Que voir à Catane : une journée entre baroque et street food


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour : un city break de 2-3 jours
  • Culture et histoire : baroque, théâtres et sites archéologiques
  • Œnologie et gastronomie : marché aux poissons et street food
  • Atmosphère authentique : loin des foules, un mélange de tradition et de modernité
  • Facile à parcourir : centre historique compact, se visite à pied

  • Événements aux alentours


    Catane est une ville qui surprend. À quelques pas de la mer et à un souffle de l'Etna, son centre historique est un labyrinthe de ruelles où le baroque sicilien se mêle à la vie quotidienne. Si vous cherchez que voir à Catane en une journée, je vous conseille de commencer par la Piazza Duomo, cœur battant de la ville, avec la Cathédrale Sainte-Agathe et la Fontaine de l'Éléphant. Ensuite, perdez-vous au Marché aux Poissons (Pescheria), une expérience sensorielle entre étals colorés et odeurs de mer. À ne pas manquer, le Château d'Ursino, qui raconte l'histoire normande, et le Teatro Massimo Bellini, temple de l'opéra. Pour une pause verte, le Jardin Botanique offre une oasis de paix. Et pour les amateurs d'archéologie, l'Amphithéâtre Romain et le Théâtre Grec témoignent de la grandeur antique. Catane, c'est aussi le street food : goûtez aux arancini, cannoli et granita. Dans cet article, vous trouverez un itinéraire pratique pour découvrir le meilleur de la ville, avec des conseils sur les horaires et les billets. Prêts à partir ?

    Aperçu



    Itinéraires aux alentours


    Cathédrale Sainte-Agathe : le cœur baroque de Catane

    Cathédrale Sainte-AgatheS'il y a un lieu qui incarne l'âme de Catane, c'est la Cathédrale Sainte-Agathe. Debout depuis 1094, cette église normande a été maintes fois détruite par les tremblements de terre et reconstruite, jusqu'à la dernière renaissance baroque signée par Vaccarini au XVIIIe siècle. La façade en marbre blanc et pierre de lave est un triomphe de colonnes corinthiennes, statues et détails qui vous laissent bouche bée. En entrant, le regard se porte immédiatement vers la Chapelle Sainte-Agathe à droite, où un buste en argent du XIVe siècle conserve les reliques de la sainte patronne. Non loin, le tombeau de Vincenzo Bellini – oui, le compositeur de Norma – est un hommage émouvant. L'intérieur à trois nefs mêle marbres, fresques et le chœur en bois du XVIe siècle. Si vous avez le temps, descendez dans les souterrains : les vestiges des Thermes Achilliennes romaines sont visitables (payant). La cathédrale est ouverte tous les jours (entrée gratuite, mais n'oubliez pas de couvrir vos épaules et genoux). Et après tant de beauté ? Sortez et en moins d'une minute vous êtes à la Pescheria, le marché aux poissons le plus vivant de Catane. Ici, le street food règne en maître : arancini, poisson frit, granita – le véritable esprit catanais. Un conseil : venez tôt le matin, quand la lumière filtre à travers les vitraux et que la ville s'éveille. Une expérience qui allie baroque et saveurs, comme le promet le titre.

    Cathédrale Sainte-Agathe

    Cathédrale Sainte-Agathe : le cœur baroque de Catane

    Cathédrale Sainte-AgatheS'il y a un lieu qui incarne l'âme de Catane, c'est la Cathédrale Sainte-Agathe. Debout depuis 1094, cette église normande a été maintes fois détruite par les tremblements de terre et reconstruite, jusqu'à la dernière renaissance baroque signée par Vaccarini au XVIIIe siècle. La façade en marbre blanc et pierre de lave est un triomphe de colonnes corinthiennes, statues et détails qui vous laissent bouche bée. En entrant, le regard se porte immédiatement vers la Chapelle Sainte-Agathe à droite, où un buste en argent du XIVe siècle conserve les reliques de la sainte patronne. Non loin, le tombeau de Vincenzo Bellini – oui, le compositeur de Norma – est un hommage émouvant. L'intérieur à trois nefs mêle marbres, fresques et le chœur en bois du XVIe siècle. Si vous avez le temps, descendez dans les souterrains : les vestiges des Thermes Achilliennes romaines sont visitables (payant). La cathédrale est ouverte tous les jours (entrée gratuite, mais n'oubliez pas de couvrir vos épaules et genoux). Et après tant de beauté ? Sortez et en moins d'une minute vous êtes à la Pescheria, le marché aux poissons le plus vivant de Catane. Ici, le street food règne en maître : arancini, poisson frit, granita – le véritable esprit catanais. Un conseil : venez tôt le matin, quand la lumière filtre à travers les vitraux et que la ville s'éveille. Une expérience qui allie baroque et saveurs, comme le promet le titre.

    Cathédrale Sainte-Agathe

    Teatro Massimo Bellini : un joyau de sons et d'histoire

    Teatro Massimo BelliniAu cœur de Catane, à deux pas de la Piazza Stesicoro, s'élève majestueux le Teatro Massimo Bellini, temple de l'opéra dédié au compositeur catanais Vincenzo Bellini. Inauguré le 31 mai 1890 avec sa Norma, c'est un chef-d'œuvre de l'éclectisme français du Second Empire, signé par l'architecte milanais Carlo Sada. La façade, avec son élégant portique pour voitures et ses grilles en fer forgé, promet déjà des merveilles. À l'intérieur, la salle en fer à cheval compte 1 200 places réparties sur quatre étages de loges et un balcon, avec une acoustique si parfaite que le ténor Beniamino Gigli l'a qualifiée de meilleure au monde. Chaque détail est somptueux : le plafond peint par Ernesto Bellandi célèbre le compositeur et ses œuvres les plus célèbres – Norma, La sonnambula, I puritani et Il pirata – tandis que le rideau historique de Giuseppe Sciuti représente la victoire des Catanais sur les Libyens. Ici ont foulé les planches des légendes comme Maria Callas, Luciano Pavarotti, Plácido Domingo, et des chefs d'orchestre de la trempe de Riccardo Muti et Zubin Mehta. Aujourd'hui, le théâtre propose une riche saison lyrique, symphonique et de danse, mais aussi des visites guidées pour découvrir les secrets de ce coffre. La billetterie est ouverte tous les jours de 9h à 17h, les billets vont de 5 à 35 euros selon l'événement. Un conseil de voyageur : si vous passez par Catane, ne vous limitez pas à photographier la façade ; entrez, ne serait-ce que pour respirer l'atmosphère d'un lieu où la musique est chez elle.

    Teatro Massimo Bellini

    Castello Ursino : une forteresse entre histoire et street food

    Castello UrsinoLe Château Ursino est l'un de ces lieux qui surprennent. Vous arrivez en imaginant un château médiéval ordinaire, mais vous découvrez qu'il est bien plus que cela. Construit à la demande de Frédéric II de Souabe entre 1239 et 1250, conçu par Richard de Lentini, c'était un bastion de défense du golfe. Aujourd'hui, après l'éruption de 1669 et le tremblement de terre de 1693, il se retrouve à l'intérieur des terres, entouré d'immeubles et de grandes avenues. Son plan carré d'environ 50 mètres de côté est imposant, avec quatre tours circulaires (hautes de 30 mètres) et des murs en pierre de lave épais de 2,5 mètres. L'entrée principale est encore protégée par un pont-levis, et au-dessus de l'arc se dresse un aigle souabe qui saisit un lièvre – symbole du pouvoir impérial. À l'intérieur, la cour vous accueille avec un escalier gothico-Renaissance, et les quatre grandes salles voûtées en croisée d'ogives vous font sentir dans un film historique. Mais la partie la plus fascinante ? Les graffitis laissés par les prisonniers entre le XVIe et le XIXe siècle : blasons, bateaux, prières. La date la plus ancienne lisible est 1526. Il abrite le Musée Civique des collections Biscari. Une visite ici est un plongeon dans l'histoire, peut-être avec un arancino à la main acheté quelque part en centre-ville.

    Castello Ursino

    Amphithéâtre Romain : le géant caché de Catane

    Amphithéâtre RomainSi vous marchez sur la place Stesicoro, vous remarquez tout de suite une grande dépression dans le pavé. C'est l'Amphithéâtre Romain, l'un des plus grands de Sicile, mais pendant des siècles enterré sous terre et sous des maisons. Construit au IIe siècle après J.-C. entre les empereurs Hadrien et Antonin le Pieux, il pouvait contenir 15 000 spectateurs assis, le double si l'on ajoute les échafaudages. Aujourd'hui, vous n'en voyez qu'un dixième : le reste dort sous la via Neve, la via Manzoni et la via Penninello. La structure est en pierre volcanique de l'Etna avec des briques rouges et des marbres ; les gradins sont au nombre de 14, divisés en trois ordres. En vous promenant dans les couloirs (ambulacres), vous entendez presque le bruit de la foule acclamant les gladiateurs. Puis, au Ve siècle, l'amphithéâtre est devenu une carrière de pierre : ses colonnes ont fini dans la cathédrale Sainte-Agathe, voulue par Roger II. Le tremblement de terre de 1693 l'a complètement enseveli. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le prince de Biscari a commencé les fouilles, et en 1907 la zone a été ouverte au public. Après la guerre des Vêpres, les entrées ont été murées, et pendant la Seconde Guerre mondiale, les hypogées ont servi d'abri antiaérien. Depuis le 3 juillet 2024, la gestion est passée à la municipalité de Catane, avec des horaires variables : 9h00-19h00 d'avril à octobre, 9h00-17h00 en hiver, fermé le 25 décembre. Le billet coûte 4 euros (tarif réduit 3), gratuit pour les moins de 10 ans, les personnes handicapées et leur accompagnateur. Petit bémol : il n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Je vous conseille de le visiter tôt le matin, lorsque la lumière basse éclaire les briques et la lave, et que vous pouvez profiter du silence avant l'arrivée de la foule. Apportez un peu d'imagination : ce trou dans le sol était l'arène où combattaient les fauves. Et si vous levez les yeux, imaginez le velarium qui protégeait du soleil.

    Amphithéâtre Romain

    Amphithéâtre Romain : le géant caché de Catane

    Amphithéâtre RomainSi vous marchez sur la place Stesicoro, vous remarquez tout de suite une grande dépression dans le pavé. C'est l'Amphithéâtre Romain, l'un des plus grands de Sicile, mais pendant des siècles enterré sous terre et sous des maisons. Construit au IIe siècle après J.-C. entre les empereurs Hadrien et Antonin le Pieux, il pouvait contenir 15 000 spectateurs assis, le double si l'on ajoute les échafaudages. Aujourd'hui, vous n'en voyez qu'un dixième : le reste dort sous la via Neve, la via Manzoni et la via Penninello. La structure est en pierre volcanique de l'Etna avec des briques rouges et des marbres ; les gradins sont au nombre de 14, divisés en trois ordres. En vous promenant dans les couloirs (ambulacres), vous entendez presque le bruit de la foule acclamant les gladiateurs. Puis, au Ve siècle, l'amphithéâtre est devenu une carrière de pierre : ses colonnes ont fini dans la cathédrale Sainte-Agathe, voulue par Roger II. Le tremblement de terre de 1693 l'a complètement enseveli. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le prince de Biscari a commencé les fouilles, et en 1907 la zone a été ouverte au public. Après la guerre des Vêpres, les entrées ont été murées, et pendant la Seconde Guerre mondiale, les hypogées ont servi d'abri antiaérien. Depuis le 3 juillet 2024, la gestion est passée à la municipalité de Catane, avec des horaires variables : 9h00-19h00 d'avril à octobre, 9h00-17h00 en hiver, fermé le 25 décembre. Le billet coûte 4 euros (tarif réduit 3), gratuit pour les moins de 10 ans, les personnes handicapées et leur accompagnateur. Petit bémol : il n'est pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Je vous conseille de le visiter tôt le matin, lorsque la lumière basse éclaire les briques et la lave, et que vous pouvez profiter du silence avant l'arrivée de la foule. Apportez un peu d'imagination : ce trou dans le sol était l'arène où combattaient les fauves. Et si vous levez les yeux, imaginez le velarium qui protégeait du soleil.

    Amphithéâtre Romain

    Piazza Duomo : le cœur baroque de Catane

    Piazza DuomoVous êtes au centre de tout. La Piazza Duomo est le salon de Catane, un triomphe de blanc et noir qui raconte la renaissance après le tremblement de terre de 1693. Au centre trône u Liotru, l'éléphant en pierre de lave qui porte un obélisque égyptien : symbole de la ville, entre légende et histoire. Autour, la Cathédrale Sainte-Agathe avec sa façade baroque signée Vaccarini, le Palais des Éléphants (mairie) et la Fontaine de l'Amenano, où les Catanais jettent des pièces. D'ici part la via Etnea, droit vers l'Etna. Mais le vrai spectacle, c'est l'atmosphère : le va-et-vient des gens, les cafés sur les côtés, et à quelques pas la Pescheria, le marché aux poissons le plus vivant de la ville. Je vous conseille de vous arrêter pour goûter au street food : arancini, cartocciate et poisson frit. Si vous avez le temps, descendez sous la place dans les Thermes Achilliennes, thermes romaines du IVe siècle, où coule la rivière Amenano. Une journée ici, c'est un plongeon dans l'histoire et les saveurs de Catane.

    Piazza Duomo

    Une plongée dans la verdure à l'Orto Botanico de Catane

    Orto Botanico de CataneAprès l'agitation du centre, une halte à l'Orto Botanico de Catane est exactement ce qu'il vous faut. Fondé en 1858 par le moine bénédictin Francesco Tornabene, ce jardin de 16 000 m² est un havre de paix caché sur la via Etnea. Dès que vous entrez, l'air change : parfum de terre et de feuilles, bruissement des palmiers. Le jardin se divise en deux parties : l'Hortus Generalis, avec des parterres géométriques et des plantes exotiques, et l'Hortus Siculus, dédié à la flore spontanée sicilienne. Ici se distingue la très rare Zelkova sicula, une espèce en voie de disparition. La collection de plantes succulentes est incroyable : plus de 2 000 espèces, avec des spécimens centenaires d'Echinocactus grusonii. À ne pas manquer le Tepidarium, la serre en fer et verre reconstruite en 2008, où poussent café et papaye. Si vous venez au printemps, vous pourrez peut-être attraper l'événement 'Orto in fiore' (dimanche à 11h, billet 7,50 €) avec des visites guidées sensorielles et un coup d'œil aux abeilles. L'entrée est gratuite du lundi au vendredi (9h-17h, samedi 9h-13h, fermé dimanche). Pour moi, ce fut une bouffée d'oxygène : fortement recommandé pour faire une pause du tour baroque.

    Orto Botanico de Catane

    Une plongée dans la verdure à l'Orto Botanico de Catane

    Orto Botanico de CataneAprès l'agitation du centre, une halte à l'Orto Botanico de Catane est exactement ce qu'il vous faut. Fondé en 1858 par le moine bénédictin Francesco Tornabene, ce jardin de 16 000 m² est un havre de paix caché sur la via Etnea. Dès que vous entrez, l'air change : parfum de terre et de feuilles, bruissement des palmiers. Le jardin se divise en deux parties : l'Hortus Generalis, avec des parterres géométriques et des plantes exotiques, et l'Hortus Siculus, dédié à la flore spontanée sicilienne. Ici se distingue la très rare Zelkova sicula, une espèce en voie de disparition. La collection de plantes succulentes est incroyable : plus de 2 000 espèces, avec des spécimens centenaires d'Echinocactus grusonii. À ne pas manquer le Tepidarium, la serre en fer et verre reconstruite en 2008, où poussent café et papaye. Si vous venez au printemps, vous pourrez peut-être attraper l'événement 'Orto in fiore' (dimanche à 11h, billet 7,50 €) avec des visites guidées sensorielles et un coup d'œil aux abeilles. L'entrée est gratuite du lundi au vendredi (9h-17h, samedi 9h-13h, fermé dimanche). Pour moi, ce fut une bouffée d'oxygène : fortement recommandé pour faire une pause du tour baroque.

    Orto Botanico de Catane

    Monastère de San Nicolò l'Arena : la Versailles sicilienne

    Monastère de San Nicolò l'ArenaSi vous pensez avoir déjà tout vu à Catane, préparez-vous à changer d'avis. Le Monastère de San Nicolò l'Arena, deuxième en Europe seulement après celui de Mafra, est une expérience qui vous transporte à travers des siècles d'histoire. Ici, entre les murs qui abritent aujourd'hui le Département des Sciences Humaines, on respire encore l'air d'un passé fait d'éruptions, de séismes et de renaissances. Fondé en 1558 par les bénédictins fuyant Nicolosi, le complexe fut reconstruit après l'éruption de 1669 et le tremblement de terre de 1693, et se montre aujourd'hui dans toute sa splendeur baroque tardive.

    Entrez par le portail de la Place Dante et laissez-vous surprendre par la façade inachevée de l'église : les colonnes s'arrêtent à mi-hauteur, un avertissement d'ambitions trop grandes. À l'intérieur, le plan en croix latine s'étend sur 105 mètres de long, et l'œil court vers le dôme de 62 mètres dessiné par Stefano Ittar. Ne manquez pas le grand orgue baroque de Donato Del Piano, avec 2 378 tuyaux, et le cadran solaire long de 40 mètres qui marque le temps avec précision.

    Mais le vrai cœur est le monastère : deux cloîtres – celui des Marbres aux colonnes ioniques et fontaine, et celui de Levant avec le délicieux Caffeaos – reliés par le Couloir de l'Horloge long de 214 mètres. Dans les souterrains, accessibles avec une visite guidée, se cachent une domus romaine du IIe siècle après J.-C. et le "Ventre", un puits profond de 32 mètres. Un conseil : réservez la visite pour ne pas manquer les coins les plus secrets. Horaires : tous les jours 9h00-17h00 (dimanche fermé). Billet plein tarif 10 €, mais cela vaut chaque centime.

    Monastère de San Nicolò l'Arena

    Palazzo Biscari: le joyau du baroque catanais

    Palazzo BiscariS'il y a un lieu qui incarne l'esprit du baroque catanais, c'est sans aucun doute Palazzo Biscari. Situé dans le quartier Civita, face à la mer, ce palais privé est le plus important de la ville. Construit après le tremblement de terre de 1693 sur ordre des princes de Biscari, il fut achevé en 1763. La façade arrière, avec ses sept grandes fenêtres décorées, est un triomphe d'allégories : Abondance, Prospérité, Fertilité et Sagesse. Mais c'est dès que l'on franchit l'entrée que l'on reste sans voix. La cour intérieure est dominée par un majestueux escalier en tenaille qui mène aux salons. Le clou du spectacle est le Salon des Fêtes, de style rococo, avec miroirs, stucs et une fresque centrale célébrant la famille. Au-dessus, un escalier en "flocon de nuage" accueillait l'orchestre. À ne pas manquer : la Pinacothèque, avec des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles, et la Galerie des Oiseaux, avec panneaux décorés et sols en céramique. Curieuse aussi la Salle de Don Quichotte. Aujourd'hui, le palais est encore habité par les descendants et se visite. J'ai opté pour la visite libre (8€, sans réservation), qui permet de flâner tranquillement. Si vous êtes en groupe, la visite guidée est avantageuse (60€ pour 1 à 4 personnes, 15€ par personne pour les groupes plus nombreux). Attention aux horaires : ils varient selon les événements. Un conseil : le matin tôt, il y a moins de monde. Et oui, c'est le même palais où fut tourné le film "Les Vice-rois" et où Goethe logea en 1787. Bref, une plongée dans l'histoire qui ne vous décevra pas.

    Palazzo Biscari

    Palazzo Biscari: le joyau du baroque catanais

    Palazzo BiscariS'il y a un lieu qui incarne l'esprit du baroque catanais, c'est sans aucun doute Palazzo Biscari. Situé dans le quartier Civita, face à la mer, ce palais privé est le plus important de la ville. Construit après le tremblement de terre de 1693 sur ordre des princes de Biscari, il fut achevé en 1763. La façade arrière, avec ses sept grandes fenêtres décorées, est un triomphe d'allégories : Abondance, Prospérité, Fertilité et Sagesse. Mais c'est dès que l'on franchit l'entrée que l'on reste sans voix. La cour intérieure est dominée par un majestueux escalier en tenaille qui mène aux salons. Le clou du spectacle est le Salon des Fêtes, de style rococo, avec miroirs, stucs et une fresque centrale célébrant la famille. Au-dessus, un escalier en "flocon de nuage" accueillait l'orchestre. À ne pas manquer : la Pinacothèque, avec des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles, et la Galerie des Oiseaux, avec panneaux décorés et sols en céramique. Curieuse aussi la Salle de Don Quichotte. Aujourd'hui, le palais est encore habité par les descendants et se visite. J'ai opté pour la visite libre (8€, sans réservation), qui permet de flâner tranquillement. Si vous êtes en groupe, la visite guidée est avantageuse (60€ pour 1 à 4 personnes, 15€ par personne pour les groupes plus nombreux). Attention aux horaires : ils varient selon les événements. Un conseil : le matin tôt, il y a moins de monde. Et oui, c'est le même palais où fut tourné le film "Les Vice-rois" et où Goethe logea en 1787. Bref, une plongée dans l'histoire qui ne vous décevra pas.

    Palazzo Biscari

    Théâtre Gréco-Romain : le joyau caché de Catane

    Théâtre Gréco-RomainEn vous promenant sur la Via Vittorio Emanuele, vous ne vous attendriez pas à tomber sur un théâtre romain. Et pourtant, le voilà, le Théâtre Gréco-Romain, incrusté entre les palais baroques de Catane. Datant du IIe siècle après J.-C., ce théâtre s'élève sur un édifice grec antérieur du Ve-IVe siècle av. J.-C. – on dit qu'Alcibiade lui-même y a prononcé un discours. Avec un diamètre de près de 100 mètres, il pouvait accueillir jusqu'à 7 000 spectateurs. Aujourd'hui, de la structure grandiose, on distingue bien la cavea (les gradins), l'orchestra et les vestiges de la scène. Ce qui frappe, c'est la combinaison des matériaux : pierre volcanique de l'Etna, calcaire et marbres précieux qui décoraient autrefois chaque recoin. Sous la cavea, les couloirs voûtés (ambulacres) sont encore praticables et donnent une idée de la complexité de l'édifice. Juste à côté, ne manquez pas l'Odéon, un théâtre plus petit utilisé pour des concerts, qui accueille aujourd'hui des spectacles estivaux. La visite dure environ une heure : je vous conseille de venir tôt le matin, quand la lumière éclaire les gradins et que le contraste avec les toits baroques est spectaculaire. Le billet coûte 6€ (tarif réduit 3€) et inclut également l'entrée à l'Antiquarium. Attention : l'orchestre est souvent inondée par la nappe phréatique du fleuve Amenano – un effet saisissant qui empêche cependant les spectacles modernes. Un lieu qui sent l'histoire, à vivre calmement.

    Théâtre Gréco-Romain

    Théâtre Gréco-Romain : le joyau caché de Catane

    Théâtre Gréco-RomainEn vous promenant sur la Via Vittorio Emanuele, vous ne vous attendriez pas à tomber sur un théâtre romain. Et pourtant, le voilà, le Théâtre Gréco-Romain, incrusté entre les palais baroques de Catane. Datant du IIe siècle après J.-C., ce théâtre s'élève sur un édifice grec antérieur du Ve-IVe siècle av. J.-C. – on dit qu'Alcibiade lui-même y a prononcé un discours. Avec un diamètre de près de 100 mètres, il pouvait accueillir jusqu'à 7 000 spectateurs. Aujourd'hui, de la structure grandiose, on distingue bien la cavea (les gradins), l'orchestra et les vestiges de la scène. Ce qui frappe, c'est la combinaison des matériaux : pierre volcanique de l'Etna, calcaire et marbres précieux qui décoraient autrefois chaque recoin. Sous la cavea, les couloirs voûtés (ambulacres) sont encore praticables et donnent une idée de la complexité de l'édifice. Juste à côté, ne manquez pas l'Odéon, un théâtre plus petit utilisé pour des concerts, qui accueille aujourd'hui des spectacles estivaux. La visite dure environ une heure : je vous conseille de venir tôt le matin, quand la lumière éclaire les gradins et que le contraste avec les toits baroques est spectaculaire. Le billet coûte 6€ (tarif réduit 3€) et inclut également l'entrée à l'Antiquarium. Attention : l'orchestre est souvent inondée par la nappe phréatique du fleuve Amenano – un effet saisissant qui empêche cependant les spectacles modernes. Un lieu qui sent l'histoire, à vivre calmement.

    Théâtre Gréco-Romain

    Basilique Maria Santissima dell'Elemosina : la collégiale baroque

    Basilique Maria Santissima dell'ElemosinaSi vous vous promenez sur la via Etnea, impossible de ne pas la remarquer : la Basilique Maria Santissima dell'Elemosina, mieux connue sous le nom de Collégiale, est l'un des symboles du baroque catanais. Sa façade, œuvre de Stefano Ittar, est un triomphe de courbes et de volutes qui semblent danser vers le ciel. Oui, je l'avoue, elle m'a tout de suite frappé : cet escalier en tenaille, les statues de Sainte Agathe et de Sainte Apollonie, la loggia avec Saint Pierre et Saint Paul… un véritable spectacle.

    L'histoire ici est stratifiée. Sous vos pieds se trouvent les vestiges d'un temple romain dédié à Proserpine, puis d'une petite église byzantine. En 1198, elle fut le théâtre de la conjuration du dimanche des Rameaux, et en 1396, elle devint la Chapelle Royale des souverains aragonais. Le tremblement de terre de 1693 la rasa, mais la reconstruction – avec l'axe inversé pour donner sur la nouvelle via Etnea – offrit à la ville ce chef-d'œuvre.

    Entrez et laissez-vous envelopper par l'atmosphère solennelle. Les trois nefs sont dominées par les fresques de Giuseppe Sciuti (1896) sur la voûte et la coupole : un tourbillon de lumière et de couleur qui raconte des histoires bibliques. Ne manquez pas les chapelles latérales : Olivio Sozzi et Francesco Gramignani Arezzi ont laissé des toiles précieuses. Le maître-autel abrite une copie de l'icône byzantine de la Madonna dell'Elemosina, tandis que le chœur en bois avec ses 36 stalles est un joyau du XVIIIe siècle.

    Petite note pratique : la basilique est ouverte tous les jours de 09h00 à 21h00, entrée gratuite (même si certaines sources parlent d'un billet, on ne me l'a pas demandé). Elle se trouve au numéro 23 de la via Etnea, à deux pas de la cathédrale. Après la visite, offrez-vous une collation dans l'un des nombreux bars de la rue : la street food catanaise vous attend !

    Basilique Maria Santissima dell'Elemosina

    Fontaine de l'Éléphant : le symbole noir de Catane

    Fontaine de l'ÉléphantAu centre de la Piazza Duomo, la Fontaine de l'Éléphant est le cœur battant de Catane et son symbole le plus authentique. Réalisée entre 1735 et 1737 par Giovanni Battista Vaccarini, elle marie une statue de basalte noir – appelée « U Liotru » – à un obélisque égyptisant en granit de 3,66 mètres de haut. L'éléphant, tourné vers la Cathédrale Sant'Agata, a une histoire mystérieuse : selon le géographe arabe Idrisi, il était déjà dans la ville au XIIe siècle, et remonte peut-être à l'époque byzantine. Ses pattes arrière, brisées par le tremblement de terre de 1693, furent restaurées par Vaccarini, qui ajouta yeux et défenses en pierre blanche. Sur le socle, deux statues représentent les fleuves Simeto et Amenano, tandis que sur les flancs de l'éléphant pend une housse aux armoiries de Sainte-Agathe. Au sommet de l'obélisque, une sphère, une palme et un rameau de lys symbolisent le martyre et la pureté, et une plaque métallique porte l'acronyme « MSSHDEPL » – « Mente sana e sincera, per l'onore di Dio e per la liberazione della sua patria ». Le nom « Liotru » vient de la légende d'Héliodore, un noble du VIIIe siècle qui, selon la tradition, fabriquait des idoles et chevauchait l'éléphant pour se déplacer jusqu'à Constantinople. En 1239, l'éléphant devint le symbole officiel de Catane, et on le retrouve aujourd'hui sur les armoiries de la ville, celles de l'université et comme mascotte des équipes sportives locales. La fontaine est gratuite et visible en tout temps : dans les environs, ne manquez pas la cathédrale, le Palazzo dei Chierici et la Basilique Collégiale. Un conseil ? Allez-y au coucher du soleil, quand la lumière chaude caresse la pierre de lave et que l'éléphant semble prendre vie.

    Fontaine de l'Éléphant

    Porte Garibaldi : une entrée triomphale entre histoire et symboles

    Porta GaribaldiFranchir la Porte Garibaldi, c'est comme plonger dans le passé. Construite en 1768 sur les plans de Stefano Ittar et Francesco Battaglia, cette porte fut érigée pour célébrer le mariage de Ferdinand IV de Bourbon et de Marie-Caroline d'Autriche, d'où son nom original de Porte Ferdinandea. Après l'unité italienne, elle fut rebaptisée en l'honneur de Garibaldi, qui y fit une entrée triomphale en 1862.

    Ce qui frappe d'emblée, c'est le contraste chromatique : la pierre volcanique noire de l'Etna alternée avec le calcaire blanc de Syracuse ou Lentini, un véritable chef-d'œuvre du baroque sicilien. En haut, une horloge surplombe un aigle et un éléphant, symboles de la ville. Mais le détail qui m'a le plus ému, c'est le phénix avec l'inscription "Melior de cinere surgo" (Je renais meilleur de mes cendres) : une devise qui raconte la résilience de Catane après éruptions et tremblements de terre.

    La porte marquait l'entrée ouest de la ville et faisait partie d'un système défensif dont il ne reste aujourd'hui que le nom du quartier, Fortino ("u Futtinu" en dialecte), d'un petit fort du XVIIe siècle aujourd'hui disparu. Le quartier a été réaménagé, même si certains immeubles attenants ont été démolis dans les années 1930, créant un peu d'asymétrie.

    La visiter est très simple : gratuite, en plein air, accessible 24h/24. On y arrive à pied du centre en environ 15 minutes, ou en bus (lignes 9, 14, 29, 341). Lors de la fête de Sainte-Agathe, la procession passe sous l'arche, et c'est un spectacle que je recommande à tous. Je l'ai trouvée un peu plus petite que je ne l'imaginais, mais d'autant plus intime et chargée de sens. Si vous passez par la via Garibaldi, arrêtez-vous un instant : l'histoire est là, sculptée dans la pierre.

    Porta Garibaldi

    Villa Bellini: le cœur vert de Catane

    Villa BelliniS’il y a un lieu que les Catanes appellent simplement « ’a Villa », c’est le Jardin Bellini. Un immense poumon vert de plus de 70 000 mètres carrés en plein cœur de la Via Etnea, où le temps semble s’écouler plus lentement. Franchir cette entrée monumentale de 1932, c’est faire un saut dans le passé, entre des parterres autrefois méticuleusement entretenus et de grandes allées ombragées par des palmiers et des ficus géants.

    Les origines remontent au XVIIIe siècle : c’était le jardin privé du prince de Biscari, avec ce curieux « Labyrinthe » de haies. Puis en 1854, la municipalité l’acheta et l’ouvrit au public, l’inaugurant officiellement le 6 janvier 1883.

    Deux collines dominent le paysage : sur celle du sud trône le Kiosque des Concerts en fer forgé de style mauresque, qui a accueilli des concerts de musique classique jusque dans les années 1950. Sur l’autre colline se trouvait un kiosque chinois en bois de cerisier, malheureusement détruit par un incendie en 2001. Mais la promenade jusqu’au sommet offre une vue époustouflante sur l’Etna, surtout lorsqu’il est enneigé.

    Il y a aussi l’Allée des Hommes Illustres, avec les bustes de Verga, Capuana, Mazzini… Et ne manquez pas l’arbre monumental, un Ficus macrophylla de 30 mètres de haut avec une circonférence de près de 15 mètres : c’est l’un des plus grands de Sicile.

    Le parc est ouvert tous les jours, avec des horaires qui varient selon la saison. L’entrée est gratuite. Un conseil : si vous le pouvez, visitez-le le dimanche matin pour découvrir le cryptoportique souterrain du XVIIIe siècle, ouvert gratuitement de 9h30 à 12h30.

    Certes, certains coins montrent un peu de délabrement, mais l’atmosphère est authentique. C’est l’endroit idéal pour une pause après avoir goûté au street food dans le centre : s’asseoir sur un banc et observer la vie qui passe, entre les enfants qui jouent et les personnes âgées qui discutent. Et si vous avez de la chance, vous pourriez même tomber sur un concert improvisé au Kiosque de la Musique.

    Villa Bellini

    Fontaine de l'Amenano : l'eau en drap qui enchante

    Fontaine de l'AmenanoDevant le majestueux Palais des Éléphants, sur le côté sud de la Piazza del Duomo, se trouve un coin qui semble sorti d'un rêve : la Fontaine de l'Amenano. Réalisée en 1867 par le sculpteur napolitain Tito Angelini en marbre de Carrare, cette fontaine n'est pas seulement un monument, mais un morceau de vie quotidienne. La statue centrale représente un jeune homme tenant une corne d'abondance, d'où l'eau jaillit dans un bassin en forme de coquillage. Mais la magie réside dans l'effet : l'eau déborde créant une cascade continue que les Catanais appellent affectueusement “acqua a linzolu”, c'est-à-dire en drap. Un nom qui raconte à la fois la forme et la mémoire historique : autrefois, les femmes du quartier y lavaient leur linge. Derrière, un escalier en pierre de lave mène directement à la Pescheria, le marché aux poissons animé, où l'odeur de la mer se mêle au bruit de l'eau. La fontaine est aussi un symbole de la rivière Amenano, qui coule souterrainement à environ deux mètres sous la place, et qui réémerge ici un instant. Parmi les détails à ne pas manquer, les deux tritons sur les côtés qui soufflent dans des coquillages, et les armoiries de la ville gravées sur la base. Conseil : passez-y tôt le matin, quand la lumière illumine le marbre et que l'eau semble encore plus fraîche. Et si vous voulez un porte-bonheur, on dit que se mouiller les pieds porte chance… mais mieux vaut garder des chaussures confortables pour la balade.

    Fontaine de l'Amenano

    Place de l'Université : entre baroque, légendes et vie nocturne

    Place de l'UniversitéLa Place de l'Université est de ces places qui vous captent immédiatement. Donnant sur la via Etnea, à moins de cent mètres de la place du Dôme, elle est le point de rencontre des étudiants, des touristes et des Catanesi de souche. Son nom vient du Palais de l'Université (le Siculorum Gymnasium) qui domine le côté ouest, fondé en 1434 par Alphonse le Magnanime et reconstruit après le tremblement de terre de 1693. En face, le Palais San Giuliano (1738) et le Palais Gioeni d'Angiò complètent le décor baroque. Le sol est entièrement en pierre de lave, avec les armoiries de la ville au centre. Mais le vrai coup d'œil, ce sont les quatre lampadaires en bronze aux angles, réalisés en 1957 par Mimì Maria Lazzaro et Domenico Tudisco. Chaque lampadaire raconte une légende : Gammazita qui se jette dans le puits pour échapper à un soldat, les frères Pii qui sauvent leurs parents de l'éruption, le paladin Uzeta qui vainc les géants, et Colapesce, le nageur qui soutient la Sicile. Le soir, la place s'anime : les établissements installent des tables en plein air, les artistes de rue se produisent, et l'atmosphère devient festive. C'est l'endroit idéal pour un apéritif ou une glace, tout en admirant les palais illuminés. Une halte obligatoire avant de se plonger dans le street food catanais, peut-être avec un arancino ou une granita pris dans l'un des bars voisins.

    Place de l'Université