Que voir dans la Province de Vicence : villas, plateaux et traditions


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour : passionnés d'art et d'architecture, amateurs de montagne, familles en quête d'aventures en plein air
  • Points forts : patrimoine UNESCO des villas palladiennes, plateaux préservés, grottes et cascades, traditions gastronomiques authentiques
  • À ne pas manquer : Villa Capra « La Rotonda », Basilique Palladienne, Place des Échecs de Marostica, Sanctuaire du Leiten, Grottes d'Oliero
  • Meilleure période : printemps et automne pour le climat doux, été pour les plateaux

Événements aux alentours


La Province de Vicence est un concentré de merveilles : architecture Renaissance signée Palladio, vastes plateaux pour respirer l'air pur et une tradition culinaire qui sait surprendre. Dans cet article, je vais droit à l'essentiel : que voir absolument, des joyaux de l'UNESCO comme la Villa Capra « La Rotonda » et le Théâtre Olympique de Vicence, jusqu'aux panoramas à couper le souffle du Plateau d'Asiago et aux villages authentiques comme Marostica avec sa célèbre partie d'échecs vivante. Les expériences en plein air ne manquent pas : randonnées au Monte Pasubio, visites des Grottes d'Oliero et détente aux thermes de Recoaro. Pour les amateurs de gastronomie, une étape incontournable est Bassano del Grappa pour son distillat et ses produits typiques. Chaque recoin de la province raconte une histoire, entre villas palladiennes disséminées dans les campagnes et forteresses de la Grande Guerre. Prêt à découvrir l'une des zones les plus fascinantes de la Vénétie ?

Aperçu



Itinéraires aux alentours


Villa Capra « La Rotonda » : le chef-d'œuvre palladien

Villa Capra « La Rotonda »S'il existe une villa qui a fait tomber le monde de l'architecture amoureux, c'est bien La Rotonda. Conçue par Andrea Palladio en 1566 pour le chanoine Paolo Almerico, elle se dresse sur une colline aux portes de Vicence, avec une vue qui embrasse les collines et le sanctuaire de Monte Berico. Son nom, « Rotonda », lui vient de la salle centrale circulaire coiffée d'une coupole hémisphérique, une idée géniale qui rappelle le Panthéon et rend l'édifice unique. Dès votre arrivée, vous serez frappé par les quatre façades identiques, chacune avec un pronaos hexastyle et un escalier : on dirait presque un temple païen. À l'intérieur, les fresques d'Alessandro Maganza et Louis Dorigny, avec des divinités olympiennes gigantesques, vous transportent dans un autre monde. Et ce n'est pas fini : les stucs, les statues de Lorenzo Rubini et les interventions de Scamozzi (qui acheva l'œuvre après la mort de Palladio) enrichissent chaque recoin. La villa appartient toujours aux Valmarana, qui l'ont ouverte au public depuis 1980. La visiter est une expérience qui va au-delà de la simple architecture : le parc, récemment restauré avec un jardin sensoriel et un bosquet, vous invite à flâner entre agrumes et allées. Réservez sans précipitation, car les horaires sont réduits : d'avril à octobre, seulement les vendredis, samedis et dimanches, et le billet pour l'intérieur et l'extérieur coûte 15 € (mais il existe aussi la visite guidée « Les Secrets de la Rotonda » à 20 € qui inclut les cuisines monumentales). Bref, si vous passez par Vicence, ne la manquez pas.

Villa Capra « La Rotonda »

Villa Capra « La Rotonda » : le chef-d'œuvre palladien

Villa Capra « La Rotonda »S'il existe une villa qui a fait tomber le monde de l'architecture amoureux, c'est bien La Rotonda. Conçue par Andrea Palladio en 1566 pour le chanoine Paolo Almerico, elle se dresse sur une colline aux portes de Vicence, avec une vue qui embrasse les collines et le sanctuaire de Monte Berico. Son nom, « Rotonda », lui vient de la salle centrale circulaire coiffée d'une coupole hémisphérique, une idée géniale qui rappelle le Panthéon et rend l'édifice unique. Dès votre arrivée, vous serez frappé par les quatre façades identiques, chacune avec un pronaos hexastyle et un escalier : on dirait presque un temple païen. À l'intérieur, les fresques d'Alessandro Maganza et Louis Dorigny, avec des divinités olympiennes gigantesques, vous transportent dans un autre monde. Et ce n'est pas fini : les stucs, les statues de Lorenzo Rubini et les interventions de Scamozzi (qui acheva l'œuvre après la mort de Palladio) enrichissent chaque recoin. La villa appartient toujours aux Valmarana, qui l'ont ouverte au public depuis 1980. La visiter est une expérience qui va au-delà de la simple architecture : le parc, récemment restauré avec un jardin sensoriel et un bosquet, vous invite à flâner entre agrumes et allées. Réservez sans précipitation, car les horaires sont réduits : d'avril à octobre, seulement les vendredis, samedis et dimanches, et le billet pour l'intérieur et l'extérieur coûte 15 € (mais il existe aussi la visite guidée « Les Secrets de la Rotonda » à 20 € qui inclut les cuisines monumentales). Bref, si vous passez par Vicence, ne la manquez pas.

Villa Capra « La Rotonda »

Basilique Palladienne : le symbole de Vicence entre histoire et beauté

Basilique PalladienneS'il y a un édifice qui incarne l'âme de Vicence, c'est la Basilique Palladienne. Ne vous laissez pas tromper par son nom : ce n'est pas une église, mais l'ancien Palais de la Raison médiéval, revêtu par le génie d'Andrea Palladio au XVIe siècle. Sa caractéristique la plus célèbre sont les loggias à serliennes, un jeu d'arcs et de colonnes que Palladio a adapté à l'irrégularité préexistante, créant un rythme parfait. Se promener sous ces portiques vous donnera l'impression d'être au cœur d'une œuvre d'art.

À l'intérieur, la salle du Conseil est immense : 52 mètres sur 22, avec un plafond à charpente en bois restauré après les bombardements de 1945. Aujourd'hui, elle accueille des expositions temporaires de très haut niveau, comme la récente « Italie Allemagne » (jusqu'au 2 mai 2027). Mais le véritable clou est la terrasse panoramique (ouverte depuis avril 2025) : une vue à 360° sur les toits, les coupoles et le Sanctuaire de Monte Berico.

Un détail qui m'a frappé ? La couverture en cuivre vert d'eau, qui rappelle un navire renversé. Et savez-vous pourquoi elle s'appelle Basilique ? Palladio l'a voulu ainsi en hommage aux anciens tribunaux romains. Patrimoine de l'UNESCO depuis 1994, elle est visitable du mardi au dimanche (10h-18h, fermé le lundi), billet 6 € (gratuit pour les résidents). Si vous passez par Vicence, arrêtez-vous : c'est le cœur battant de la ville.

Basilique Palladienne

Théâtre Olympique : le chef-d'œuvre de Palladio à Vicence

Théâtre OlympiqueS'il est un lieu qui incarne le génie d'Andrea Palladio, c'est bien le Théâtre Olympique. Ce n'est pas seulement le premier théâtre couvert permanent de l'époque moderne, mais aussi le seul au monde à conserver les décors en bois originaux de la Renaissance. Y entrer, c'est faire un saut dans le temps jusqu'en 1585, lors de son inauguration avec l'Œdipe Roi de Sophocle. Les décors fixes, conçus par Vincenzo Scamozzi, représentent les sept rues de Thèbes avec un illusionnisme perspectif qui semble agrandir l'espace. Le théâtre est Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994 et monument national depuis 2004. Incroyable de penser qu'il a été réalisé avec des matériaux pauvres comme le bois, le stuc et le plâtre, mais l'effet est somptueux. La cavea elliptique, les 95 statues, le proscenium à double ordre : chaque détail témoigne de la passion de Palladio pour l'Antiquité classique. Aujourd'hui, le théâtre a une capacité limitée à 470 places pour des raisons de conservation (pas de chauffage ni climatisation pour protéger les structures). Visite du mardi au dimanche (fermé le lundi) : horaire hivernal 9h-17h, estival 10h-18h. Le billet peut être acheté sur place ou en ligne. S'il vous arrive de passer au printemps ou à l'automne, vous pourrez peut-être assister à un spectacle : le théâtre accueille le Cycle de Spectacles Classiques et des festivals comme Vicenza Jazz. Un conseil : ne vous appuyez pas sur la balustrade, c'est interdit. Et après la visite, faites un tour à la librairie-boutique de la Stradella dell'Olimpico 8, spécialisée dans les livres sur Palladio. Bref, un joyau à ne pas manquer.

Théâtre Olympique

Théâtre Olympique : le chef-d'œuvre de Palladio à Vicence

Théâtre OlympiqueS'il est un lieu qui incarne le génie d'Andrea Palladio, c'est bien le Théâtre Olympique. Ce n'est pas seulement le premier théâtre couvert permanent de l'époque moderne, mais aussi le seul au monde à conserver les décors en bois originaux de la Renaissance. Y entrer, c'est faire un saut dans le temps jusqu'en 1585, lors de son inauguration avec l'Œdipe Roi de Sophocle. Les décors fixes, conçus par Vincenzo Scamozzi, représentent les sept rues de Thèbes avec un illusionnisme perspectif qui semble agrandir l'espace. Le théâtre est Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1994 et monument national depuis 2004. Incroyable de penser qu'il a été réalisé avec des matériaux pauvres comme le bois, le stuc et le plâtre, mais l'effet est somptueux. La cavea elliptique, les 95 statues, le proscenium à double ordre : chaque détail témoigne de la passion de Palladio pour l'Antiquité classique. Aujourd'hui, le théâtre a une capacité limitée à 470 places pour des raisons de conservation (pas de chauffage ni climatisation pour protéger les structures). Visite du mardi au dimanche (fermé le lundi) : horaire hivernal 9h-17h, estival 10h-18h. Le billet peut être acheté sur place ou en ligne. S'il vous arrive de passer au printemps ou à l'automne, vous pourrez peut-être assister à un spectacle : le théâtre accueille le Cycle de Spectacles Classiques et des festivals comme Vicenza Jazz. Un conseil : ne vous appuyez pas sur la balustrade, c'est interdit. Et après la visite, faites un tour à la librairie-boutique de la Stradella dell'Olimpico 8, spécialisée dans les livres sur Palladio. Bref, un joyau à ne pas manquer.

Théâtre Olympique

Place des Échecs : le cœur médiéval de Marostica

Place des ÉchecsSi vous arrivez à Marostica, la première chose qui vous frappe est la place des Échecs, l'une des places les plus spectaculaires de Vénétie. Le nom n'est pas un hasard : le sol est un véritable échiquier de 256 mètres carrés, réalisé en marbre rouge et blanc du plateau d'Asiago, encadré de trachyte sombre. Mais la vraie magie a lieu tous les deux ans, le deuxième week-end de septembre des années paires, lorsque la place devient la scène de la célèbre Partie d'échecs vivants. Plus de 600 figurants en costumes médiévaux animent un défi qui plonge ses racines dans une légende de 1454 : le châtelain Taddeo Parisio, pour éviter un duel entre deux prétendants de sa fille Lionora, décida que le mariage serait décidé aux échecs. Le gagnant épouserait Lionora, le perdant sa sœur Oldrada. Une fin heureuse pour tout le monde, en somme.

La place est rectangulaire et entourée de monuments : d'un côté le Château inférieur avec son imposant donjon (construit en 1312 par Cangrande della Scala), de l'autre le Château supérieur avec quatre tourelles, et le palais du Doglione. Deux côtés sont bordés de portiques, parfaits pour une promenade à l'ombre. Sur un côté se trouve également Bottega Campana 1863, un bar à cocktails dans un ancien magasin d'ameublement, idéal pour un apéritif avec vue sur l'échiquier. C'est ici, en 1954, que Francesco Campana et Mirco Vucetich ont lancé l'idée de la reconstitution.

Même si vous n'êtes pas là pendant l'événement, cela vaut la peine de s'asseoir aux tables sous les portiques et d'imaginer les chevaliers et les dames se déplaçant sur l'échiquier. Le tout est encadré par les remparts médiévaux qui relient les deux châteaux, longs de près de 2 kilomètres. Si vous avez le temps, montez au Château supérieur (500 mètres de montée) pour une vue spectaculaire sur la place et les toits de Marostica. Bref, un lieu qui allie histoire, tradition et une pincée de légende – et qui fonctionne très bien aussi comme étape pour une glace ou un verre.

Place des Échecs

Observatoire Astrophysique d'Asiago

Observatoire Astrophysique d'AsiagoSi vous pensez que le Plateau d'Asiago n'est que prairies, alpages et tranchées de la Grande Guerre, préparez-vous à lever les yeux. Car ici, à 1045 mètres d'altitude, se dresse l'Observatoire Astrophysique d'Asiago, un joyau de la recherche astronomique italienne. Fondé en 1942 pour le tricentenaire de la mort de Galilée, il fut voulu par l'Université de Padoue précisément pour la pureté du ciel de cette région. Le projet de l'architecte Daniele Calabi offre un bâtiment au charme essentiel, entouré d'une épaisse sapinière.

Le protagoniste absolu est le télescope Galileo, avec son miroir de 122 cm de diamètre : à l'époque de son inauguration, c'était le plus grand d'Europe, et il est aujourd'hui encore parfaitement fonctionnel. Il est accompagné d'autres instruments, dont le réfracteur de 23 cm et un Celestron C11 pour les observations solaires. Mais l'observatoire ne fait pas que de la recherche pure : on y fait aussi beaucoup de vulgarisation. La Salle Multimédia, aménagée dans l'ancienne coupole du télescope Schmidt, permet de se connecter à distance aux télescopes de Cima Ekar (à 4 km d'ici) et d'observer le ciel même par mauvais temps.

À ne pas manquer le MUSA – Musée des Instruments de l'Astronomie, qui conserve l'instrumentation historique utilisée des années 1940 aux années 1970, et dehors, dans le pré, les cadrans solaires pédagogiques. Pour les familles, un sentier piéton relie l'observatoire au Mémorial Militaire, avec les éléments du système solaire reproduits à l'échelle. Les visites publiques en soirée sont une expérience unique : le ciel sombre du plateau offre une vue spectaculaire de la Lune, des planètes et des étoiles, guidées par les astronomes de l'Université de Padoue. Bref, un lieu où l'histoire de la science se touche du doigt, et où le regard se perd parmi les étoiles.

Observatoire Astrophysique d'Asiago

Mémorial militaire du Leiten : une plongée dans la mémoire

Mémorial militaire du LeitenS'il est un lieu capable de vous faire sentir petit et en même temps plein de respect, c'est bien le Mémorial militaire du Leiten, à quelques pas du centre d'Asiago. Perché à 1 058 mètres d'altitude sur la colline du même nom, cet imposant ossuaire abrite les dépouilles de plus de 54 000 soldats italiens et austro-hongrois tombés sur le Plateau des Sept Communes pendant la Première Guerre mondiale. Conçu par l'architecte vénitien Orfeo Rossato, il fut achevé en octobre 1936 et inauguré deux ans plus tard en présence du roi Victor-Emmanuel III. La structure est de plan carré (80 mètres de côté) avec une crypte souterraine où les niches s'alignent dans des galeries symétriques. Au-dessus, l'imposant arc de triomphe quadrifrons haut de 47 mètres domine tout le plateau. Gravissez les marches larges de 35 mètres de chaque côté, vous arrivez à la terrasse panoramique : d'ici, le regard embrasse les sommets qui ont marqué l'histoire – Pasubio, Zebio, Verena – et vous comprenez pourquoi ce lieu est considéré comme un symbole de la province de Vicence. Après deux ans de fermeture pour restauration, le mémorial a rouvert au public le 28 mai 2025. À l'intérieur de la crypte, outre les niches classées alphabétiquement, vous trouverez une petite chapelle octogonale contenant les restes de douze décorés de la Médaille d'Or. À ne pas manquer le musée attenant, qui conserve un objet poignant : une lettre d'un jeune soldat écrite à la veille de la Bataille de l'Ortigara. Le mémorial est accessible par l'Allée des Héros (entrée gratuite) et est ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 17h, dimanche et jours fériés de 9h à 13h. Un lieu qui marque, ne serait-ce que par le silence qui vous entoure.

Mémorial militaire du Leiten

Le Château de Schio

Château de SchioSi vous passez par Schio, ne manquez pas une promenade sur la colline qui domine le centre : le Château de Schio. Aujourd'hui, à vrai dire, du château proprement dit, il ne reste que quelques ruines, mais l'endroit a un charme bien à lui. Remontez l'allée de marronniers jusqu'à la petite église San Rocco, et vous arrivez au sommet. Vous y trouverez la tour crénelée avec l'horloge (installée en 1900) qui est devenue la tour civique de la ville, et à côté l'église Santa Maria della Neve, désacralisée, qui faisait autrefois partie de la forteresse. N'attendez pas un château imposant : de la structure d'origine, démantelée par Venise en 1412 puis définitivement en 1514, il ne reste que les soubassements des tours et des murs. Mais l'histoire se respire : on dit que les origines remontent même à l'âge du fer, avec des installations des Euganéens ou des Vénètes. Ensuite, ce fut aux Maltraversi, aux Scaligeri, aux Visconti… bref, un va-et-vient de puissants. Un conseil : jetez un coup d'œil aux peintures de Francesco Verla de 1512, conservées dans l'église San Francesco et au couvent des Canossiennes : elles montrent à quoi ressemblait le château avant qu'il ne soit rasé. Au pied de la colline, il y a aussi un abri antiaérien des années 40, aujourd'hui utilisé pour affiner vins et fromages – une curiosité à ne pas manquer. L'esplanade, aménagée en parc public, est parfaite pour une pause avec vue sur les Préalpes. Et si vous êtes amateur d'histoires, cherchez l'exposition immersive « Le château qui n'existe plus » au Lanificio Conte (ouverte jusqu'en octobre 2024), qui avec des casques VR vous fait revivre la forteresse comme vous ne l'avez jamais vue. Bref, un lieu qui, malgré ses rares vestiges, parle encore.

Château de Schio

La vie du soldat dans la Grande Guerre : un musée intimiste à Recoaro Terme

La Vie du Soldat dans la Grande GuerreÀ Recoaro Terme, au 17 Via Roma, un musée met de côté canons et médailles pour se concentrer sur les gamelles, les brodequins et les tabatières. Il s'agit du Musée historique « La vie du soldat dans la Grande Guerre », ouvert en 1999 et fruit de plus de trente ans de recherche d'Antonio Storti sur les champs de bataille de l'Adamello et du Pasubio. Ici, parmi environ 1 200 objets, on respire une dimension antihéroïque : la guerre vue à travers les objets des hommes dans les tranchées. Vêtements, équipements alimentaires, instruments d'hygiène personnelle, outils de travail et même jeux pour les rares moments de repos. Le parcours commence par une maquette montrant les déplacements du front, puis vous plonge dans le quotidien. L'entrée est gratuite, mais le musée est actuellement en réaménagement : il est conseillé d'appeler au 0445 76888 ou d'écrire à biblioteca@comune.recoaroterme.vi.it pour réserver. Il fait partie de l'Écomusée des Préalpes Vicentines, c'est donc le point de départ idéal pour des excursions sur les sentiers de la Grande Guerre à Campogrosso, Gazza et Civillina. Un endroit inattendu, loin des mythes guerriers, presque domestique.

La Vie du Soldat dans la Grande Guerre

Ossuaire du Pasubio : Un phare de mémoire sur le Col Bellavista

Ossuaire du PasubioS'il est un lieu qui résume l'âme de la Grande Guerre sur le Pasubio, c'est l'Ossuaire du Pasubio. Juché sur le Col Bellavista à 1 217 mètres d'altitude, ce monument est bien plus qu'un sanctuaire : c'est un véritable phare de mémoire, visible depuis toute la plaine vicentine, même la nuit, grâce à la lanterne à son sommet. Conçu par l'architecte Ferruccio Chemello (qui perdit son fils à la guerre) et décoré par Tito Chini, il fut inauguré en 1926 en présence du roi Victor-Emmanuel III. Haute de 35 mètres, la structure se compose de deux parties : l'ossuaire proprement dit, dans le soubassement, avec deux galeries concentriques abritant les restes de 5 146 soldats italiens et 40 Autrichiens, et le sacellum, une chapelle en croix grecque ornée de fresques et de vitraux. Dans la crypte centrale repose depuis 1953 le maréchal d'Italie Guglielmo Pecori Giraldi, commandant de la Première Armée. En montant au sacellum — en passant par la Salle de l'Attente et la Salle de l'Apothéose — on accède à une terrasse panoramique qui, par temps clair, s'étend du Grappa jusqu'à la lagune de Venise. L'entrée de l'ossuaire est gratuite ; le Musée de la Première Armée coûte 2,50 €. Le monument est accessible en fauteuil roulant et ouvert du mardi au dimanche (fermé le lundi), avec des horaires variables selon la saison. Une visite ici n'est pas seulement un plongeon dans l'histoire : c'est une émotion qui vous serre la gorge, entre le silence des montagnes et le poids de milliers de vies.

Ossuaire du Pasubio

Grottes d'Oliero : une plongée au cœur karstique de la Vénétie

Grottes d'OlieroLes Grottes d'Oliero, situées dans la commune de Valbrenta (VI), ne sont pas de simples cavités : ce sont les plus grandes sources vauchusiennes d'Europe, un véritable spectacle de la nature. Découvertes en 1882 par le botaniste Alberto Parolini, ces grottes se développent au pied du Plateau des Sept Communes. Le complexe comprend quatre grottes : Covol dei Veci et Covol dei Siori, d'où jaillit la rivière Oliero, et deux supérieures désormais asséchées. La visite la plus impressionnante est celle de la Grotte Parolini, accessible uniquement en barque : une petite embarcation en bois tirée à la main vous emmène à travers un lac aux eaux cristallines, entouré de stalactites millénaires. On débarque sur une jetée et on arrive à la Salle de la Coulée, où une cascade de stalactites albâtres haute de 14 mètres vous laisse bouche bée. Le parcours dure environ une demi-heure, et la température constante de 12°C nécessite un k-way. Outre les grottes, le parc offre le Musée de Spéléologie et de Karstologie et le Musée du Papier, abrités dans une ancienne papeterie du XVIIIe siècle. La zone est également un site d'intérêt communautaire (SIC) et fait partie du réseau Natura 2000, avec une faune unique comme le Proteus anguinus. Le parc est ouvert d'avril à septembre, avec des horaires variables, mais il est conseillé de le visiter au printemps pour profiter de la fraîcheur et de moins de foule.

Grottes d'Oliero

Villa Pisani à Lonigo : un chef-d'œuvre palladien

Villa PisaniSi vous pensez connaître toutes les villas palladiennes, arrêtez-vous un instant. Villa Pisani à Bagnolo di Lonigo est un joyau souvent méconnu, mais qui mériterait bien plus d'attention. Conçue par Andrea Palladio en 1542 pour les frères Vittore, Marco et Daniele Pisani, ce fut sa première commande d'une grande famille vénitienne. La villa s'élève le long du ruisseau Guà, entourée d'un parc historique. La façade principale, avec ses trois arcades en bossage dorique et un tympan triangulaire, est un parfait exemple d'architecture Renaissance. Les deux tourelles latérales, plus basses que dans le projet original, ajoutent une touche unique. À l'intérieur, le salon central en plan en T est fresqué par Francesco Torbido avec des scènes des Métamorphoses d'Ovide. Aujourd'hui, la villa est un pôle culturel : elle abrite une collection d'art contemporain gérée par la propriétaire Manuela Bedeschi et organise des expositions annuelles. La Barchessa, typique annexe agricole du XIXe siècle, a été transformée en boutique hôtel, tandis que l'Osteria del Guà propose une cuisine locale revisitée. Déclarée Patrimoine de l'UNESCO depuis 1996, elle se visite uniquement sur réservation. J'ai été frappé par la simplicité élégante de la façade, qui se reflète dans la verdure du parc. Un conseil : organisez votre visite à l'avance et profitez d'un déjeuner à l'Osteria. Une expérience qui allie art, histoire et saveurs.

Villa Pisani

Villa Pisani à Lonigo : un chef-d'œuvre palladien

Villa PisaniSi vous pensez connaître toutes les villas palladiennes, arrêtez-vous un instant. Villa Pisani à Bagnolo di Lonigo est un joyau souvent méconnu, mais qui mériterait bien plus d'attention. Conçue par Andrea Palladio en 1542 pour les frères Vittore, Marco et Daniele Pisani, ce fut sa première commande d'une grande famille vénitienne. La villa s'élève le long du ruisseau Guà, entourée d'un parc historique. La façade principale, avec ses trois arcades en bossage dorique et un tympan triangulaire, est un parfait exemple d'architecture Renaissance. Les deux tourelles latérales, plus basses que dans le projet original, ajoutent une touche unique. À l'intérieur, le salon central en plan en T est fresqué par Francesco Torbido avec des scènes des Métamorphoses d'Ovide. Aujourd'hui, la villa est un pôle culturel : elle abrite une collection d'art contemporain gérée par la propriétaire Manuela Bedeschi et organise des expositions annuelles. La Barchessa, typique annexe agricole du XIXe siècle, a été transformée en boutique hôtel, tandis que l'Osteria del Guà propose une cuisine locale revisitée. Déclarée Patrimoine de l'UNESCO depuis 1996, elle se visite uniquement sur réservation. J'ai été frappé par la simplicité élégante de la façade, qui se reflète dans la verdure du parc. Un conseil : organisez votre visite à l'avance et profitez d'un déjeuner à l'Osteria. Une expérience qui allie art, histoire et saveurs.

Villa Pisani

Villa Saraceno : le joyau caché de Palladio

Villa SaracenoQuand on pense aux villas palladiennes, on imagine des édifices majestueux avec colonnes et statues. Mais Villa Saraceno est tout autre. Nous sommes à Finale di Agugliaro, en pleine campagne vicentine, et ici Palladio – encore jeune, vers 1548 – réalise l'un de ses projets les plus purs et intimes. Commanditaire ? Biagio Saraceno, homme politique vicentin, qui lui demande de rénover une ferme préexistante. Le résultat est un volume simple, presque ascétique, en briques et enduit, sans fioritures. La loggia à trois arcades et le tympan évoquent les temples romains, mais l'ensemble est sobre, presque dépouillé. La salle en forme de T en est le cœur, donnant d'un côté sur le verger, de l'autre sur la cour. À l'intérieur, les fresques du XVIe siècle attribuées à Domenico Brusasorzi ne survivent qu'en partie : dans la loggia une Richesse allégorique, dans une salle latérale une frise. Pendant des décennies, la villa a été abandonnée, jusqu'à ce qu'en 1989 le Landmark Trust, fondation anglaise, l'achète et la restaure avec amour (travaux achevés en 1994). Aujourd'hui, elle se visite, mais seulement certains jours : d'avril à octobre le mercredi après-midi, ou sur réservation pour groupes. C'est l'une des villas les moins ostentatoires, mais peut-être la plus authentique : on croit entendre la vie rurale du Cinquecento. Si vous passez par là, ne la manquez pas. Prenez le temps d'observer la façade nue et la barchessa latérale, ajoutée au XIXe siècle. Ah, l'adresse est Via Finale 8 – et si vous êtes passionnés d'architecture, vous comprendrez ici pourquoi Palladio est considéré comme un génie.

Villa Saraceno

Fort Verena : le dominateur des hauts plateaux

Fort VerenaS'il y a un endroit qui incarne l'histoire de la Grande Guerre en Vénétie, c'est bien le Fort Verena. Perché sur le Monte Verena à 2 015 mètres, il domine le plateau d'Asiago avec un panorama à 360°. Les Austro-Hongrois l'appelaient « le dominateur du Plateau », et ce n'est pas pour rien : d'ici, le 24 mai 1915, partit le premier coup de canon italien de la Première Guerre mondiale. Construit entre 1912 et 1914, le fort était armé de quatre canons de 149 mm sous coupoles blindées, mais la précipitation et le ciment de mauvaise qualité ont scellé son destin. Le 12 juin 1915, un obus autrichien de 305 mm pénétra dans la casemate, tuant 44 artilleurs, dont le commandant. Aujourd'hui, le fort est visitable gratuitement et offre une expérience unique : marcher parmi les ruines, observer les dégâts du tir, et imaginer la vie des soldats. La randonnée la plus classique part de la Casara di Campovecchio (1 523 m) et suit le sentier CAI 820, un chemin muletier confortable qui s'enfonce dans les sapins rouges. En environ 4 heures (aller-retour, 11 km avec 500 m de dénivelé) on atteint le sommet, où l'on trouve aussi le Refuge Verena pour un déjeuner typique. Le parcours est adapté aux randonneurs de niveau intermédiaire et est praticable toute l'année : en hiver, avec des crampons ou des raquettes, le fort est encore plus impressionnant. Arrivé au sommet, le regard balaie des Pale di San Martino au Lagorai, jusqu'au Carega. Un conseil : arrêtez-vous au coucher du soleil, quand le soleil teinte les Dolomites en rouge.

Fort Verena

Parc Faunistique Cappeller : animaux, botanique et préhistoire

Parc Faunistique CappellerSi vous êtes dans la région de Vicence et cherchez une excursion hors de la ville qui allie nature, éducation et divertissement, le Parc Faunistique Cappeller à Cartigliano est une étape incontournable. Ouvert au public en mars 1998, il s'étend sur 40 000 mètres carrés et n'est pas un simple zoo : c'est un véritable jardin botanique avec plus de 500 espèces végétales (fougères tropicales, palmiers exotiques, conifères) qui encadrent les animaux. Le parc abrite des centaines de spécimens venus du monde entier, des singes et kangourous aux hippopotames pygmées et lémuriens, tous dans des habitats étudiés pour leur bien-être. N'attendez pas un parc spectaculaire, mais un lieu intime qui invite à l'observation et au respect. Point fort : le Musée Cappeller, inauguré en 2009 à l'occasion du bicentenaire de Darwin : sur 2 400 mètres carrés, il expose plus de 4 000 spécimens naturalisés et des reconstitutions qui racontent l'évolution humaine et animale. À l'extérieur, des statues de dinosaures font le bonheur des plus petits. Les services sont soignés : sentiers accessibles, aires de pique-nique ombragées, deux bars, aire de jeux et personnel d'information. Il est conseillé de suivre le parcours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour ne manquer aucun habitant. Horaires : de mars à novembre tous les jours 9h-19h (dimanche jusqu'à 20h30) ; fermé en décembre. Billets : adultes 15€, enfants 9,50€ (2-10 ans), musée en supplément 4€. Entrée interdite aux chiens. Une expérience qui allie loisir et prise de conscience, parfaite pour les familles et les passionnés de nature.

Parc Faunistique Cappeller

Monte Lungo : le toit des Berici entre nature et panoramas

Monte LungoSi vous cherchez un endroit où le temps semble s'écouler plus lentement, Monte Lungo est fait pour vous. Avec ses 445 mètres d'altitude, c'est le point culminant des Colli Berici, situé dans le tranquille hameau de San Giovanni in Monte, sur la commune de Barbarano Mossano. Une fois arrivé, vous comprendrez pourquoi la montée en valait la peine : le sommet est un mélange parfait de bois, de clairières et d'anciens murets en pierre sèche, avec quelques vestiges de fermes qui racontent des histoires d'un autre temps. Et puis il y a les « covoli », ces étranges formations rocheuses façonnées par l'érosion : dans les Berici, on en compte plus de 580, mais ici elles semblent presque des gardiens silencieux. Le beau de Monte Lungo, c'est qu'il n'est pas nécessaire d'être un randonneur expérimenté pour en profiter. Les sentiers qui le parcourent sont simples, et depuis ceux en crête vers le sud – surtout depuis Monte Cengia – la vue est époustouflante : par temps clair, on embrasse les Berici orientaux, toute la basse région de Vicence et, au loin, les silhouettes des Colli Euganei. C'est l'endroit typique où l'on s'assoit sur un rocher, en silence, et on profite du spectacle. Pas de foule, pas de confusion. Juste le vent dans les arbres et un silence qui remplit l'âme. Bref, si vous passez par ici, Monte Lungo est une étape qui ne vous décevra pas.

Monte Lungo