🧭 À quoi s’attendre
- Idéal pour les passionnés d'histoire, d'archéologie et de culture
- Points forts : Arc de Trajan, Sainte-Sophie (UNESCO), Théâtre Romain, Musée des Sorcières
- Recommandé : printemps et automne pour un climat doux
- À ne pas manquer : l'Hortus Conclusus et l'Église Saint-Hilaire
Bénévent est une ville qui enchante par son histoire stratifiée, des fastes romains au Moyen Âge lombard. Le symbole par excellence est l'Arc de Trajan, l'un des arcs de triomphe les mieux conservés d'Italie, qui domine l'entrée du centre historique. À quelques pas, l'Église Sainte-Sophie, classée au patrimoine de l'UNESCO, avec son plan en étoile et ses fresques médiévales. Le Théâtre Romain et l'Amphithéâtre témoignent de l'importance de la ville à l'époque impériale, tandis que le Musée du Samnium rassemble de précieux vestiges. En flânant, on rencontre le Pont Leproso, l'Arc du Sacrement et l'Obélisque du temple d'Isis, qui rappellent le culte égyptien. Pour une touche de mystère, le Janua - Musée des Sorcières dévoile les traditions liées à la sorcellerie. Ne manquez pas l'Hortus Conclusus, un jardin artistique, et la suggestive Église Saint-Hilaire à Port'Aurea. Chaque recoin de Bénévent raconte des siècles d'histoire, ce qui en fait une destination idéale pour les passionnés d'archéologie et de culture.
Aperçu
- Arc de Trajan : Un chef-d'œuvre romain
- Arc de Trajan : Un chef-d'œuvre romain
- Église Sainte-Sophie : un chef-d'œuvre lombard entre histoire et architecture
- Théâtre Romain de Bénévent : un joyau de l'époque adrienne
- Rocca dei Rettori : un plongeon dans l'histoire de Bénévent
- Musée du Samnium
- Amphithéâtre romain de Bénévent, un géant encore à découvrir
- Pont Lepreux : l'antique entrée romaine de Bénévent
- Église Sant'Ilario a Port'Aurea : un joyau lombard à l'ombre de l'Arc
- Arc du Sacrement : l'antique entrée du Forum de Bénévent
- Hortus Conclusus : le jardin secret de Mimmo Paladino
- Obélisque du temple d'Isis : un morceau d'Égypte à Bénévent
- Bœuf Apis: le mystérieux taureau égyptien de Bénévent
- Janua – Musée des Sorcières
- Fontaine des Chaînes : histoire et charme baroque à Bénévent
- Santi Quaranta : le cryptoportique romain oublié
Itinéraires aux alentours
Arc de Trajan : Un chef-d'œuvre romain
- Voir la fiche : Arc de Trajan à Bénévent : chef-d'œuvre sculptural romain
- Via Port'Aurea, Benevento (BN)
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S'il est un monument qui résume Bénévent en un coup d'œil, c'est bien l'Arc de Trajan. Construit entre 114 et 117 apr. J.-C., cet arc commémoratif n'est pas qu'un morceau d'histoire : c'est le symbole de la ville, et il y a une raison pour laquelle il est considéré comme l'arc triomphal romain aux reliefs les mieux conservés au monde. Haut de 15,60 mètres et large de 8,60, il est fait de blocs de calcaire recouverts de marbre de Paros. Mais la vraie magie réside dans les bas-reliefs : d'un côté, des scènes de guerre et de conquêtes, de l'autre, la paix et l'administration. C'est comme lire une bande dessinée sur la vie de Trajan. Au Moyen Âge, les Lombards l'ont utilisé comme Porte Dorée des remparts, le sauvant ainsi de l'oubli. Aujourd'hui, il se trouve au bout de la via Traiano, à deux pas du centre. Depuis 2024, il est même patrimoine de l'UNESCO (faisant partie de la Via Appia). La visite est libre, 24 heures sur 24, mais je vous conseille d'y aller tôt le matin ou au coucher du soleil : la lumière sublime ces marbres. Et n'oubliez pas de regarder l'inscription sur l'attique : elle est identique sur les deux faces, un détail qui en dit long sur la symétrie romaine. Bref, un lieu qui vous fait sentir tout petit face à la grandeur d'un empire.
Arc de Trajan : Un chef-d'œuvre romain
- Voir la fiche : Arc de Trajan à Bénévent : reliefs en marbre intacts et entrée gratuite
- Via Port'Aurea, Benevento (BN)
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S'il est un monument qui résume Bénévent en un coup d'œil, c'est bien l'Arc de Trajan. Construit entre 114 et 117 apr. J.-C., cet arc commémoratif n'est pas qu'un morceau d'histoire : c'est le symbole de la ville, et il y a une raison pour laquelle il est considéré comme l'arc triomphal romain aux reliefs les mieux conservés au monde. Haut de 15,60 mètres et large de 8,60, il est fait de blocs de calcaire recouverts de marbre de Paros. Mais la vraie magie réside dans les bas-reliefs : d'un côté, des scènes de guerre et de conquêtes, de l'autre, la paix et l'administration. C'est comme lire une bande dessinée sur la vie de Trajan. Au Moyen Âge, les Lombards l'ont utilisé comme Porte Dorée des remparts, le sauvant ainsi de l'oubli. Aujourd'hui, il se trouve au bout de la via Traiano, à deux pas du centre. Depuis 2024, il est même patrimoine de l'UNESCO (faisant partie de la Via Appia). La visite est libre, 24 heures sur 24, mais je vous conseille d'y aller tôt le matin ou au coucher du soleil : la lumière sublime ces marbres. Et n'oubliez pas de regarder l'inscription sur l'attique : elle est identique sur les deux faces, un détail qui en dit long sur la symétrie romaine. Bref, un lieu qui vous fait sentir tout petit face à la grandeur d'un empire.
Église Sainte-Sophie : un chef-d'œuvre lombard entre histoire et architecture
- Voir la fiche : Église Santa Sofia de Bénévent : plan en étoile lombard et fresques médiévales UNESCO
- Piazza Giacomo Matteotti, Benevento (BN)
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Entrer dans l'Église Sainte-Sophie à Bénévent, c'est comme faire un saut en arrière de plus de douze siècles. Fondée vers 760 par le duc lombard Arigis II, cette église est l'un des joyaux de l'architecture du haut Moyen Âge en Italie et fait partie depuis 2011 du site UNESCO 'Les Lombards en Italie : les lieux de pouvoir'. Sa forme est unique : un plan en étoile composé d'un hexagone central de colonnes (peut-être prélevées sur l'ancien temple d'Isis) qui soutiennent le dôme, entouré d'un anneau décagonal. Le jeu de lumières et d'ombres qui se crée est suggestif, avec des voûtes irrégulières qui changent à chaque pas. Après les tremblements de terre de 1688 et 1702, l'église a été restaurée dans le style baroque, mais une intervention en 1957 a remis au jour une partie de l'aspect lombard. La façade baroque, avec son portail roman et la lunette du XIIIe siècle représentant le Christ entre la Vierge et des saints, cache à l'intérieur des fragments de fresques du VIIIe-IXe siècle : l'Annonce à Zacharie, Zacharie muet, l'Annonciation et la Visitation, œuvres liées à l'École d'enluminure bénéventaine. À côté, le cloître roman (partie du Musée du Samnium) mérite une visite. L'église est ouverte tous les jours avec entrée gratuite : le matin de 8h à 12h et l'après-midi de 16h30 à 20h (horaires d'été). Un lieu qui, malgré ses dimensions modestes (environ 24 mètres de diamètre), procure des émotions intenses à ceux qui aiment l'histoire et l'art.
Théâtre Romain de Bénévent : un joyau de l'époque adrienne
- Via Manfredi di Svevia, Benevento (BN)
- http://www.polomusealecampania.beniculturali.it/index.php/il-teatro
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- pm-cam.teatrobenevento@beniculturali.it
- +39 0824 47213
Si vous êtes à Bénévent, le Théâtre Romain est une étape incontournable. En flânant dans les ruelles du Rione Triggio, vous tombez sur cet édifice antique inauguré entre 125 et 128 apr. J.-C. par l'empereur Hadrien, bien que les travaux aient commencé sous Trajan. Avec un diamètre de 98 mètres et une capacité d'environ 15 000 spectateurs, il était parmi les plus grands théâtres d'Italie. Aujourd'hui, il vous accueille avec sa structure semi-circulaire en opus caementicium, revêtue de pierre calcaire et de brique. De la façade originale à trois ordres (toscan, ionique, corinthien), il ne reste que l'ordre inférieur avec 25 arcades, encadrées de demi-colonnes toscanes. Les clés de voûte étaient décorées de bustes et de masques de théâtre, dont certains sont encore visibles dans le centre historique.En entrant, vous remarquerez la cavea bien conservée et le front de scène avec trois portes monumentales. Sur les côtés, deux aulae : l'une conserve encore une partie du revêtement en plaques de marbre polychrome, un détail qui vous permet d'imaginer le faste d'origine. Le théâtre fut restauré à l'époque sévérienne (comme le rappelle une dédicace à Caracalla), mais tomba en désuétude au IVe siècle. Au Moyen Âge, on y construisit des maisons, et en 1782 même l'église Santa Maria della Verità.
La redécouverte commença en 1890 grâce à l'architecte Almerico Meomartini, qui finança les premières fouilles. Après de longs travaux, le théâtre rouvrit au public le 26 juin 1957 avec le spectacle Les femmes au parlement d'Aristophane. Depuis, il est redevenu le cœur culturel de la ville, accueillant des saisons lyriques, des concerts et des événements comme Miss Italie 1990 et le Festivalbar 2001. L'acoustique est si excellente que l'on y organise encore aujourd'hui des spectacles théâtraux et musicaux.
Si vous souhaitez le visiter, l'adresse est Piazza Ponzio Telesino. Ouvert tous les jours : de 9h00 à 17h40 (hiver) ou 19h20 (été). Billet plein tarif 5 €, réduit 2 €, et il y a souvent des ouvertures en soirée lors du festival « Bénévent Ville Théâtre ». Apportez votre curiosité : sous les gradins, deux ambulacres parallèles font office de caisse de résonance, et les escaliers derrière la scène étaient l'entrée des artistes. Un lieu qui sent à la fois l'histoire et le spectacle, tout à découvrir.

Rocca dei Rettori : un plongeon dans l'histoire de Bénévent
- Piazza Castello, Benevento (BN)
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Perchée sur le point le plus élevé du centre historique de Bénévent, la Rocca dei Rettori est bien plus qu'une forteresse : c'est un voyage dans le temps qui commence au VIIIe siècle av. J.-C. Oui, car il y avait ici une nécropole étrusque, puis un rempart samnite et, sous les Romains, un castellum aquae – dont les vestiges sont encore visibles dans le jardin. Mais le véritable coup d'œil vient avec le Torrione longobardo (Tour longobarde), haute de 28 mètres et de plan polygonal, qui domine le creux en contrebas. À côté, le Palais des Gouverneurs Pontificaux (voulu par le pape Jean XXII en 1321) s'étend sur trois étages, avec de vastes salons aux plafonds en bois et aux décorations du XVIIIe siècle. Pendant des siècles, jusqu'en 1865, la forteresse a été une prison : un contraste frappant en pensant qu'aujourd'hui elle est le siège de la Province et abrite la section historique du Musée du Samnium, avec des pièces qui racontent la vie de cette terre.En vous promenant dans le jardin, entre pins et palmiers, vous trouverez un lapidaire romain avec des bornes militaires de la voie Trajane et des fragments architecturaux. Devant l'entrée, le Lion de 1640 monte la garde : il fut érigé en l'honneur du pape Urbain VIII et symbolise la force des Samnites. Montez sur la terrasse : la vue sur le Mont Taburno est digne d'une carte postale. L'entrée est gratuite (lun-ven 7h00-13h00) et, si vous êtes passionné d'histoires de fantômes, gardez un œil sur les nuits de pleine lune : on dit que le fantôme du recteur Andreone degli Artusini, décapité en 1511, erre encore dans la forteresse.

Musée du Samnium
- Piazza Arechi II, Benevento (BN)
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Si vous voulez comprendre Bénévent, il faut passer par le Musée du Samnium. Installé dans le complexe de Sainte-Sophie (Patrimoine UNESCO depuis 2011), ce musée vous raconte l'histoire de la ville depuis ses origines jusqu'au XXe siècle. C'est un endroit que vous n'attendriez pas : vous commencez dans le cloître roman du XIIe siècle, avec des chapiteaux qui semblent murmurer des secrets médiévaux, puis vous vous retrouvez devant des vestiges très anciens. La section archéologique est incroyable : statues romaines, céramiques samnites et surtout les vestiges du Temple d'Isis, avec des sculptures égyptiennes uniques hors d'Égypte. Puis vous montez et vous plongez dans la section lombarde : armes, bijoux et monnaies qui racontent quand Bénévent était capitale de la Langobardia Minor. Et ce n'est pas fini : la pinacothèque a des œuvres de Giordano, Guttuso et même un bas-relief de Pericle Fazzini avec la danse des sorcières. Le billet unique (6 €) est valable deux jours et inclut également le Musée Arcos et Sant'Ilario. Ouvert mar-dim 9h-19h, fermé le lundi. Conseil : commencez ici, puis allez voir Sainte-Sophie et l'Arc de Trajan : vous aurez l'impression de lire la ville avec un regard neuf.
Amphithéâtre romain de Bénévent, un géant encore à découvrir
- Via Appia Antica, Benevento (BN)
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L'Amphithéâtre romain de Bénévent est l'un des monuments les plus fascinants et méconnus de la ville. Découvert seulement en 1985, lors de la démolition d'un bâtiment fasciste, il reste en grande partie enfoui entre la via Munanzio Planco et le pont Leproso. Pourtant, ses dimensions sont record : 160 mètres sur 130, avec une hauteur d'environ 25 mètres et une capacité estimée à 30 000 spectateurs, presque comme le Colisée. Construit entre le Ier siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C., il était déjà mentionné par Tacite à l'occasion de la visite de l'empereur Néron en 63 apr. J.-C., venu spécialement pour assister à un munus gladiatorum. C'est ici que s'entraînaient les gladiateurs du Ludus Magnus, la plus importante école de l'époque, et la ville était un carrefour de la voie Appienne. Puis, tremblements de terre et négligence : l'éruption du Vésuve en 472 trouva l'amphithéâtre déjà sans toiture, et au fil des siècles, il devint une carrière de matériaux – au point que 56 colonnes de la cathédrale de Bénévent proviennent précisément d'ici. Aujourd'hui, après des années d'abandon entre voies ferrées et végétation, un projet de 900 000 euros (fonds Pnrr « Regina Viarum ») promet de le transformer en parc urbain avec passerelles, éclairage LED et parcours archéologiques. La date d'ouverture n'est pas certaine, mais l'attente est pleine d'espoir. En attendant, au Musée du Sannio, on peut admirer le relief du Gladiateur de Bénévent, un hoplomaque en pleine action, tandis que d'autres fragments sont encore incrustés dans les clochers de Sainte-Sophie et de la cathédrale. Un morceau d'histoire qui n'attend que d'être redécouvert.
Pont Lepreux : l'antique entrée romaine de Bénévent
- Via Ponte Leproso, Benevento (BN)
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Si vous pensez que tous les ponts romains se ressemblent, le Pont Lepreux vous fera changer d'avis. Construit au IIIe siècle av. J.-C. par Appius Claudius Caecus pour faire passer la Voie Appienne sur la rivière Sabato, c'est l'un des plus anciens ponts en maçonnerie encore debout, avec le Pont Milvius. Mais ici l'atmosphère est différente : ses cinq arches d'origine (aujourd'hui réduites à quatre après les restaurations du XVIIIe siècle) et sa forme caractéristique en dos d'âne le rendent presque féerique. Le nom curieux – « Lepreux » – vient d'une léproserie médiévale, mais jusqu'au XIe siècle on l'appelait Pont de Marbre (ou Lapidé) pour son revêtement en travertin. En vous promenant dessus, vous remarquez les marques du temps : le pilier d'origine en opus quadratum à bossages rustiques, les éléments de remploi (peut-être de l'Arc de Trajan), et les ouvertures de décharge pour les crues. Depuis 2004, il est fermé à la circulation, vous pouvez donc le traverser tranquillement, en imaginant les armées et les voyageurs qui l'ont foulé – de Cicéron à Manfred de Souabe, qui, selon certains historiens, est mort ici même en 1266. C'est un de ces lieux qui vous font ressentir le poids de l'histoire, mais sans emphase : simple, authentique et incroyablement préservé.
Église Sant'Ilario a Port'Aurea : un joyau lombard à l'ombre de l'Arc
- Via San Pasquale, Benevento (BN)
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Juste à côté de l'Arc de Trajan, dans un pré clos, se trouve un petit écrin d'histoire : l'ancienne église Sant'Ilario a Port'Aurea. Construite par les Lombards entre le VIIe et le VIIIe siècle, elle repose sur des vestiges romains – sous le sol, on aperçoit encore les structures de l'époque impériale. De l'extérieur, les deux tourelles décalées au toit de tuiles frappent le regard : à l'intérieur, elles cachent deux coupoles alignées, une rareté architecturale. L'intérieur est dépouillé et non pavé, mais une passerelle en bois permet de le traverser et d'admirer les fouilles.Pendant des siècles, elle fut d'abord un monastère bénédictin, puis désacralisée et transformée en grange et étable après le tremblement de terre de 1688. Ce n'est qu'en 2003, après une restauration radicale, qu'elle a repris vie. Aujourd'hui, elle abrite le Vidéomusée de l'Arc : un film d'une demi-heure projeté sur les murs raconte l'histoire de l'Arc de Trajan et explique les scènes sculptées dans le marbre. Une manière immersive de comprendre l'un des monuments les plus importants de Bénévent.
Autour, on voit les restes du monastère et des tombes médiévales. Le lieu est calme, peu fréquenté, et offre une atmosphère suspendue entre différentes époques. Si vous passez par ici, arrêtez-vous : Sant'Ilario est l'une de ces pépites qui rendent un voyage spécial.

Arc du Sacrement : l'antique entrée du Forum de Bénévent
- Piazza Manfredi di Svevia, Benevento (BN)
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L'Arc du Sacrement est l'un de ces monuments qui, à première vue, semble presque caché parmi les rues du centre historique de Bénévent. Pourtant, il suffit de s'arrêter un instant pour réaliser à quel point il est imposant. Daté entre la fin du Ier et le début du IIe siècle après J.-C., cet arc romain était l'accès principal à la zone du Forum du côté sud, juste à côté du théâtre romain. Aujourd'hui, il surplombe la Via Carlo Torre, à l'angle du Palais archiépiscopal. Sa structure est simple mais puissante : deux piliers en opus latericium sur des bases en opus quadratum, un diamètre d'environ 5 mètres et un arc de décharge en briques. Malheureusement, le revêtement de marbre original a presque entièrement disparu, tout comme les statues qui ornaient autrefois les niches latérales. Mais ce n'est pas tout : lors des fouilles pour les restaurations, qui ont culminé en 2009 avec l'ouverture d'un parcours archéologique urbain (coût : près de 5 millions d'euros), un complexe thermal tardo-romain a refait surface. Aujourd'hui, on peut marcher sur des passerelles métalliques entre des murs antiques en opus mixtum et reticulatum. Le site accueille également des événements culturels estivaux, comme le festival dédié à Alessandro Verdicchio, avec musique, théâtre et ateliers. Le nom « du Sacrement » provient probablement de sa réutilisation à l'époque chrétienne, lorsqu'il servait d'entrée au castellum épiscopal. Lors d'une restauration en 1633-1635, voulue par l'archevêque Agostino Oregio, un couronnement supérieur a été ajouté. La visite est libre, mais si vous voulez comprendre en profondeur l'histoire, un guide peut faire la différence. À ne pas manquer : combinez-le avec l'Arc de Trajan et le Théâtre romain pour une plongée complète dans la Bénévent antique.
Hortus Conclusus : le jardin secret de Mimmo Paladino
- Vico Noce, Benevento (BN)
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Au cœur du centre historique de Bénévent, caché derrière le couvent de Saint-Dominique, se trouve un lieu qui semble hors du temps : l'Hortus Conclusus. Réalisé en 1992 par l'artiste Mimmo Paladino, ce jardin clos est une installation permanente qui allie sculptures contemporaines, symboles anciens et végétation luxuriante. Dès que vous entrez, le bruit de l'eau qui s'écoule d'un énorme disque de bronze planté dans le sol vous accueille – on dirait un bouclier, mais c'est une fontaine. Sur l'un des murs, un cheval au masque doré se détache, évoquant le mythe d'Agamemnon et le cheval de Troie. Autour, d'autres œuvres : un humanoïde aux bras très longs, des crânes de bœuf, des casques, des coquillages. L'effet est déroutant mais apaisant. L'entrée est gratuite et le jardin est ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 à 20h00 (fermé le lundi). Le sol en pierre irrégulière rappelle les ruelles anciennes, et les plantes – roses, lys, palmiers – ont des significations symboliques (pureté, renaissance). C'est l'endroit idéal pour une pause de réflexion, loin de l'agitation. Si vous êtes à Bénévent pour l'arc de Trajan ou Sainte-Sophie, ne manquez pas ce joyau contemporain : il vous fera voir la ville sous un autre jour.
Obélisque du temple d'Isis : un morceau d'Égypte à Bénévent
- Via G. de Vita, Benevento (BN)
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Si vous vous promenez sur la Piazza Papiniano, un monolithe de granit rouge d'environ trois mètres de haut attire votre regard. C'est l'obélisque du temple d'Isis, l'un des deux qui flanquaient autrefois l'entrée de l'Iseum voulu par l'empereur Domitien entre 88 et 89 apr. J.-C. Sculpté en Égypte (granit d'Assouan), il pèse 2,5 tonnes et porte sur ses quatre faces des hiéroglyphes célébrant la déesse Isis comme « dame de Bénévent » et mentionnant le fondateur Lucilius Lupus, un fonctionnaire impérial.L'histoire est presque romanesque : l'obélisque est resté sur la Piazza Duomo à partir de 1597, mais n'a été déplacé ici qu'en 1872. Dans les années 2010, le Paul Getty Museum de Los Angeles l'a restauré (il est revenu à Bénévent en octobre 2018) et l'a exposé dans une exposition sur l'Égypte classique. Aujourd'hui, c'est le symbole le plus visible du lien entre Bénévent et l'Égypte ancienne, un unicum hors de la terre des pharaons.
Ne manquez pas l'occasion de toucher l'histoire de vos propres mains : l'obélisque est facile d'accès, en plein centre-ville. Sa surface lisse et ses inscriptions bien lisibles vous feront vous sentir comme un explorateur. Et si vous êtes passionné, au Musée du Sannio, vous trouverez l'autre obélisque (mutilé) et des statues de pharaons et de divinités. En bref, un coin d'Égypte à deux pas de chez vous.

Bœuf Apis: le mystérieux taureau égyptien de Bénévent
- Viale San Lorenzo, Benevento (BN)
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En vous promenant sur le Viale San Lorenzo, vers la basilique de la Madonna delle Grazie, vous rencontrerez une étrange statue de granit rouge : c'est le Bœuf Apis, un vestige égyptien que les Bénéventins appellent affectueusement 'a vùfera (la bufflonne). Découverte par hasard en 1629 près de la rivière Sabato, dans le hameau de Casale dei Maccabei, la sculpture fut immédiatement placée devant l'antique Porta San Lorenzo. Le gouverneur pontifical Arcasio Ricci y fit graver une inscription latine la définissant comme « buffle, préservé comme monument de la fortune guerrière des Samnites » – mais l'histoire est plus complexe.L'égyptologue français Émile Étienne Guimet l'interpréta comme le dieu égyptien Apis, la liant au temple d'Isis construit par l'empereur Domitien entre le Ier et le IIe siècle. D'autres spécialistes, comme Hans Wolfgang Müller, ont mis en doute : le disque solaire manque entre les cornes, les organes génitaux ne sont pas sculptés, et les pattes avant sont alignées, pas en mouvement comme dans les représentations égyptiennes classiques. Peut-être est-ce une œuvre de la fin de l'Empire, de facture grossière, qui a perdu ses traits distinctifs.
Aujourd'hui, le Bœuf Apis est à l'abandon : herbes folles, fissures dans le socle, aucun éclairage. En 2009, on proposa de le déplacer près de Santa Sofia, mais les riverains s'y opposèrent. Il reste là, fier et abîmé, témoin silencieux du culte isiaque qui était très fort à Bénévent. Si vous passez, arrêtez-vous : c'est un morceau d'histoire unique, même s'il est un peu négligé.

Janua – Musée des Sorcières
- Corso Giuseppe Garibaldi, Benevento (BN)
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Situé au cœur de Bénévent, dans le Palazzo Paolo V sur le Corso Garibaldi, le Janua – Musée des Sorcières est une plongée dans le folklore local. Inauguré en 2017 par la Cooperativa I.D.E.A.S., le musée explore le monde des janare, les sorcières de Bénévent qui, selon la légende, se réunissaient sous un vieux noyer sur les rives du fleuve Sabato. Le parcours d'exposition est divisé en sections : 'Scongiurare' expose des amulettes et objets protecteurs ; 'Occhio malocchio' présente des rituels contre le mauvais œil ; 'Sanare' est dédiée aux herbes curatives et à la médecine populaire. Ne manquez pas une installation vidéo immersive avec un noyer artificiel, qui reproduit l'atmosphère des sabbats. La collection comprend des images pieuses, des ex-voto, du pain anthropomorphe, des ciseaux, des poupées apotropaïques et des 'brevi' (sachets protecteurs). Le symbole du musée est une sirène bicaudée, qui évoque le culte de la Déesse Mère. Le billet coûte 5 € (3 € pour les étudiants et les groupes d'au moins 25 personnes). Ouvert mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 10h00 à 13h00 et de 16h00 à 19h00. Une expérience qui mêle histoire, magie et tradition, parfaite pour ceux qui veulent découvrir un visage insolite de Bénévent.
Fontaine des Chaînes : histoire et charme baroque à Bénévent
- Piazza Orsini, Benevento (BN)
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Au cœur de Bénévent, sur la place Orsini, se trouve la Fontaine des Chaînes, un joyau baroque qui raconte des siècles d'histoire. Le nom ? Il vient des chaînes de fer qui l'entourent, autrefois utilisées pour réguler l'eau. La fontaine fut commandée par l'archevêque Vincenzo Maria Orsini en 1705 et réalisée par l'architecte Nicola Colle De Vita, probablement d'après un dessin de Carlo Buratti. En 1778, les citoyens voulurent ajouter au sommet la statue du pape Benoît XIII, encore visible aujourd'hui. Puis vint la guerre : les bombardements de 1943 endommagèrent gravement la fontaine et la statue. Il fallut des années de restauration (par Giovanni Sparla) avant de la revoir intacte, et la statue ne retrouva sa place qu'en 1992. Aujourd'hui, la fontaine est un véritable point de rencontre. Elle fonctionne encore : vous verrez les habitants remplir des bouteilles d'eau au bec central. Le bassin est en pierre, avec des grilles basses en fer oxydé, et autour, la place est pavée de galets, encadrée d'immeubles baroques. C'est un endroit parfait pour une pause, loin de l'agitation. En été, l'eau fraîche est une bénédiction ; en hiver, l'atmosphère est intime. Si vous êtes ici, ne manquez pas l'occasion de vous asseoir un instant et d'observer : la Fontaine des Chaînes est l'une de ces choses qui rendent Bénévent spécial.
Santi Quaranta : le cryptoportique romain oublié
- Via Ursus, Benevento (BN)
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En flânant près du pont Leproso, je suis tombé sur un lieu hors du temps : les Santi Quaranta. Difficile à trouver – on descend une ruelle escarpée appelée via Ursus – mais l'effort en vaut la peine. Nous sommes devant les vestiges d'un cryptoportique romain du Ier siècle apr. J.-C., un couloir couvert de 60 mètres avec des murs en opus quasi reticulatum et des fenêtres en arc. La structure, qui à l'époque romaine servait probablement de marché ou de forum, fut réutilisée au Moyen Âge : sur l'un des couloirs latéraux fut édifiée une église dédiée aux quarante martyrs de Sébaste, et les salles souterraines devinrent un cimetière (le charnier cité par le chroniqueur Falcone en 1128).Les bombardements de 1943 et des décennies d'abandon ont laissé des traces, mais depuis 2015, un groupe de bénévoles a nettoyé la zone et redonné sa dignité au site. Aujourd'hui, on peut visiter les trois couloirs subsistants, admirer les arcs lombards en tuf et, avec un peu de chance, participer à des reconstitutions historiques. Lors de la restauration des années 1980, des sépultures lombardes et une pièce de monnaie de 1287 ont été mises au jour – preuve que le lieu a été fréquenté pendant des siècles. L'atmosphère est saisissante : le silence rompu seulement par le vent, la lumière qui filtre à travers les meurtrières, le sentiment de stratification historique. Un endroit que je recommande à ceux qui cherchent quelque chose d'authentique, loin des circuits touristiques traditionnels.




