Que voir dans la province de Catanzaro : villages, plages et archéologie


🧭 À quoi s’attendre

  • Idéal pour : voyageurs en quête d'histoire, de mer et de nature authentique.
  • Points forts : sites archéologiques bien conservés, plages moins fréquentées, villages pittoresques.
  • À ne pas manquer : Parc de Scolacium, Château de Squillace, Phare du Capo Suvero.
  • Meilleure période : printemps et automne pour le climat doux, été pour la mer.
  • La province de Catanzaro est un concentré de merveilles : de la côte ionienne à la côte tyrrhénienne, en passant par des collines et des villages anciens. Vous y trouverez le parc archéologique de Scolacium, avec ses vestiges romains, et le château de Squillace, symbole médiéval. Ne manquez pas les plages de Soverato et de Santa Caterina dello Ionio, idéales pour la détente. Pour les amoureux de la nature, le phare du Capo Suvero offre des panoramas à couper le souffle. Les musées de Lamezia Terme et de Taverna abritent des trésors archéologiques et artistiques. Ce guide vous emmène à la découverte des lieux incontournables, avec des conseils pratiques pour organiser au mieux votre visite. Des excursions archéologiques aux promenades au bord de la mer, chaque recoin de la province de Catanzaro saura vous surprendre.

    Aperçu



    Itinéraires aux alentours


    Parc Archéologique de Scolacium : un plongeon dans la Grande Grèce

    Parc Archéologique de ScolaciumSi vous passez par la Costa degli Aranci, ne manquez pas le Parc Archéologique de Scolacium, à Roccelletta de Borgia. C'est l'un de ces endroits où l'histoire vous enveloppe de toutes parts : ici se dressait l'ancienne Skylletion grecque, puis la colonie romaine Minervia Scolacium. La première chose que vous verrez est l'imposante Abbaye de Santa Maria della Roccella, un joyau normand en briques rouges laissé inachevé par un tremblement de terre. À l'intérieur, entre prairies et oliviers, serpentent le Forum romain avec son pavement en brique et le Decumanus Maximus. Le théâtre (jusqu'à 5 000 spectateurs !) offre encore l'atmosphère des spectacles antiques, tandis que l'amphithéâtre, unique en Calabre, raconte l'histoire des gladiateurs. Au musée, ne manquez pas le bras colossal en bronze découvert par Paolo Orsi – une main qui semble saluer depuis des siècles. Et puis il y a le vieux moulin à huile du baron Mazza, témoin d'un passé plus récent. Le parc est ouvert du mardi au dimanche (environ 9h00-18h00, mieux vaut vérifier), billet 3 euros. En été, il accueille des événements comme 'Armonie d'Arte' et des expositions de sculpture contemporaine. Un lieu qui allie archéologie, nature et culture, à deux pas de la mer.

    Parc Archéologique de Scolacium

    Parc Archéologique de Scolacium : un plongeon dans la Grande Grèce

    Parc Archéologique de ScolaciumSi vous passez par la Costa degli Aranci, ne manquez pas le Parc Archéologique de Scolacium, à Roccelletta de Borgia. C'est l'un de ces endroits où l'histoire vous enveloppe de toutes parts : ici se dressait l'ancienne Skylletion grecque, puis la colonie romaine Minervia Scolacium. La première chose que vous verrez est l'imposante Abbaye de Santa Maria della Roccella, un joyau normand en briques rouges laissé inachevé par un tremblement de terre. À l'intérieur, entre prairies et oliviers, serpentent le Forum romain avec son pavement en brique et le Decumanus Maximus. Le théâtre (jusqu'à 5 000 spectateurs !) offre encore l'atmosphère des spectacles antiques, tandis que l'amphithéâtre, unique en Calabre, raconte l'histoire des gladiateurs. Au musée, ne manquez pas le bras colossal en bronze découvert par Paolo Orsi – une main qui semble saluer depuis des siècles. Et puis il y a le vieux moulin à huile du baron Mazza, témoin d'un passé plus récent. Le parc est ouvert du mardi au dimanche (environ 9h00-18h00, mieux vaut vérifier), billet 3 euros. En été, il accueille des événements comme 'Armonie d'Arte' et des expositions de sculpture contemporaine. Un lieu qui allie archéologie, nature et culture, à deux pas de la mer.

    Parc Archéologique de Scolacium

    Château de Squillace : forteresse normande entre histoire et panorama

    Château de SquillacePerché sur la colline la plus haute du village, le Château de Squillace domine les maisons aux couleurs pastel et le bleu du Golfe. Le regard s'étend des plages de Caminia jusqu'au Cap Rizzuto, un panorama qui à lui seul vaut l'ascension. Construit par les Normands en 1044 avec du granit local, le cœur de la forteresse est le donjon, une tour rectangulaire large de plus de 10 mètres. C'est ici qu'en 1098 Roger d'Hauteville rencontra saint Bruno de Cologne, lui offrant les terres pour la Chartreuse de Serra San Bruno. Suivirent des siècles d'agrandissements : Frédéric II ajouta une tour polygonale, une voie de fuite creusée dans la roche et un palais avec des bains d'eau chaude et froide. Les Angevins complétèrent l'enceinte avec une tour circulaire, tandis que les Borgia – dont les armoiries trônent sur le portail – érigèrent un grand palais jamais achevé. Le tremblement de terre de 1783 dévasta le château, le réduisant à l'état de ruine pendant des siècles. Aujourd'hui, après de soigneuses restaurations, on le visite en moins d'une heure : on monte les chemins de ronde en pierre, on admire les murs polygonaux, et on découvre les vestiges d'une nécropole de l'Antiquité tardive avec 22 tombes et de riches objets funéraires. Il ne manque pas une touche romantique : deux squelettes enlacés, découverts lors des fouilles, racontent une légende d'amour. Le billet coûte 3€ (vendredi, samedi et dimanche, 10h-12h30 et 15h-17h). Apportez des chaussures confortables et arrêtez-vous pour flâner dans les ateliers des potiers, maîtres dans l'ancienne technique de l'engobe.

    Château de Squillace

    Fouilles Archéologiques de Terina : une cité grecque à redécouvrir

    Fouilles Archéologiques de TerinaSi vous pensez que la Calabre n'est que plages et villages, préparez-vous à changer d'avis. À Lamezia Terme, dans le hameau Iardini di Renda, se cache un morceau de la Grande Grèce : les Fouilles Archéologiques de Terina. Fondée par les Crotoniates vers 480 av. J.-C., cette cité prospéra grâce à son port et à sa position stratégique sur l'isthme. Aujourd'hui, après des années de fouilles et une restauration d'un million d'euros, le parc archéologique a été inauguré en 2016. Mais la réalité est autre : quand je suis arrivé, le portail était fermé et les mauvaises herbes avaient recouvert les anciennes rues. Cependant, il vaut la peine d'en connaître l'histoire. Les fouilles ont mis au jour un quartier résidentiel avec deux rues parallèles larges de 6,30 mètres, un système de drainage des eaux pluviales et des fondations de maisons en galets de rivière. Les pièces les plus spectaculaires ? Le trésor de Sant'Eufemia (aujourd'hui au British Museum) et deux tablettes de bronze : l'une du Ve siècle av. J.-C., la plus ancienne inscription publique sur bronze de la côte tyrrhénienne, qui confirme les liens avec Crotone. Si vous voulez approfondir, le Musée Archéologique Lametin conserve nombre de ces objets. Malgré l'état d'abandon, Terina est une pièce fondamentale pour comprendre la colonisation grecque en Calabre. Espérons qu'elle brille bientôt à nouveau.

    Fouilles Archéologiques de Terina

    Musée Archéologique Lametin : entre préhistoire et Moyen Âge

    Musée Archéologique LametinNichée dans l'ancien couvent Saint-Dominique (où étudia Tommaso Campanella), le Musée Archéologique Lametin est une étape incontournable pour qui veut comprendre l'histoire de la Calabre. La section préhistorique expose les choppers de Casella di Maida, les plus anciens outils lithiques de la région (près de 500 000 ans), et un laboratoire didactique avec un four néolithique. La section classique s'articule autour de Terina, colonie de Crotone : ici se distingue le trésor d'Acquafredda (530 av. J.-C.) avec 55 statères incuses de Sybaris, et l'hydrie de Cerzeto, un vase à figures rouges de 380-370 av. J.-C. avec des scènes de parure nuptiale – le véritable joyau du musée. Ne manquez pas non plus la statue féminine romaine en marbre. La section médiévale offre des artefacts du château de Nicastro et un canon bombarde intact du XVe siècle. Petite note : actuellement le musée est fermé pour travaux d'efficacité énergétique (PNRR). Lorsqu'il rouvrira (horaires : mardi-samedi 9h-14h), l'entrée est gratuite mais il est conseillé d'appeler pour confirmation. Téléphone : 0968 441947. Un lieu qui raconte la Calabre la plus authentique, entre obsidienne et monnaies de Grande-Grèce.

    Musée Archéologique Lametin

    Château Normand de Lamezia Terme : entre histoire et légende

    Château NormandPerché sur l'éperon rocheux de San Teodoro, à pic entre les torrents Canne et Niola, le Château Normand de Lamezia Terme est un véritable écrin d'histoire. Construit par les Normands entre le XIe et le XIIe siècle sur les vestiges d'une forteresse byzantine, il fut ensuite agrandi par Frédéric II de Hohenstaufen, qui en fit l'un de ses châteaux préférés. L'empereur y fit enfermer son fils rebelle Henri VII, qui y mourut dans des circonstances mystérieuses. Le château abrita également le trésor d'État pendant la période souabe – un détail qui en accentue le charme.

    Aujourd'hui, le décor est celui d'une ruine romantique : quatre tours cylindriques, un donjon pentagonal, des bastions et un contrefort avec loggia aveugle émergent de la végétation. Le séisme de 1638 et celui de 1783 ont compromis sa structure, mais les campagnes de fouilles et de restauration ont mis au jour des tessons de céramique et de nouvelles sections.

    En se promenant parmi les ruines, on respire l'atmosphère médiévale. Les légendes locales ajoutent une touche de magie : on raconte l'histoire d'une poule avec ses poussins en or gardée par une magicienne, et celle de l'esprit du page Gerlando qui erre encore à cheval parmi les ruines. D'ici, la vue s'ouvre sur la plaine de Sant'Eufemia et la mer : un panorama qui à lui seul vaut le détour.

    Attention : l'accès à l'intérieur est actuellement limité pour des raisons de sécurité, mais le château est parfaitement visible de l'extérieur. Le point de repère est la statue de Frédéric II à proximité, qui indique l'ancienne forteresse. Un lieu incontournable pour les passionnés d'histoire et d'archéologie.

    Château Normand

    Bastion de Malte : la forteresse des Chevaliers à Lamezia Terme

    Bastion de MalteImpossible de ne pas le remarquer en arrivant à Lamezia Terme. Le Bastion de Malte se dresse le long de la ligne droite qui relie l'autoroute, l'aéroport et la gare, au point de faire partie des armoiries de la commune. Construit vers 1550 à la demande du vice-roi de Naples Don Pedro de Toledo, ce bastion faisait partie du système de défense côtière contre les incursions sarrasines. L'ouvrage fut confié aux Chevaliers de Malte, d'où son nom, qui possédaient alors le fief voisin de Sant'Eufemia. La structure est imposante : en forme de tronc de pyramide à base carrée, avec des murs épais de plusieurs mètres - une rareté parmi les tours côtières - adaptés pour résister aux tirs de canon. À l'intérieur se trouvent quatre grandes salles voûtées en berceau, tandis qu'au sommet une terrasse offre un panorama aujourd'hui malheureusement inaccessible. Sur la porte d'entrée figure le blason du Bailli Fra Signorino Gattinara, daté de 1634, qui rappelle l'armement du bastion avec des machines de guerre. Au fil des siècles, le bastion a subi des dommages lors des tremblements de terre de 1638 et 1783, et en 1806, il est devenu propriété privée après la suppression des biens ecclésiastiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été utilisé comme poste antiaérien. Récemment, la commune l'a acheté et a entrepris des restaurations, mais des travaux suspendus et des litiges ont laissé la zone à l'abandon, avec des herbes folles et des grilles fermées. C'est bien dommage, car le visiter serait un plongeon dans l'histoire. Pour l'instant, il reste un symbole à admirer de loin.

    Bastion de Malte

    Abbaye Sainte-Marie de Corazzo : histoire et mystère parmi les ruines

    Abbaye Sainte-Marie de CorazzoAu cœur de la Sila Piccola, à Carlopoli, l'Abbaye Sainte-Marie de Corazzo est un lieu qui parle de lui-même. Les ruines imposantes, immergées dans les bois, racontent une histoire longue de près de mille ans. Fondée au XIe siècle par les Bénédictins puis reconstruite par les Cisterciens, c'est ici que vécut et écrivit ses œuvres Joachim de Flore, le célèbre abbé mystique cité par Dante. Même Bernardin Telesio, philosophe de la Renaissance, y séjourna. En se promenant entre les murs, on peut encore reconnaître le plan en croix latine de l'église, le cloître carré et la suggestive Porte des morts qui conduisait au cimetière. Les légendes ne manquent pas : on dit que l'abbaye abritait des reliques sacrées et qu'elle fut le dernier refuge du Grand Maître des Templiers. Le site est en entrée libre et, malgré la dégradation des siècles (séismes de 1638 et 1783, suppression napoléonienne), l'atmosphère est chargée de spiritualité. Récemment, des travaux de restauration ont commencé grâce au Fonds de Développement et de Cohésion, pour redonner dignité à ce joyau oublié. Si vous aimez les lieux imprégnés d'histoire et de mystère, mettez-le sur votre liste. Et souvenez-vous : de nombreux mobiliers originaux sont aujourd'hui dispersés dans les églises voisines, à Soveria Mannelli et Cicala – cela vaut le coup d'y faire un tour également.

    Abbaye Sainte-Marie de Corazzo

    Abbaye Sainte-Marie de Corazzo : histoire et mystère parmi les ruines

    Abbaye Sainte-Marie de CorazzoAu cœur de la Sila Piccola, à Carlopoli, l'Abbaye Sainte-Marie de Corazzo est un lieu qui parle de lui-même. Les ruines imposantes, immergées dans les bois, racontent une histoire longue de près de mille ans. Fondée au XIe siècle par les Bénédictins puis reconstruite par les Cisterciens, c'est ici que vécut et écrivit ses œuvres Joachim de Flore, le célèbre abbé mystique cité par Dante. Même Bernardin Telesio, philosophe de la Renaissance, y séjourna. En se promenant entre les murs, on peut encore reconnaître le plan en croix latine de l'église, le cloître carré et la suggestive Porte des morts qui conduisait au cimetière. Les légendes ne manquent pas : on dit que l'abbaye abritait des reliques sacrées et qu'elle fut le dernier refuge du Grand Maître des Templiers. Le site est en entrée libre et, malgré la dégradation des siècles (séismes de 1638 et 1783, suppression napoléonienne), l'atmosphère est chargée de spiritualité. Récemment, des travaux de restauration ont commencé grâce au Fonds de Développement et de Cohésion, pour redonner dignité à ce joyau oublié. Si vous aimez les lieux imprégnés d'histoire et de mystère, mettez-le sur votre liste. Et souvenez-vous : de nombreux mobiliers originaux sont aujourd'hui dispersés dans les églises voisines, à Soveria Mannelli et Cicala – cela vaut le coup d'y faire un tour également.

    Abbaye Sainte-Marie de Corazzo

    Torre Sant'Antonio : tour médiévale et resort en bord de mer

    Torre Sant'AntonioLa Torre Sant'Antonio, également appelée Torre Cavallara, est un joyau du XIIIe siècle qui allie charme historique et confort moderne. Cette tour cylindrique (diamètre 7m, hauteur 12m) servait de poste d'observation contre les pirates : deux gardes à cheval patrouillaient la côte, d'où son nom. Aujourd'hui, c'est un resort privé qui conserve des dentelles, un escalier extérieur et un enduit original. À l'intérieur, des appartements et des villas offrent des séjours indépendants. La plage privée est équipée d'une plage, d'un terrain de pétanque, de ping-pong et d'un bistrot km0. Depuis la tour, on profite d'une vue spectaculaire sur la côte. Des documents de 1576 mentionnent le gardien Francesco Tropiano ; après le tremblement de terre de 1638, la tour fut endommagée. En 1778, l'abbé Saint-Non la décrivit infestée de puces. Acquise par la famille Badolato à la fin du XIXe siècle, elle est aujourd'hui gérée par les héritiers. Dans les environs, le village de Santa Caterina dello Ionio et le parc archéologique de Kaulonia sont incontournables. Des vacances ici sont un plongeon dans l'histoire, avec tout le confort du présent.

    Torre Sant'Antonio

    Phare du Cap Suvero : un phare entre histoire et mer

    Phare du Cap SuveroSi vous passez par Gizzeria, ne manquez pas le Phare du Cap Suvero. Ce phare en activité depuis 1869 marque l'entrée nord du Golfe de Sant'Eufemia. La structure actuelle, construite en 1984, est une tour carrée en maçonnerie haute de 25 mètres, blanche avec un dôme gris métallisé. Il émet deux éclairs blancs toutes les 10 secondes, visibles jusqu'à 16 milles marins (environ 30 km). J'ai été fascinée par le contraste entre le blanc du phare et le bleu de la mer. À ses pieds s'étend la Plage du Turrazzo, idéale pour une promenade. Le phare est géré par la Marine Militaire et fait partie d'un itinéraire qui relie archéologie et paysages côtiers du Cap Suvero à Punta Alice. Il a été plusieurs fois inscrit parmi les Lieux du Cœur du FAI, à juste titre. Le panorama sur la côte tyrrhénienne lametine est spectaculaire, surtout au coucher du soleil. À côté se trouvent l'ancienne tour octogonale de 1869 et quelques tours de guet en ruine, qui rappellent les incursions sarrasines. Un lieu qui allie histoire, architecture et nature.

    Phare du Cap Suvero

    Musée Civique de Taverna : une plongée dans l'art entre baroque et contemporain

    Musée Civique de TavernaSi vous passez par Taverna, le Musée Civique est une étape qui n'a rien à envier aux grands musées. Installé dans l'ancien couvent de San Domenico – un édifice du XVe siècle qui mérite à lui seul une visite – il rassemble un patrimoine allant du XVIIe siècle à l'époque contemporaine. Le véritable point fort est la collection dédiée à Mattia Preti, le « Cavalier Calabrais » né ici en 1613. Vous y trouverez ses toiles comme la « Madone des Anges » et un rare dessin préparatoire pour les fresques de Modène. Mais ce n'est pas que du baroque : le musée a une âme moderne, avec des œuvres de Mimmo Rotella, Angelo Savelli et d'autres artistes du XXe siècle. L'une des salles les plus curieuses est celle dédiée à l'ancienne pharmacie Piterà Quattromani, avec son mobilier du XIXe siècle sculpté à la main. Et si vous aimez l'art contemporain, au rez-de-chaussée se trouve une galerie avec des expositions temporaires. Le parcours se termine par l'église de San Domenico, qui abrite d'autres peintures de Preti. L'entrée coûte 5 euros (tarif réduit 3 pour les plus de 65 ans, gratuit pour les moins de 6 ans) et le musée est fermé le lundi. Ils ouvrent le matin et l'après-midi, mais les horaires changent entre l'été et l'hiver, donc il vaut mieux vérifier. En 2023, il est entré dans le Système Muséal National, une reconnaissance qui en dit long sur la qualité de la visite.

    Musée Civique de Taverna

    Castel Sant'Angelo : un balcon sur l'Isthme

    Castel Sant'AngeloPerché sur la colline Lairta, à Tiriolo, le Castel Sant'Angelo est l'un de ces endroits qui vous fait comprendre pourquoi la Calabre a été convoitée pendant des siècles. Sa position est incroyable : depuis l'espace entre les ruines, d'un seul regard, vous pouvez voir la mer Ionienne et la mer Tyrrhénienne. Oui, exactement : l'Isthme de Catanzaro se resserre ici, et le château le contrôlait entièrement. Construit par les Normands au XIe siècle sur ordre d'Hugues de Falloc, il a connu des batailles, des tremblements de terre et des changements de pouvoir. En 1282, pendant la guerre des Vêpres, Charles d'Anjou le fit fortifier et le confia à Bertrand d'Artois. En 1497, les habitants de Tiriolo se révoltèrent contre le seigneur Galeotto Carafa et ouvrirent les portes aux Français. Du cinéma, quoi ! Puis, au XVIe siècle, il devint le siège du Gouverneur général de la Justice et même une prison. Les tremblements de terre de 1638 et 1783 le réduisirent en décombres, mais les fouilles des années 1990 ont mis au jour des tours circulaires aragonaises et une citerne d'eau de pluie. Aujourd'hui, c'est un site archéologique fascinant, un peu laissé à l'abandon, mais pour cela même authentique. Montez là-haut pour le panorama : ça vaut chaque pas. Apportez de l'eau et des chaussures confortables, et peut-être des jumelles pour scruter les deux mers.

    Castel Sant'Angelo

    Tour Charles Quint : la sentinelle de la mer à Soverato

    Tour Charles QuintLa Tour Charles Quint, que les locaux appellent Turrazzo, est le symbole le plus reconnaissable de Soverato. En se promenant sur la promenade, on la voit émerger entre les palmiers et les maisons modernes : c'est une tour carrée qui s'élève sur un éperon rocheux au nord du centre, surplombant la mer Ionienne. Pourtant, son nom est trompeur : elle n'a pas été construite pour Charles Quint, mais entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe, lorsque le Royaume de Naples se défendait contre les pirates turcs et sarrasins. Elle faisait partie du système des 339 tours côtières, gérées par les cavallari – des hommes à cheval qui diffusaient l'alerte. Sous la tour, un souterrain descendait jusqu'à la mer, utile pour les approvisionnements ou les fuites. Autrefois, elle était entourée d'un fossé avec pont-levis, aujourd'hui tout a disparu. La structure est propriété privée, mais elle est parfois ouverte au public lors d'occasions spéciales. Aux alentours, le Jardin Botanique Santicelli offre une belle vue sur la tour, et un peu plus haut, dans le village de Soverato Superiore, on respire un air médiéval. Suberatumella ? Selon une légende, une belle princesse y vivrait depuis des siècles, protégée par des déesses. Qui sait. En 2018, la tour a été représentée sur un timbre-poste du Ministère du Développement Économique, dans la série "Tourisme", témoignant de son charme intemporel. Si vous passez par Soverato, arrêtez-vous un moment pour la contempler : c'est une de ces architectures qui racontent des histoires de mer, de défense et de vie quotidienne.

    Tour Charles Quint

    Soverato Vecchia : entre ruines et panoramas

    Soverato VecchiaPerchée sur une colline à 95 mètres d'altitude, Soverato Vecchia est le cœur ancien de Soverato, un bourg fortifié qui raconte des siècles d'histoire. Ses origines remontent au Xe siècle, lorsque la population s'y réfugia pour échapper aux incursions sarrasines. Le tremblement de terre de 1783 la rasa, et aujourd'hui il n'en reste que des ruines fascinantes, enveloppées par le maquis méditerranéen. L'atteindre est une aventure : un sentier d'environ 30 minutes à pied, adapté même aux familles avec enfants, qui offre une vue imprenable sur le golfe de Squillace. Parmi les ruines se distinguent le Palazzo Baronale, avec ses deux étages et plus de 100 mètres carrés, et la Chiesa Matrice, qui abritait autrefois la célèbre Pietà d'Antonello Gagini (aujourd'hui à Soverato Superiore). En se promenant dans les ruelles étroites et les maisons-tours, on respire une atmosphère suspendue dans le temps. Selon une légende locale, un trésor serait caché parmi ces pierres – qui sait, peut-être le trouverez-vous ! Apportez des chaussures confortables, de l'eau et un appareil photo : la vue du sommet vaut chaque pas. Un lieu parfait pour ceux qui aiment l'histoire, la nature et les émotions authentiques.

    Soverato Vecchia

    Parc de la Biodiversité Méditerranéenne : un poumon vert entre art et nature

    Parc de la BiodiversitéSi vous pensez qu'un parc n'est que des arbres et des bancs, le Parc de la Biodiversité Méditerranéenne de Catanzaro vous fera changer d'avis. Avec ses 60 hectares, cet espace vert est bien plus qu'un simple jardin : c'est un musée à ciel ouvert, un centre de soins pour animaux et un paradis pour les sportifs. Inauguré en 2004 à l'initiative de l'ancien président de la Province, Michele Traversa, il est né de la réhabilitation d'une zone abandonnée, devenant aujourd'hui le poumon vert de la ville. La particularité ? L'entrée est gratuite et ouverte tous les jours jusqu'à tard le soir (en hiver jusqu'à minuit, en été jusqu'à 1h30).

    En vous promenant le long des allées arborées – de l'Allée des Caroubiers à celle des Cerisiers – vous rencontrerez 25 œuvres d'art contemporain d'artistes de renom tels que Jan Fabre, Antony Gormley et Mimmo Paladino. Mon préféré ? L'Homme qui mesure les nuages de Fabre, une sculpture en bronze qui semble défier le ciel. Ne manquez pas le MUSMI, le Musée Historique Militaire dédié à la Brigade Catanzaro, avec des reliques de l'époque napoléonienne à la Seconde Guerre mondiale (billet environ 3€).

    Pour les amoureux de la nature, le CRAS (Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage) est un lieu incontournable : on y soigne des hiboux grands-ducs, des aigles, des perroquets et des cerfs. Et puis il y a le lac aux cygnes, le labyrinthe de laurier, la Vallée des Moulins avec ses sentiers et sa vue à couper le souffle. Bref, un endroit où se perdre et se retrouver.

    Parc de la Biodiversité

    Théâtre Politeama : le joyau moderne du centre historique

    Théâtre PoliteamaAu cœur de Catanzaro, via Jannoni, se trouve le Théâtre Politeama Mario Foglietti, inauguré le 29 novembre 2002 avec un concert de l'Orchestre de l'Arena de Vérone. C'est le plus récent des grands théâtres italiens, mais il raconte déjà une longue histoire : à sa place se trouvaient le ciné-théâtre Politeama et le Marché couvert, démolis pour faire place à ce chef-d'œuvre de l'architecte Paolo Portoghesi. La façade courbe s'inspire de l'Oratoire des Philippins du Borromini, et à l'intérieur, vous trouverez une salle en fer à cheval avec cinq ordres de loges : une véritable bonbonnière de 930 places. La scène est immense – 22 mètres de largeur – et l'acoustique est réputée, améliorée en 2009 lorsqu'on a remplacé la moquette par du parquet. Les détails vous laissent bouche bée : presque 4 000 corps lumineux, 60 km de câbles électriques et un coquillage scénographique au sommet. La programmation va de la prose aux comédies musicales, des concerts symphoniques à l'opéra : en 2025 arrivent Arturo Brachetti, Stefano Bollani et même l'Aida de Verdi. La billetterie est ouverte du lundi au samedi, 10h-13h et 16h-19h (tél. 0961 501818). Arrivez avec au moins 20 minutes d'avance, car une fois le spectacle commencé, on n'entre plus. Un conseil de voyageur : réservez une loge pour vous sentir un peu aristocrate, et avant le spectacle, profitez de la fontaine artistique sur la place d'entrée.

    Théâtre Politeama