🧭 À quoi s’attendre
Idéal pour les voyageurs curieux qui aiment l'histoire, l'art et la mer Points forts : Bronzes de Riace, bord de mer, château aragonais, thermes romains Recommandé : printemps et automne pour un climat doux et moins de foule À ne pas manquer : musée archéologique, promenade sur le bord de mer, coucher de soleil sur le détroit
Reggio de Calabre est bien plus qu'une ville de passage : c'est une destination qui offre histoire, art et paysages à couper le souffle. Le Musée Archéologique National abrite les célèbres Bronzes de Riace, chefs-d'œuvre de l'art grec. Le Château Aragonais domine le centre avec ses tours crénelées, tandis que la Pinacothèque Civique offre un panorama de l'art calabrais. Ne manquez pas une promenade sur le bord de mer Falcomatà, considéré comme l'un des plus beaux d'Italie, avec vue sur le détroit. Pour les amateurs d'histoire, les Thermes Romains et les vestiges de l'Odéon témoignent de l'antique Rhegion. Le Théâtre Francesco Cilea et le Planétarium ajoutent une touche culturelle moderne. Des forts de Pentimele au Château de Sant'Aniceto, chaque coin raconte une histoire. Ce guide pratique vous mène droit au cœur de la ville, avec des conseils sur que voir à Reggio de Calabre et comment organiser la visite.
Aperçu
- Musée Archéologique National de Reggio de Calabre : chefs-d'œuvre intemporels
- Musée Archéologique National de Reggio de Calabre : chefs-d'œuvre intemporels
- Le Château Aragonais : histoire et beautés
- Arène du Détroit : théâtre grec moderne au bord de la mer
- Théâtre Francesco Cilea
- Théâtre Francesco Cilea
- Pinacothèque Civique de Reggio de Calabre : chefs-d'œuvre cachés au Cilea
- Musée Diocésain : un trésor d'art sacré au cœur de Reggio
- Château de Sant'Aniceto: un plongeon dans la Calabre byzantine
- Monument à l'Italie
- Fortins de Pentimele : histoire et panoramas sur le Détroit
- Planétarium Pythagoras : un voyage parmi les étoiles à Reggio de Calabre
- Thermes Romains : un plongeon dans l'histoire sur le front de mer
- L'ancienne assemblée des Rhégins : les vestiges de l'Odéon/Ekklesiasterion
Itinéraires aux alentours
Musée Archéologique National de Reggio de Calabre : chefs-d'œuvre intemporels
- Voir la fiche : Musée Archéologique National de Reggio Calabria : les Bronzes de Riace
- Piazza Giuseppe de Nava 26, Reggio di Calabria (RC)
- https://www.museoarcheologicoreggiocalabria.it/
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- Voir sur Google Images
- man-rc.comunicazione@cultura.gov.it
- 0965613988
S'il est un lieu qui renferme l'âme antique de la Calabre, c'est bien le Musée Archéologique National de Reggio de Calabre (MArRC). Conçu par Marcello Piacentini entre 1932 et 1941, il fut l'un des premiers musées en Italie spécialement pensés pour conserver des vestiges archéologiques. Après une longue restauration, il a rouvert en 2016 avec une scénographie moderne qui vous emmène dans un voyage de la préhistoire à la période byzantine. La pièce maîtresse ? Sans aucun doute les Bronzes de Riace, deux statues grecques du Ve siècle av. J.-C., hautes de près de deux mètres, repêchées en 1972 au large de Riace. Dans la salle climatisée, l'accès est régulé pour les protéger : vous entrez, vous patientez quelques minutes dans une pièce filtre, puis… vous vous retrouvez face à face avec ces guerriers. Yeux en calcite, lèvres en cuivre, dents en argent : on ne les oublie jamais. Mais le musée est bien plus que cela : il abrite les pinakes de Locres, des tablettes votives racontant le mythe de Perséphone, le Kouros de Reggio en marbre de Paros (VIe siècle av. J.-C.) et la mystérieuse Tête du Philosophe de Porticello. Les collections sont réparties sur quatre niveaux (plus un sous-sol pour les expositions temporaires), avec des vitrines allant des gravures rupestres de la Grotta del Romito (il y a 12 000 ans) aux mosaïques de Kaulon. J'ai passé des heures au premier étage, parmi les miroirs en bronze de Locres et les reconstitutions 3D des temples. Et puis le musée est à deux pas du front de mer Falcomatà : après la visite, une promenade sur le détroit s'impose. Infos pratiques : ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 20h (dernière entrée à 19h30), billet plein tarif 10 € (tarif réduit 2 € pour les 18-25 ans). Réservez votre billet en ligne pour éviter les files d'attente, mais ce n'est pas obligatoire pour les individuels. Ah, et le premier dimanche du mois est gratuit.
Musée Archéologique National de Reggio de Calabre : chefs-d'œuvre intemporels
- Voir la fiche : Musée Archéologique de Reggio Calabria : Bronzes de Riace et vestiges de la Grande Grèce
- Piazza Giuseppe de Nava 26, Reggio di Calabria (RC)
- https://www.museoarcheologicoreggiocalabria.it/
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- man-rc.comunicazione@cultura.gov.it
- 0965613988
S'il est un lieu qui renferme l'âme antique de la Calabre, c'est bien le Musée Archéologique National de Reggio de Calabre (MArRC). Conçu par Marcello Piacentini entre 1932 et 1941, il fut l'un des premiers musées en Italie spécialement pensés pour conserver des vestiges archéologiques. Après une longue restauration, il a rouvert en 2016 avec une scénographie moderne qui vous emmène dans un voyage de la préhistoire à la période byzantine. La pièce maîtresse ? Sans aucun doute les Bronzes de Riace, deux statues grecques du Ve siècle av. J.-C., hautes de près de deux mètres, repêchées en 1972 au large de Riace. Dans la salle climatisée, l'accès est régulé pour les protéger : vous entrez, vous patientez quelques minutes dans une pièce filtre, puis… vous vous retrouvez face à face avec ces guerriers. Yeux en calcite, lèvres en cuivre, dents en argent : on ne les oublie jamais. Mais le musée est bien plus que cela : il abrite les pinakes de Locres, des tablettes votives racontant le mythe de Perséphone, le Kouros de Reggio en marbre de Paros (VIe siècle av. J.-C.) et la mystérieuse Tête du Philosophe de Porticello. Les collections sont réparties sur quatre niveaux (plus un sous-sol pour les expositions temporaires), avec des vitrines allant des gravures rupestres de la Grotta del Romito (il y a 12 000 ans) aux mosaïques de Kaulon. J'ai passé des heures au premier étage, parmi les miroirs en bronze de Locres et les reconstitutions 3D des temples. Et puis le musée est à deux pas du front de mer Falcomatà : après la visite, une promenade sur le détroit s'impose. Infos pratiques : ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 20h (dernière entrée à 19h30), billet plein tarif 10 € (tarif réduit 2 € pour les 18-25 ans). Réservez votre billet en ligne pour éviter les files d'attente, mais ce n'est pas obligatoire pour les individuels. Ah, et le premier dimanche du mois est gratuit.
Le Château Aragonais : histoire et beautés
- Piazza Castello, Reggio di Calabria (RC)
- https://turismo.reggiocal.it/HomePage.aspx
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- turismo@comune.reggio-calabria.it
- +39 0965 3622587
Le Château Aragonais est l'un des symboles les plus authentiques de Reggio de Calabre, avec les Bronzes de Riace. Situé sur la Piazza Castello, entre via Aschenez et via Possidonea, cette forteresse a des origines lointaines : la première fortification byzantine remonte à 536 après J.-C., voulue par le général Bélisaire pour défendre le port. Au fil des siècles, elle est passée de main en main : Normands, Souabes, Angevins et enfin Aragonais. Mais c'est le roi Ferdinand Ier d'Aragon, en 1458, qui lui a donné son aspect actuel, avec l'ajout des deux imposantes tours cylindriques crénelées qui la caractérisent encore aujourd'hui. Le soubassement en talus et la corniche arrondie ne sont pas seulement décoratifs : ils servaient à faire ricocher les boulets de canon et à empêcher l'escalade. Lors du siège turc de 1543, le château accueillit plus d'un millier de Regginais en fuite. Après le tremblement de terre de 1908, une grande partie de la structure s'effondra, mais les tours restèrent intactes, à tel point qu'elles avaient été déclarées Monument National en 1897. Aujourd'hui, le château est un espace culturel vivant, avec des expositions et des événements. En montant sur les terrasses, la vue sur le Détroit de Messine est à couper le souffle ; on se sent un peu soldat aragonais. La visite dure environ une heure : on parcourt les salles intérieures, on admire les chemins de ronde et on lit les graffitis laissés par les prisonniers du Risorgimento. Côté billets : plein tarif 5€, tarif réduit 2€ pour les résidents, gratuit pour les moins de 6 ans et les plus de 70 ans. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 13h00 et de 14h30 à 19h00, le samedi après-midi, le dimanche matin. Un conseil de voyageur : arrivez vers 17h, lorsque la lumière éclaire les tours et que le Détroit se teinte d'or. Le château est bien relié au centre : à quelques pas du Musée Archéologique et de la promenade en bord de mer. Ne le manquez pas !
Arène du Détroit : théâtre grec moderne au bord de la mer
- Lungomare di Reggio Calabria, Reggio di Calabria (RC)
- https://turismo.reggiocal.it/cultura/le-piazze/arena-dello-stretto
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Si vous vous promenez sur le lungomare Falcomatà, vous tomberez sur une structure qui semble tout droit sortie de la Grèce antique : l'Arène du Détroit, officiellement dédiée au sénateur Ciccio Franco. C'est un théâtre moderne, mais son design reprend fidèlement celui des théâtres grecs, avec des gradins semi-circulaires qui donnent directement sur le détroit de Messine. À mon avis, c'est l'un des endroits les plus enchanteurs de la ville, surtout au coucher du soleil, lorsque la lumière illumine l'Etna et la côte sicilienne.Construite à l'emplacement de l'ancien Môle de Porto Salvo – détruit par le tremblement de terre de 1908 – l'Arène rend hommage à la tradition de la Grande Grèce. À son sommet, presque au-dessus de l'eau, se dresse une Stèle de marbre avec une statue en bronze de la déesse Athena Promachos, réalisée par Bonfiglio en 1932. Initialement tournée vers la mer, elle a été pivotée vers la ville en 2001 à la volonté du maire Italo Falcomatà : un geste qui, selon moi, lui donne une signification encore plus forte, presque protectrice.
L'Arène n'est pas seulement un monument à voir : elle est vivante. En été, elle accueille des événements comme le Reggio Calabria Film Fest, le festival de mode Tesori del Mediterraneo, des concerts et la fête du Solstice d'Été de l'Académie des Beaux-Arts. Les deux larges rampes latérales la rendent accessible en fauteuil roulant, et il y a un restaurant pour une pause. Bref, si vous passez par Reggio, arrêtez-vous ici : l'entrée est gratuite et la vue vaut à elle seule le voyage.

Théâtre Francesco Cilea
- Voir la fiche : Théâtre Francesco Cilea Reggio : acoustique parfaite et saison lyrique internationale
- Via Osanna, Reggio di Calabria (RC)
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Si vous passez par Reggio Calabria, arrêtez-vous devant Palazzo San Giorgio et levez les yeux : le Théâtre Francesco Cilea occupe tout un pâté de maisons entre le Corso Garibaldi et les rues adjacentes. Avec 1 500 places, c'est le plus grand théâtre de Calabre. Son histoire est un roman : la première pierre fut posée en 1913, mais le tremblement de terre de 1908 avait déjà détruit les théâtres précédents. Le projet, des ingénieurs Domenico De Simone et Carlo Laviny, fut inauguré en 1931. Puis, après-guerre, il fut agrandi et rouvert en 1964 avec le 'Trovatore' de Verdi. Dans les années 80, il fut fermé pour inaptitude, suivi de pas moins de dix-huit ans de restauration. Aujourd'hui, il est de retour splendide, avec l'extérieur qui rappelle l'architecture classique et l'intérieur en fer à cheval avec trois rangées de loges, un balcon et une vaste loge royale. L'atmosphère est solennelle, le rideau rouge imposant. Le théâtre a accueilli des légendes comme Maria Callas et Luciano Pavarotti, et propose aujourd'hui des saisons de théâtre, d'opéra (avec le Rhegium Opera Festival) et de danse. Au premier étage se trouve également la Pinacothèque Civique, avec des œuvres d'Antonello da Messina, Mattia Preti et Renato Guttuso. Un conseil : vérifiez le programme avant d'y aller – peut-être attraperez-vous un spectacle et vivrez-vous l'expérience complète.
Théâtre Francesco Cilea
- Voir la fiche : Théâtre Francesco Cilea : 1500 places pour l'opéra à Reggio de Calabre
- Via Osanna, Reggio di Calabria (RC)
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Si vous passez par Reggio Calabria, arrêtez-vous devant Palazzo San Giorgio et levez les yeux : le Théâtre Francesco Cilea occupe tout un pâté de maisons entre le Corso Garibaldi et les rues adjacentes. Avec 1 500 places, c'est le plus grand théâtre de Calabre. Son histoire est un roman : la première pierre fut posée en 1913, mais le tremblement de terre de 1908 avait déjà détruit les théâtres précédents. Le projet, des ingénieurs Domenico De Simone et Carlo Laviny, fut inauguré en 1931. Puis, après-guerre, il fut agrandi et rouvert en 1964 avec le 'Trovatore' de Verdi. Dans les années 80, il fut fermé pour inaptitude, suivi de pas moins de dix-huit ans de restauration. Aujourd'hui, il est de retour splendide, avec l'extérieur qui rappelle l'architecture classique et l'intérieur en fer à cheval avec trois rangées de loges, un balcon et une vaste loge royale. L'atmosphère est solennelle, le rideau rouge imposant. Le théâtre a accueilli des légendes comme Maria Callas et Luciano Pavarotti, et propose aujourd'hui des saisons de théâtre, d'opéra (avec le Rhegium Opera Festival) et de danse. Au premier étage se trouve également la Pinacothèque Civique, avec des œuvres d'Antonello da Messina, Mattia Preti et Renato Guttuso. Un conseil : vérifiez le programme avant d'y aller – peut-être attraperez-vous un spectacle et vivrez-vous l'expérience complète.
Pinacothèque Civique de Reggio de Calabre : chefs-d'œuvre cachés au Cilea
- Corso Giuseppe Garibaldi, Reggio di Calabria (RC)
- http://www.pinacotecacivicarc.it/it/
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- pinacoteca@reggiocal.it
- +39 0965 324822
Entrer à la Pinacothèque Civique de Reggio de Calabre, c'est comme ouvrir un écrin de trésors que beaucoup de touristes, malheureusement, manquent. Située au premier étage du Théâtre Francesco Cilea, corso Garibaldi, cette petite mais riche galerie d'art rassemble des œuvres allant du Quattrocento au Novecento, avec un accent particulier sur les artistes calabrais. Le parcours d'exposition s'étend sur onze salles d'environ 500 m², inauguré officiellement le 26 mai 2008, mais les collections ont des origines bien plus anciennes : elles proviennent de l'ancien Musée Civique fondé en 1882 puis supprimé, enrichies par des achats et des donations.Le véritable joyau est constitué de deux petits panneaux en bois d'Antonello de Messine (1460-1465) : Saint Jérôme pénitent et Les trois anges apparaissant à Abraham, achetés par la Commune en 1890. À côté d'eux se distinguent le Retour du fils prodigue de Mattia Preti (1656) – une immense toile de 216x231 cm – et Le Christ et la femme adultère attribué à Luca Giordano. Mais ce n'est pas tout : la pinacothèque compte plus de 250 peintures d'artistes calabrais tels qu'Ignazio Lavagna Fieschi, Rubens Santoro, Annunziato Vitrioli et des sculptures de Francesco Jerace (dont le buste de Nosside) ainsi qu'un Laocoon attribué à Pietro Bernini.
Infos pratiques : elle se trouve corso Garibaldi angle via Osanna 6, et est entièrement accessible aux personnes handicapées par l'entrée via Osanna. Horaires : mardi-vendredi 8h30-13h30 et 14h30-18h00, samedi 8h30-18h30, dimanche 9h00-13h00 ; lundi fermé. Billet plein tarif 5€, réduit 2€, ou combiné avec le Château Aragonais à 7€. Les visites guidées durent environ 45 minutes (max 25-30 personnes), réservation obligatoire. Si vous passez par Reggio, ne manquez pas ce coin de culture : les chefs-d'œuvre sont nombreux, mais la véritable valeur réside dans sa capacité à raconter l'histoire de l'art calabrais de manière intime et surprenante.

Musée Diocésain : un trésor d'art sacré au cœur de Reggio
- Via Antonio Cimino, Reggio di Calabria (RC)
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Si vous passez par Reggio de Calabre, ne manquez pas le Musée Diocésain, dédié à monseigneur Aurelio Sorrentino. Il se trouve juste à côté de la Cathédrale, dans une aile du palais archiépiscopal qui a survécu au tremblement de terre de 1908. Inauguré en 2010, mais né en tant qu'institution dès 1957, il conserve un patrimoine d'art sacré qui raconte des siècles de foi et d'artisanat. Le parcours serpente entre des salles thématiques : du Trésor des Cathédrales avec ses objets liturgiques du XVIe au XXe siècle, aux mobiliers des confréries, jusqu'aux objets du culte des saints. Parmi les pièces fortes, la crosse pastorale du XVe siècle de l'archevêque Antonio De Ricci, en argent repoussé et émaillé, et la cartagloria de 1777, un objet liturgique désormais inusité mais d'une incroyable finesse. Ne manquez pas non plus l'ostensoir rayonnant conçu par Francesco Jerace (1928) et la machine processionnelle « Nuvola » , du XVIIIe siècle, arrivée de Camerino après le séisme de 2016. Le musée est ouvert du mardi au samedi, le matin de 9h à 13h, et le vendredi également l'après-midi (15h-19h). Plein tarif 5 €, tarif réduit 3 €. L'entrée est un peu cachée (via Campanella 63), mais une fois à l'intérieur, vous aurez l'impression de faire un saut dans le temps. Si vous êtes passionné d'art sacré ou simplement curieux, cet endroit vous laissera bouche bée.
Château de Sant'Aniceto: un plongeon dans la Calabre byzantine
- Ponte Fiumara Valanidi, Reggio di Calabria (RC)
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Si vous cherchez un lieu hors des sentiers battus, le Château de Sant'Aniceto est une véritable pépite. Perché sur une colline à 670 mètres d'altitude, il domine le Détroit de Messine avec un panorama qui, par temps clair, offre l'Etna en toile de fond. C'est l'un des rares exemples de forteresse byzantine encore debout en Italie, construite entre la fin du Xe et le début du XIe siècle pour défendre la population locale des incursions sarrasines. Son plan irrégulier rappelle un navire, avec la poupe tournée vers la mer et la proue vers l'Aspromonte. Les murs, hauts jusqu'à 3,5 mètres et épais d'un mètre, sont en excellent état et renferment deux tours carrées à l'entrée, les restes d'une citerne et les traces d'anciennes églises byzantines. L'une d'elles, l'église de l'Annunziata, conserve une fresque du Christ Pantocrator, typique de l'art byzantin. L'entrée est gratuite et l'accès libre, mais préparez-vous à une montée : la dernière partie se fait à pied. Depuis Reggio de Calabre, si vous n'avez pas de voiture, vous devrez prendre un bus pour Motta San Giovanni, puis un service de navette sur réservation. L'effort est récompensé par la sensation de marcher dans l'histoire : ici, on respire une atmosphère médiévale authentique, loin du tourisme de masse. Attention aux faucons qui souvent planent au-dessus des murailles.
Monument à l'Italie
- Piazza Italia, Reggio di Calabria (RC)
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Piazza Italia, ou Place Vittorio Emanuele II si vous préférez, est le salon chic de Reggio de Calabre, et en son centre se dresse le Monument à l'Italie, une œuvre en marbre blanc de Carrare haute de trois mètres. Réalisée en 1868 par le sculpteur Rocco La Russa, la statue représente l'Italie turrita : une figure féminine aux cheveux dénoués, qui tient une épée de la main droite et une couronne de laurier de la gauche. Un geste qui, à l'époque, était une invitation au peuple à unifier le pays, en mémoire des martyrs du 2 septembre 1847, tombés lors de la révolte contre les Bourbons. Sur le socle, l'inscription « Salutando l'Italia risorta ricordiamo i martiri del 2 settembre 1847 » et les noms de Domenico Romeo, Domenico Morabito, Raffaele Giuffrè Billa, Giuseppe Favaro et Antonio Ferruzzano. La place elle-même est un joyau : sous vos pieds, à travers quatre puits de lumière en acier et verre, vous pourrez voir les vestiges de l'ancienne agora grecque et du forum romain. Autour, des palais historiques comme le Palais San Giorgio (l'hôtel de ville) et le Palais Alvaro (siège de la Ville Métropolitaine). Une halte ici est un plongeon dans l'histoire, entre le Risorgimento et des strates millénaires. Apportez votre appareil photo : le monument est photogénique, et la lumière du couchant sur le marbre est spectaculaire.
Fortins de Pentimele : histoire et panoramas sur le Détroit
- Via Lupardini, Reggio di Calabria (RC)
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Si vous êtes à Reggio de Calabre et souhaitez allier histoire et panorama à couper le souffle, les Fortins de Pentimele sont une étape incontournable. Pourquoi sont-ils spéciaux ? Parce qu'on ne les voit pas depuis la mer : ce sont des fortifications souterraines, creusées dans la colline, construites entre 1896 et la Première Guerre mondiale pour défendre le Détroit sans se faire remarquer par l'ennemi. Deux structures jumelles : le Fortin Nord (ou Pizzi) et le Fortin Sud (ou Pellizzeri), identiques dans leur plan. Tous deux étaient entourés d'un fossé et avaient un pont-levis ; aujourd'hui, on voit encore une partie du fossé. À l'intérieur, couloirs, dortoirs, écuries, citernes d'eau et – disent les légendes – des passages secrets qui relieraient au port ou au Château aragonais.La vue que l'on a de là-haut ? Reggio de Calabre et le Détroit de Messine s'embrassent d'un seul coup d'œil unique. Mais tout n'est pas parfait : le fortin Sud a été restauré, mais à côté se trouvent des antennes de télévision qui détonnent ; le fortin Nord est plus négligé, avec de l'herbe entre les briques. Et la route d'accès, une montée sinueuse depuis l'ancienne Agence du Territoire, est malheureusement éboulée par endroits et la récupération est lente. Malgré les signes de vandalisme et de dégradation, le lieu mérite une visite – peut-être au coucher du soleil, lorsque l'éclairage crée une atmosphère suggestive. Bref, un morceau d'histoire militaire de première qualité, même s'il est un peu abîmé.

Planétarium Pythagoras : un voyage parmi les étoiles à Reggio de Calabre
- Via Salita Zerbi, Reggio di Calabria (RC)
- https://www.planetariumpythagoras.com/
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Si vous pensez qu'à Reggio de Calabre il n'y a que la promenade en bord de mer et les Bronzes de Riace, vous vous trompez. Au cœur du Parc Mirella Carbone, près de la Faculté d'Architecture, se cache le Planétarium Pythagoras, une structure qui depuis 2004 amène le ciel sous un dôme. Et quel dôme : 12 mètres de diamètre pour l'extérieur, 8 mètres pour l'intérieur suspendu, qui sert d'écran géant. C'est l'un des plus grands planétariums d'Europe.Ici, il ne s'agit pas de simples projections. Le système mixte, opto-mécanique et numérique (depuis 2019), vous permet de voyager dans le temps et l'espace : voir le ciel tel qu'il apparaissait il y a deux mille ans ou assister à une éclipse confortablement assis. La professeure Angela Misiano, directrice scientifique, a transformé ce lieu en un oratoire laïc où science et beauté se rencontrent. Des invités illustres comme Margherita Hack ont foulé cette scène, et chaque année des milliers d'étudiants participent à des ateliers, aux Olympiades d'Astronomie et à des parcours d'orientation scolaire.
Mais ce n'est pas réservé aux écoles. Le Planétarium organise des événements pour tous : conférences, soirées d'observation avec télescopes (ils disposent d'un réfracteur Astro Physics 15 cm, d'un Schmidt-Cassegrain 30 cm), et même des séries culturelles comme « La déchirure du ciel de papier », qui allie philosophie, littérature et cinéma. L'entrée est gratuite, et la structure est ouverte aux familles, jeunes et adultes. La réservation est recommandée, surtout pour les groupes. Bref, une étape à ne pas manquer si vous voulez voir Reggio de Calabre sous un autre angle : celui des étoiles.

Thermes Romains : un plongeon dans l'histoire sur le front de mer
- Lungomare Italo Falcomatà, Reggio di Calabria (RC)
- https://turismo.reggiocal.it/GenericContent.aspx?id=42&idToShow=509
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Si vous vous promenez sur le lungomare Falcomatà, à deux pas de la gare, vous tomberez sur un coin d'histoire incroyable : les Thermes Romains. Découverts en 1886 lors du démantèlement du Bastion de San Matteo – qui les a protégés pendant des siècles – et remis au jour après le tremblement de terre de 1908, ces vestiges sont tout ce qui reste d'un établissement thermal privé de l'époque impériale. Les dimensions réduites (il s'agit probablement d'un bâtiment privé) n'enlèvent rien au charme : on voit encore le bassin elliptique pour les bains chauds, précédé du tepidarium et du caldarium, un bassin carré pour l'eau froide et un petit vestiaire semi-circulaire avec une mosaïque bicolore blanc et noir datée du IIe-IIIe siècle après J.-C. Les tesselles noires sont en pierre volcanique importée de Sicile ou des Éoliennes, un détail qui raconte les échanges maritimes de l'époque. Non loin, un mur robuste pourrait être une ancienne défense normande ou une digue du torrent Calopinace. L'accès est gratuit, mais pour visiter l'intérieur, vous devez appeler l'association IN.SI.DE au 3661019145 (mieux vaut réserver, surtout si vous êtes en groupe). Si vous avez le temps, faites un saut au Musée Archéologique National, où sont conservées les fresques détachées des murs ainsi qu'une reconstitution du bâtiment. Bref, une halte rapide qui vous offre un plongeon dans la Reggio romaine.
L'ancienne assemblée des Rhégins : les vestiges de l'Odéon/Ekklesiasterion
- Via Ventiquattro Maggio, Reggio di Calabria (RC)
- https://turismo.reggiocal.it/cultura/archeologia-e-storia/odeon
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Si vous pensez que Reggio de Calabre n'est que front de mer et musées, vous vous trompez. Au cœur du centre historique, entre la via del Torrione et la via Tripepi, se cache un joyau archéologique méconnu : les vestiges de l'Odéon/Ekklesiasterion. Découverts en 1922 par l'archéologue Paolo Orsi, ces ruines racontent la vie publique de la colonie grecque. Initialement pris pour un odéon (théâtre musical), les chercheurs pensent aujourd'hui qu'il s'agissait du Bouleutérion, c'est-à-dire le siège du conseil municipal, voire de l'Ekklesiasterion, l'assemblée populaire. Bref, c'est ici que les Rhégins discutaient de politique et prenaient des décisions importantes. Daté entre le IVe et le IIIe siècle av. J.-C., l'édifice avait un plan circulaire fait de blocs de calcaire taillés. Il pouvait accueillir jusqu'à 1 500-1 600 personnes réparties sur quinze gradins. De tout cela, vous voyez peu aujourd'hui : seules les fondations et quelques traces. Mais en fermant les yeux, vous pouvez imaginer le bourdonnement de l'assemblée. À quelques mètres, Orsi a trouvé trois chapiteaux ioniques décorés, probablement partie d'une tribune en bois pour les orateurs. Un détail qui donne à réfléchir : c'est ici que Timoléon aurait parlé en 344 av. J.-C., lors de la fameuse assemblée qui décida du sort de la cité. Le site est à environ cent mètres de la zone sacrée du fondo Griso-Laboccetta, à l'intérieur des murs. Ne vous attendez pas à un monument imposant : c'est un coin d'histoire qui invite à la réflexion. Pour moi, c'est un de ces endroits qui vous font ressentir le poids des siècles. Si vous passez par Reggio, faites un saut : c'est gratuit et vaut le détour.



