étoile avec quatre tours : Castagneta, Belvedere, Del Ponte et San Vigilio. Les Vénitiens ont également construit un tunnel secret qui reliait le château au Fort San Marco, aujourd'hui visitable sur réservation grâce au groupe spéléologique Le Nottole. Une expérience fascinante pour les amateurs d'aventure.

Aujourd'hui, le château est un parc public gratuit, avec des terrasses et des pelouses où l'on peut s'arrêter pour profiter du panorama. On y accède facilement par le funiculaire de San Vigilio (en service depuis 1912, rétabli en 1991) qui part de la Porta Sant'Alessandro. Si vous préférez, vous pouvez monter à pied par une courte mais raide promenade. Au sommet, vous trouverez également deux restaurants de luxe, parfaits pour un déjeuner spécial. Les horaires changent selon les saisons : en hiver, ouvre à 8h et ferme à 17h, en été jusqu'à 21h. Bref, un lieu qui allie histoire, nature et détente, à ne pas manquer.

Château de San Vigilio

Rocca de Bergame

RoccaDepuis le funiculaire de la Cité Haute, dirigez-vous vers la Piazzale Brigata Legnano : vous voici à la Rocca, une forteresse du XIVe siècle qui domine Bergame du haut de la colline de Sant'Eufemia. Construite entre 1331 et 1336 par Jean de Luxembourg et achevée par Azzone Visconti, c'est un plongeon dans le Moyen Âge aussitôt enrichi par les signes de la Sérénissime : la tour circulaire (1455-1458) et l'École des Bombardiers, aujourd'hui siège du Musée du XIXe siècle. Ici, on respire le Risorgimento : reliques, armes, documents et l'histoire des 180 Bergamasques qui suivirent Garibaldi dans l'Expédition des Mille. Montez au donjon – 23 mètres de hauteur – et préparez-vous à une vue à 360 degrés qui s'étend des Préalpes Orobies jusqu'à la plaine et, par temps clair, jusqu'à Milan. Le Parc des Souvenirs alentour, avec ses pierres commémoratives et un canon automoteur 75/18, invite à une pause contemplative. La Rocca est ouverte du mardi au dimanche et jours fériés, de 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30). Plein tarif 5€, tarif réduit 3€, gratuit pour les moins de 18 ans. Malheureusement, elle n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, mais les petits chiens en transportin sont admis. Des événements comme « Rocca by night » et les camps d'été la rendent vivante toute l'année. Un conseil ? Venez au coucher du soleil : la lumière dorée sur les murs vénitiens et le silence du parc offrent une émotion que vous n'oublierez pas de sitôt.

Rocca

Palazzo Nuovo: Le joyau baroque de la Piazza Vecchia

Palazzo NuovoDonnant sur la Piazza Vecchia, le Palazzo Nuovo est l'emblème du contraste entre la puissance médiévale et la finesse de la Renaissance. Conçu par Vincenzo Scamozzi (élève de Palladio), sa construction débuta en 1604 et s'acheva… seulement en 1958 avec l'ajout des statues sur la façade. Aujourd'hui, il semble tout juste terminé : la façade en marbre blanc de Zandobbio (1928, d'après le dessin original) est un triomphe de colonnes doriques et de fenêtres à balustrade. Six statues allégoriques de Tobia Vescovi veillent d'en haut : Artisanat, Industrie, Agriculture… presque un manifeste de la Bergame laborieuse.

Entrez dans le hall et découvrez l'atmosphère néoclassique : marbres, plaques commémoratives et vingt médaillons en plâtre de personnages illustres. Parmi les bustes, celui de Bartolomeo Colleoni se distingue, à côté de Paolina Secco Suardo et d'Ambrogio Calepio. La Colonne Camozzi, un pupitre en forme d'arbre avec les armoiries de Bergame et Brescia, est un petit joyau. Mais le véritable trésor est la Bibliothèque civique Angelo Mai, qui depuis 1928 conserve 677 145 volumes, 2 280 incunables et 16 830 manuscrits. Dans la Salle Tassiana, admirez les grands globes de Vincenzo Coronelli (1688 et 1692) – près de trois mètres et demi de circonférence, faits de 50 feuilles illustrées. Une étape incontournable pour les amateurs de livres anciens et d'histoires de papier.

Infos pratiques : entrée gratuite à la bibliothèque, horaires d'hiver lun-ven 8h45-17h30, samedi 8h45-13h00 (été horaires réduits). Accessible avec rampe et ascenseur pour personnes à mobilité réduite. Et si vous avez soif de connaissances, les centres d'études Tassiani et Giovanni XXIII sont juste à côté.

Palazzo Nuovo

Palais du Podestat et Musée du Cinquecento

Palais du Podestat, Musée du CinquecentoSi vous passez par la Piazza Vecchia, ne manquez pas le Palais du Podestat, qui abrite le Musée du Cinquecento. Dès l'entrée, au rez-de-chaussée, vous accueillent les vestiges de la Bergame romaine : des stratifications qui témoignent de millénaires d'histoire. Puis montez au premier étage et entrez dans un monde nouveau. Ici, des fresques Renaissance décorent la cour intérieure, mais la vraie magie commence dans les sept salles interactives du musée. Images, sons et sensations vous transportent dans le temps, lorsque Bergame était sous la Sérénissime. Découvrez comment la ville s'est transformée avec les Murailles vénitiennes (Patrimoine de l'UNESCO), écoutez les histoires de nobles, marchands et condottieres, et admirez la vue à vol d'oiseau d'Alvise Cima de 1693, qui montre le contraste entre les remparts médiévaux et les nouvelles fortifications. Parmi les pièces maîtresses, un rare portulan du XVIe siècle et la reconstitution virtuelle de l'ancienne Foire de Sant'Alessandro. Le musée fait partie du réseau Museo delle Storie di Bergamo, vous pouvez donc le combiner avec d'autres étapes comme le Campanone ou la Rocca. Horaires : mardi-vendredi 10h-18h, samedi et dimanche 10h-19h (fermé le lundi). Billet plein tarif 9 €, réduit 6 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Préparez-vous à une expérience immersive, parfaite pour comprendre l'âme Renaissance de Bergame.

Palais du Podestat, Musée du Cinquecento

Église Saint-Michel du Puits Blanc

Église Saint-Michel du Puits BlancParmi les plus anciennes églises de Bergame, Saint-Michel du Puits Blanc est un véritable écrin d'histoire et d'art, souvent négligé par les touristes qui affluent dans la Cité haute. Située via Porta Dipinta 45, elle se reconnaît à sa façade en pierre néoromane de 1915, mais son cœur battant est bien plus ancien : ses origines lombardes remontent au VIIIe siècle, avec la première mention dans le testament de Taidone en 774. Le nom curieux vient d'un puits de marbre blanc qui se trouvait autrefois sur le parvis, aujourd'hui rappelé par une pierre circulaire. En entrant, le silence enveloppe tout : c'est l'un des endroits les plus silencieux de Bergame, idéal pour une pause contemplative. L'intérieur est à nef unique divisée par deux arcs ogivaux en trois travées, avec des poutres apparentes et des fresques allant du XIIIe au XVIe siècle. Le véritable joyau est la chapelle de gauche, fresquée par Lorenzo Lotto en 1525 avec les Scènes de la vie de Marie : la Nativité, la Présentation au temple, le Mariage et une Annonciation très particulière, où l'archange Gabriel est remplacé par Dieu qui envoie l'Enfant Jésus vers Marie. Montez les escaliers et découvrez la crypte, la plus ancienne du Bergamasque, avec des fresques du XIIIe siècle dont une Vierge en majesté. La visite est gratuite et les horaires varient : d'octobre à avril 9h-17h, de mai à septembre 9h-18h. Malheureusement, la crypte n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite en raison d'escaliers étroits. Si vous aimez l'art et le calme, ne manquez pas ce coin d'histoire.

Église Saint-Michel du Puits Blanc

Jardin Botanique de Bergame 'Lorenzo Rota'

Jardin Botanique de Bergame 'Lorenzo Rota'S'il y a un endroit à Bergame où l'on se sent loin de l'agitation, c'est bien le Jardin Botanique de Bergame 'Lorenzo Rota'. Perché sur les Remparts Vénitiens (patrimoine de l'UNESCO), à deux pas de Colle Aperto, ce jardin est un véritable joyau. On entre par un escalier de 141 marches et on se retrouve dans un monde de biodiversité : plus de 1 000 espèces entre plantes alpines, carnivores comme la Drosera, et succulentes. Le meilleur ? La vue sur les Préalpes Orobiques et sur les toits de la Città Alta vous coupe le souffle. J'adore y flâner, surtout au printemps quand les tulipes et les iris sont en fleurs. Le jardin est dédié à Lorenzo Rota, un botaniste du XIXe siècle qui a décrit la flore locale – son herbarium compte 50 000 échantillons conservés ici ! Ne manquez pas le bassin aux nénuphars et, si vous avez le temps, la section d'Astino (la 'Vallée de la Biodiversité'), accessible à pied en une demi-heure, avec plus de 1 200 variétés de plantes alimentaires. Le jardin est aussi un centre de recherche : il a réintroduit la fougère Osmunda regalis et promeut des projets pédagogiques pour enfants. L'entrée est gratuite. Ouvert de mars à novembre, horaires variables (ex. juin jusqu'à 20h), fermé le lundi. Contact : 035 286060, ortobotanico@comune.bg.it. Bref, une étape parfaite pour les familles et les amoureux de la nature.

Jardin Botanique de Bergame 'Lorenzo Rota'

Porta San Giacomo : le joyau de marbre des Murailles Vénitiennes

Porta San GiacomoS'il y a une porte qui vous marque à Bergame, c'est bien la Porta San Giacomo. C'est la seule des quatre portes des Murailles Vénitiennes entièrement revêtue de marbre blanc rosé, celui de la carrière de Zandobbio dans le Val Cavallina. Un contraste saisissant avec la pierre grise des fortifications, qui la rend visible de loin, depuis le viale Vittorio Emanuele. Conçue par Buonaiuto Lorini et achevée en 1592, elle était l'entrée principale pour les voyageurs venant de Milan. La façade est un festival de style classique : deux arches, des demi-colonnes, un fronton triangulaire et deux élégants pinacles latéraux. Sur l'entablement trône le Lion de Saint-Marc, mais celui que vous voyez aujourd'hui date de 1958, œuvre de Piero Brolis : l'original a été détruit à l'époque napoléonienne. La porte possédait un pont-levis en bois, remplacé en 1780 par l'actuel viaduc en maçonnerie sur ordre du podestat Contarini. En se promenant sur la balustrade, le regard embrasse les fortifications, la ville basse et jusqu'aux Apennins. Une anecdote : jusqu'au milieu du XXe siècle, chaque soir à 22 heures, la porte était fermée avec les cent coups du Campanone. Aujourd'hui, elle n'est accessible qu'à pied, mais c'est l'endroit parfait pour une photo de carte postale. Depuis 2017, elle fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO, et elle s'illumine parfois de couleurs spéciales – comme l'orange contre les violences faites aux femmes ou le vert pour les maladies rares. Bref, un incontournable pour qui visite Bergame.

Porta San Giacomo

Tour du Galgario, la quille de Bergame

Tour du GalgarioDans le chaos des carrefours et de la circulation de Bergame Basse, à l'angle entre via Frizzoni et largo Galgario, surgit un curieux cylindre de pierre. C'est la Tour du Galgario, surnommée par les Bergamasques « Ol Biril » (la quille) pour sa forme qui se rétrécit vers le haut. Construite vers 1430 par les Visconti, elle faisait partie des Muraines, l'enceinte défensive qui protégeait les faubourgs de la ville basse. Aujourd'hui, c'est la seule tour ronde encore debout après qu'en 1901 toute l'enceinte fut démantelée avec l'abolition de l'octroi. La tour est fermée au public et intérieurement complètement vide, mais d'en bas on remarque encore les détails : les blocs de grès plus gros à la base, les barres de fer qui soutenaient peut-être des torches, et en haut une couverture de briques qui a remplacé le toit original de tuiles. En regardant attentivement, on distingue trois blasons viscontiens et une plaque de marbre de 1950 reproduisant le plan des Muraines. Le nom « Galgario » vient de « calchera », c'est-à-dire four à chaux, en raison des cours d'eau riches en calcaire dans la zone. Pendant un temps, la tour servit de dépôt de poudre à canon. Dans les années 1940, elle risqua la démolition pour le trafic croissant, mais fut sauvée. Aujourd'hui, elle est en état de dégradation, mais reste un symbole historique qui raconte un morceau de Bergame qui n'existe plus.

Tour du Galgario